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Mémorandum d’entente entre Algeria venture et la société suisse Roche Algérie

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L’accélérateur public de start-up Algeria venture et la société suisse spécialisée dans le diagnostic et la biotechnologie Roche Algérie ont signé, mercredi à Alger, un mémorandum d’entente en vue de soutenir les start-ups algériennes activant dans le secteur de la santé et des technologies médicales.

Cet accord a été paraphé par Sid Ali Zerrouki directeur général d’Algeria Venture, et du côté de la société suisse le directeur général de Roche Algérie Khalil Kadaoui, en présence du ministre de l’Economie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises Yacine El Mahdi Oualid.

Il s’agit pour les deux parties a travers ce partenariat de soutenir et d’encadrer les startups opérant dans le domaine de la santé en leur fournissant l’accès aux ressources, à l’expertise et aux réseaux nécessaires à leur croissance, a-t-on expliqué lors de la cérémonie de signature.

L’objectif est d’accélérer le développement et l’adoption de solutions novatrices proposées par les startups algériennes, améliorant ainsi la vie des patients et la prestation de soins de santé en Algérie, affirme Roche Algérie dans un communiqué remis à la presse en marge de la signature de l’accord.

Dans une allocution prononcée a cette occasion, M. Oualid a souligné que cette coopération entre Algeria venture et « l’un des géants de la biotechnologie dans le monde » s’inscrit dans le cadre de l’innovation ouverte « open innovation » et permet de mettre en place de nouvelles passerelles dans la coopération bilatérale algéro-suisse.

C’est aussi un accord qui entre dans le cadre des mesures mises en place par les pouvoirs publics en vue de soutenir l’innovation et l’entrepreneuriat, surtout celles contenues dans la loi de finances 2024, a-t-il ajouté.

Pour sa part, M. Zerrouki a mis l’accent sur l’importance de ce mémorandum d’entente qui confirme l’engagement de Algeria venture envers l’accompagnement et l’appui des startups algériennes et des porteurs de projets innovants en Algérie dans le sillage de l’amélioration de l’écosystème national de l’entrepreneuriat.

Selon lui, sur la quarantaine de domaines dans lesquels opèrent les startups et les entrepreneurs en Algérie, il existe dix domaines qui relèvent des technologies médicales, objet de cet accord.

De son côté, le directeur général de Roche Algérie a assuré que ce mémorandum d’entente permettra aux startups algériennes qui seront retenues d’apporter des solutions aux problématiques nationales voire mondiales liées à la santé et posées par la société Roche.

« Ce partenariat consiste à soutenir les startups pour mettre leurs idées en pratique pour qu’elles puissent répondre aux besoins des malades notamment dans les domaines thérapeutiques dont Roche a une expertise », citant en ce sens la cancérologie, certaines maladies rares et bientôt l’ophtalmologie, a précisé M. Kadaoui.

A ce titre, Roche Algérie « jouera le rôle de catalyseur pour les startups ayant des solutions et qui pourraient bénéficier d’un soutien financier, ou de mise en réseau avec les experts de Roche en Algérie et à l’étranger », a-t-il fait savoir.

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Yémen : un pétrolier signale plusieurs explosions au large du détroit de Bab el-Mandeb

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Un pétrolier a signalé plusieurs explosions à proximité immédiate de son navire alors qu’il naviguait à environ 60 milles nautiques au sud d’Al Mukha, sur la côte ouest du Yémen, à proximité du détroit stratégique de Bab el-Mandeb.

L’incident a été signalé à l’UK Maritime Trade Operations, l’organisme britannique chargé de recueillir les alertes relatives à la sécurité du trafic maritime dans la région.

Selon les premières informations communiquées, le responsable de la sécurité de la compagnie exploitant le navire a confirmé que plusieurs explosions avaient été entendues ou observées à proximité du pétrolier.

Aucun dégât ni blessé n’a, pour l’heure, été signalé à bord du navire. Les circonstances exactes de ces explosions et leur origine restent à déterminer.

Le secteur de Bab el-Mandeb constitue l’une des principales voies maritimes reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. Il est régulièrement placé sous haute surveillance en raison des risques sécuritaires qui affectent la navigation commerciale dans cette zone.

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Le Cameroun veut durcir les importations de bouteilles de gaz

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Dans le projet de loi de finances 2026 soumis à l’examen des parlementaires, le gouvernement camerounais prévoit de durcir le régime applicable aux importations de bouteilles de gaz domestique vides, afin de favoriser les achats auprès des producteurs locaux. 

« Les bouteilles de gaz domestiques vides importées sont soumises au droit d’accises ad valorem au taux de 12,5 % », précise le texte transmis à l’Assemblée nationale le 26 novembre 2025.

Selon investir au Cameroun, si elle est adoptée en l’état, cette disposition renchérira mécaniquement le coût des importations et devrait décourager les distributeurs de recourir au marché extérieur. Les industriels locaux seraient alors en position de capter un chiffre d’affaires annuel estimé à environ 8 milliards de FCFA. Selon des sources autorisées, ce montant correspond à la valeur des importations de bouteilles de gaz vides réalisées chaque année par les distributeurs, avant l’installation des premières unités de production au Cameroun.

Jusqu’en 2021, les bouteilles de gaz domestique utilisées dans le pays étaient intégralement importées. À partir de 2022, Prometal Groupe, leader de la transformation de l’acier en Afrique centrale, a mis sur le marché les premières bouteilles de gaz domestique « made in Cameroun », issues de son usine implantée dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Cet investissement, estimé à 12 milliards de FCFA, s’accompagne d’une capacité de production de 600 000 bouteilles par an. Une fois satisfaite la demande nationale, qui oscille officiellement entre 450 000 et 500 000 bouteilles, l’unité affiche un potentiel d’exportation annuel d’au moins 100 000 bouteilles.

Import-substitution : une filière locale encore en montée en puissance

À côté de l’usine de Prometal Groupe, une autre unité de production chinoise se serait également implantée dans la zone industrielle de Bonabéri, à Douala, selon des sources autorisées. Début 2022, l’Agence de promotion des investissements (API) a par ailleurs signé avec la société Africa Cylinder Company Sarl une convention portant sur la construction, à Douala, d’une unité de production de bouteilles de gaz domestique et industriel, pour un montant de 4 milliards de FCFA. Aucune information n’a toutefois filtré depuis sur l’avancement de ce projet.

En 2021, la société Akeno SA avait annoncé l’arrivée sur le marché local des premières bouteilles de gaz domestique translucides, fabriquées dans son usine dont la construction a débuté en 2018 dans la banlieue de Yaoundé, la capitale. L’entreprise s’était engagée sur une capacité annuelle de 350 000 bouteilles. Quatre ans plus tard, ces volumes annoncés ne sont toujours pas visibles dans les points de distribution du gaz domestique à travers le pays.

Malgré ces trajectoires contrastées, l’option retenue par le gouvernement de durcir les importations de bouteilles de gaz s’inscrit clairement dans la stratégie d’import-substitution mise en œuvre depuis quelques années au Cameroun. Cette politique vise à réduire les achats à l’étranger en soutenant la montée en capacité de la production locale, via des mesures réglementaires et fiscales ciblées.

Les effets attendus sont multiples : création de valeur ajoutée et d’emplois à travers une offensive industrielle, réduction du déficit commercial, augmentation des recettes fiscales pour le Trésor public et ouverture de débouchés extérieurs grâce aux exportations.

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Libéria: 7,41 millions de dollars pour la mise en place d’une centrale hydroélectrique

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Réuni mercredi à Abidjan, le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a donné son feu vert à l’octroi d’un financement additionnel de 7,41 millions de dollars destiné à finaliser le projet d’énergies renouvelables pour l’électrification du Liberia.

Le Fonds africain de développement constitue la fenêtre de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement.

Ce nouvel appui permettra de couvrir les dépassements de coûts liés à la construction de la centrale hydroélectrique et de ses infrastructures, ainsi que ceux engendrés par la gestion du projet en raison de retards dans son exécution. Il financera également plusieurs activités jusque-là insuffisamment dotées, notamment la mise en œuvre du Plan d’action pour l’égalité des sexes.

Cette enveloppe doit contribuer à atteindre les principaux objectifs du programme : achever la centrale hydroélectrique, l’intégrer au réseau et appliquer l’ensemble des mesures de sauvegarde prévues.

L’initiative, lancée conjointement par le gouvernement libérien et la Banque africaine de développement, avait été approuvée le 31 octobre 2019. Les accords de financement ont été signés le 29 janvier 2020 et la mise en œuvre du projet a démarré en mars 2021.

Au cœur du programme figure la construction d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau, d’une capacité de 9,34 mégawatts — soit 56,5 gigawattheures produits annuellement — sur le site des chutes de Gbedin, dans le comté de Nimba. L’installation sera reliée à une ligne d’évacuation de 8 km à 33 kilovolts, à deux postes de transformation ainsi qu’à une ligne de transport transfrontalière.

Le projet comprend également l’aménagement d’une route d’accès permanente de 15 km et d’une voie temporaire de 8 km. Il prévoit par ailleurs l’installation de 50 km de lignes de distribution 33/0,4 kilovolts et le raccordement de 6 650 ménages des comtés de Nimba et de Bong. Une fois opérationnelle, la centrale devrait augmenter de 56,5 gigawattheures par an la production nationale d’électricité, soit environ 6,9 % de l’offre totale du pays. Elle permettra également à près de 60 000 personnes jusque-là non desservies d’accéder au réseau, dont 6 500 seront directement connectées.

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