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Economie

Numérique : le Sénégal va initier le premier cloud souverain africain piloté par l’IA

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Dans les mois et années à venir, le cloud sénégalais « Door »  au service de la souveraineté numérique devrait être déployée sur l’ensemble du continent africain afin d’accélérer sa transformation et générer des emplois.

Cette initiative, fruit d’une collaboration entre la startup sénégalaise Cloudoor et Orange, s’inscrit parfaitement dans la vision du New Deal Technologique récemment adopté par le gouvernement sénégalais.

DOOR (signifiant « porte » en anglais et « bountou » en wolof) représente une percée technologique majeure, conçue et développée par des ingénieurs sénégalais, dont certains revenus de la Silicon Valley pour contribuer au développement de leur pays.

L’infrastructure technologique repose sur un partenariat stratégique avec Orange, qui fournit les datacenters et la connectivité à travers le continent, tandis que Cloudoor apporte les services cloud de pointe.

« L’idée derrière DOOR est de combler le fossé technologique qui existe entre nos pays et le reste du monde. L’objectif ne se limite pas à réduire cet écart, mais bien à franchir un cap et atteindre les mêmes standards technologiques que les grandes entreprises internationales », a déclaré Aliou Ba, cofondateur et CEO de Cloudoor.

Maya, une IA au cœur du dispositif

La particularité de DOOR réside dans son pilotage par Maya, une intelligence artificielle spécialement développée pour gérer et optimiser les ressources cloud. Cette IA constitue un atout majeur pour accélérer la transformation numérique du pays.

Selon Aliou Bâ, « nos pays, y compris le Sénégal, peuvent exploiter Maya afin d’opérer une transformation technologique immédiate, un processus qui, autrement, pourrait prendre plusieurs années et coûter des centaines de milliards. »

L’IA Maya permet aux utilisateurs d’interagir avec le cloud de manière intuitive, à l’image de ChatGPT mais spécifiquement adapté aux besoins des utilisateurs africains et aux problématiques locales.

Le lancement de DOOR s’inscrit pleinement dans la stratégie du New Deal Technologique initié par le gouvernement sénégalais, qui vise à faire du pays un hub technologique majeur en Afrique.

Représentant le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Roger Thiam, Directeur de l’économie numérique et des partenariats, s’est réjoui de cette initiative portée par des jeunes africains.

« Aujourd’hui, le 15 mai 2025, est une date historique qui marque un tournant décisif pour le Sénégal, qui entre désormais dans l’histoire mondiale du numérique avec le lancement de DOOR », a-t-il affirmé.

Il a également souligné les trois piliers essentiels du New Deal Technologique, qui définissent la vision ambitieuse portée par cette initiative. Tout d’abord, reprendre le contrôle de nos données, afin de garantir la souveraineté numérique et assurer une gestion locale sécurisée de l’information. Ensuite, créer nos propres solutions, pour favoriser l’innovation et développer des technologies adaptées aux réalités et aux besoins spécifiques de nos pays.

Enfin, saisir l’opportunité de l’IA, non pas en tant que simple utilisateur passif, mais en tant qu’acteur et conducteur de cette révolution technologique, afin de positionner l’Afrique comme une force dynamique et créatrice sur la scène mondiale. Ces trois axes fondamentaux reflètent la volonté de transformer en profondeur notre paysage numérique et technologique.

Selon ses concepteurs, le déploiement de DOOR devrait générer plus de 150 emplois qualifiés dans les prochains mois, tout en garantissant que les données des utilisateurs sénégalais restent stockées localement, dans un datacenter situé à Dakar.

Les applications de cette technologie sont vastes et concernent aussi bien le secteur public que privé. Dans le domaine des services publics, DOOR facilitera la digitalisation de l’administration, offrant un accès 24h/24 et 7j/7 à l’ensemble des services publics. Grâce à cette plateforme, les citoyens pourront effectuer leurs démarches administratives à distance, à tout moment, sans contraintes.

En matière d’éducation, les universités bénéficieront d’un environnement numérique complet, accessible en quelques clics, sans nécessiter une expertise technique avancée. Enfin, pour les entrepreneurs et les start-ups, cette technologie représente un levier considérable d’accélération : le déploiement d’une start-up, qui nécessitait auparavant 30 jours, pourra désormais se faire en seulement 30 secondes.

L’ambition d’un rayonnement continental

Si le lancement de DOOR représente une avancée significative pour le Sénégal, l’ambition des promoteurs du projet va bien au-delà des frontières nationales. L’infrastructure est conçue pour s’étendre progressivement à l’ensemble du continent africain, avec le soutien d’Orange pour la connectivité panafricaine.

« DOOR n’est pas juste un cloud. DOOR est une clé. Une clé qui ouvre les portes de l’avenir. […] L’espoir d’une Afrique qui code, qui héberge, qui déploie. L’espoir d’un Sénégal debout, numérique, souverain », a lancé Roger Thiam.

Ce lancement intervient à un moment crucial où l’Afrique cherche à affirmer son indépendance technologique et à capitaliser sur le potentiel de l’intelligence artificielle, domaine dans lequel les grandes puissances mondiales investissent massivement. Avec DOOR, le Sénégal se positionne comme un pionnier de cette révolution sur le continent africain.

Avec APA

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Economie

Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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