Connect with us
pub

Economie

Economie verte-Japon: un plan de croissance verte pour une neutralité carbone en 2050

Published

on

Le Japon, troisième économie mondiale, a dévoilé vendredi une feuille de route pour parvenir à son objectif de neutralité carbone d’ici 2050, passant par l’accroissement de la part des énergies renouvelables et la diminution du coût des batteries pour véhicules électriques.

C’est la première fois que le pays, dont la production d’énergie dépend lourdement des énergies fossiles, détaille la manière dont il entend réduire à zéro ses émissions de gaz à effet de serre d’ici au milieu du XXIe siècle, comme l’a annoncé le 26 octobre le premier ministre Yoshihide Suga.

Cette «stratégie de croissance verte», mise en ligne sur le site du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti), fixe notamment comme «objectif indicatif» que 50 à 60% de l’électricité du pays proviennent des énergies renouvelables d’ici là. En comparaison, le dernier plan énergétique du Japon, en 2018, fixait un objectif de 22 à 24% d’ici 2030, contre environ 17% en 2017.

Le gouvernement estime nécessaire un «changement significatif» des mentalités pour comprendre que «les politiques qui prennent en compte l’environnement ne sont pas un frein, mais un moteur de la croissance», a déclaré le porte-parole du gouvernement Katsunobu Kato vendredi à la presse. Pour atteindre une société «neutre en carbone, il faut non seulement que l’industrie, mais aussi tout le Japon, y compris le secteur public et chacun de vous, fasse de son mieux», a-t-il ajouté.

Le gouvernement a annoncé tabler aussi sur 30 à 40% de l’approvisionnement en électricité assuré par les centrales nucléaires et thermiques (équipées de systèmes de captage du CO2). Les 10% restants seraient produits à partir d’hydrogène et d’ammoniac. Le Japon estime que sa consommation nationale d’électricité augmentera de 30 à 50% d’ici 2050. Pour faire face à cette demande, le gouvernement souhaite notamment développer l’éolien en mer, le Japon s’étant fixé ce mois-ci un objectif de production de 45 gigawatts d’ici 2040, soit un bond gigantesque par rapport au 0,02 gigawatt actuel.

Parallèlement à son intention annoncée début décembre d’interdire la vente de véhicules neufs à essence ou diesel d’ici le milieu des années 2030, le gouvernement souhaite aussi dans les dix prochaines années une réduction de 50% du coût des batteries des véhicules électriques. Ces annonces sont censées envoyer au secteur industriel un message fort sur la volonté du gouvernement de favoriser la croissance verte et encourager les investissements en ce sens du secteur privé, ont rapporté des médias nippons.

Les chiffres dévoilés sont cependant «un mauvais point de départ aux discussions» et signalent «un manque d’ambition», estime Mika Ohbayashi, directrice de l’Institut des énergies renouvelables à Tokyo. Le Japon devrait plutôt se fixer l’horizon 2030 pour atteindre son objectif de 50 à 60% d’électricité issue des renouvelables, selon l’organisation. Elle juge aussi que miser sur une généralisation des technologies de captation de CO2 dans les prochaines décennies est une erreur. Le Japon était en 2019 le cinquième plus gros pays émetteur de CO2, selon les données de la plateforme en ligne Global Carbon Atlas.

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Sénégal-Pêche : l’écloserie de Fatick table sur une production de 600 000 à 1 600 000 alevins

Published

on

L’Agence nationale de l’aquaculture travaille à porter la production annuelle de l’écloserie de Fatick de 600 000 à 1 600 000 alevins pour satisfaire la forte demande des fermes aquacoles, a annoncé mercredi, son chef d’antenne régionale, Abdoulaye Diallo. 

L’augmentation de la capacité de production annuelle de l’écloserie lieu où l’on procède à la reproduction des poissons en aquaculture  estimée de 600 000 à 1 600 000 alevins ( un saumon ou une truite nouvellement frayé portant encore le jaune ) va se faire en partenariat avec le Projet de valorisation des eaux pour le développement des chaînes de valeur. 

Il s’entretenait avec l’APS au cours de la dernière visite de la directrice générale de l’ANA, Tening Sène, sur le site de l’écloserie de Fatick créée depuis 2012 en partenariat avec la commune. 

Cette initiative vise à répondre à la forte demande d’alevins d’une soixantaine de fermes aquacoles privées et communautaires des régions de Thiès, de Kaolack, de Fatick, de Diourbel et de Kaffrine. Les producteurs de cette zone centre-ouest du pays, couverte par l’écloserie de Fatick, s’intéressent de plus en plus à la pisciculture, a ajouté Diallo. 

Pour lui, l’ANA doit s’adapter pour pouvoir répondre à la demande qui devient de plus en plus importante. Il a par ailleurs évoqué les « difficultés majeures » de l’écloserie, notamment la production en quantité suffisante d’alevins pour satisfaire la forte demande et la disponibilité de l’aliment aquacole. 

 

Continue Reading

Economie

Cameroun-Logistique : le port de Kribi doté d’une grue mobile

Published

on

Le concessionnaire du terminal à conteneurs du Port de Kribi renforce ses capacités de manutention à quai. Il dispose d’une grue mobile. L’appareil est destiné aux opérations de manutention des navires.

De marque « Gottwald 8412 » sur pneus et d’une capacité de levage de 100 tonnes, cette grue est capable de manutentionner 02 conteneurs 20 pieds à la fois. Elle a une capacité de projection à la 20ème rangée des conteneurs à bord des navires où elle peut soulever 41 tonnes, rapporte un communiqué de Bolloré Transport et Logistics.

Cette grue mobile offre une productivité de +/- 25 mouvements de conteneurs. Elle va permettre de réduire de 30 à 35% le temps d’escale des navires en améliorant la qualité du service rendu aux armateurs et aux opérateurs économiques du Cameroun, du Tchad et de la Centrafrique.

L’acquisition de cette grue mobile participe du plan d’investissement de Kribi Conteneurs Terminal qui prévoit en outre l’arrivée en 2021 de cinq nouveaux portiques de parc (RTG).

« Malgré le contexte de la pandémie de Covid-19, KCT poursuit son programme d’investissements et continue à œuvrer aux côtés de l’autorité portuaire pour renforcer la compétitivité du Port Autonome de Kribi. Grâce à ce nouvel investissement, nous allons renforcer notre contribution à la compétitivité de l’économie et au dynamisme des échanges régionaux dans la région », a indiqué Eric Lavenu, Directeur général de Kribi Conteneurs Terminal.

Continue Reading

Economie

Afrique-Hydrocarbure : la Zambie et l’Angola comptent construire un oléoduc transfrontalier

Published

on

La Zambie et l’Angola veulent atténuer les problèmes de carburant de Lusaka. Voila pourquoi les 2 pays envisagent de construire oléoduc. Pour la concrétisation du projet, les deux pays sont sur le point de signer un accord pour la construction d’un oléoduc transfrontalier.

Le ministère angolais des Ressources minérales a annoncé, ce mercredi, dans un communiqué que la question avait été débattue cette semaine lors d’une réunion avec l’ambassadeur de Lusaka en Angola, Lawrence Chalungumana.

Selon le texte, le ministre Azevedo et son homologue zambien Mathew Nkhuwa devraient signer un protocole d’accord le 19 avril pour la construction du pipeline qui permettrait à la Zambie d’obtenir du carburant en provenance de l’Angola.

Le ministère a révélé que la Zambie avait manifesté son intérêt il y a trois ans pour la construction d’un pipeline multiproduits à partir de la ville de Lobito, dans la province angolaise de Benguela, afin de permettre la fourniture de diesel, d’essence et de gaz à Lusaka.

Cette annonce fait suite à une récente pénurie de carburant qui a paralysé les entreprises en Zambie ces dernières semaines.

Continue Reading

Tendance