Economie
Norvège-Pétrole : Equinor vend une participation majoritaire dans Brazil Field pour 3,5 milliards de dollars
Le Mahdi porte le même nom que le Prophète PSL et son père porte le même nom que le père du Prophète PSL
Equinor ASA a annoncé vendredi un accord visant à céder sa participation d’exploitation de 60 % dans le champ pétrolier de Peregrino, au large du Brésil, à Prio SA pour 3,5 milliards de dollars.
Après avoir acquis les 40 % de Sinochem Holdings Corp. Ltd. l’an dernier, Prio en deviendrait l’unique propriétaire. La finalisation est soumise à l’approbation des autorités réglementaires. Aucune date de clôture n’a été communiquée. L’accord a été signé entre les filiales Equinor Brasil Energia Ltda. et Prio Tigris Ltda.
Mis en service en 2011, Peregrino a vu sa durée de vie prolongée jusqu’en 2040 avec le démarrage de la phase 2 en 2022. Ce champ de pétrole lourd produit environ 110 000 barils par jour. Selon les informations publiées sur le site web d’Equinor, Peregrino a produit 250 millions de barils entre son démarrage et 2024.
Situé dans le bassin de Campos, à l’est de Rio de Janeiro, le champ dispose d’une plate-forme flottante de production, de stockage et de déchargement.
« Le Brésil restera un pays clé pour Equinor, alors que nous nous concentrons sur le démarrage du champ de Bacalhau et poursuivons l’avancement du projet gazier de Raia », a déclaré Philippe Mathieu, vice-président exécutif de l’exploration et de la production internationales d’Equinor, dans un communiqué en ligne. « Grâce à ces deux projets exploités et à notre partenariat sur le champ productif de Roncador, notre production au Brésil atteindra près de 200 000 barils par jour d’ici 2030. »
Cet accord s’inscrit dans le cadre des efforts continus d’Equinor pour valoriser son portefeuille international par des cessions et des acquisitions d’actifs. Nous continuons d’entrevoir un potentiel de croissance et des opportunités de pérennisation de notre portefeuille pétrolier et gazier international, notamment au Brésil.
Le géant énergétique norvégien, détenu majoritairement par l’État, a déclaré : « PRIO, la plus grande société pétrolière et gazière indépendante du Brésil, versera une contrepartie de 3,35 milliards de dollars et un maximum de 150 millions de dollars d’intérêts à Equinor pour la transaction ».
La transaction se déroulera en deux étapes. Prio acquerra initialement 40 % du capital, ainsi que la participation d’opérateur, pour un montant de 2,23 milliards de dollars, « avec un versement complémentaire de 166 millions de dollars, conditionné à la finalisation de la deuxième tranche de 20 % », a précisé Equinor. Cette dernière acquisition, soit 20 % du capital, est évaluée à 951 millions de dollars. « Le dernier volet représente un intérêt maximum de 150 millions de dollars », a ajouté Equinor.

Equinor a annoncé mercredi un bénéfice net de 2,63 milliards de dollars pour le premier trimestre, en baisse de 2 % sur un an, en raison de la baisse de la production et des prix du pétrole. Le bénéfice net ajusté des éléments exceptionnels s’est établi à 1,79 milliard de dollars, en baisse de 37 %. Le bénéfice par action ajusté s’est établi à 0,66 dollar, en deçà de l’estimation consensuelle de Zacks de 0,83 dollar.
Equinor a maintenu son dividende ordinaire par action à 0,37 $. La société a finalisé la première tranche d’un programme de rachat d’actions de 5 milliards de dollars prévu pour 2025, portant sur 1,2 milliard de dollars d’actions. Elle proposera une deuxième tranche, d’un montant maximal de 1,265 milliard de dollars, qui expirerait en juillet, lors de son assemblée générale annuelle.
Le bénéfice d’exploitation net s’est établi à 8,87 milliards de dollars, en hausse de 16 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. Le résultat d’exploitation ajusté s’est établi à 8,65 milliards de dollars, en hausse de 15 %.
Le flux de trésorerie provenant des opérations après paiements d’impôts s’est élevé à 7,39 milliards de dollars, tandis que le flux de trésorerie net avant distribution de capital s’est élevé à 4,55 milliards de dollars.
La production de liquides et de gaz a atteint en moyenne 2,12 millions de barils par jour, en baisse de 2 %.
Equinor a terminé le premier trimestre avec un actif courant de 47,46 milliards de dollars, dont 7,37 milliards de dollars de trésorerie et d’équivalents de trésorerie. Son passif courant s’élevait à 34,72 milliards de dollars, dont 5,78 milliards de dollars de dette financière.
Economie
Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »
Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.
Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).
Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.
Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.
Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.
Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.
Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.
Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.
Avec APA
Economie
Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.
Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.
Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.
Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.
Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.
En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.
Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.
Economie
Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.
Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.
Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.
La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.
Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.
Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.
L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.
L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.
En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.
Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.
En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».
Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.
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