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Economie

Cameroun : les exportations de banane progressent de 19% en glissement annuel

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Selon les données que vient de révéler l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), les producteurs en activité dans le pays ont exporté une cargaison totale de 15 543 tonnes de bananes au mois de mai 2024.

Ces volumes révèlent une hausse de 19% en glissement annuel, puisqu’à la même période en 2023, le Cameroun n’avait expédié que 12 558 tonnes de produits vers le marché international.

De l’analyse des chiffres de l’Assobacam, il ressort que cette embellie des exportations est portée par les performances réalisées par la CDC, l’agro-industriel public du secteur de la banane, et la société des Plantations du haut Penja (PHP), filiale du Français Compagnie fruitière de Marseille.

À ces deux paramètres, il faut ajouter l’arrivée sur le marché d’un nouvel opérateur depuis juin 2023. Il s’agit de la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), autre filiale du groupe Compagnie fruitière.

Dans le détail, en mai 2024, la PHP, qui détient le leadership du marché de la banane au Cameroun, a exporté 10 921 tonnes vers le marché international, selon l’Assobacam. Ce qui révèle une augmentation des volumes de 2 985 tonnes (10,6%) par rapport aux 9 761 tonnes expédiées à l’étranger au mois de mai 2023.

Recettes d’exportation

Mais, la meilleure performance de la période a été réalisée par la CDC, le 2e employeur au Cameroun après l’administration publique. Cette unité agro-industrielle publique a exporté 2 700 tonnes de bananes en mai 2024, son 2e plus gros volume depuis le début de l’année, après les 3 347 tonnes de janvier 2024. Ces exportations de la CDC révèlent une augmentation de 37% en glissement annuel.

Avec seulement 824 tonnes de bananes expédiées vers l’international en mai 2024, Boh Plantations Plc (BPL) se fait chiper sa place de 3e opérateur du marché par la CDBM, le nouveau venu. Cette nouvelle filiale du groupe Compagnie fruitière a en effet exporté 1 098 tonnes de bananes en mai 2024. Ce qui correspond à 274 tonnes de plus que BPL, dont l’activité est restée quasi-stagnante en mai 2024, après les 829 tonnes exportées en mai 2023.

Pour rappel, la banane fait partie des principaux pourvoyeurs de recettes d’exportation au Cameroun, avec pour principal marché l’Europe. Selon le cabinet BKP Economic Advisors, par exemple, le Royaume-Uni capte à lui tout seul 13% des exportations de bananes du Cameroun, ce qui représente des recettes de près de 10 millions d’euros (6,53 milliards de FCFA).

Pour maintenir ce lien commercial avec le Cameroun autour des produits comme la banane, et à des conditions favorables, le Royaume-Uni a dû signer un accord permettant d’appliquer sur son territoire les APE entre le Cameroun et l’Union européenne (UE), malgré le Brexit.

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Economie

Ghana: Les négociants risquent de perdre 1 milliard de dollars en raison de la baisse de l’offre nationale de cacao

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Les prix mondiaux du cacao ont grimpé en flèche cette année après que le mauvais temps, la maladie des fèves, la contrebande et l’extraction illégale d’or ont réduit la production et le volume de fèves disponibles au Ghana, le deuxième producteur mondial.

Les prix du chocolat ont également augmenté au niveau mondial et les fabricants de chocolat ont réduit la taille des produits tels que les tablettes en raison de la forte augmentation du prix du cacao.

Les autorités ghanéennes, qui vendent toutes les fèves du pays, souhaitent retarder la livraison de 350 000 tonnes métriques cette saison, soit près de la moitié des fèves de cacao qu’elles ont vendues, en raison de la récolte dévastée du Ghana, ont déclaré cinq sources à Reuters le mois dernier. Le régulateur ghanéen du cacao a déclaré que le pays cherchait à reporter « certains volumes, mais pas dans ces quantités ».

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Economie

Le pétrole stable avant des remarques de dirigeants de la Fed

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Les prix du pétrole sont quasiment stables lundi, avant plusieurs prises de parole de dirigeants de la Réserve fédérale (Fed) américaine, pris entre des perspectives de baisses de taux et une croissance chinoise décevante.

Vers 09H50 GMT (11H50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre grappillait 0,16%, à 85,17 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en août prenait 0,19% à 82,37 dollars.

Si l’actualité internationale en début de semaine est dominée par la tentative d’assassinat à laquelle a échappé Donald Trump samedi, « côté prix du pétrole, il n’y a pas de mouvements de contrariété », constate John Evans, de PVM Energy.

L’analyste estime surtout que la probabilité d’une baisse des taux d’intérêt américains en septembre est extrêmement forte, et pourrait plomber le dollar, devise préférentielle pour les achats de brut.

Or un dollar faible est susceptible de remonter en retour les cours de l’or noir.

Les discours de dirigeants de la Fed cette semaine, notamment de son président Jerome Powell lundi, seront « analysés par tous ceux qui recherchent des changements d’attitude ou du moins de ton ».

Des commentaires cruciaux avant ce weekend, où la banque centrale américaine entre dans une période dite de « black-out » durant laquelle ses membres ne peuvent pas s’exprimer, en amont de sa réunion des 30 et 31 juillet.

Les prévisions d’un assouplissement monétaire en septembre se trouvent renforcées par le ralentissement de l’inflation en juin aux Etats-Unis.

Cependant, des « données décevantes en provenance de Chine » contrebalancent cette tendance, note également M. Evans, de PVM Energy.

La Chine, principal importateur de pétrole, a en effet vu sa croissance économique ralentir au deuxième trimestre à 4,7% sur un an, selon les chiffres publiés par le Bureau national des statistiques (BNS) lundi.

Ce rythme, qui est bien en deçà des attentes d’analystes et de celui du premier trimestre (5,3%), est également le plus faible depuis début 2023.

Ces chiffres sont publiés le jour où s’ouvre à Pékin une réunion politique cruciale pour l’économie, autour du président Xi Jinping.

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Economie

Nigéria : La participation de la NNPC dans la raffinerie Dangote a été réduite en raison d’un défaut de paiement

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La participation de la compagnie pétrolière publique nigériane NNPC dans la raffinerie Dangote a été ramenée de 20 % à 7,2 % après avoir omis de payer le solde du financement dû, a déclaré Aliko Dangote, le propriétaire de la raffinerie, au journal BusinessDay.

La NNPC a décidé de limiter sa participation à 7,2 %, ce qu’elle a payé et qui a été communiqué à la raffinerie Dangote, a déclaré Olufemi Soneye, porte-parole de la NNPC, dans un communiqué.

La NNPC, qui est en pourparlers pour un autre prêt garanti par le pétrole afin de renforcer ses finances, a accepté il y a trois ans d’acheter des actions pour 2,7 milliards de dollars dans la raffinerie de 650 000 barils par jour.

Toutefois, M. Dangote a déclaré aux journalistes, lors d’une réunion d’information tenue dimanche dans l’usine située dans la banlieue de Lagos, que la NNPC n’avait pas respecté sa part de l’accord, a rapporté lundi le journal BusinessDay.

« La NNPC ne détient plus 20 % des parts de la raffinerie Dangote. Elle devait payer le solde en juin, mais n’a pas encore rempli ses obligations. Aujourd’hui, elle ne détient plus que 7,2 % des parts de la raffinerie », a déclaré M. Dangote.

La NNPC est aux prises avec une dette croissante envers les fournisseurs d’essence, tandis que le coût des subventions à l’essence a encore réduit ses réserves de liquidités.

La raffinerie Dangote a eu du mal à s’approvisionner localement en pétrole brut, car la production du Nigeria est limitée par le manque d’investissements, le vandalisme dans les oléoducs et le vol de pétrole brut.

Cette situation a obligé la raffinerie à importer du brut américain pour atteindre sa pleine capacité l’année prochaine.

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