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Economie

La législation sur la Great British Energy est adoptée par le Parlement

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Un communiqué de presse envoyé de l’équipe du Département britannique de la sécurité énergétique et du Net Zero (DESNZ) a annoncé que la législation relative à la nouvelle société énergétique publique britannique, Great British Energy, a été adoptée par le Parlement.

Le communiqué de presse indique que le projet de loi sur l’énergie britannique a reçu le consentement législatif des trois gouvernements décentralisés, ajoutant qu’il s’agit du premier projet de loi à le faire sous ce parlement.

Great British Energy investira dans des projets d’énergie propre à travers le Royaume-Uni dans le cadre du Plan pour le changement du gouvernement pour devenir une superpuissance de l’énergie propre, a déclaré le communiqué de presse de DESNZ.

Le communiqué de presse a également souligné que Great British Energy bénéficie d’un soutien de 8,3 milliards de livres sterling (11,02 milliards de dollars) au cours de cette législature et a noté que la société « accélérera la réalisation de projets énergétiques stratégiques et investira aux côtés du secteur privé pour mettre en place et exploiter de nouvelles technologies comme l’éolien offshore flottant dans le cadre de la stratégie industrielle moderne du gouvernement ».

Dans un communiqué de presse, le secrétaire britannique à l’Énergie, Ed Miliband, a déclaré : « Great British Energy est né d’une idée simple : les Britanniques devraient posséder et bénéficier de leurs propres ressources naturelles ».

« Nous donnons aux gens un intérêt dans l’énergie propre et générons des profits pour le peuple britannique », a-t-il ajouté.

« Dans le cadre de notre Plan pour le changement, cela fera de nous une superpuissance de l’énergie propre et contribuera à réduire définitivement les factures d’énergie », a-t-il poursuivi.

Le président de Great British Energy, Juergen Maier, a déclaré dans un communiqué de presse : « Great British Energy a été créée pour garantir que les Britanniques bénéficient d’une énergie propre, sûre et produite localement ».

« Nous bénéficions désormais d’un soutien total pour développer l’entreprise, attirer des investissements et soutenir des projets d’énergie propre dans tout le pays », a-t-il ajouté.

Le communiqué de presse indique que le secrétaire à l’Énergie présentera bientôt les priorités stratégiques de Great British Energy, « y compris les technologies sur lesquelles le gouvernement s’attend à ce que l’entreprise se concentre et la manière dont elle devrait prendre en compte les avantages publics découlant des décisions d’investissement ».

Un communiqué publié sur le site Web du gouvernement britannique en mars annonçait que le « premier grand projet » de Great British Energy « consiste à installer des panneaux solaires sur les toits d’environ 200 écoles et 200 sites du NHS, économisant ainsi des centaines de millions sur leurs factures d’énergie ».

Des centaines d’écoles, de fiducies du NHS et de communautés à travers le Royaume-Uni bénéficieront de nouveaux systèmes d’énergie solaire sur les toits et de programmes renouvelables pour économiser de l’argent sur leurs factures d’énergie, grâce à un investissement total de 200 millions de livres sterling (258,6 millions de dollars) du gouvernement britannique et de Great British Energy, indique ce communiqué.

Les premiers panneaux devraient être installés dans les écoles et les hôpitaux d’ici la fin de l’été 2025, selon le communiqué de mars.

Dans un communiqué envoyé à Rigzone par DESNZ en février, l’organisation a annoncé que Dan McGrail avait été nommé directeur général par intérim de Great British Energy.

Lorsque Rigzone a demandé à DESNZ à l’époque s’il disposait d’un calendrier pour nommer un PDG permanent de Great British Energy et si McGrail pouvait devenir le PDG permanent de Great British Energy, un porte-parole de DESNZ a déclaré à Rigzone : « Dan sera en poste pendant six mois en tant que PDG par intérim avec une prolongation possible à neuf mois – pendant cette période, nous recruterons le PDG permanent pour reprendre le poste ».

Une déclaration publiée sur le site Web du gouvernement britannique le 17 janvier a annoncé que cinq administrateurs non exécutifs avaient été nommés au conseil d’administration de la start-up Great British Energy, « une nouvelle étape pour la nouvelle société énergétique publique qui possédera et investira dans des projets d’énergie propre à travers le Royaume-Uni ».    

Great British Energy déclare sur son site Internet que sa « mission est claire : alimenter la Grande-Bretagne avec une énergie propre, sûre et produite localement et devenir un leader mondial de l’énergie propre ».

« Nous investirons, développerons, construirons et exploiterons la technologie dont le Royaume-Uni a besoin pour accroître notre indépendance énergétique, et nous donnerons aux communautés un intérêt direct dans la révolution de l’énergie propre », ajoute Great British Energy sur son site.

Great British Energy indique sur son site qu’elle est une entreprise opérationnellement indépendante, détenue par le secrétaire d’État à la Sécurité énergétique et à la Zéro émission nette. Le site ajoute que « le projet de loi Great British Energy établira officiellement l’entreprise une fois adopté par le Parlement ».

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Economie

Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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