Economie
Education-Tchad : 11,26 millions de dollars de la BAD pour l’éducation des filles et l’alphabétisation des femmes
Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 9 décembre 2020 à Abidjan, un don de huit millions d’unités de compte (6,54 milliards de FCFA, soit 11,26 millions de dollars américains) au Tchad pour le financement du Projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes (PEFAF).
Le projet sera financé sur les ressources de la Facilité d’appui à la transition (FAT) de la Banque et sera mis en œuvre sur une durée de cinq ans par le ministère tchadien de l’Éducation nationale et de la Promotion civique (MENPC), en coordination avec les partenaires actifs dans le secteur de l’éducation, les organisations de la société civile et les jeunes. Il bénéficiera d’une contribution non-monétaire du gouvernement tchadien à hauteur de 404,9 millions de FCFA (713 000 dollars américains).
Le PEFAF vise notamment à rénover le complexe scolaire du lycée Amriguébé à N’Djamena, à construire un nouveau lycée de filles à Massakory, dans la province d’Hadjer Lamis, et à les équiper en mobiliers et équipements pédagogiques, scientifiques et numériques. Il permettra également d’alimenter les deux établissements en eau potable, en électricité via l’énergie solaire, de doter leurs infirmeries de lots de médicaments, de construire des latrines et des laboratoires informatique et scientifique.
« La Banque africaine de développement apporte à travers ce financement un appui au gouvernement du Tchad pour réduire les inégalités par l’accès à l’éducation, notamment des filles, permettre le développement des compétences pour l’employabilité et l’amélioration des capacités productives des femmes par l’alphabétisation, la formation aux métiers et le développement d’activités génératrices de revenus », a déclaré Solomane Koné, directeur général adjoint de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale.
Le PEFAF contribuera à améliorer l’accès à l’éducation secondaire de qualité et dans un environnement scolaire sain et sécurisé pour 5 000 filles et à former 2 200 enseignants du corps d’encadrement pédagogique et des responsables administratifs. Il permettra de dispenser des programmes d’alphabétisation à plus de 7 500 femmes de deux provinces (Hadjer Lamis, Ouaddaï) et de N’Djaména, et de sensibiliser les populations de la zone du projet sur l’importance de la scolarisation des filles afin de réduire les mariages et grossesses précoces ainsi que les violences basées sur le genre. Le projet mettra en œuvre un dispositif de suivi et d’encadrement des initiatives accompagnées pour renforcer leurs impacts.
Le projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes est intégré dans le Plan Intérimaire de l’éducation du gouvernement du Tchad qui vise à améliorer le système éducatif du pays et à renforcer le capital humain.
Economie
Pétrole : Les prix rebondissent lundi sur fond de tensions géopolitiques et d’incertitudes sur la paix en Ukraine
« Le secret pour bien vivre : manger la moitié, marcher le double, rire le triple et aimer sans mesure. » Proverbe tibétain
Les cours du pétrole ont progressé lundi en début de séance asiatique, les investisseurs évaluant les risques de perturbations d’approvisionnement au Moyen-Orient et l’absence de percée décisive dans les négociations de paix en Ukraine.
Le Brent de mer du Nord, référence européenne, a gagné environ 67 cents (1,1 %) pour s’établir autour de 61,31 dollars le baril vers 7 h 51 GMT. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI) américain a progressé de 65 cents (1,15 %) à 57,39 dollars.
Ces hausses font suite à une chute de plus de 2 % vendredi, alimentée par les craintes d’une surabondance mondiale et les espoirs d’un accord de paix en Ukraine avant la rencontre entre les présidents Volodymyr Zelensky et Donald Trump.
Lors d’une conférence de presse conjointe dimanche après-midi à Mar-a-Lago, la résidence floridienne de Donald Trump, le président américain a déclaré que les deux parties se rapprochaient « beaucoup, peut-être même très proches » d’un accord pour mettre fin à la guerre. Il a toutefois reconnu que le sort du Donbass restait une « question clé non résolue », précisant qu’il serait clair « dans quelques semaines » si les négociations aboutiraient.
Les pourparlers n’ont pas débouché sur un accord territorial, et un règlement rapide semble improbable sans avancée majeure, selon Mingyu Gao, analyste chez China Futures.
La hausse des prix s’explique aussi par le maintien de tensions élevées : Russie et Ukraine ont continué à viser mutuellement leurs infrastructures énergétiques ce week-end, a noté Yang An, analyste chez Haitong Futures.
« Le Moyen-Orient connaît également des troubles récents, avec des frappes aériennes saoudiennes au Yémen et des déclarations iraniennes affirmant une guerre ouverte contre les États-Unis, l’Europe et Israël. Cela alimente les inquiétudes sur des perturbations d’approvisionnement », a ajouté l’analyste.
Tony Sycamore, analyste chez IG, prévoit un WTI dans une fourchette de 55 à 60 dollars, tenant compte des sanctions américaines sur le pétrole vénézuélien et des répercussions d’une frappe contre des cibles de l’EI au Nigeria, producteur d’environ 1,5 million de barils par jour.
Malgré ce rebond, les fondamentaux restent baissiers à long terme, avec des prévisions d’excédent mondial en 2026. Les marchés surveillent désormais les prochaines étapes diplomatiques et tout signe d’escalade régionale.
Economie
Nigéria : Achèvement de la conduite principale du gazoduc AKK, un pas décisif vers l’industrialisation du Nord
« Le secret pour bien vivre : manger la moitié, marcher le double, rire le triple et aimer sans mesure. » Proverbe tibétain

La Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd) a annoncé l’achèvement du soudage de la conduite principale du gazoduc Ajaokuta-Kaduna-Kano (AKK), un projet de 2,8 milliards de dollars longtemps retardé. Cette avancée majeure, incluant le franchissement critique du fleuve Niger réalisé plus tôt dans l’année, ouvre la voie à une mise en service précoce en 2026.
Le directeur général du groupe NNPC Ltd, Bashir (Bayo) Ojulari, a fait cette déclaration dimanche à la presse, après avoir briefé le président Bola Tinubu à Lagos sur les performances de l’entreprise en 2025 et les priorités stratégiques pour 2026.
« Ce n’est pas seulement une question d’énergie », a insisté M. Ojulari. « Il s’agit d’industrialisation : usines d’engrais, production d’électricité et industries gazières à Kaduna, Kano, Abuja et Ajaokuta. Nous anticipons la création de zones industrielles dédiées. » Le gazoduc permettra d’acheminer le gaz naturel sous sa forme brute vers le nord du pays, une région freinée depuis des décennies par des pénuries chroniques d’électricité et un manque d’infrastructures énergétiques.
Conçu initialement en 2008, le projet AKK, long de 614 km, est au cœur des ambitions du Nigéria pour valoriser ses vastes réserves de gaz et stimuler la croissance économique. Son achèvement pourrait transformer le nord, en favorisant l’émergence d’industries gaz intensives et en réduisant la dépendance aux importations énergétiques.
M. Ojulari a également révélé les perspectives de la NNPC : la production pétrolière devrait atteindre 1,8 million de barils par jour en 2026, contre environ 1,7 million en 2025, tandis que la production de gaz continuera de progresser. Il a attribué ces avancées aux réformes structurelles issues de la loi sur l’industrie pétrolière (Petroleum Industry Act), qui permettent à la NNPC d’opérer comme une entreprise orientée vers le profit, sans dépendre des subventions fédérales.
Le président Tinubu a réaffirmé son soutien à ces objectifs, en fixant un cap de 30 milliards de dollars d’investissements supplémentaires d’ici 2030 et une production pétrolière de 2 millions de barils par jour d’ici 2027.
Cette annonce marque un tournant pour le secteur énergétique nigérian, dans un contexte où le pays cherche à maximiser ses ressources pour une transition vers une économie plus diversifiée et industrialisée. La phase finale de raccordement et de tests du gazoduc AKK sera cruciale pour concrétiser ces promesses dès le début de 2026.
Economie
Uranium au Niger : Niamey rejette fermement les accusations de « vol » et réaffirme sa souveraineté
« Le secret pour bien vivre : manger la moitié, marcher le double, rire le triple et aimer sans mesure. » Proverbe tibétain
Les autorités nigériennes ont rejeté « avec la plus grande fermeté » ce samedi 27 décembre toute qualification de « vol » concernant l’exploitation et la commercialisation de l’uranium extrait de la mine de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr). Lors d’un point de presse conjoint, les ministres des Mines, le colonel Ousmane Abarchi, et de la Justice, Alio Daouda, ont défendu l’exercice légitime de la souveraineté de l’État sur ses ressources naturelles.
Cette réaction fait suite à l’ouverture, mi-décembre, d’une enquête par le parquet de Paris pour « vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère », après le départ signalé d’un chargement d’uranium du site d’Arlit. Le groupe français Orano, ancien opérateur majoritaire, avait dénoncé cette opération comme une violation d’une décision arbitrale internationale.
La Somaïr, nationalisée par ordonnance en juin 2025, était auparavant détenue à 63,4 % par Orano et à 36,6 % par l’État nigérien via la Sopamine. Niamey justifie cette mesure par un partenariat historique jugé « déséquilibré » : sur plus de 50 ans d’exploitation (1971-2024), Orano aurait commercialisé 86,3 % de la production contre seulement 9,2 % pour la partie nigérienne, malgré les règles d’actionnariat.

Les ministres ont également pointé des manquements d’Orano, tels que des impayés estimés à plus de 58 milliards de FCFA, des perturbations opérationnelles post-coup d’État de juillet 2023, et un « lourd passif environnemental » dans la région d’Arlit.
« La République du Niger applique strictement sa réglementation minière en toute souveraineté et sévira contre tout partenaire qui ne la respectera pas », a déclaré le colonel Abarchi. Le ministre de la Justice a ajouté : « Le contrat avec Orano était un droit d’exploitation conditionné, non une propriété du sous-sol nigérien. »
Ce différend illustre les tensions persistantes entre la junte au pouvoir depuis juillet 2023 et la France, ancienne puissance coloniale. Fin novembre, Niamey avait annoncé la mise sur le marché international de l’uranium de la Somaïr, affirmant son droit à choisir librement ses partenaires. Le Niger, septième producteur mondial d’uranium, poursuit ainsi sa politique de reconquête de ses ressources stratégiques, dans un contexte régional marqué par des nationalisations similaires au Mali et au Burkina Faso.
Orano, de son côté, poursuit plusieurs procédures d’arbitrage international et condamne toute disposition de stocks qu’elle estime lui revenir partiellement. Le bras de fer judiciaire et diplomatique semble loin d’être achevé.
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