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Economie

Covid-19: l’esprit de solidarité a permis d’atténuer les conséquences économiques

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Covid-19: l’esprit de solidarité a permis d’atténuer les conséquences économiques

ALGER- L’esprit de fraternité, de solidarité et d’appartenance dont ont fait preuve les populations, les entreprises et les associations, ayant agi en tant « qu’alliés actifs » des pouvoirs publics a permis d’atténuer les conséquences de la pandémie du Covid-19 sur le l’économie du pays, selon le 1er rapport sur la relance économique (2020-2024) élaboré par le ministère délégué chargé de la Prospective.

Dans ce document, dont l’APS a obtenu une copie, il a été souligné que  » les pouvoirs publics ont trouvé dans la population, les associations et les entreprises dans toute leur diversité, les comités de villages et de quartiers, des alliés actifs pour atténuer les conséquences des perturbations survenues en début de pandémie », faisant état d’un « degré de conscience » et d’un « esprit de solidarité » qui ont contribué à coordonner les efforts sur le terrain.

Le ministère a rappelé, dans ce sillage, les différentes mesures adoptées par les autorités publiques, notamment celles prises sur le plan sanitaire pour limiter la propagation du virus, sociales (octroi des indemnités, mise en congé exceptionnel, aide financière aux professionnels les plus impactés) ainsi que des mesures économiques comprenant des dispositions bancaires, fiscales et parafiscales, administratives et réglementaires.


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En plus des efforts de sauvetages remarquables, déployés par l’Etat dès le début de la pandémie, le rapport a également mis l’accent sur la multiplication des initiatives entreprises par des chercheurs, des universitaires, des étudiants et des entrepreneurs pour produire divers articles de prévention.

               

Impact du Covid-19: fort recul du PIB et hausse du déficit commercial en 2020

 

Abordant l’impact du Coronavirus sur le pays, le rapport a noté qu’il est difficile d’estimer « la pleine mesure des conséquences aussi bien au niveau économique que social », pointant du doigt les  » nombreuses lacunes dont souffre le système national d’information ».

S’appuyant sur les données du ministère des Finances, le rapport a indiqué que le Produit intérieur brut (PIB) devrait connaître, en 2020, un « fort recul » qui sera de l’ordre de 4,6%, tandis que l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) a augmenté pour l’ensemble des groupes de produits durant les 8 premiers mois de l’année 2020.

L’inflation sera ainsi de l’ordre de 3,5% pour l’année 2020 et devrait atteindre les 3,7% en 2021, a-t-il avancé.

Au cours des 11 premiers mois de 2020, la balance commerciale « s’est fortement dégradée de 84% par rapport à la même période en 2019 (6 milliards de dollars de déficit) » et ce, « malgré une baisse des importations d’environ 7 milliards de dollars (-18,25%), précise le ministère dans son rapport.

Impactées par la chute du prix du pétrole consécutive aux conséquences de la Covid-19 sur l’économie mondiale, les recettes des hydrocarbures, qui représentant plus de 92% des exportations, ont diminué dans des proportions plus importantes que les importations, soit une baisse de 34,82 %, selon le même rapport.

Néanmoins, l’objectif affiché par le gouvernement de réduire de 10 milliards de dollars les importations en 2020 « semble en bonne voie de réalisation », en intégrant la facture des services, estime le rapport.


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Concernant l’impact du Coronavirus sur les secteurs économiques, l’étude du ministère a signalé que l’industrie des hydrocarbures a été « fortement touchée » par la crise de la Covid-19.

Au cours des deux premiers trimestres 2020, les Indices de la Production Industrielle (IPI) ont « fortement diminués par rapport à 2019 en raison de la réduction historique des quotas de l’OPEP+, dont l’Algérie est partie prenante, et de la baisse de la demande internationale, notamment pour le gaz naturel », est-t-il rappelé dans le rapport.

Les industries hors hydrocarbures ont connu aussi un ralentissement « brutal » de l’activité, dû aux mesures de confinement, a fait observer le document précisant qu’à l’exception du secteur de l’agroalimentaire, l’activité industrielle a « globalement diminué dans l’ensemble des filières d’activité au cours de 2020 par rapport à 2019 ».

L’indice général de la production industrielle a reculé respectivement de 6,8% et 14,1% au premier trimestre et au deuxième trimestre 2020.Quant à l’impact social de la pandémie, celle-ci a eu de « fortes répercussions » notamment sur l’emploi, dont « il est difficile encore d’avoir un bilan définitif pour 2020 », selon les auteurs du rapport.

Citant des chiffres de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), le ministère délégué chargé de la Prospective a expliqué que le confinement a fait chuter les offres d’emploi de 39% et les demandes d’emploi de 30 % entre 2019 et 2020 (huit premiers mois de l’année).

Du point de vue budgétaire, « il est également difficile d’estimer l’impact des mesures de confinement, à cause de l’indisponibilité des données du second semestre 2020 », a encore fait remarquer le ministère, relevant à ce titre que les recettes et les dépenses budgétaires ont baissé respectivement de -10% et -3%, tandis que la fiscalité pétrolière a accusé un recul de l’ordre de -17%.A fin juin 2020, le déficit global du trésor s’est élevé, quant à lui, à 1.418 milliards DA, selon le ministère de la Prospective.

via Aps.dz

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Glossaire Pétrole et Gaz : où se trouve le pétrole ?

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Si le pétrole cristallise autant d’intérêts c’est parce qu’il est inégalement réparti sur le globe terrestre. Certains Etats en sont dotés plus que d’autres. Pour identifier, localiser et classer le pétrole existant dans le monde la littérature utilise la notion de réserves prouvées qui signifient « les quantités d’hydrocarbures estimées récupérables avec une certitude raisonnable dans les conditions techniques et économiques existantes ».

Selon la BP Statistical Review, en 2019, les réserves mondiales prouvée d’hydrocarbures sont estimées à 1733,0 milliards de barils. Ces réserves qui représentent 50 ans de production au rythme de 2019 sont inégalement réparties :

Le Venezuela détient les plus grandes réserves du monde (17, 5%), suivi de l’Arabie Saoudite, du Canada, de l’Iran, enfin de l’Irak.

Thaddée Adiouma Seck, Consultant en oil and gas, SG de AJE_action pour la justice environnementale

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Cotation : Point de la situation boursière du jour

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Algérie-appui financier : Alger exclut tous recours au FMI malgré les difficultés économiques

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L’Algérie exclut de contracter des prêts auprès du Fonds monétaire international et des organismes financiers internationaux, en dépit de la crise socio-économique qui frappe le pays, a réaffirmé dimanche le président Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier s’est félicité du «non-recours de l’Algérie à l’endettement extérieur, contrairement aux multiples prévisions fixant la fin de 2020 et le début 2021 comme date de recours à cette mesure», selon un communiqué publié à l’issue du conseil des ministres.

Se voulant rassurant quant à la situation macroéconomique du pays, il a à nouveau écarté un recours au financement extérieur, au nom de la «souveraineté» nationale et exhorté les Algériens «au travail». «Rien que le travail peut pérenniser ce principe (de souveraineté)», a-t-il plaidé.

  • Les réserves de change s’élèvent actuellement à 44 milliards de dollars
  • Ces réserves continuent néanmoins de baisser régulièrement. Entre 2014 et 2019, elles ont fondu de près de 65%, selon la Banque centrale.

Quatrième puissance économique du continent africain, le pays est particulièrement exposé aux fluctuations du prix du pétrole du fait de sa dépendance à la rente pétrolière, qui représente plus de 90% des recettes extérieures.

En mai 2020, le président algérien avait déjà tenu le même discours, en précisant qu’il préférait «emprunter auprès des citoyens plutôt qu’auprès du FMI ou de la Banque mondiale (BM)», rappelant la mauvaise expérience du pays après le recours à l’endettement auprès du FMI au début des années 1990. Source Agence de presse Algérienne.

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