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Economie

Etats-Unis : Le Parti républicain va supprimer progressivement les crédits d’énergie de Biden pour financer les réductions d’impôts

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Les républicains de la Chambre des représentants proposent de supprimer un crédit d’impôt pour les véhicules électriques et de supprimer progressivement les incitations au développement de projets d’énergie propre pour aider à financer l’énorme programme fiscal du président Donald Trump.

Les mesures incitatives mises en place par la loi climatique emblématique de l’ancien président Joe Biden ont constitué des cibles de choix pour les législateurs en quête de milliers de milliards de dollars pour financer la prolongation des réductions d’impôts de Trump. Le président lui-même les a ciblées, les qualifiant de « nouvelle arnaque verte ».

Mais le projet de loi publié lundi par les rédacteurs fiscaux de la Chambre des représentants pourrait ne pas être aussi néfaste pour les producteurs d’électricité propre provenant de sources telles que le solaire et l’éolien, qui craignaient une élimination progressive plus agressive. First Solar Inc., le plus grand fabricant américain de panneaux solaires, a progressé de 11 % lundi. Sunrun Inc., la plus grande entreprise américaine de panneaux solaires résidentiels, a progressé de près de 17 %.

« Cette proposition est avant tout une victoire pour les fabricants et développeurs de systèmes solaires américains », a déclaré Rob Barnett, analyste senior chez Bloomberg Intelligence. « On craint que les crédits d’impôt à l’investissement et à la production aient été supprimés plus tôt. »

Selon la proposition des Républicains, les crédits d’impôt pour la production et l’investissement d’électricité propre seraient progressivement supprimés d’ici fin 2031, et de nouvelles exigences interdisant l’utilisation de matériaux provenant de certains pays étrangers seraient ajoutées. Selon le projet de loi sur le climat adopté par les Démocrates en 2022, ces crédits ne devaient expirer qu’à la fin de 2032 ou jusqu’à ce que les émissions de carbone du secteur électrique américain diminuent d’au moins 75 % par rapport aux niveaux de 2022, ce qui, selon les analystes, prendrait des décennies. Le crédit d’impôt pour la production d’énergie nucléaire serait également progressivement supprimé d’ici 2031 dans le plan républicain.

Les républicains de la Chambre ont choisi de conserver d’autres crédits, comme une incitation à la capture du carbone qui fournit jusqu’à 85 $ par tonne et ont prolongé de quatre ans une incitation qui fournit un crédit par gallon aux fabricants de biocarburants et d’autres carburants de transport dits propres en fonction de l’intensité de la production de carbone.

D’autres crédits seraient totalement supprimés. Selon la proposition des Républicains, un crédit d’impôt à la consommation populaire, pouvant atteindre 7 500 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique, serait entièrement supprimé d’ici fin 2026. Seuls les constructeurs ayant vendu moins de 200 000 véhicules électriques d’ici fin 2026 pourraient en bénéficier, selon le texte du projet de loi. Les incitations fiscales à l’achat de véhicules électriques commerciaux et d’occasion seraient également supprimées, de même qu’un crédit d’impôt pour les énergies propres destiné aux propriétaires, qui a bénéficié au marché de l’énergie solaire résidentielle.

L’incitation à l’achat de véhicules électriques a été étendue par la loi démocrate sur la réduction de l’inflation. Son coût devrait exploser par rapport à l’estimation initiale de 12,5 milliards de dollars établie par le Congressional Budget Office en 2022. Une analyse réalisée par le cabinet de conseil Capital Alpha Partners en mars indiquait que le coût du crédit sur 10 ans pourrait dépasser 200 milliards de dollars.

Les républicains proposent également de supprimer un crédit d’impôt pouvant aller jusqu’à 3 dollars par kilogramme pour la production d’hydrogène, un carburant propre considéré comme essentiel à la décarbonation de l’acier, du ciment et des transports lourds. Des entreprises comme FuelCell Energy Inc. et le producteur d’hydrogène Plug Power Inc. surveillent attentivement ces crédits.

En outre, les républicains ont proposé d’abroger la « transférabilité » des crédits d’impôt, qui permet à un promoteur de projet de vendre des crédits d’impôt à un tiers, pour plusieurs de ces crédits, à compter de deux ans après l’entrée en vigueur de la loi.

La législation, qui devrait faire l’objet d’un vote clé de la part du Comité des voies et moyens de la Chambre plus tard cette semaine, devrait être modifiée au Sénat.

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Economie

Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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