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Economie

BP prévoit des cessions de 3 à 4 milliards de dollars cette année

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BP PLC a déclaré mardi qu’elle prévoyait de réaliser des ventes d’actifs d’une valeur de 3 à 4 milliards de dollars en 2025, à la suite d’un plan de « réinitialisation » qui implique de réduire les investissements dans les énergies renouvelables et de réduire les coûts.

« Cela renforce notre confiance dans la réalisation de notre objectif de dette nette de 14 à 18 milliards de dollars d’ici la fin de 2027 », a déclaré la directrice financière Kate Thomson à propos du plan de désinvestissement.

La société énergétique intégrée britannique a enregistré 328 millions de dollars de produits de cession pour le premier trimestre (T1) de 2025, selon un communiqué de résultats publié en ligne.

BP a déclaré que « nous progressons bien dans notre programme de désinvestissement, y compris la revue stratégique de Castrol et les intentions de vendre les activités de mobilité et de commodité en Autriche et aux Pays-Bas ainsi que la raffinerie de Gelsenkirchen ».

En février, BP a annoncé un processus de commercialisation en vue de la vente potentielle de Ruhr Oel GmbH-BP Gelsenkirchen (ROG), qui opère en Allemagne et aux Pays-Bas. La finalisation de la vente est prévue pour 2025.

Les activités allemandes de ROG comprennent deux usines à Horst et Scholven, à Gelsenkirchen, qui forment un site de raffinage et de pétrochimie. La raffinerie peut traiter jusqu’à environ 12 millions de tonnes de pétrole par an.

ROG possède également le parc de réservoirs de Bottrop, DHC Solvent Chemie GmbH et Nord-West Oelleitung GmbH, qui exploite des pipelines, des réservoirs de pétrole brut, des parcs de réservoirs et des points de déchargement. 

Aux Pays-Bas, ROG détient des participations dans le terminal Maatschap Europort et dans le pipeline de produits bruts et raffinés NV Rotterdam-Rijn-Pijplining.

Dans son rapport du quatrième trimestre 2024, BP a également déclaré qu’il prévoyait de vendre ses activités de mobilité et de commodité aux Pays-Bas.

En février également, BP a déclaré qu’elle envisageait « toutes les options » pour sa marque mondiale de lubrifiants Castrol.

En mars, BP a annoncé le lancement d’un processus de commercialisation visant à céder ses sites de vente au détail, sa flotte associée et ses infrastructures de recharge pour véhicules électriques en Autriche, ainsi que sa participation dans le terminal pétrolier de Linz. BP vise à finaliser la vente cette année.

Dans le cadre du plan de réinitialisation annoncé en février, BP vise 20 milliards de dollars de produits de cession d’ici 2027, notamment auprès du développeur solaire Lightsource BP Renewable Energy Investments Ltd.

Mardi également, BP a abaissé ses prévisions d’investissement pour 2025 à environ 14,5 milliards de dollars. Dans l’annonce de son nouveau plan stratégique, BP a estimé les dépenses d’investissement prévues pour 2025 à environ 15 milliards de dollars et pour 2026-27 à environ 13-15 milliards de dollars. Le plan d’investissement pour 2026-27 a été confirmé mardi.

BP prévoit de racheter 750 millions de dollars d’actions au deuxième trimestre. Le plan de rachat de 1,75 milliard de dollars annoncé lors de la publication des résultats du quatrième trimestre a été finalisé.

Le groupe a déclaré un bénéfice au coût de remplacement de 569 millions de dollars, ou bénéfice attribuable aux actionnaires de BP, pour le premier trimestre 2025. Le bénéfice au coût de remplacement sous-jacent de BP, équivalent au bénéfice net IFRS ajusté, s’est établi à 1,38 milliard de dollars. Cela se traduit par 8,75 cents par action ordinaire, en baisse de 46 % sur un an.

BP a déclaré un dividende par action de 8 cents au premier trimestre, maintenant le taux précédent.

« Par rapport au quatrième trimestre 2024, le résultat sous-jacent reflète un impact moindre de l’activité de redressement, des marges de raffinage réalisées plus fortes, une baisse des autres activités et des charges sous-jacentes de l’entreprise, en partie compensées par un faible résultat de commercialisation et de négociation de gaz », a déclaré BP.

La production en amont a chuté de 5,8 % sur un an, pour s’établir à 2,24 millions de barils équivalent pétrole (bep) par jour. Les coûts unitaires de production en amont se sont établis en moyenne à 6,34 dollars par bep, en hausse de 5,6 % sur un an.

BP prévoit une production amont globalement stable au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre. « Concernant les produits, BP prévoit une hausse significative des activités de révision des raffineries par rapport au premier trimestre et un environnement de marge de raffinage qui restera sensible aux perspectives économiques », a-t-il déclaré.

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Economie

Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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