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Economie

Mozambique-Gaz Naturel : Signature d’accords pour une nouvelle raffinerie et un pipeline

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Le gouvernement du Mozambique a conclu deux accords stratégiques qui, s’ils sont finalisés, entraîneraient la construction de la première raffinerie de pétrole brut du pays, ainsi qu’un pipeline local pour la livraison de produits pétroliers de la république côtière du sud-est de l’Afrique vers la Zambie voisine.

Identifiés comme des accords de « haute importance stratégique », les deux protocoles d’accord (MOU) pour le développement des projets de raffinerie et de pipeline ont été signés à Maputo entre le 7 et le 8 mai lors de la 11e Conférence sur les mines et l’énergie du Mozambique (MMEC).

L’objectif est d’accélérer les investissements miniers et énergétiques au Mozambique et dans les pays voisins, a déclaré le bureau du président mozambicain Daniel Chapo dans un communiqué.

Chapo a confirmé que la société d’État Petróleos de Moçambique SA (Petromoc) avait signé un protocole d’accord avec la filiale indépendante du groupe Aiteo du Nigéria, Aiteo Eastern E&P Co. Ltd., pour développer et construire conjointement une raffinerie modulaire au Mozambique qui aurait la capacité de produire 200 000 b/j combinés d’essence, de diesel, de naphta et de carburant Jet A-1 pour la distribution sur les marchés intérieurs et régionaux du pays.

Prévu pour être mis en œuvre dans un délai maximum de 24 mois, le projet de raffinerie proposé impliquerait également la construction d’une nouvelle infrastructure de stockage capable d’accueillir 160 000 tonnes/an (tpa) de carburants liquides et 24 000 tpa de GPL.

Visant à positionner le Mozambique comme un acteur pertinent dans la chaîne de valeur des carburants liquides, Chapo a déclaré que le projet de raffinage et de stockage prévu créerait également des emplois pour les jeunes du Mozambique et contribuerait à stimuler le PIB national du pays en permettant de réduire les importations de produits finis et d’offrir des opportunités d’exportation à l’étranger.

Les parties n’ont pas encore révélé la capacité de traitement du brut prévue pour la raffinerie.

En vertu d’un deuxième protocole d’accord signé lors de l’événement, le Mozambique et la Zambie ont convenu de coopérer à la planification et au développement d’un projet de pipeline de 1,5 milliard de dollars qui transporterait 3,5 millions de tonnes de produits pétroliers par an sur environ 1 400 km du port de Beira au Mozambique jusqu’à Ndola, en Zambie.

Prévu pour une mise en service dans les 4 ans, le projet de pipeline comprendrait la construction d’infrastructures de stockage non identifiées à Beira et à Ndola, a déclaré Chapo.

Projets de GNL au Mozambique

Parallèlement aux projets de raffinage et de pipelines, Chapo a également révélé les dernières mises à jour des plans du Mozambique visant à soutenir le développement de ses ressources en gaz naturel.

Un plan de développement d’une valeur de plus de 7 milliards de dollars a été approuvé pour la deuxième phase du projet Coral Floating LNG (FLNG) au large du Mozambique, dont l’achèvement consolidera la position du pays en tant que producteur mondial de GNL et fournisseur stratégique, a déclaré Chapo dans son discours d’ouverture aux participants du MMEC.

La confirmation du projet fait suite à l’approbation officielle du plan de développement par le Conseil des ministres du Mozambique le mois dernier.

Connu officiellement sous le nom de Coral Norte FLNG, le projet vise à développer et à produire 3,55 millions de tonnes par an de GNL pendant 30 ans à partir de six puits de production dans le gisement Coral Eocene 441 du champ Coral en eau ultra profonde, zone 4, bassin de Rovuma, a déclaré le gouvernement le 8 avril 2025.

Le gouvernement a confirmé que les travaux sur le FLNG Coral Norte exploité par Eni SPA devraient commencer au deuxième trimestre 2028. Coral Norte reproduira le FLNG Coral Sur existant de l’opérateur qui a commencé à produire en novembre 2022 ( OGJ Online, 14 novembre 2022 ).

Chapo a également révélé aux participants du MMEC que le projet de GNL mozambicain de 13 millions de tonnes par an de TotalEnergies SE sur la péninsule d’Afungi – en cas de force majeure depuis avril 2021 en raison de problèmes de sécurité et en attente du réengagement des financiers du projet pour redémarrer – va maintenant redémarrer dans le cadre d’un financement approuvé pour le développement de 20 milliards de dollars par la Banque d’import-export des États-Unis (Ex-Im Bank). L’Ex-Im Bank a approuvé à l’unanimité le deuxième amendement d’un prêt direct de 2019 d’un montant maximal de 4,7 milliards de dollars pour soutenir l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction de l’usine de GNL onshore du projet, des installations connexes et des infrastructures offshore à la mi-mars.

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Economie

Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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