Economie
Tunisie-Cotation : La Bourse de Tunis annonce une augmentation de 15,7% du revenu global des sociétés qui y sont cotées.
«Si la Lumière est dans votre cœur, vous trouverez la route. Rûmi. »

Les indicateurs d’activité des sociétés cotées à la Bourse de Tunis, sur les 9 premiers mois de l’année 2022, font ressortir un revenu global en hausse de 15,7% par rapport à la même période de l’année 2021, pour atteindre 17,1 milliards de dinars contre 14,8 milliards de dinars, a informé la direction de cette Bourse.
Elle signale que 80% des sociétés qui ont publié leurs indicateurs, soit 61 sur 76, ont amélioré leurs revenus cumulés par rapport à la même période de l’année précédente. <<La part dans le revenu global des 20 sociétés qui composent le Tunindex20 s’élève à 10,9 milliards de dinars (ou 64% du revenu global), en hausse de 15,7% par rapport à la même période de l’année écoulée>>, soulignent les responsables de la Bourse.
Concernant le secteur bancaire, le produit net bancaire (PNB) cumulé des 12 banques cotées a atteint 4,515 milliards de dinars durant les 9 premiers mois de l’année 2022, contre 3,992 milliards de dinars sur la même période de l’année 2021, soit une progression de 13,1%.
Le revenu net de Leasing cumulé des 7 sociétés de leasing cotées s’est accru de 6,1% atteignant 354 millions de dinars contre 334 millions de dinars.
Recommander
La direction de la Bourse de Tunis signale par ailleurs que le secteur financier a notamment profité de l’augmentation de l’activité des 5 compagnies d’assurances cotées qui ont émis des primes pour un montant global de 925 millions de dinars contre 821 millions de dinars, soit une évolution de 12,7%.
<<Dans son ensemble, souligné la direction de la Bourse de Tunis, le secteur financier, qui domine la capitalisation boursière de la cote, a progressé de 12,6% durant les 9 premiers mois de l’année 2022, avec un revenu global de 5, 818 milliards de dinars contre 5,168 milliards de dinars durant la même période de l’année 2021. >>
Quant au secteur des Biens de consommation, le revenu global des trois grands groupes opérant dans l’agroalimentaire (Poulina Group Holding, Délice Holding et la SFBT) a progressé de 15,3% pour atteindre 4,505 milliards de dinars contre 3,907 milliards de dinars à fin septembre 2021. En revanche, le chiffre d’affaires global cumulé des cinq concessionnaires automobiles a diminué de 11,4% au 30 septembre 2022, se situant à 739 millions de dinars contre 834 millions de dinars en 2021.
Au niveau du secteur des services aux consommateurs, le chiffre d’affaires global de deux enseignes de la grande distribution cotées en Bourse a légèrement baissé pour atteindre 1,143 milliard de dinars contre 1,159 milliard de dinars en 2021.
En général, constatent les dirigeants de la Bourse de Tunis, les revenus ont progressé pour l’ensemble des secteurs représentés sur la cote de la Bourse (neufs). Les meilleures performances reviennent au secteur Matériaux de base avec 46,2%, au secteur Santé avec 18,6% et au secteur Services aux consommateurs avec 17,6%.
Sur les 13 sous-secteurs, 11 ont marqué des performances positives. Les meilleures reviennent aux Voyages et loisirs avec 133,8%, suivi par Chimie avec 47,7%, et Matières premières avec 44,5%.
Concernant l’évolution des revenus par société, les plus fortes hausses de revenus ont été réalisées par SIMPAR (+152,6%), STA (+140,8%), TUNISAIR (+133,8%) et ICF (+64,5%).
Les plus fortes baisses de revenus ont été enregistrées par des entreprises qui appartiennent à différents secteurs ELECTROSTAR (-92,3%), ARTES (-49,9%), SITS (-48,3%) et NEW BODY LINE (-31,8%).
Economie
Comment la crise des ventes de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana a-t-elle éclaté ?
« Avoir un but trace la voie. » Lao-Tseu
Les producteurs de la moitié du cacao mondial – la Côte d’Ivoire et le Ghana – ont eu du mal à vendre leurs fèves et à payer les agriculteurs cette année en raison des récoltes mondiales abondantes, de la baisse des prix du cacao et de la diminution de la demande de cet ingrédient de la part des chocolatiers.
Pourquoi ces deux pays ont-ils obtenu des résultats inférieurs à ceux de leurs concurrents et que font-ils pour remédier au problème ?
COMMENT EN SOMMES-NOUS ARRIVÉS LÀ ?
Le cacao ne fait pas l’objet d’un commerce libre en Côte d’Ivoire et au Ghana.En réalité, les organismes de réglementation du cacao des deux pays, nommés par le gouvernement, vendent environ 80 % de leurs fèves à des négociants internationaux un an à l’avance et, sur la base de ces ventes, fixent un prix pour les agriculteurs au début de la saison en octobre.
Les agriculteurs vendent ensuite leurs fèves à des collecteurs locaux à ce prix, et ces derniers les revendent à des acheteurs agréés. Après réception du cacao, ces acheteurs agréés le vendent soit directement à des négociants internationaux, soit à des négociants locaux qui le revendent ensuite à des négociants internationaux.
Le prix fixe fixé pour les agriculteurs en octobre couvre généralement la récolte principale d’octobre à mars, car les organismes de réglementation du cacao des pays ont tendance à ajuster le prix pour les agriculteurs pour la récolte intermédiaire d’avril à septembre, considérée comme étant de qualité inférieure. En octobre dernier, la Côte d’Ivoire a fixé le prix de sa principale récolte à environ 5 000 dollars la tonne métrique, tandis que le Ghana l’a fixé à près de 5 300 dollars la tonne métrique.
Les cours mondiaux du cacao à terme ont chuté à environ 3 100 dollars la tonne, ayant perdu la moitié de leur valeur rien que cette année.Pour les négociants mondiaux de cacao, la chute des prix a eu pour conséquence immédiate de lourdes pertes s’ils achetaient des fèves ivoiriennes et ghanéennes pour les revendre aux prix du marché à terme. De ce fait, ils ont pour la plupart cessé d’en acheter.Des agriculteurs ghanéens ont déclaré le mois dernier n’avoir pas été payés pour leurs fèves de cacao depuis novembre, tandis que des sources du secteur ont indiqué à Reuters que la situation était similaire pour les agriculteurs ivoiriens. Elles ont également constaté une accumulation importante de stocks de cacao invendus en Côte d’Ivoire.
QUELLES SONT LES MESURES PRIVILÉGIÉES JUSQU’À PRÉSENT PAR LA CÔTE D’IVOIRE ET LE GHANA EN RÉPONSE ?
Pour tenter de fournir de l’argent aux agriculteurs, le gouvernement ivoirien a lancé à la fin du mois dernier un programme visant à acheter 100 000 tonnes de stocks de cacao invendus de la principale récolte aux agriculteurs, pour un montant d’un demi-milliard de dollars.
Au Ghana, l’organisme de réglementation du cacao a réduit le 12 février de près d’un tiers, pour atteindre environ 3 580 dollars la tonne, après que l’on a estimé que le pays disposait d’environ 50 000 tonnes de stocks de cacao invendus.
La Côte d’Ivoire prévoit également, à compter du 1er mars, de baisser d’environ un tiers son prix fixe aux agriculteurs dans l’espoir d’inciter les vendeurs à vendre aux négociants internationaux, ont indiqué des sources à Reuters.Le gouvernement a annoncé en début de semaine qu’il dévoilerait un nouveau prix pour les agriculteurs d’ici la fin février, soit un mois plus tôt que d’habitude.
POURQUOI LES PRIX MONDIAUX DU CACAO ONT-ILS CHUTTÉ ?
Après avoir presque triplé pour atteindre des niveaux records en 2024, les prix mondiaux du cacao ont depuis perdu environ les trois quarts de leur valeur.
Cette chute est due en partie à la baisse de la demande, les prix élevés ayant incité les chocolatiers à réduire la taille des tablettes, à augmenter la quantité d’additifs autres que le cacao, tels que des gaufrettes ou des noix, et à remplacer des produits comme le beurre de cacao par d’autres matières grasses.
Dans le même temps, des conditions météorologiques favorables ont permis d’obtenir des récoltes plus abondantes et plus saines, ce qui devrait permettre au marché mondial d’enregistrer un excédent d’environ 300 000 à 400 000 tonnes cette saison, selon les négociants internationaux.
Economie
APE SN 01-2026 : un test de crédibilité macroéconomique pour le Sénégal
« Avoir un but trace la voie. » Lao-Tseu
Le Sénégal effectue son retour sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avec un emprunt obligataire par appel public à l’épargne (APE) d’un montant de 200 milliards de FCFA.
L’opération est structurée par la SGI Invictus Capital & Finance (ICF), désignée arrangeur et chef de file. La souscription est ouverte du 26 février au 19 mars 2026.
Cette émission intervient dans un contexte budgétaire délicat, marqué par des tensions sur les finances publiques et par une attention accrue portée à la soutenabilité de la dette. Elle s’inscrit ainsi au cœur des arbitrages économiques actuels, entre mobilisation de ressources pour financer les priorités de l’État et nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques.
Au-delà de la levée de fonds, cette émission constitue un indicateur clé : elle permettra d’évaluer l’appétit des investisseurs régionaux pour la signature souveraine sénégalaise dans un environnement de taux devenu plus exigeant qu’il y a cinq ans.
Une structure calibrée
L’opération est structurée en quatre tranches :
40 milliards FCFA sur 3 ans à 6,40 %
75 milliards FCFA sur 5 ans à 6,60 %
50 milliards FCFA sur 7 ans à 6,75 %
35 milliards FCFA sur 10 ans à 6,95 %
La progression des taux selon la maturité reflète la prime de risque temporelle classique, mais également un contexte monétaire régional marqué par un resserrement progressif des conditions de liquidité. Les rendements proposés demeurent compétitifs dans l’environnement actuel du marché régional, caractérisé par une hausse graduelle des taux ces dernières années.
La tranche à 10 ans, rémunérée à 6,95 %, sera particulièrement scrutée. Elle permettra d’apprécier la capacité du Trésor à allonger la maturité moyenne de sa dette tout en maîtrisant son coût.
L’opération mobilise un large syndicat de placement couvrant l’ensemble de l’espace UEMOA, illustrant l’intégration croissante du marché financier régional et la capacité des États à s’appuyer sur une intermédiation transfrontalière structurée.
Un test de confiance en 2026
L’émission de 200 milliards FCFA envoie un double signal. D’une part, elle confirme la volonté de l’État de consolider son accès au financement domestique. D’autre part, elle fait office de baromètre de confiance quant à la gestion macroéconomique actuelle.
Une souscription largement couverte conforterait la perception d’une signature souveraine robuste. À l’inverse, une couverture plus mesurée ou une concentration excessive sur les maturités courtes pourrait traduire une préférence accrue des investisseurs pour la prudence.
Entre ambition et discipline
Le Sénégal demeure une économie structurante en Afrique de l’Ouest, portée par des perspectives liées à l’exploitation des ressources énergétiques et à la transformation progressive de son appareil productif. Toutefois, la conjoncture actuelle impose un équilibre délicat : financer le développement sans accroître excessivement la charge de la dette.
L’APE SN 01-2026 ne constitue donc pas seulement une opération financière. Il s’agit d’un exercice de crédibilité macroéconomique, observé avec attention par les marchés régionaux.
Economie
Egypte : 2,3 milliards de dollars du FMI pour financer l’Economie
« Avoir un but trace la voie. » Lao-Tseu
Le Conseil d’administration du FMI valide de nouveaux décaissements au titre des programmes EFF et RSF, saluant les progrès macroéconomiques tout en appelant à accélérer les réformes structurelles.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les cinquième et sixième examens du programme économique de l’Égypte soutenu par la Facilité élargie de crédit (EFF), ainsi que le premier examen au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (RSF).
Cette décision permet aux autorités égyptiennes de mobiliser immédiatement environ 2,3 milliards de dollars, dont 2 milliards au titre de l’EFF et 273 millions dans le cadre du RSF. Le programme EFF, approuvé le 16 décembre 2022 pour une durée de 46 mois, a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2026.
Selon le FMI, la situation macroéconomique de l’Égypte s’est sensiblement améliorée grâce à des politiques monétaires et budgétaires restrictives et à une plus grande flexibilité du taux de change. La croissance du PIB réel a atteint 4,4 % au cours de l’exercice 2024/25, tandis que l’inflation a reculé à 11,9 % en janvier 2026.
Le déficit du compte courant s’est réduit à 4,2 % du PIB, soutenu par la vigueur des transferts de fonds et des recettes touristiques. Les réserves internationales brutes sont passées de 54,9 milliards de dollars en décembre 2024 à 59,2 milliards de dollars en décembre 2025.
Le Fonds souligne également une amélioration des résultats budgétaires, portée par une hausse des recettes fiscales et une modération des investissements publics.
Toutefois, le solde primaire est resté inférieur aux objectifs du programme, en raison notamment de retards dans les cessions d’actifs prévues. Le niveau élevé de la dette publique et les besoins de financement brut continuent de peser sur les marges budgétaires.
Sur le plan structurel, les progrès sont jugés inégaux. Le FMI insiste sur la nécessité d’accélérer le désengagement de l’État dans les secteurs non stratégiques et de renforcer la concurrence afin de favoriser un modèle de croissance davantage tiré par le secteur privé. Le maintien d’un régime de change flexible, la poursuite de la désinflation, l’élargissement de l’assiette fiscale et la mise en œuvre d’une stratégie globale de gestion de la dette figurent parmi les priorités.
Le programme soutenu par la RSF avance parallèlement, notamment dans le domaine climatique. Les autorités ont publié un calendrier de mise en œuvre des objectifs en matière d’énergies renouvelables et adopté une directive obligeant les banques à déclarer leur exposition aux risques liés à la transition climatique.
Malgré ces avancées, le FMI prévient que les risques demeurent élevés, liés aux tensions géopolitiques régionales et au durcissement des conditions financières mondiales, appelant à une poursuite résolue des réformes pour consolider une croissance durable et inclusive.
-
Economie5 ans agoCameroun- Transport : Projet de construction de la voie ferrée Yaoundé-Douala, l’Etat lance un appel à manifestation d’intérêt pour les études techniques
-
santé et bien-être3 ans agoClou de girofle et romarin duo de choc pour vos cheveux
-
Développement personnel5 ans agoDéveloppement Personnel : résumé du livre l’ego est l’ennemi de Ryan Holiday
-
A vendre3 ans agoAvec « Sniper » et « Dichlofort » Dites A Dieu aux cafards, aux insectes (3000F CFA)
-
Economie5 ans agoSénégal-Mine : la société d’exploration THOR annonce des résultats prometteurs dans la zone de Kéniéba
-
Economie5 ans agoAgriculture-Algérie: Réduire les importations agricoles de 2,5 milliards de dollars à l’horizon 2024
-
Développement personnel5 ans agoDev Personnel : Qu’est-ce que la confiance en soi ?
-
Développement personnel5 ans agoDéveloppement Personnel : Savoir oser
