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Economie

Niger-Education : inauguration du Campus universitaire King Abdullah bin Abdulaziz Al Saud de Niamey

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Le Président de la République du Niger, S.E. Mahamadou Issoufou, a officiellement inauguré le Campus de l’Université King Abdullah bin Abdulaziz Al Saud du Niger, un projet waqf (dotation) financé par le programme King Abdullah Fael Khair dont les ressources sont administrées par la Banque islamique de développement (BID).

Participant à la cérémonie à l’invitation spéciale du Président de la République du Niger, le Président de la BID, Dr Bandar Hajjar, qui était un orateur principal lors de l’événement du 29 mars 2021, a évoqué l’importance du projet en déclarant qu’il répond aux besoins de la communauté de la République du Niger et des pays voisins dont les services éducatifs et les indices sociaux sont déjà faibles.

« Ce nouveau campus permet au complexe universitaire de Niamey d’augmenter sa capacité d’admission des étudiants et contribue grandement à préserver les valeurs, ainsi que les normes académiques mondiales», a déclaré le président de la BID à l’auditoire composé de de S.E. Yousef Al-Othaimeen, Secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique, (OCI), de l’Ambassadeur de l’Arabie saoudite au Niger,  S.E. Saud Abdulaziz Al-Dayel, et de représentants du gouvernement et de diplomates du Niger et des pays membres de l’OCI, ainsi que des hauts fonctionnaires du Programme du Roi Abdallah bin Abdulaziz pour les œuvres caritatives (KAAP).

La Banque islamique de développement s’est vu confier la supervision et la mise en œuvre des nouvelles installations en pleine coordination avec l’Université et a veillé à ce que le campus soit conçu conformément aux normes internationales modernes et équipé des dernières technologies.

Ce nouveau campus académique est en effet doté d’une centrale solaire qui fournit aux installations l’énergie nécessaire à leur fonctionnement, réduisant ainsi les factures mensuelles d’électricité et maintenant un concept de construction presque écologique.

Dr Hajjar a également saisi cette occasion pour féliciter le Président Mahamadou Issoufou, ainsi que le gouvernement et le peuple du Niger pour les progrès socio-économiques réalisés au cours de la dernière décennie.

«L’impressionnante croissance économique du Niger est le résultat d’un leadership engagé, de sa position en faveur des pauvres et de ses politiques de transformation», a-t-il déclaré, tout en exprimant sa gratitude au Royaume d’Arabie saoudite pour son soutien et son engagement envers le programme du Roi Abdallah Fael Khair, qui vise à aider les communautés les moins privilégiées du monde à travers les fonds et programmes gérés par la Banque islamique de développement, tels que le Fonds de solidarité islamique pour le développement, les Fonds Quds et Al-Aqsa, le Fonds pour les moyens de subsistance et la vie, en plus du Programme du roi Abdallah pour les œuvres caritatives.

A l’issue de la cérémonie, SE Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, a décoré le Président de la BID, Dr Bandar Hajjar, de la plus haute distinction du pays, en reconnaissance de son soutien au développement socio-économique de la République du Niger

Au cours de sa visite officielle en République du Niger, le Dr Bandar Hajjar, tient également des discussions et signe des accords avec le ministre du Plan, qui est également le gouverneur de la BID pour le Niger.

Le complexe universitaire pour filles de Niamey, inauguré aujourd’hui, est le campus féminin de l’Université islamique du Niger, une université qui appartient à l’OCI et qui abrite actuellement plus de 3300 étudiants de 23 pays membres de l’OCI du continent africain (certains venant du Tchad , Nigéria et îles Comores).

Il abrite actuellement cinq facultés de différentes spécialités et aspire à devenir l’une des principales institutions de recherche et d’enseignement répondant aux besoins des populations d’Afrique de l’Ouest et du monde musulman, en général, en promouvant une nouvelle génération d’étudiants musulmans, techniquement et moralement équipés pour affronter les défis du monde.

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Economie

Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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