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Sénégal-Mine : 236,59 milliards FCFA générés par le secteur extractif au 1er premier semestre selon l’ITEI
« Commencez là où vous êtes. Utilisez ce que vous avez. Faites ce que vous pouvez. » —Arthur Ashe
Le Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (CN-ITIE) a publié son rapport semestriel révélant une forte contribution du secteur minier qui représente près de 80 % des revenus extractifs totaux, tandis que les exportations sont dominées par l’acide phosphorique et l’or.
Le Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (CN-ITIE) du Sénégal a publié ce lundi son rapport de conciliation portant sur le premier semestre de l’année fiscale 2024. Ce document, fruit d’un processus structuré incluant compilation de données contextuelles et financières, rapprochement des paiements et des recettes, et investigation des écarts identifiés, offre un panorama détaillé de la contribution du secteur extractif à l’économie nationale.
Le rapport révèle que le total des revenus générés par le secteur extractif pour le premier semestre 2024 s’élève à 236,59 milliards FCFA (391,49 millions USD), incluant les paiements sociaux et environnementaux. Sur ce montant, 225,49 milliards FCFA ont été affectés directement au budget de l’État.
Le secteur minier domine largement avec une contribution de 187,35 milliards FCFA, représentant 79,19 % des revenus extractifs. Ce montant équivaut déjà à 56,36 % du total des revenus du secteur minier générés sur l’ensemble de l’exercice 2023.
Le secteur des hydrocarbures a contribué à hauteur de 45,79 milliards FCFA, soit 19,36 % des revenus totaux. Cette performance marque une augmentation significative de 15,14 milliards FCFA par rapport à l’année 2023 entière, où ce secteur avait généré 30,65 milliards FCFA.
Cette progression s’explique principalement par les paiements exceptionnels effectués par Woodside Energy Senegal, notamment 3 milliards FCFA pour des « Customs audit 2016-2021 » et 21,75 milliards FCFA pour « Import duty payment. »
Production : or et matériaux de construction en tête
Dans le secteur minier, la production d’or s’est établie à 106 579 onces troy pour une valeur estimée à 154,46 milliards FCFA. Le ciment arrive en deuxième position avec 2 527 640 tonnes produites pour une valeur de 120,56 milliards FCFA.
L’acide phosphorique (240 475 tonnes), le clinker (1 million 494 624 tonnes), l’ilménite (254 041 tonnes) et le phosphate (932 008 tonnes) complètent le tableau des principales productions minières du pays, avec des valeurs respectives de 85,15 milliards, 61,19 milliards, 42,16 milliards et 32,99 milliards FCFA.
Pour le secteur des hydrocarbures, la production reste limitée à 1 million 525 544 Nm³ de gaz naturel provenant des périmètres Gadiaga/Sadiartou, pour une valeur de 251,71 millions FCFA.
Les exportations du secteur extractif ont atteint 468,42 milliards FCFA (775,12 millions USD) au premier semestre 2024. L’acide phosphorique occupe la première place avec 242 468 tonnes exportées pour une valeur de 140,72 milliards FCFA, représentant 30,04 % des exportations du secteur.
L’or arrive en deuxième position avec 102 925 onces troy exportées, valorisées à 137,22 milliards FCFA (29,29% des exportations). Le ciment complète le podium avec 1 million 138 190 tonnes exportées pour une valeur de 54,70 milliards FCFA.
Sur les 26 sociétés ayant soumis un formulaire de déclaration, 11 ont communiqué le détail de leur effectif, totalisant 1 773 employés au premier semestre 2024. Les nationaux représentent 92 % de ces effectifs, témoignant d’un fort ancrage local du secteur.
La masse salariale globale déclarée s’élève à 19,78 milliards FCFA, dont 18,99 milliards pour les employés du secteur minier et 0,78 milliard pour ceux du secteur des hydrocarbures.
Dépenses sociales : éducation et fonds sociaux prioritaires
Les entreprises extractives ont réalisé 2,57 milliards FCFA de dépenses sociales au premier semestre 2024, dont 1,77 milliard de paiements obligatoires et 797 millions de paiements volontaires.
Dans le secteur minier, Sabodala Gold Operations (SGO) se distingue comme le plus grand contributeur avec 906,94 millions FCFA de dépenses sociales obligatoires, principalement destinées aux fonds sociaux pour les communautés environnantes. Ces fonds ont notamment financé la construction de routes comme la « Bembou Road 2024 » et diverses infrastructures locales.
L’éducation constitue le principal bénéficiaire des dépenses sociales, avec 32,47 % des paiements obligatoires et 10,88 % des paiements volontaires dédiés à ce secteur.
Dans le secteur des hydrocarbures, Total E&P Sénégal et Woodside Energy Senegal sont les plus grands contributeurs avec respectivement 362,55 millions et 170,87 millions FCFA de dépenses sociales.
Par ailleurs, les dépenses environnementales reportées ont atteint 972,10 millions FCFA au premier semestre 2024.
Les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) en sont le principal contributeur avec 880,32 millions FCFA (90,56 % du total), correspondant principalement aux compensations et commissions du comité d’évaluation des impenses consécutives à la délocalisation des villages établis sur l’emprise de leur exploitation.
De même, les taxes environnementales versées par les entreprises extractives à la Direction de l’Environnement et des Établissements Classés (DEEC) et à la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et Conservation des Sols (DEFCCS) ont totalisé 173,62 millions FCFA, avec Grande Côte Opérations (71,7 millions) et SOCOCIM (62,5 millions) comme principaux contributeurs.
Contenu local en progression
Le rapport met également en lumière l’impact du secteur extractif sur l’économie locale à travers les achats auprès de fournisseurs nationaux. Sur un volume total de transactions de 862,82 milliards FCFA, 342 milliards FCFA (soit 39,64 %) ont été effectués auprès de fournisseurs locaux.
Dans le secteur minier, les transactions avec les fournisseurs locaux ont atteint 193,90 milliards FCFA, avec SOCOCIM (66,46 milliards), SGO (57,39 milliards) et ICS (42,01 milliards) comme principales entreprises contributrices.
Pour le secteur des hydrocarbures, les transactions locales se sont élevées à 148,10 milliards FCFA, dominées par Woodside Energy Sénégal avec 144,73 milliards FCFA d’achats locaux.
Ce rapport semestriel, une initiative innovante du Comité national ITIE, vise à mettre à la disposition du public des informations plus récentes sur le secteur extractif du Sénégal, conformément aux principes de transparence et de bonne gouvernance promus par l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives.
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Le Cameroun veut durcir les importations de bouteilles de gaz
« Une expérience est humaine si elle se partage au-delà des frontières de nos identités ». Souleymane Bachir Diagne
Dans le projet de loi de finances 2026 soumis à l’examen des parlementaires, le gouvernement camerounais prévoit de durcir le régime applicable aux importations de bouteilles de gaz domestique vides, afin de favoriser les achats auprès des producteurs locaux.
« Les bouteilles de gaz domestiques vides importées sont soumises au droit d’accises ad valorem au taux de 12,5 % », précise le texte transmis à l’Assemblée nationale le 26 novembre 2025.
Selon investir au Cameroun, si elle est adoptée en l’état, cette disposition renchérira mécaniquement le coût des importations et devrait décourager les distributeurs de recourir au marché extérieur. Les industriels locaux seraient alors en position de capter un chiffre d’affaires annuel estimé à environ 8 milliards de FCFA. Selon des sources autorisées, ce montant correspond à la valeur des importations de bouteilles de gaz vides réalisées chaque année par les distributeurs, avant l’installation des premières unités de production au Cameroun.
Jusqu’en 2021, les bouteilles de gaz domestique utilisées dans le pays étaient intégralement importées. À partir de 2022, Prometal Groupe, leader de la transformation de l’acier en Afrique centrale, a mis sur le marché les premières bouteilles de gaz domestique « made in Cameroun », issues de son usine implantée dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Cet investissement, estimé à 12 milliards de FCFA, s’accompagne d’une capacité de production de 600 000 bouteilles par an. Une fois satisfaite la demande nationale, qui oscille officiellement entre 450 000 et 500 000 bouteilles, l’unité affiche un potentiel d’exportation annuel d’au moins 100 000 bouteilles.
Import-substitution : une filière locale encore en montée en puissance
À côté de l’usine de Prometal Groupe, une autre unité de production chinoise se serait également implantée dans la zone industrielle de Bonabéri, à Douala, selon des sources autorisées. Début 2022, l’Agence de promotion des investissements (API) a par ailleurs signé avec la société Africa Cylinder Company Sarl une convention portant sur la construction, à Douala, d’une unité de production de bouteilles de gaz domestique et industriel, pour un montant de 4 milliards de FCFA. Aucune information n’a toutefois filtré depuis sur l’avancement de ce projet.
En 2021, la société Akeno SA avait annoncé l’arrivée sur le marché local des premières bouteilles de gaz domestique translucides, fabriquées dans son usine dont la construction a débuté en 2018 dans la banlieue de Yaoundé, la capitale. L’entreprise s’était engagée sur une capacité annuelle de 350 000 bouteilles. Quatre ans plus tard, ces volumes annoncés ne sont toujours pas visibles dans les points de distribution du gaz domestique à travers le pays.
Malgré ces trajectoires contrastées, l’option retenue par le gouvernement de durcir les importations de bouteilles de gaz s’inscrit clairement dans la stratégie d’import-substitution mise en œuvre depuis quelques années au Cameroun. Cette politique vise à réduire les achats à l’étranger en soutenant la montée en capacité de la production locale, via des mesures réglementaires et fiscales ciblées.
Les effets attendus sont multiples : création de valeur ajoutée et d’emplois à travers une offensive industrielle, réduction du déficit commercial, augmentation des recettes fiscales pour le Trésor public et ouverture de débouchés extérieurs grâce aux exportations.
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Libéria: 7,41 millions de dollars pour la mise en place d’une centrale hydroélectrique
« On regrette rarement d’avoir osé, mais toujours de ne pas avoir essayer. » Serge Lafrance
Réuni mercredi à Abidjan, le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a donné son feu vert à l’octroi d’un financement additionnel de 7,41 millions de dollars destiné à finaliser le projet d’énergies renouvelables pour l’électrification du Liberia.
Le Fonds africain de développement constitue la fenêtre de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement.
Ce nouvel appui permettra de couvrir les dépassements de coûts liés à la construction de la centrale hydroélectrique et de ses infrastructures, ainsi que ceux engendrés par la gestion du projet en raison de retards dans son exécution. Il financera également plusieurs activités jusque-là insuffisamment dotées, notamment la mise en œuvre du Plan d’action pour l’égalité des sexes.
Cette enveloppe doit contribuer à atteindre les principaux objectifs du programme : achever la centrale hydroélectrique, l’intégrer au réseau et appliquer l’ensemble des mesures de sauvegarde prévues.
L’initiative, lancée conjointement par le gouvernement libérien et la Banque africaine de développement, avait été approuvée le 31 octobre 2019. Les accords de financement ont été signés le 29 janvier 2020 et la mise en œuvre du projet a démarré en mars 2021.
Au cœur du programme figure la construction d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau, d’une capacité de 9,34 mégawatts — soit 56,5 gigawattheures produits annuellement — sur le site des chutes de Gbedin, dans le comté de Nimba. L’installation sera reliée à une ligne d’évacuation de 8 km à 33 kilovolts, à deux postes de transformation ainsi qu’à une ligne de transport transfrontalière.
Le projet comprend également l’aménagement d’une route d’accès permanente de 15 km et d’une voie temporaire de 8 km. Il prévoit par ailleurs l’installation de 50 km de lignes de distribution 33/0,4 kilovolts et le raccordement de 6 650 ménages des comtés de Nimba et de Bong. Une fois opérationnelle, la centrale devrait augmenter de 56,5 gigawattheures par an la production nationale d’électricité, soit environ 6,9 % de l’offre totale du pays. Elle permettra également à près de 60 000 personnes jusque-là non desservies d’accéder au réseau, dont 6 500 seront directement connectées.
Economie
Burkina Faso-Contrôle de gestion : Le Rapport 2024 de la Cour des comptes remis au Capitaine Ibrahim Traoré
» Faire du bien fait du bien » OKB
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a accordé ce 24 novembre 2025 une audience à une délégation de la Cour des comptes. Conduite par le Premier président de l’institution, Latin Poda, la délégation a remis le Rapport public annuel 2024 de la Cour des comptes au Chef de l’État.
Le Rapport public annuel 2024 fait la synthèse des activités de la Cour des comptes réalisées durant l’année 2024. Au plan juridictionnel, le Rapport constate des fautes de gestion : « ce que nous appelons fautes de gestion ce sont toutes les irrégularités qui sont commises dans la gestion des finances publiques », indique M. Poda.
Il souligne que le Rapport présente des détails sur les structures, les types de fautes de gestion et la catégorie des agents présumés auteurs de ces fautes.
Du point de vue des attributions non juridictionnelles, « nous avons fait le tour des opérations de l’État, des collectivités territoriales et des sociétés d’État et des organismes de sécurité sociale », explique le Premier président de la Cour des comptes.
Selon Latin Poda, le Président du Faso a félicité la Cour des comptes pour le travail accompli, et l’a invitée à un suivi rigoureux de la mise en œuvre des recommandations.
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