Société
Sénégal : L’ouverture des préinscription pour le Hajj 205 prévue le 24 décembre 2024
D’après Abou Horaïra, le Prophète PSL a dit : « La foi compte soixante et quelques branches et la pudeur (ou la réserve) en est l’une d’elles. »
La Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam a annoncé l’ouverture des préinscriptions pour le Hajj 2025, à compter du 24 décembre prochain. Cette étape clé marque le début des démarches administratives pour les fidèles sénégalais souhaitant accomplir ce cinquième pilier de l’Islam.
Dans un communiqué officiel, la Délégation précise que les préinscriptions se feront exclusivement auprès de la Banque Islamique du Sénégal (BIS), disponible sur l’ensemble du territoire national. Les candidats au Hajj devront effectuer un versement provisoire de 4 millions de francs CFA, en attendant la confirmation du tarif définitif qui sera fixé dans les semaines à venir.
Cette procédure vise à simplifier les formalités et à garantir une organisation optimale pour le départ des pèlerins. La Délégation générale au Pèlerinage rappelle l’importance pour les candidats de respecter les délais et de fournir les documents nécessaires afin de faciliter le traitement des dossiers.
Le Hajj constitue une démarche spirituelle majeure pour des milliers de musulmans à travers le monde. Au-delà de l’aspect religieux, son organisation exige une logistique rigoureuse.
Le montant provisoire demandé permettra de réserver les places tout en attendant la confirmation du tarif officiel. Ce dernier prendra en compte les frais de transport, d’hébergement, et les autres coûts liés au séjour des pèlerins dans les Lieux Saints de l’Islam.
La Délégation exhorte les futurs pèlerins à entamer les démarches dès l’ouverture des préinscriptions afin d’éviter les désagréments liés aux délais serrés. Elle recommande également de s’assurer de la validité des documents de voyage, tels que les passeports et certificats médicaux, nécessaires pour le pèlerinage.
Société
Sénégal : l’écrivain Cheikh Hamidou Kane, auteur de « L’Aventure ambiguë », est mort à 98 ans
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Le Sénégal perd l’une de ses grandes figures intellectuelles. L’écrivain et ancien ministre Cheikh Hamidou Kane est décédé samedi soir à Dakar, à l’âge de 98 ans. Auteur de « L’Aventure ambiguë », publié en 1961 et devenu un classique de la littérature africaine, il laisse derrière lui une œuvre majeure consacrée notamment aux rapports entre tradition, modernité, identité et ouverture au monde.
Le Sénégal est en deuil. L’écrivain, haut fonctionnaire et ancien ministre Cheikh Hamidou Kane est décédé samedi 3 octobre au soir à Dakar, à l’âge de 98 ans. Sa disparition a été annoncée par plusieurs sources, dont le président de la République Bassirou Diomaye Faye.
Né le 2 avril 1928 à Matam, dans le nord-est du Sénégal, Cheikh Hamidou Kane a grandi entre l’enseignement coranique et l’école française. Cette double formation a profondément marqué son parcours intellectuel et son œuvre littéraire. Il poursuit ensuite ses études à Dakar puis à Paris, où il obtient notamment des diplômes en droit et en philosophie.
« L’Aventure ambiguë », une œuvre majeure
Cheikh Hamidou Kane doit surtout sa renommée internationale à « L’Aventure ambiguë », publié en 1961. Le roman raconte le parcours de Samba Diallo, un jeune homme issu du pays des Diallobé, confronté à deux systèmes de formation et de pensée : l’enseignement coranique traditionnel et l’école occidentale.
À travers cette histoire, l’auteur explore les questions d’identité, de culture, de foi et de rapport au savoir. Le livre reçoit en 1962 le Grand Prix littéraire d’Afrique noire et est depuis devenu un classique de la littérature africaine. Il a été traduit dans plus d’une quarantaine de langues et continue d’être étudié dans de nombreux établissements scolaires et universitaires.
Un écrivain également au service de l’État
Cheikh Hamidou Kane n’a pas consacré sa vie uniquement à la littérature. Haut fonctionnaire, il a notamment été gouverneur de Thiès et a occupé plusieurs fonctions ministérielles sous la présidence de Léopold Sédar Senghor.
Il a également exercé des responsabilités internationales, notamment au sein de l’UNICEF. Plus tard, il retrouve le gouvernement sénégalais, où il est notamment chargé du Développement industriel et de l’Artisanat, puis du Plan et de la Coopération.
Son œuvre littéraire compte également « Les Gardiens du Temple », publié en 1995, son deuxième grand roman.
Bassirou Diomaye Faye rend hommage à « une grande figure »
Après l’annonce de sa disparition, le président Bassirou Diomaye Faye a salué la mémoire de l’écrivain. Il a notamment souligné le rôle de « L’Aventure ambiguë » dans la réflexion de plusieurs générations d’Africains sur la manière de s’ouvrir au savoir du monde tout en préservant son identité.
Le chef de l’État a également rappelé l’engagement de Cheikh Hamidou Kane au service du Sénégal et estimé que son œuvre appartient désormais « au patrimoine de notre Nation et de toute l’Afrique ».
Avec la disparition de Cheikh Hamidou Kane, le Sénégal et l’Afrique perdent ainsi une figure majeure des lettres francophones. Son œuvre, notamment « L’Aventure ambiguë », continue toutefois de porter une réflexion toujours actuelle sur la rencontre entre les cultures, la transmission du savoir et la préservation de l’identité.
Société
Sénégal : Commémoration du 81e anniversaire du massacre de Thiaroye
« Une expérience est humaine si elle se partage au-delà des frontières de nos identités ». Souleymane Bachir Diagne
Dakar commémore ce lundi 1er décembre 2025 le 81e anniversaire du massacre des tirailleurs africains de Thiaroye, survenu le 1er décembre 1944. Placée sous le haut patronage du président Bassirou Diomaye Faye, cette deuxième édition accueillera notamment le président gambien Adama Barrow, qui quittera Banjul dimanche 30 novembre à 15 h.
Entre 1 200 et 1 800 anciens combattants originaires de 17 pays d’Afrique subsaharienne, démobilisés après avoir combattu pour la France durant la Seconde Guerre mondiale, avaient été tués par les forces coloniales françaises alors qu’ils réclamaient le paiement de leurs soldes et indemnités.
Dans une volonté affirmée de « rétablir la vérité historique », le Sénégal intensifie les efforts de mémoire et de recherche. Un Comité de commémoration a été créé le 14 novembre 2025 pour réhabiliter le site, diffuser le Livre Blanc sur le drame et intégrer cet épisode dans les programmes scolaires.
Les fouilles archéologiques récentes ont apporté des éléments décisifs : découverte de sépultures réelles bien plus nombreuses que les 34 tombes officielles, présence de gradés portant encore leurs insignes, et même d’un corps retrouvé enchaîné. Ces éléments contredisent la version coloniale qui minimisait le nombre de victimes et accréditent l’hypothèse de plusieurs phases et formes d’exécution.
Le président Faye a annoncé cinq mesures phares :
La construction d’un mémorial digne à Thiaroye,
La création d’un centre de documentation,
Le baptême de rues et places publiques au nom des tirailleurs,
L’intégration de cette histoire dans l’enseignement,
L’institution d’une Journée nationale du Tirailleur célébrée chaque 1er décembre.
L’édition 2024 avait déjà connu un retentissement international avec la présence de plusieurs chefs d’État africains. Cette année, la participation du président Barrow souligne une nouvelle fois la dimension régionale et panafricaine de cette mémoire commune.
Société
Sénégal : Lancement imminent des pôles territoriaux pour l’Acte 4 de la décentralisation
» Ah, la mère, la créature la plus extraordinaire, le sentiment, le sang, la source ! » Ken Bugul
Le Sénégal s’apprête à franchir une étape majeure dans l’Acte 4 de la décentralisation avec le déploiement prochain de huit pôles territoriaux. Selon le document officiel dévoilé le 22 septembre 2025 au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), les trois premiers pôles pilotes – Centre, Nord et Sud – seront opérationnels dès novembre 2025.
Fruit d’une vaste concertation nationale initiée en janvier 2025 par le Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, cette réforme a mobilisé 2 700 participants, incluant collectivités locales, secteur privé et administration. L’objectif : promouvoir une gouvernance plus proche des citoyens, valoriser les ressources locales et réduire les disparités territoriales.
La mise en place des pôles se fera progressivement. Après une phase d’évaluation des trois pôles pilotes, les cinq autres – Diourbel, Louga, Sud-Est, Dakar et Thiès – seront lancés à partir d’avril 2026. « Ces pôles sont conçus pour répondre aux besoins spécifiques des territoires tout en renforçant leur cohérence », a déclaré Ousseynou Touré, conseiller technique à l’Agence de développement municipal.
Les pôles territoriaux se verront confier treize domaines stratégiques, dont l’environnement, la santé, le développement économique et les infrastructures. Chaque pôle sera dirigé par un conseil de territoire, composé de présidents de département, de maires et de représentants communaux, appuyé par un secrétariat exécutif, une chambre consultative et une direction générale pour assurer une coordination efficace.
Cette réforme, l’une des plus significatives de la décentralisation sénégalaise, vise à dynamiser le développement territorial et à réduire les inégalités. En plaçant les citoyens au cœur de la gouvernance, le Sénégal pose les bases d’un modèle de gestion territoriale plus inclusif et durable.
-
Economie6 ans agoCameroun- Transport : Projet de construction de la voie ferrée Yaoundé-Douala, l’Etat lance un appel à manifestation d’intérêt pour les études techniques
-
santé et bien-être3 ans agoClou de girofle et romarin duo de choc pour vos cheveux
-
Développement personnel6 ans agoDéveloppement Personnel : résumé du livre l’ego est l’ennemi de Ryan Holiday
-
A vendre3 ans agoAvec « Sniper » et « Dichlofort » Dites A Dieu aux cafards, aux insectes (3000F CFA)
-
Economie6 ans agoSénégal-Mine : la société d’exploration THOR annonce des résultats prometteurs dans la zone de Kéniéba
-
Economie6 ans agoAgriculture-Algérie: Réduire les importations agricoles de 2,5 milliards de dollars à l’horizon 2024
-
Développement personnel6 ans agoDev Personnel : Qu’est-ce que la confiance en soi ?
-
Développement personnel6 ans agoDéveloppement Personnel : Savoir oser
