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Economie

Glossaire-Gestion des Finances : Arrivez-vous à dépenser intelligemment ?

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Savoir dépenser intelligemment vous permet d’avoir une meilleure gestion de vos finances. Cela ne veut pas dire pour autant que vous devez vous empêcher de vivre, il suffit de trouver le juste milieu. Fatou Ndour, Coach en gestion Financière et en organisation vous donne des tuyaux.

Aujourd’hui, le monde a beaucoup évolué, transformé par la révolution numérique, la tentation est présente partout. L’Homme doit, de ce fait s’adapter pour mieux gérer sa vie. Et quand on évoque le mot « gestion », on ne peut que faire allusion aux finances et, qui parle de finances inclût dépenses.

Il peut sembler parfois difficile de trouver l’équilibre entre ses finances et sa vie. Nous sommes à l’ère de la surconsommation, nous sommes abonnées à plusieurs sites marchands, nous passons beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, nous faisons des achats souvent incontrôlables, et arrivés à la fin du mois, on se demande bien ce que nous avons pu faire avec cet argent.

Apprendre à investir son argent et son temps dans les moments qui améliorent notre qualité de vie, c’est avoir une meilleure gestion de ses finances. Coach Fatou Ndour vous propose quelques idées pour dépenser intelligemment votre argent et réussir enfin à faire des économies.

1 – Fixez-vous un budget dès le départ

Fixer vous un montant à ne pas dépasser, donner une valeur et un prix à l’objet convoité. Soyez réaliste et honnête avec vous-même. Évaluez ce que vous pouvez vous permettre et faites-vous la promesse de ne pas dépenser au-delà.

2 – Planifiez votre achat

Faites un premier repérage dans les magasins ou sur internet en constituant votre panier sans le valider. Notez les prix des articles dont vous avez besoin et n’achetez rien (pour le moment).

De retour à la maison, ou après un moment de réflexion, décidez des produits que vous voulez acheter lors de votre deuxième visite et donnez-vous une échéance pour faire l’achat. Pendant cette période, mettez en place un plan d’épargne pour cet achat.

3 – Donnez-vous le temps de réfléchir avant tout achat

Avez-vous l’intention d’acheter une nouvelle voiture ? Votre choix va alors aller sur la marque, la gamme, les caractéristiques techniques de cette dernière. Cependant, il est judicieux de vous demander si cet achat est nécessaire actuellement. Je vous suggère de prendre le temps de réfléchir (une semaine, un mois) avant d’effectuer cet achat. Vous pouvez créer dans votre téléphone ou dans un agenda basique, la liste de vos envies et les planifier pour le mois suivant, et vous patientez. Si au bout de ce temps d’attente et de réflexion, l’envie est passée, c’est que vous n’avez pas besoin d’effectuer cet achat. Épargnez alors cet argent pour un besoin nécessaire et plus important.

Quand vous différez votre achat de 30 jours, souvent l’envie d’avoir l’objet convoité vous passe. Si cette dernière est toujours là après les 30 jours, cela veut dire que vous voulez vraiment cet objet.

4 – N’achetez pas du passif à crédit

Un passif est un élément qui coute de l’argent et perd sa valeur dans le temps. Il est aussi un élément d’ajout des frais supplémentaires, lorsque vous achetez un bien ou service à crédit cet acte n’est pas avantageux, car le crédit engendre aussi des intérêts à payer et le budget des mois à venir est complètement bouleversé.

Donc vous conviendrez avec moi que l’achat d’un passif n’est pas très avantageux. Mais en plus si vous le faites grâce à un crédit, cela devient catastrophique. Résultat : votre passif acheté ne vous rapportera rien, et peut vous faire dépenser plus.

5 – Comparez vos revenus et le cout de la dépense

Accepteriez-vous d’acheter un téléphone ou autres bien équivalent à un mois de salaire ? Bien sûr que NON ! Calculez la dépense en termes de jours travaillés et demandez-vous si ça vaut le coup. Vous devriez souvent vous poser cette question, lorsque vous voulez vous permettre certains achats. En effet, elle vous aidera à discipliner vos dépenses, à améliorer votre pensée sur les dépenses impulsives ou non planifiées.

6 – Trouvez l’équilibre entre vos besoins et vos désirs

Dans notre société de consommation, chacun de nous avons des besoins fondamentaux, les satisfaire donne un sens et du plaisir à l’existence.

Un besoin est une exigence de la vie : se nourrir, se vêtir… Mais aussi être accepté dans la société, avoir une bonne estime de soi.

Combler un besoin, exige à la fois des solutions fonctionnelles basiques et plus élaborées. Les besoins disparaissent dès qu’ils sont satisfaits. S’ils restent insatisfaits, ils peuvent causer une dépression. Dans un budget, les besoins font partie des charges contraintes : nourriture, logement, électricité, eau, vêtement… ces charges doivent absolument être couvertes par les revenus, avant même de penser au désir.

Le désir est un appel intérieur qui demande d’atteindre quelque chose que nous n’avons pas, non nécessaire à notre survie, mais qui nous apportera du plaisir et des émotions.

Cela peut être une chose simple vue dans une devanture, une vitrine de magasin (un gâteau, un objet de décoration, un week-end sur une île…). Vous en avez le désir et vous pensez que cela vous donnera du plaisir.

Faites attention aux faux besoins. Les publicitaires adorent entretenir la confusion entre besoin et désir, en utilisant des termes suivants : ce qu’il vous faut absolument, les indispensables pour les fêtes…, autant de tournures qui cherchent à déguiser des désirs en besoin. Cette tournure empêche d’atteindre les priorités. Cependant, il faut vraiment savoir faire la différence.

Si le désir est incité par un message commercial, on vous invite à un achat d’impulsion. Sachez reconnaître vos achats d’impulsion, car ils n’apportent pas toujours un plaisir durable.

Il existe aussi les achats compulsifs. Leur fondement est interne ; c’est une envie de compenser un manque affectif, de célébrer une victoire. On est alors à la recherche d’un certain plaisir sans trop savoir comment l’atteindre, et nous espérons qu’un achat comblera ce désir.

Trouvez l’équilibre pour reconnaitre ses comportements afin de résister aux promotions. Ces désirs peuvent souvent être détournés sur des achats onéreux.

Déterminez les dépenses les plus satisfaisantes, cela peut être des sorties pour certains, du shoping pour d’autres et privilégiez les dépenses qui vont satisfaire vos vrais besoins

7 – Ayez des loisirs gratuits

Des loisirs gratuits (promenade, pique-nique, visite à la famille ou amis…) vous permettent de passer un temps de qualité. Les dépenses ne sont pas du tout chères et vous profitez non seulement d’un temps de qualité, mais aussi de la qualité des personnes.

Très souvent les choses les plus simples sont les meilleures.

8 – Privilégiez la qualité à la quantité

Vous direz surement que la qualité coute cher ? Oui, c’est vrai. Mais la qualité est durable dans le temps.

Privilégier la qualité est un gage financier pour le futur, cela vous permet d’économiser sur le long terme.

9 – N’achetez pas pour le regard des autres

Tout achat fait doit être pour votre propre plaisir. En effet, vous vivez d’abord pour vous-même. Le regard des autres n’a de sens que lorsqu’ils vous encouragent à faire des achats raisonnables, mais ce qui est important est le fait que vous achetez pour vous-même et non pour l’opinion publique.

10 – Consommez local

La consommation totale africaine (produits alimentaires, textiles, produits ménagers…) est en grande partie importée. L’Afrique et sa jeune population regorgent d’un ensemble de potentialité qui doit être connue et assistée.

Non seulement la qualité des produits locaux sont plus facilement contrôlables, mais aussi en consommant local, vous participer à la croissance économique de votre pays, mais aussi à protéger l’environnement

Consommer des produits locaux, c’est également soutenir l’économie locale en permettant une meilleure rémunération des producteurs et créateurs autour de nous. Par ailleurs, consommer local, c’est aussi retrouver le plaisir du commerce de proximité et donc du contact humain. C’est également un bon moyen de préserver les savoir-faire des artisans et producteurs qui participent au rayonnement culturel du territoire et à la fierté des habitants.

Enfin, les produits locaux ne sont pas toujours plus chers qu’en grandes surfaces même si la qualité a évidemment un prix.

Dépenser intelligemment implique avant tout de mettre de l’argent de côté pour ces plaisirs de qualité qui améliorent vraiment votre bonheur et vous permette de vivre des expériences, plutôt que de posséder des objets, par exemple sortir avec votre famille, prendre soin de vous ou faire des dons de bienfaisance vous apportera surement plus de satisfaction.

Fatou Ndour

Coach en gestion Financière et en organisation

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Economie

Comment la crise des ventes de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana a-t-elle éclaté ?

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Les producteurs de la moitié du cacao mondial – la Côte d’Ivoire et le Ghana – ont eu du mal à vendre leurs fèves et à payer les agriculteurs cette année en raison des récoltes mondiales abondantes, de la baisse des prix du cacao et de la diminution de la demande de cet ingrédient de la part des chocolatiers.

Pourquoi ces deux pays ont-ils obtenu des résultats inférieurs à ceux de leurs concurrents et que font-ils pour remédier au problème ?

COMMENT EN SOMMES-NOUS ARRIVÉS LÀ ?

Le cacao ne fait pas l’objet d’un commerce libre en Côte d’Ivoire et au Ghana.En réalité, les organismes de réglementation du cacao des deux pays, nommés par le gouvernement, vendent environ 80 % de leurs fèves à des négociants internationaux un an à l’avance et, sur la base de ces ventes, fixent un prix pour les agriculteurs au début de la saison en octobre.

Les agriculteurs vendent ensuite leurs fèves à des collecteurs locaux à ce prix, et ces derniers les revendent à des acheteurs agréés. Après réception du cacao, ces acheteurs agréés le vendent soit directement à des négociants internationaux, soit à des négociants locaux qui le revendent ensuite à des négociants internationaux.

Le prix fixe fixé pour les agriculteurs en octobre couvre généralement la récolte principale d’octobre à mars, car les organismes de réglementation du cacao des pays ont tendance à ajuster le prix pour les agriculteurs pour la récolte intermédiaire d’avril à septembre, considérée comme étant de qualité inférieure. En octobre dernier, la Côte d’Ivoire a fixé le prix de sa principale récolte à environ 5 000 dollars la tonne métrique, tandis que le Ghana l’a fixé à près de 5 300 dollars la tonne métrique.

Les cours mondiaux du cacao à terme ont chuté à environ 3 100 dollars la tonne, ayant perdu la moitié de leur valeur rien que cette année.Pour les négociants mondiaux de cacao, la chute des prix a eu pour conséquence immédiate de lourdes pertes s’ils achetaient des fèves ivoiriennes et ghanéennes pour les revendre aux prix du marché à terme. De ce fait, ils ont pour la plupart cessé d’en acheter.Des agriculteurs ghanéens ont déclaré le mois dernier n’avoir pas été payés pour leurs fèves de cacao depuis novembre, tandis que des sources du secteur ont indiqué à Reuters que la situation était similaire pour les agriculteurs ivoiriens. Elles ont également constaté une accumulation importante de stocks de cacao invendus en Côte d’Ivoire.

QUELLES SONT LES MESURES PRIVILÉGIÉES JUSQU’À PRÉSENT PAR LA CÔTE D’IVOIRE ET LE GHANA EN RÉPONSE ?

Pour tenter de fournir de l’argent aux agriculteurs, le gouvernement ivoirien a lancé à la fin du mois dernier un programme visant à acheter 100 000 tonnes de stocks de cacao invendus de la principale récolte aux agriculteurs, pour un montant d’un demi-milliard de dollars.

Au Ghana, l’organisme de réglementation du cacao a réduit le 12 février de près d’un tiers, pour atteindre environ 3 580 dollars la tonne, après que l’on a estimé que le pays disposait d’environ 50 000 tonnes de stocks de cacao invendus.

La Côte d’Ivoire prévoit également, à compter du 1er mars, de baisser d’environ un tiers son prix fixe aux agriculteurs dans l’espoir d’inciter les vendeurs à vendre aux négociants internationaux, ont indiqué des sources à Reuters.Le gouvernement a annoncé en début de semaine qu’il dévoilerait un nouveau prix pour les agriculteurs d’ici la fin février, soit un mois plus tôt que d’habitude.

POURQUOI LES PRIX MONDIAUX DU CACAO ONT-ILS CHUTTÉ ?

Après avoir presque triplé pour atteindre des niveaux records en 2024, les prix mondiaux du cacao ont depuis perdu environ les trois quarts de leur valeur.

Cette chute est due en partie à la baisse de la demande, les prix élevés ayant incité les chocolatiers à réduire la taille des tablettes, à augmenter la quantité d’additifs autres que le cacao, tels que des gaufrettes ou des noix, et à remplacer des produits comme le beurre de cacao par d’autres matières grasses.

Dans le même temps, des conditions météorologiques favorables ont permis d’obtenir des récoltes plus abondantes et plus saines, ce qui devrait permettre au marché mondial d’enregistrer un excédent d’environ 300 000 à 400 000 tonnes cette saison, selon les négociants internationaux.

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Economie

APE SN 01-2026 : un test de crédibilité macroéconomique pour le Sénégal

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Le Sénégal effectue son retour sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avec un emprunt obligataire par appel public à l’épargne (APE) d’un montant de 200 milliards de FCFA.

L’opération est structurée par la SGI Invictus Capital & Finance (ICF), désignée arrangeur et chef de file. La souscription est ouverte du 26 février au 19 mars 2026.

Cette émission intervient dans un contexte budgétaire délicat, marqué par des tensions sur les finances publiques et par une attention accrue portée à la soutenabilité de la dette. Elle s’inscrit ainsi au cœur des arbitrages économiques actuels, entre mobilisation de ressources pour financer les priorités de l’État et nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques.

Au-delà de la levée de fonds, cette émission constitue un indicateur clé : elle permettra d’évaluer l’appétit des investisseurs régionaux pour la signature souveraine sénégalaise dans un environnement de taux devenu plus exigeant qu’il y a cinq ans.

Une structure calibrée

L’opération est structurée en quatre tranches :

40 milliards FCFA sur 3 ans à 6,40 %

75 milliards FCFA sur 5 ans à 6,60 %

50 milliards FCFA sur 7 ans à 6,75 %

35 milliards FCFA sur 10 ans à 6,95 %

La progression des taux selon la maturité reflète la prime de risque temporelle classique, mais également un contexte monétaire régional marqué par un resserrement progressif des conditions de liquidité. Les rendements proposés demeurent compétitifs dans l’environnement actuel du marché régional, caractérisé par une hausse graduelle des taux ces dernières années.

La tranche à 10 ans, rémunérée à 6,95 %, sera particulièrement scrutée. Elle permettra d’apprécier la capacité du Trésor à allonger la maturité moyenne de sa dette tout en maîtrisant son coût.

L’opération mobilise un large syndicat de placement couvrant l’ensemble de l’espace UEMOA, illustrant l’intégration croissante du marché financier régional et la capacité des États à s’appuyer sur une intermédiation transfrontalière structurée.

Un test de confiance en 2026

L’émission de 200 milliards FCFA envoie un double signal. D’une part, elle confirme la volonté de l’État de consolider son accès au financement domestique. D’autre part, elle fait office de baromètre de confiance quant à la gestion macroéconomique actuelle.

Une souscription largement couverte conforterait la perception d’une signature souveraine robuste. À l’inverse, une couverture plus mesurée ou une concentration excessive sur les maturités courtes pourrait traduire une préférence accrue des investisseurs pour la prudence.

Entre ambition et discipline

Le Sénégal demeure une économie structurante en Afrique de l’Ouest, portée par des perspectives liées à l’exploitation des ressources énergétiques et à la transformation progressive de son appareil productif. Toutefois, la conjoncture actuelle impose un équilibre délicat : financer le développement sans accroître excessivement la charge de la dette.

L’APE SN 01-2026 ne constitue donc pas seulement une opération financière. Il s’agit d’un exercice de crédibilité macroéconomique, observé avec attention par les marchés régionaux.

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Economie

Egypte : 2,3 milliards de dollars du FMI pour financer l’Economie

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Le Conseil d’administration du FMI valide de nouveaux décaissements au titre des programmes EFF et RSF, saluant les progrès macroéconomiques tout en appelant à accélérer les réformes structurelles.

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les cinquième et sixième examens du programme économique de l’Égypte soutenu par la Facilité élargie de crédit (EFF), ainsi que le premier examen au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (RSF).

Cette décision permet aux autorités égyptiennes de mobiliser immédiatement environ 2,3 milliards de dollars, dont 2 milliards au titre de l’EFF et 273 millions dans le cadre du RSF. Le programme EFF, approuvé le 16 décembre 2022 pour une durée de 46 mois, a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2026.

Selon le FMI, la situation macroéconomique de l’Égypte s’est sensiblement améliorée grâce à des politiques monétaires et budgétaires restrictives et à une plus grande flexibilité du taux de change. La croissance du PIB réel a atteint 4,4 % au cours de l’exercice 2024/25, tandis que l’inflation a reculé à 11,9 % en janvier 2026.

Le déficit du compte courant s’est réduit à 4,2 % du PIB, soutenu par la vigueur des transferts de fonds et des recettes touristiques. Les réserves internationales brutes sont passées de 54,9 milliards de dollars en décembre 2024 à 59,2 milliards de dollars en décembre 2025.

Le Fonds souligne également une amélioration des résultats budgétaires, portée par une hausse des recettes fiscales et une modération des investissements publics.

Toutefois, le solde primaire est resté inférieur aux objectifs du programme, en raison notamment de retards dans les cessions d’actifs prévues. Le niveau élevé de la dette publique et les besoins de financement brut continuent de peser sur les marges budgétaires.

Sur le plan structurel, les progrès sont jugés inégaux. Le FMI insiste sur la nécessité d’accélérer le désengagement de l’État dans les secteurs non stratégiques et de renforcer la concurrence afin de favoriser un modèle de croissance davantage tiré par le secteur privé. Le maintien d’un régime de change flexible, la poursuite de la désinflation, l’élargissement de l’assiette fiscale et la mise en œuvre d’une stratégie globale de gestion de la dette figurent parmi les priorités.

Le programme soutenu par la RSF avance parallèlement, notamment dans le domaine climatique. Les autorités ont publié un calendrier de mise en œuvre des objectifs en matière d’énergies renouvelables et adopté une directive obligeant les banques à déclarer leur exposition aux risques liés à la transition climatique.

Malgré ces avancées, le FMI prévient que les risques demeurent élevés, liés aux tensions géopolitiques régionales et au durcissement des conditions financières mondiales, appelant à une poursuite résolue des réformes pour consolider une croissance durable et inclusive.

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