Société
Guinée-Bissau : un vaste réseau de traite humaine démantelé à Bissau
“La flamme de l’inspiration doit être encouragée. Placez un verre autour de cette petite bougie et protégez-la du découragement ou du ridicule.” — Mary Higgins Clark
La Police Judiciaire de Guinée-Bissau a démantelé mercredi un important réseau de traite des êtres humains et d’aide à l’immigration clandestine lors d’une opération d’envergure menée dans plusieurs quartiers de la capitale, a appris APA jeudi.
Plus d’une centaine de victimes originaires principalement de Côte d’Ivoire et du Mali ont été secourues. Elles étaient détenues dans des conditions inhumaines dans différentes résidences de la ville, où elles vivaient dans un état de grande précarité et subissaient divers abus, explique la Police judiciaire du pays.
Selon les enquêteurs, les trafiquants attiraient leurs victimes en diffusant sur les réseaux sociaux des vidéos montrant de prétendus migrants embarquant sur des cargos vers l’Europe depuis le port de Bissau. Ils leur promettaient un passage vers le Portugal via des « navires souterrains », un leurre pour extorquer environ un million de FCFA par personne.
Une fois arrivées à Bissau, les victimes étaient regroupées dans des habitations surpeuplées, hébergeant jusqu’à 60 personnes. Elles étaient régulièrement déplacées d’un quartier à l’autre pour échapper aux autorités, prolongeant ainsi leur calvaire pendant des mois.
L’opération policière a également permis l’arrestation de sept ressortissants étrangers impliqués dans ce réseau et la saisie de documents et matériels utilisés pour organiser ce trafic.
Dans son communiqué, la Police Judiciaire a réaffirmé sa détermination à lutter contre ces réseaux criminels et appelé à une coopération internationale renforcée ainsi qu’à la vigilance de la population face à ces activités illicites.
Société
Sénégal : Commémoration du 81e anniversaire du massacre de Thiaroye
« Une expérience est humaine si elle se partage au-delà des frontières de nos identités ». Souleymane Bachir Diagne
Dakar commémore ce lundi 1er décembre 2025 le 81e anniversaire du massacre des tirailleurs africains de Thiaroye, survenu le 1er décembre 1944. Placée sous le haut patronage du président Bassirou Diomaye Faye, cette deuxième édition accueillera notamment le président gambien Adama Barrow, qui quittera Banjul dimanche 30 novembre à 15 h.
Entre 1 200 et 1 800 anciens combattants originaires de 17 pays d’Afrique subsaharienne, démobilisés après avoir combattu pour la France durant la Seconde Guerre mondiale, avaient été tués par les forces coloniales françaises alors qu’ils réclamaient le paiement de leurs soldes et indemnités.
Dans une volonté affirmée de « rétablir la vérité historique », le Sénégal intensifie les efforts de mémoire et de recherche. Un Comité de commémoration a été créé le 14 novembre 2025 pour réhabiliter le site, diffuser le Livre Blanc sur le drame et intégrer cet épisode dans les programmes scolaires.
Les fouilles archéologiques récentes ont apporté des éléments décisifs : découverte de sépultures réelles bien plus nombreuses que les 34 tombes officielles, présence de gradés portant encore leurs insignes, et même d’un corps retrouvé enchaîné. Ces éléments contredisent la version coloniale qui minimisait le nombre de victimes et accréditent l’hypothèse de plusieurs phases et formes d’exécution.
Le président Faye a annoncé cinq mesures phares :
La construction d’un mémorial digne à Thiaroye,
La création d’un centre de documentation,
Le baptême de rues et places publiques au nom des tirailleurs,
L’intégration de cette histoire dans l’enseignement,
L’institution d’une Journée nationale du Tirailleur célébrée chaque 1er décembre.
L’édition 2024 avait déjà connu un retentissement international avec la présence de plusieurs chefs d’État africains. Cette année, la participation du président Barrow souligne une nouvelle fois la dimension régionale et panafricaine de cette mémoire commune.
Société
Sénégal : Lancement imminent des pôles territoriaux pour l’Acte 4 de la décentralisation
» Ah, la mère, la créature la plus extraordinaire, le sentiment, le sang, la source ! » Ken Bugul
Le Sénégal s’apprête à franchir une étape majeure dans l’Acte 4 de la décentralisation avec le déploiement prochain de huit pôles territoriaux. Selon le document officiel dévoilé le 22 septembre 2025 au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), les trois premiers pôles pilotes – Centre, Nord et Sud – seront opérationnels dès novembre 2025.
Fruit d’une vaste concertation nationale initiée en janvier 2025 par le Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, cette réforme a mobilisé 2 700 participants, incluant collectivités locales, secteur privé et administration. L’objectif : promouvoir une gouvernance plus proche des citoyens, valoriser les ressources locales et réduire les disparités territoriales.
La mise en place des pôles se fera progressivement. Après une phase d’évaluation des trois pôles pilotes, les cinq autres – Diourbel, Louga, Sud-Est, Dakar et Thiès – seront lancés à partir d’avril 2026. « Ces pôles sont conçus pour répondre aux besoins spécifiques des territoires tout en renforçant leur cohérence », a déclaré Ousseynou Touré, conseiller technique à l’Agence de développement municipal.
Les pôles territoriaux se verront confier treize domaines stratégiques, dont l’environnement, la santé, le développement économique et les infrastructures. Chaque pôle sera dirigé par un conseil de territoire, composé de présidents de département, de maires et de représentants communaux, appuyé par un secrétariat exécutif, une chambre consultative et une direction générale pour assurer une coordination efficace.
Cette réforme, l’une des plus significatives de la décentralisation sénégalaise, vise à dynamiser le développement territorial et à réduire les inégalités. En plaçant les citoyens au cœur de la gouvernance, le Sénégal pose les bases d’un modèle de gestion territoriale plus inclusif et durable.
Société
Sénégal : Saisie record de cocaïne à Kolda d’une valeur de 22 milliards de FCFA
« Lorsqu’on peut tout savoir, il faut savoir aussi tout taire. » Victor Hugo
Les douanes sénégalaises ont intercepté, mardi vers 13 heures, un véhicule transportant 240 plaquettes de cocaïne, d’un poids total de 272,25 kg, à Kalifourou, dans la région de Kolda (sud du Sénégal).
Cette saisie, d’une valeur estimée à 21,78 milliards de francs CFA, résulte d’une opération de surveillance basée sur des informations indiquant un transfert de drogue depuis un pays voisin vers le Sénégal.
Selon un communiqué de la Direction générale des douanes, le véhicule était équipé d’une cachette spécialement aménagée pour dissimuler la drogue. Trois individus de nationalité étrangère ont été arrêtés lors de cette opération menée par le Bureau des douanes de Kalifourou. Une enquête est en cours pour faire la lumière sur cette affaire.
L’administration des douanes réitère son engagement à lutter contre le trafic de stupéfiants et la criminalité transnationale organisée. Elle appelle également la population à collaborer avec ses services pour renforcer l’efficacité de cette lutte.
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