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Economie

Cours mondiaux des matières premières : Les prix en hausse, sauf celui du sucre en décembre 2020

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Au mois de décembre 2020, les cours mondiaux du pétrole brut, du maïs, du coton, du blé et du riz se sont simultanément accrus en variation mensuelle. Par contre, celui du sucre a chuté. Comparés au mois correspondant de l’année 2019, le cours mondial du pétrole brut s’est replié alors que ceux du blé du maïs du riz, du sucre et du coton ont connu une hausse.

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie, dans sa dernière publication dénommée « Repères Statistiques » relève au mois de décembre dernier, la hausse des cours mondiaux de certaines matières premières au moment où celui du sucre est en baisse.

L’agence indique que le prix du pétrole brut connait une hausse de 17,1% car, il est passé de 42,7 dollars américains au mois de novembre à 50,0 dollars en décembre 2020. Aussi, par rapport à la même période de l’année 2019 où le prix était de 67,2 dollars, il s’est opéré une baisse de 25,6%.

Le prix du maïs, indique la même source, s’est situé à 435,7 US cents / boisseau au mois sous revue contre 415,6 le mois précédent soit une hausse de 4,8% en variation mensuelle. Comparé à celui de la période correspondante de l’année 2019 (378,6 US cents / boisseau), le coût du maïs connait une hausse de 15,1%. 

Concernant le coton, une augmentation mensuelle de 3,6% est notée sur le prix car, passant de 77,7 US cents/lb au mois de novembre à 80,5 US cents/lb en décembre. Par rapport au mois décembre 2019 (75,7 US cents/lb), le prix du coton a augmenté de 6,3%. 

Par ailleurs, l’Ansd renseigne que le coût du riz a connu une hausse de 1,3% en variation mensuelle du fait que la tonne est passée de 489,0 dollars au mois de novembre à 495,4 dollars au mois de décembre. Par rapport au même moment de l’année précédente où le coût du riz était de 432,0 dollars la tonne, il est noté également une hausse de 14,7%.

Pour ce qui est du blé, le prix s’est situé à 566,9 US cents / bois de 60lb à la période sous revue contre 554,1 un mois avant, traduisant ainsi une augmentation de 2,3% en variation mensuelle. S’il est comparé au prix enregistré en décembre 2019 qui était de 446,8, l’on relève aussi une hausse de 26,9%.

L’Ansd informe que le prix du pétrole brut était de 14,7 New York – cents/lb n°11 au mois sous revue contre 14,9 au mois de novembre. Cela représente, d’après l’agence, une chute de 1,3% en variation mensuelle. Comparé au prix noté en décembre 2019 qui était de 13,3 New York – cents/lb n°11, l’on fait ressortir, tout de même, une hausse de 14,7%.

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5 Comments

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Economie

Sénégal-Energie : conversion de la centrale électrique Bel-Air, le gaz naturel liquéfié se substitue au fuel lourd avant la fin 2021

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Le groupe technologique Wärtsilä va convertir la centrale électrique Bel-Air pour la faire fonctionner au gaz naturel liquéfié. Les six moteurs Wärtsilä 46 de l’usine de Bel-Air seront convertis en six moteurs bicarburants Wärtsilä 50DF. Objectif : l’utilisation de plusieurs combustibles tout en offrant la possibilité de fonctionner au gaz avec des combustibles liquides comme réserve.

La centrale électrique Bel-Air de 90 MW à Dakar va bientôt fonctionner au gaz naturel liquéfié GNL avant la fin de l’année 2021. Une affirmation du groupe technologique Wärtsilä via un communiqué de presse. Wärtsilä rappelle que la centrale, qui appartient à la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), fonctionne actuellement au fuel lourd.

Selon le document, la conversion assurera la pérennité de l’installation, car la stratégie à long terme du Sénégal consiste à réduire l’empreinte carbone de la production d’énergie en passant au gaz lorsqu’un approvisionnement domestique est disponible.

Ce projet, fait partie d’une solution provisoire « Lng-to-Power » et constitue la première conversion au gaz d’une centrale électrique au Sénégal. A l’en croire, la commande auprès de Wärtsilä a été enregistrée au premier trimestre 2021.

«Nos deux principaux objectifs étaient d’améliorer le profil environnemental de l’usine et de réduire les coûts d’exploitation », déclaré Papa Mademba Bitèye. Le girecteur général de la Senelec joute dans la foulée qu’en tirant parti de la grande expérience de Wärtsilä et de ses solides capacités en matière de conversion au gaz des centrales électriques, nous pouvons atteindre ces deux objectifs. Aussi, confie-t-il, dans le même temps, nous préparons l’usine pour la future infrastructure d’approvisionnement en gaz du pays.

Pour sa part, le directeur pour l’Afrique de l’Ouest à Wärtsilä Energy souligne qu’ «assurer la pérennité des actifs du client pour répondre aux exigences tout au long du cycle de vie via une conversion au gaz est bien plus rentable que la construction d’une nouvelle centrale ».

Pour Marc Thiriet, cela facilite également une plus grande utilisation de l’énergie provenant de sources renouvelables, telles que l’énergie solaire et éolienne, puisque la centrale convertie sera en mesure de fournir une puissance de base très flexible et à démarrage rapide pour l’équilibrage du réseau.


Le communiqué annonce que les six moteurs Wärtsilä 46 de l’usine de Bel-Air seront convertis en six moteurs bicarburants Wärtsilä 50DF. Et de poursuivre : « Le contrat actuel d’exploitation et de maintenance de Wärtsilä couvrant les moteurs existants est en cours de renégociation en vue de la conversion. » En outre, le document renseigne que la technologie de moteur bicarburants de Wärtsilä permet l’utilisation de plusieurs combustibles, offrant la possibilité de fonctionner au gaz avec des combustibles liquides comme réserve.

Dans le cadre du contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction, Wärtsilä gérera toutes les phases du projet, qui devrait être achevé avant la fin 2021. Qui signale qu’en plus de la centrale de Bel-Air, la Senelec exploite également trois autres centrales électriques de Wärtsilä au Sénégal. « Wärtsilä occupe une position de leader dans la fourniture d’électricité flexible en Afrique de l’Ouest avec 4792 MW de capacité installée », soutient enfin le communiqué.

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Economie

Sénégal-Contribution : les ressources naturelles peuvent contribuer au développement économique et social de notre pays

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Le débat sur les ressources naturelles non renouvelables (minières, pétrolières et gazières) trouvées au Sénégal continue toujours de faire couler salive et encre dans les médias et réseaux sociaux témoignant l’importance et les enjeux (économiques, politiques, socioculturels…) auxquels notre pays fait face.

Importantes sans doute, ces ressources peuvent contribuer au développement économique et social de notre pays. En effet, leur exploitation et commercialisation peuvent non seulement réduire le coût de la facture des hydrocarbures au niveau local mais encore redresser la balance commerciale de notre pays, toujours déficitaire, par l’accroissement du volume des exportations.

Les retombées de la commercialisation de ces ressources peuvent financer les collectivités locales ou régions productrices via les redevances qui leur seront versées. Ainsi, l’acte III de la décentralisation trouvera sa juste raison dans la mesure où la main d’œuvre de ces collectivités sera absorbée à travers le plan d’engagement de la politique sociale de l’entreprise exploiteuse et des redevances, qui ensemble permettront de booster l’économie locale mais en même temps de parer aux injustices liées à la mauvaise répartition des revenus nationaux.

En outre, une portion des revenus issus de l’exploitation et de la commercialisation de ces ressources servira à financer l’éducation et la formation des jeunes surtout dans des domaines encore presque inexistants au Sénégal comme l’ingénierie de l’exploration et de l’exploitation des mines, du gaz et du pétrole (la première Institut vient de voir le jour). En effet, dans la quasi-totalité des pays sud sahariens, ces ressources abondent mais l’expertise, les moyens de recherche et d’exploitation sont rares voire inexistants d’où l’appel à l’expertise étrangère souvent coûteuse et exigeante.

Il faudrait alors trouver un moyen de mettre en place un capital humain capable et apte à substituer le capital issu de ces ressources non renouvelables et cela conforterait à notre pays des économies d’échelles dans l’avenir.

Même si on sait qu’avec l’expertise étrangère on gagnerait du point de vu transfert de technologie, ce choix aurait été plus intéressant que cette génération bien formée puisse accueillir cette technologie.

De plus, l’exploitation de ces ressources (pétrole, gaz) peut engendrer un effet d’entrainement pour d’autres secteurs tels que l’industrie lourde (automobile, mécanique, sidérurgie) participant ainsi à l’essor de l’industrialisation de notre pays, qui dans sa chaine de valeurs, prendra en charge la modernisation (mécanisation et technique) de l’agriculture. Cette dernière, par le même effet cité ci-haut, boosterait l’industrie agroalimentaire assurant autosuffisance alimentaire et exportation, levier du développement.

L’habitat, l’urbanisation et l’assainissement ne seront pas en reste dans le plan de financement avec comme passif la rente. Les nouvelles villes telle Diamniadio doivent être des modèles qui par leur urbanisme, prennent en compte tous les aspects environnementaux, techniques et architecturaux.

Bref, les avantages sont nombreux et variés mais pour que le peuple sénégalais puisse en bénéficier, il faudra que l’autorité ait une politique économique, financière et sociale cohérente qui prendra en compte toutes les disparités du pays et la conjoncture financière internationale présente et future.

Sinon,  comme l’expérience l’a montré partout en Afrique, la rente est l’origine des guerres fratricides, des génocides, des homicides, des famines, des soulèvements des populations frustrées… Un pays comme le Sénégal, novice dans la cours des nouveaux eldorados miniers et pétroliers, peut facilement tomber dans cette sorte de malédiction qui gangrène nos pays partout en Afrique.

L’exemple patent des pays comme la Sierra Léone, le soudan, la RDC, Le Nigéria et récemment le Mali, n’ont pas su conjurer ce mauvais sort du fait soit d’une minorité au sommet de leurs institutions qui se partage ou distribue inégalement la rente, soit d’un manque d’anticipation des autorités négligeant ainsi le dialogue ou le biaisant.

L’accusation du frère de notre Président M.Macky SALL, Alioune SALL  dans l’affaire Accélor Mittal est un indice palpable pour illustrer cet état de fait et les réactions de la population demeurent une alerte pour éviter de baigner dans l’accaparement des ressources ou leur distribution inégale, sources de tensions sociales et politiques.

Toujours pour attirer l’attention du citoyen et de l’autorité, l’industrie minière et surtout pétrolière a cette capacité de faire perdre la compétitivité des autres industries exportatrices à l’image du pays-Bas dans les années soixante avec le phénomène du Dutch Desease (syndrome hollandais) qui a permis de tirer à la hausse le taux de change réel.

De plus, les secteurs extractifs sont réputés fortement rémunérateurs par conséquent, peuvent accaparer les facteurs de production telle la main d’œuvre ou participer à la hausse du prix du marché du travail, ce qui peut entrainer des conséquences sur les autres secteurs quant à leur pouvoir d’attirer travailleurs et financements locaux et/ou étrangers.

Pour contourner tous ces obstacles, il faudra non seulement mettre en place une politique de gestion rationnelle et équitable de la rente en s’inspirant des pays qui ont déjà réussi ce pari de gestion de la volatilité de la rente comme le Botswana, mais aussi faire en sorte que l’investissement du capital naturel soit substituable à d’autres types de capitaux (humains et matériels) donc s’inscrire dans un développement durable.

Amadou Malang Diatta Diplômé en gestion des affaires à l’IAE de Bordeaux

Prof MATHS/SVT à Ndoucoumane

                                                   

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Economie

Sénégal : Pénurie de gaz butane, le marché est bien approvisionné selon le Ministère du Pétrole

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Une pénurie de gaz butane a été annoncée ce week-end, notamment la bonbonne de 12,5 kg sur le marché national. Le Ministère du Pétrole et des Energies révèle via un communiqué que le marché est correctement approvisionné en gaz butane.

Selon le Ministère du Pétrole et des Energies, à la date du 16 avril 2021, plus de 8.700 tonnes de gaz correspondant à 16 jours de consommation sont stockées au niveau des centres emplisseurs.

Pour l’approvisionnement des ménages, le gaz est conditionné sous divers emballages qui sont essentiellement de 38kg, 12,5kg, 9kg, 6kg, et 2,7kg. Les bouteilles les plus consommées par les ménages (9kg, 6kg et 2,7kg), couvrant 91% de la demande en gaz butane, sont disponibles dans tous les points de distribution du pays.

Chacune des sociétés de distribution de gaz est tenue de disposer de son propre parc de bouteilles, identifiables à ses marques et couleur. Ces bouteilles commercialisées dans le pays doivent respecter toutes les normes de sécurité édictées par la réglementation en vigueur.

Devant la profusion de bouteilles de 12,5kg non identifiées sur le marché, le Ministère du pétrole et des énergies, pour des raisons de sécurité, a jugé nécessaire d’interdire tout embouteillage ne respectant pas les normes de sécurité, pour préserver les citoyens et éliminer tout risque que présente une telle pratique.

Selon le MPE, les bouteilles (12,5kg) ne représentent que 4% de la demande en gaz butane et leur approvisionnement ne connait pas de rupture. Les services concernés ont pris toutes les mesures nécessaires pour continuer à sécuriser l’approvisionnement du marché, suivant les normes et les mesures sécuritaires nécessaires.

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