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Bon Coin

Chronique : L’Etat, les tarikhas, le leg et la liberté d’expression

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« Le talent vient de Dieu. Si on vous en a donné, alors valorisez-le, cultivez-le, travaillez-le et développez-le. » Denzel Washington

L’Etat, les tarikhas, le leg et la liberté d’expression sont trois éléments sacrés au Sénégal qui ne peuvent cohabiter que sous le sceau du respect mutuel, et dans un espace où le moindre écart ne peut être toléré. Il y va d’une co-responsabilité qui en appelle à une attitude d’engagement collectif par rapport aux limites de chacun.

Dans le choc des différences, seul le respect tient à équidistance les ardeurs et velléités multiformes. L’Etat, garant de l’observation stricte du respect des règles, ne peut se soustraire à l’exemplarité par acte et la parole. La responsabilité administrative publique encadre la liberté d’expression par un compromis que certains assimilent à un devoir de réserve.

Dans tous les cas, elle limite le champ d’expression. Si tenté qu’on puisse être, il ne peut être exprimé tout ce qui est pensé. Non pas par crainte coercitive ou répressive, mais pour la réduction de perspectives de potentiels heurts sociaux, culturels, confrériques ou inter-religieux.  Ainsi arrive le leg socioculturel et religieux dont la valeur patrimoniale est inestimable. Il donne le sentiment d’une richesse intrinsèquement liée à l’âme des dépositaires que nous sommes.

Qui y touche, touche tous les sénégalais parce qu’il agresse chacun de nous dans notre fort intérieur, met en danger la cohésion sociale dont les soubassements reposent justement sur ce respect susmentionné transmis de génération en génération. Il faut en être conscient et comprendre que le Sénégal reste un pays unique, assez unique pour fonctionner sur la base d’un mode de gestion unique.

Sa stabilité et sa démocratie  ne sont pas miraculeuses et fortuites, mais relèvent de la culture et de la pérennité de certaines valeurs fondamentales d’horizons divers, versées toutes dans le panier de la cohésion sociale. Ce panier, que tout le monde regarde avec fierté et amour, nourrit les esprits d’une ouverture exceptionnelle. L’acception de l’autre par le respect de ce qui lui appartient, de ce qu’il est et de ce qu’il respecte. Le respect des autres est le respect de soi, parce que le respect de soi permet d’en avoir pour les autres.

L’irrespect ou encore le mépris religieux, de quelque nature que ce soit, ne saurait prospérer au Sénégal. La cohésion sociale est le plus grand trésor que les familles religieuses musulmanes, chrétiennes et nos aïeux nous ont confiée, sous l’accompagnement de l’Etat. 

Nous ne devons négliger et encore moins salir ce qu’eux et leurs successeurs ont eu la générosité de nous transmettre. Que les lueurs de ces illustres érudits éclairent encore nos chemins et nous guident toujours vers l’unité, la paix et l’amour des uns envers les autres. Que Dieu bénisse le Sénégal !

Cheikh Mbacké SENE

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Ouverture des candidatures pour le Prix africain de l’alimentation 2022

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Le Comité du Prix africain de l’alimentation a le plaisir d’annoncer le lancement des nominations pour l’édition 2022 du Prix africain de l’alimentation. Le Prix africain de l’alimentation est le prix le plus prestigieux récompensant une personne ou une institution exceptionnelle qui mène l’effort pour changer la réalité de l’agriculture en Afrique – de la lutte pour la survie à une activité prospère.  

Les partenaires financiers, l’AGRA et l’UPL, invitent les organisations, les institutions et les entreprises qui ont créé des opportunités pour les agriculteurs africains afin qu’ils puissent tirer des moyens de subsistance viables de leur commerce à proposer des nominations. Les critères de nomination, la procédure et la demande en ligne sont disponibles à l’adresse suivante www.africafoodprize.org/nominate. Les candidatures seront clôturées le lundi 16 mai 2022.

Le prestigieux prix de 100 000 dollars américains met en lumière des initiatives audacieuses et des innovations techniques qui peuvent être reproduites sur tout le continent afin de créer une nouvelle ère de sécurité alimentaire et d’opportunités économiques pour tous les Africains.

Les lauréats seront sélectionnés par le comité du Prix africain de l’alimentation dirigé par S.E. Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, et seront annoncés lors du Sommet AGRF 2022 qui se tiendra à Kigali, au Rwanda, en septembre.

 « Le Prix africain de l’alimentation rend hommage aux Africains qui prennent en main le programme agricole de l’Afrique afin de créer des richesses et des emplois pour le continent, son économie et ses habitants », a déclaré S.E. Obasanjo.

En 2021, des centaines de candidatures solides ont été reçues et, après une évaluation rigoureuse, le prix a été attribué à l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides(ICRISAT) pour son travail qui a amélioré la sécurité alimentaire dans 13 pays d’Afrique sub-saharienne. Entre 2007 et 2019, l’ICRISAT a dirigé une collaboration de partenaires pour mettre en œuvre le projet de légumineuses tropicales.

Le projet, entrepris en collaboration avec le Centre International d’Agriculture tropicale (CIAT) et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), a permis de mettre au point 266 variétés améliorées de légumineuses et près d’un demi-million de tonnes de semences pour toute une série de cultures de légumineuses, notamment le niébé, le pois cajan, le pois chiche, le haricot commun, l’arachide et le soja. Ces nouvelles variétés ont aidé plus de 25 millions de propriétaires de petites exploitations agricoles à devenir plus résistants au changement climatique, ainsi qu’aux épidémies de parasites et de maladies.

À propos du Prix africain de l’alimentation

Doté de 100 000 dollars, le Prix africain de l’alimentation rend hommage aux Africains qui prennent en main le programme agricole du continent. Il met en lumière des initiatives audacieuses et des innovations techniques qui peuvent être reproduites sur tout le continent afin de créer une nouvelle ère de sécurité alimentaire et d’opportunités économiques pour tous les Africains. Les lauréats sont sélectionnés par un jury indépendant composé d’éminents experts de l’agriculture africaine, présidé par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Le Prix africain de l’alimentation  a débuté sous le nom de Prix Yara, créé par Yara en 2005. Il a été déplacé en Afrique et rebaptisé  « Prix africain de l’alimentation » en 2016. Pour en savoir plus, consultez le site africafoodprize.org.  

Contacts

Pour plus d’informations sur le Prix et la procédure de nomination, veuillez contacter le Secrétariat du Prix africain de l’alimentation à l’adresse suivante : info@africafoodprize.org

Pour les demandes de renseignements pour les médias, veuillez contacter Rebecca Weaver, directrice par intérim des communications de l’AGRA, à l’adresse suivante : rweaver@agra.org

Notes aux éditeurs

Tous les documents de presse relatifs à l’ouverture des nominations pour le Prix africain de l’alimentation peuvent être consultés à l’adresse suivante : www.africafoodprize.org. Vous pouvez suivre les échanges sur Twitter à l’adresse suivante @AfriFoodPrize et partager du contenu en utilisant  #AfricaFoodPrize.

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Hommage à Youssoupha Ndiaye, membre d’honneur du CIO

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Youssoupha Ndiaye a été membre du CIO de 2002 à 2008 et a présidé la commission d’éthique de 2007 à 2017. Il a également été membre de la commission juridique de 2002 à 2015.

Homme de loi, Youssoupha Ndiaye a commencé sa carrière comme juge avant de devenir président du Tribunal de Dakar (1976-1984). Il a ensuite occupé certaines des plus hautes fonctions au sein du système judiciaire sénégalais. M. Ndiaye a été membre du Conseil supérieur de la magistrature (1976-1984), secrétaire général de la Cour suprême, premier président de la Cour d’appel (1991-1992) et de la Cour de cassation (1992-1993), et président du Conseil constitutionnel (1993-2002). Il a également été ministre d’État, ministre des Sports de 2002 à 2005.

Youssoupha Ndiaye était un passionné de football. Il a joué avec l’Union sportive de Gorée et l’équipe de Saint-Louis, et a remporté une médaille d’or aux Jeux de l’Amitié de Dakar en 1963. Son engagement pour le football s’est poursuivi au niveau administratif tout au long de sa carrière. En tant que président de la Fédération sénégalaise de football, M. Ndiaye a contribué à la réorganisation, à la gestion et au développement du football au Sénégal.

Témoignages

« Youssoupha Ndiaye a joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre des réformes complexes de la commission d’éthique du CIO. Il a été un remarquable président de commission, et sa loyauté sans faille et ses conseils avisés ont permis au CIO de prendre des décisions essentielles et de renforcer la crédibilité du Mouvement olympique. M. Ndiaye était un homme d’une intégrité irréprochable avec qui j’ai travaillé pendant de nombreuses années au sein de la commission des affaires juridiques. Personnellement, je perds un ami d’une grande sagesse dont les conseils ont toujours été très précieux pour moi et pour l’ensemble du CIO ».Le président du CIO, Thomas Bach

« Sous la direction de M. Ndiaye, le statut et le règlement de procédure ont été considérablement améliorés, renforçant ainsi l’indépendance de la commission d’éthique du CIO. Sa sagesse a été un atout précieux pour mettre en place des normes élevées de bonne gouvernance au sein du Mouvement olympique ».Président de la commission d’éthique du CIO, S.E. M. Ban Ki-moon

RIP Youssoupha Ndiaye

Avec pressoffice@olympic.org 

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Chronique du jour : Ballago n’est pas mort, que Dieu l’accueille dans son paradis !

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On aura retenu de Thione SECK sa modestie et son franc-parler. Un homme qui sait sortir ce qu’il a dans le coeur et dans la tête, librement, sans détours ni contraintes langagières.

On aura retenu de Thione SECK son talent orateur et la qualité poétique de ses titres. Une plume qui sait toucher les plus jeunes comme les plus vieux.

On aura retenu de Thione SECK son attachement aux valeurs, à l’éducation traditionnelle et la dimension pédagogique de ses morceaux. Une discographie qui a fini par se dresser en une bibliothèque des plus fortes maximes de la morale de notre société.

Quel homme ! La dialectique de son verbe et la richesse de ses textes ont toujours su être d’une portée spirituelle. Lorsque, posés sur les âmes en douces et agréables mélodies, communiquant avec la conscience et l’inconscient même de son auditeur, ses propos façonnent les esprits attentifs et égayent les autres

Un homme, un artiste est mort, aujourd’hui ; tout ce que je ne saurais pas dire. Tout le monde ne disparait pas. En tout cas pas un interprète, un médiateur de la pensée qui a toujours facilité à son public une approche du monde, une alternative dans les moments difficiles et perdus de ses quêtes de sens.

Du bon Thione, de façon préméditée ou accidentelle, à sorti son auditeur de la solitude, du désarroi et de la monotonie de la vie. Une carrière qui a rendu son auteur immortel, marquant ses empreintes de façon indélébile dans l’héritage culturel sénégalais et africain.

Thione SECK n’est plus, mais surtout, il n’est plus d’aucun temps, d’aucun âge, ni d’aucune frontière. Il a, depuis longtemps, défié la mort et a combattu l’oubli. Il l’a vaincu. Il restera éternel, vivant toujours dans la conscience collective, à tout jamais.

Repose en paix, chanteur du mythique Orchestre Baobab et fondateur du groupe légendaire Raam Daam, « Papa Thione », 12 Mars 1955 – 14 Mars 2021.

Seydina Pathé CISSOKHO

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