Economie
Sénégal-Mutations dans l’industrie du pétrole et gaz : défis et opportunités pour le pays (Groupe Oil and Gas des professionnels de la diaspora sénégalaise)
Les découvertes récentes de pétrole et de gaz au Sénégal sont de nature à transformer
fondamentalement l’économie du pays, en créant de nouvelles opportunités pour les populations et
le gouvernement, et en attirant d’importants investissements internationaux dans tous les secteurs
clés de l’économie nationale et accélérant l’accès à la prospérité pour tous.
Une industrie en pleine mutation en raison de facteurs démographiques, économiques et environnementaux
Les découvertes d’hydrocarbures au Sénégal se font dans un contexte d’une industrie pétrolière mondiale en pleine mutation, à cause notamment de la pression démographique, de la demande croissante d’accès à une énergie propre et à bas coût, et de la contrainte climatique. La crise sanitaire de la COVID-19 a rendu davantage plus complexe cette mutation avec les fortes restrictions des déplacements occasionnant une chute brutale de la demande globale en pétrole. Les transports terrestres, aériens et maritimes représentent traditionnellement environ 60% de la consommation mondiale de pétrole.
En conséquence, la plupart des Majors pétrolières ont vu leurs revenus diminuer de façon substantielle et le prix de l’étalon WTI (West Texas Intermediate) a crevé le plancher avec des prix négatifs de l’ordre de $40 en Avril 2021 même si cela était un épiphénomène. Depuis Avril 2021, la demande en pétrole s’est fortement rétablie avec un prix du Brent (étalon de la mer du nord) de l’ordre de $63 le baril au moment où cette note est rédigée, même si la situation est toujours fragile avec un niveau de 6 millions de barils par jour qui reste en deçà de celui de Janvier 2020.
L’OPEP, avec le soutien de la Russie, ayant bien joué son rôle de régulateur du marché durant cette période. Par contre, il est fort probable que la demande globale de pétrole mettra entre deux à quatre ans pour revenir au niveau de 2019, ceci en fonction notamment de la durée des déconfinements et du rythme de la reprise économique. Malgré tout, il est important de rappeler que cette crise sanitaire n’est pas fondamentalement structurante de l’évolution à long terme de la dynamique de l’offre et de la demande en pétrole à cause notamment des incertitudes sur les options de reprises économiques et de leurs vitesses d’exécution.
En revanche, les évolutions telles que le développement de l’électrification du transport terrestre, les énergies alternatives, l’accélération de la digitalisation et surtout le changement climatique imposant une transition énergétique globale sont des enjeux majeurs structurant l’industrie pétrolière à moyen et long terme.
La transition énergétique aura un coût global très important situé entre 54,000 et 90,000 milliards de dollars américains selon les scénarii de transition, mais représente également des opportunités formidables pour ceux qui sauront naviguer à travers cette économie bas carbone.
En tant que futur producteur de pétrole et de gaz, le Sénégal se doit d’intégrer ces considérations ainsi que les meilleures pratiques du secteur des hydrocarbures dans ses politiques énergétiques publiques (Code pétrolier, développement du contenu local, formation, investissements, partenariat etc.) afin d’assurer une exploitation bénéfique et durable de ses ressources en hydrocarbures.
Passage à une industrie bas carbone : quelles implications pour le Sénégal ?
Plombées par des revenus très faibles à cause de la crise de la COVID-19 et une pression climatique accrue de la part de leurs actionnaires et décideurs politiques, certaines Majors pétrolières dont celles opérant au Sénégal, ont dû précipiter leur positionnement par rapport à la transition énergétique en s’engageant sur des objectifs ambitieux de neutralité carbone à partir de 2050. La question essentielle et fondamentale pour un pays futur producteur de pétrole et de gaz accueillant ces Majors, comme le Sénégal est : quelles seront les implications pour le Sénégal des engagements bas carbone des opérateurs pétroliers sur la valorisation du pétrole et du gaz ?
Les réponses à cette question sont relativement complexes et nécessitent une analyse approfondie par les pouvoirs publics pour assurer une exploitation rentable et durable de nos ressources pétrogazières.
En effet, pour un gisement donné de pétrole ou de gaz, il existera plusieurs schémas de production selon les contraintes techniques, environnementales et règlementaires, conduisant à des modèles financiers et économiques différents. Par ailleurs, l’essentiel du marketing du pétrole se fait aujourd’hui en fonction de sa densité (API gravity) et de sa teneur en soufre, mais il est fort à parier que dans un futur très proche, le marketing du pétrole inclura son intensité carbone en kilogramme de dioxyde de carbone émis par baril équivalent de pétrole produit.
Certaines législations en Amérique du Nord tel que le LCFS (Low Carbon Fuel standards) intègrent déjà cette empreinte carbone dans leurs politiques de taxation des pétroles importés notamment en Californie. Le pacte vert pour l’Europe (European Green Deal) inclut des provisions sur des taxes douanières basées sur l’intensité en carbone du pétrole (Carbon Border Tax). D’autres régions du monde préparent des législations similaires avec comme conséquence potentielle une compétition plus rude entre les différentes variétés de pétroles y compris comme ceux qui seront bientôt produits au Sénégal.
Les clés du succès de l’exploitation pétrolière au Sénégal
Le succès de l’exploitation pétrolière et gazière au Sénégal dépendra de plusieurs facteurs, dont la mise en place d’institutions fortes et d’un cadre législatif adéquat à travers toute la chaine de valeurs pétrolière, du développement de ressources humaines de qualité, mais surtout de la capacité du Sénégal à se projeter dans l’avenir avec des analyses prospectives sur le long terme.
En effet, les projets pétroliers sont en général capitalistiques (plusieurs milliards de dollars), complexes en ingénierie et considérations géopolitiques, s’exécutant dans la longue durée (20 à 30 ans) et produisant des résultats financiers fluctuants. Typiquement dans les contrats de type partage de production (CPP) comme ceux existant au Sénégal, les premiers barils (cas de Sangomar) ou mètres cubes de gaz (cas de GTA) serviront essentiellement à rembourser les investissements initiaux et les coûts opératoires des opérateurs sous forme de cost-oil. Les revenus directs du pays hôte deviennent substantiels seulement une fois les investissements amortis, c’est la fameuse récompense du risque pris par les opérateurs. La mise en place de stratégies bas carbone ambitieuses par les opérateurs au Sénégal exigera des choix d’équipements et des schémas de procédés à haute efficacité énergétique, l’utilisation d’énergies dé-carbonées ou des mécanismes de compensations d’émissions.
Ces choix augmenteront inéluctablement le cost-oil et réduiront la part globale du pays. Par rapport à une situation traditionnelle (business as usual), la perte de revenus du pays hôte résultant d’un engagement de neutralité carbone des opérateurs pétroliers peut être dans une fourchette de 20 à 40% sur la durée totale du projet, correspondant à des centaines de milliards de franc en manque à gagner. Il est également possible que le pays hôte n’engrange pas de revenus substantiels de l’exploitation à cause d’une dépréciation importante de ses actifs pétroliers (stranded assets). De telles situations ont été observées récemment, notamment en Amérique du Nord, et la plupart des grandes compagnies pétrolières ont revu leurs réserves en intégrant ces risques de stranded assets. Les perspectives de croissance des demandes à long terme de pétrole et de gaz sont très différentes et auront des conséquences distinctes sur les projets de GTA et de Sangomar. Le gaz naturel offre des opportunités de croissance plus intéressantes que le pétrole grâce notamment à une empreinte carbone plus faible et un rôle clairement établi dans la transition énergétique en tant que combustible de transition (bridge fuel) et source d’hydrogène produit à partir de gaz naturel sans émissions de dioxyde de carbone (blue hydrogen).
Par ailleurs, la demande globale de LNG (gaz naturel liquéfié) devrait croitre de façon significative jusqu’en 2035, mais avec une compétition accrue pour GTA par rapport aux mégaprojets en cours de développement au Moyen Orient, aux Etats Unis et dans d’autres régions. Par contre, les pétroles seront en compétition en fonction de leur intensité carbone, exposant ainsi Sangomar au risque de stranded assets aux alentours de 2030 selon la stratégie du pays, c’est-à dire au moment où les revenus du Sénégal sur Sangomar devraient prendre de l’ampleur. Aujourd’hui l’intensité carbone moyenne associée à la production et au traitement du pétrole et du gaz est dans une fourchette de 10 à 45 kilogrammes de CO2 par baril équivalent de pétrole produit (upstream carbone intensity). Il est donc absolument fondamental de situer Sangomar dans cette fourchette pour évaluer son exposition et la pérennité de son exploitation.
Une intensité carbone élevée correspondra aussi bien à une plus faible demande de ce type de pétrole et à un prix de vente plus bas sur le marché international, donc des revenus moindres et limités dans la durée, augmentant le risque de stranded assets à plus ou moins long terme. En revanche, une intensité carbone faible assurera une commercialisation plus pérenne. Malgré les risques associés à l’exploitation du pétrole et du gaz dans une moindre mesure, ces ressources demeureront importantes pour l’économie mondiale dans les décennies à venir et probablement jusqu’en 2070.
Par contre, leurs modes de développements et de marketing nécessiteront beaucoup d’innovations intégrant les problématiques mentionnées ci-dessus. L’exploitation du pétrole et du gaz aujourd’hui ne peut pas être calquée sur les pratiques d’avant et le Sénégal a l’opportunité unique de construire une industrie pétrolière durable en intégrant les mutations présentes et à venir, seuls gages pour assurer une exploitation bénéfique et pérenne de nos ressources.
En effet, il existe des moyens de transformer ces risques en opportunités, augmentant ainsi les revenus de l’exploitation pétro-gazière et améliorant la qualité de vie des populations. L’exploitation des hydrocarbures au Sénégal aura un coût financier et environnemental pour le pays, mais génèrera également de la valeur ajoutée potentielle sous forme de revenus financiers, d’emplois, d’opportunités de développement d’une industrie manufacturière et de diversification de l’économie nationale. Pour saisir et maximiser cette valeur ajoutée, il est crucial que le pays assure une bonne implication des Sénégalais dans la gestion de l’exploitation de leurs hydrocarbures.
Groupe Oil and Gas des professionnels de la diaspora sénégalaise (GPSOG)
Economie
Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »
Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.
Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).
Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.
Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.
Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.
Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.
Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.
Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.
Avec APA
Economie
Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.
Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.
Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.
Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.
Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.
En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.
Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.
Economie
Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.
Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.
Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.
La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.
Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.
Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.
L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.
L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.
En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.
Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.
En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».
Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.
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