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Economie

Saudi Aramco conclut 17 accords avec de grandes entreprises américaines pour plus de 30 milliards de dollars

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Saudi Aramco a annoncé, dans un communiqué publié récemment sur son site, la signature de 17 protocoles d’accord et accords « d’une valeur totale potentielle de plus de 30 milliards de dollars » avec des « grandes » entreprises aux États-Unis.

Les accords ont été conclus par l’intermédiaire des sociétés du groupe Aramco, a précisé Aramco dans un communiqué, ajoutant que ces protocoles d’accord et accords s’appuient sur les 34 protocoles d’accord et accords annoncés avec des sociétés américaines en mai, dont Aramco a souligné qu’ils avaient une « valeur totale potentielle d’environ 90 milliards de dollars ».

Dans son communiqué, Aramco a indiqué que ses derniers protocoles d’accord et accords devraient soutenir ses objectifs de croissance stratégique tout en valorisant l’information pour ses actionnaires. L’entreprise a précisé que ces accords portent sur des collaborations et des partenariats couvrant un large éventail d’activités, notamment le gaz naturel liquéfié (GNL), les services financiers, la fabrication de matériaux de pointe et l’approvisionnement en matériaux et services. 

Aramco a souligné que ses derniers accords coïncident avec le Forum d’investissement américano-saoudien 2025 à Washington, D.C.

« Ces relations ont contribué à la première production de pétrole en Arabie saoudite, à la croissance de nos activités gazières, à l’expansion de nos opérations intégrées en aval, au développement de technologies numériques avancées, de l’IA et de la R&D, et ont favorisé la montée en compétences grâce à la formation et au perfectionnement de nombreux employés d’Aramco aux États-Unis », a-t-il ajouté.

« Nous espérons que les protocoles d’accord et les accords de plusieurs milliards de dollars annoncés aujourd’hui serviront de tremplin à de nouveaux progrès, renforçant la longue tradition de collaboration d’Aramco avec ses partenaires américains et ouvrant de nouvelles perspectives de création de valeur favorisant l’innovation et la croissance », a-t-il poursuivi.

Dans un communiqué publié sur son site en mai dernier, Aramco a annoncé la signature de 34 protocoles d’accord et accords « d’une valeur totale potentielle d’environ 90 milliards de dollars », avec des entreprises américaines « majeures », par l’intermédiaire de ses filiales du groupe Aramco.

Aramco a indiqué dans ce communiqué que les accords couvrent des collaborations et des partenariats liés à un large éventail d’activités d’Aramco, notamment le GNL, les carburants, les produits chimiques, les technologies de réduction des émissions, l’intelligence artificielle (IA) et d’autres solutions numériques, la fabrication, la gestion d’actifs, les placements de trésorerie à court terme et l’approvisionnement en matériaux, équipements et services.

Dans ce communiqué, la société a mis en avant plusieurs protocoles d’accord relatifs à l’aval du secteur. Il s’agit notamment d’un protocole d’accord avec Honeywell UOP « portant sur une licence technologique pour un projet d’aromatiques », d’un protocole d’accord avec Motiva « portant sur un projet d’aromatiques à Port Arthur, sous réserve d’une décision d’investissement finale », de protocoles d’accord avec Afton Chemical « portant sur le développement et la fourniture d’additifs chimiques pour carburants destinés aux pipelines et aux stations-service », et d’un protocole d’accord avec ExxonMobil « portant sur l’évaluation d’une importante modernisation de la raffinerie SAMREF et l’expansion du site en un complexe pétrochimique intégré de classe mondiale ».

Dans son communiqué de mai, Aramco a également mis en avant plusieurs accords en amont. Parmi ceux-ci figuraient un protocole d’accord avec Sempra Infrastructure « relatif à l’accord précédemment annoncé concernant une participation et un engagement d’enlèvement de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le projet Port Arthur LNG 2 », ainsi qu’un accord de collaboration avec Woodside Energy « visant à explorer des opportunités à l’échelle mondiale, notamment une participation et un engagement d’enlèvement de GNL provenant du projet Louisiana LNG ». Aramco a également indiqué dans ce communiqué que Woodside et Aramco « étudient les possibilités d’une collaboration potentielle dans le domaine de l’ammoniac à faible teneur en carbone ».

La liste des accords en amont mise en avant par Aramco comprenait également un accord final avec NextDecade « portant sur l’achat de 1,2 million de tonnes par an de GNL pendant 20 ans auprès du Train 4 de l’usine de GNL de Rio Grande, sous réserve de certaines conditions, notamment une décision d’investissement finale positive concernant le Train 4 ».

Le Forum d’investissement États-Unis-Arabie saoudite 2025 s’est tenu le 19 novembre au Kennedy Center à Washington. Le site web de l’événement indique que le forum 2025 « réunit des visionnaires, des dirigeants et des acteurs du changement qui façonnent l’avenir de l’investissement mondial ».

« Le Forum d’investissement américano-saoudien est bien plus qu’un événement : c’est un pont entre deux nations qui redéfinissent le sens du partenariat. Organisée à Washington, D.C., cette édition célèbre une décennie de croissance, d’innovation et de confiance partagées entre l’Arabie saoudite et les États-Unis », précise le site de l’événement.

Le président américain Donald Trump et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud (MBS) ont assisté à l’événement cette année.

Une fiche d’information publiée sur le site Web de la Maison Blanche le 18 novembre annonçait que Trump et MBS avaient « finalisé une série d’accords historiques qui approfondissent le partenariat stratégique américano-saoudien, élargissent les possibilités d’emplois américains bien rémunérés, renforcent les chaînes d’approvisionnement essentielles et consolident la stabilité régionale, tout en donnant la priorité aux travailleurs, à l’industrie et à la sécurité américains ».  

Plus tôt ce mois-ci, Aramco a annoncé ses résultats du troisième trimestre. Dans ce communiqué, la société a fait état d’un bénéfice net ajusté de 28 milliards de dollars, d’un flux de trésorerie d’exploitation de 36,1 milliards de dollars et d’un flux de trésorerie disponible de 23,6 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2025.

Cette annonce soulignait qu’au cours du trimestre correspondant de l’année précédente, le bénéfice net ajusté d’Aramco s’élevait à 27,7 milliards de dollars, son flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles à 35,2 milliards de dollars et son flux de trésorerie disponible à 22,0 milliards de dollars.

« La capacité d’Aramco à s’adapter aux nouvelles réalités du marché a une fois de plus été démontrée par nos excellents résultats du troisième trimestre », a déclaré Nasser dans ce communiqué.

« Nous avons augmenté notre production à un coût supplémentaire minimal et avons fourni de manière fiable le pétrole, le gaz et les produits associés dont nos clients ont besoin, ce qui a permis d’obtenir de solides résultats financiers et une croissance des bénéfices trimestriels », a-t-il ajouté.

Dans son communiqué, la société a révélé que ses nouveaux protocoles d’entente et accords comprennent un protocole d’entente sur le GNL avec MidOcean Energy « relatif à un investissement potentiel dans le projet de gaz naturel liquéfié de Lake Charles » et un accord sur le GNL avec Commonwealth LNG « relatif à un projet de liquéfaction situé en Louisiane, aux États-Unis, et à l’achat potentiel de GNL et de gaz par Aramco Trading ».

Dans un sous-titre intitulé « Acquisition de matériaux et de services », Aramco a mis en avant plusieurs contrats et accords « témoignant de relations avec des fournisseurs américains stratégiques ». Parmi les entreprises citées figuraient SLB, Baker Hughes, McDermott, Halliburton, NESR, KBR, Flowserve, NOV, Worley et Fluor.  

« Depuis les années 1930, les entreprises américaines ont joué un rôle majeur dans le succès de l’entreprise », a déclaré Amin H. Nasser, président et chef de la direction d’Aramco, dans un communiqué.

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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