Economie
Fintech : Backbase, lève 120 millions d’euros auprès de Motive Partners
Une parole honnête fait impression quand elle est dite simplement. « William Shakespeare
Backbase, créateur de la plateforme d’Engagement Banking leader dans sa catégorie, a levé 120 millions d’euros de financement auprès de Motive Partners. Après avoir connu une croissance organique qui lui a permis d’atteindre un chiffre d’affaires de plus de 200 millions d’euros, Backbase s’associe désormais à une société de capital-investissement spécialisée dans les technologies financières, afin de renforcer sa position dans le secteur de l’Engagement Banking.
Cet investissement valorise Backbase à 2,5 milliards d’euros. Motive Partners est un partenaire favorable aux fondateurs, qui soutient pleinement Backbase dans sa volonté de rester une force indépendante et de mener la stratégie d’Engagement Banking, en continuant à se concentrer sur l’innovation centrée sur le client qui transforme les canaux cloisonnés et les applications existantes du secteur des services financiers.
La plupart des banques sont confrontées à un marché fragmenté proposant des solutions ponctuelles par canaux qui n’ont jamais été conçues pour servir le client de manière unifiée laissant derrière des parcours clients brisés. Cet investissement permettra à Backbase de doubler sa vision de l’Engagement Banking et d’accélérer sa mission pour reconstruire la banque autour du client.
L’Engagement Banking est un changement de paradigme. Plutôt que d’assembler des anciennes applications et d’essayer de réorganiser les services bancaires autour d’une technologie obsolète, les banques et les coopératives de crédit peuvent instantanément tirer parti de la puissance d’une plateforme de services bancaires basée sur le cloud pour créer des parcours clients sans friction à toutes les étapes du cycle de vie du client. De l’intégration, au service, au prêt, et à l’expansion de la part du portefeuille, cet investissement soutient la croissance par l’expansion des produits et le développement de nos opérations de vente et de marketing.
« Aujourd’hui est une étape majeure pour plus de 2 000 Backbasers et 150 clients dans le monde, pour célébrer les progrès incroyables que nous avons réalisés. Grâce à ce partenariat, nous sommes encore mieux équipés pour faire passer notre vision de l’Engagement Banking au niveau supérieur. Je ne pourrais pas être plus enthousiaste quant aux opportunités qui nous attendent et à l’impact positif que nous pouvons avoir », a déclaré Jouk Pleiter, fondateur et PDG de Backbase. « À tous nos clients, je tiens personnellement à réaffirmer notre engagement à long terme à être votre partenaire indépendant et durable en matière d’innovation. »
« Depuis plus de dix ans, Backbase fait preuve de leadership et d’innovation pour améliorer les relations digitales entre les institutions financières et leurs clients », explique Jeff Yabuki, président de Motive Partners. « Nous sommes ravis de soutenir Jouk et l’équipe de Backbase avec cette levée de fonds initiale, alors qu’ils continuent à se développer, à croître et à construire la principale plateforme d’Engagement Banking, centrée sur le client, à l’échelle mondiale. »
Neil Cochrane, associé chez Motive Partners, a déclaré : “Backbase continue d’être à la tête d’une catégorie innovante qui sous-tend le secteur bancaire, et nous pensons qu’ensemble, nous avons une opportunité de croissance unique pour nous appuyer sur les solides fondations de Backbase. Alors que Backbase poursuit son parcours de croissance, nous sommes ravis de tirer parti de l’expertise de nos collaborateurs aux côtés de Jouk et ses équipes.”
« La renommée de Backbase en matière d’entrepreneuriat et de croissance organique se poursuivra. Notre formule est simple : se concentrer sur les besoins de nos clients et donner à des équipes hautement qualifiées les moyens de les satisfaire. Nous sommes entrain de révolutionner un grand secteur, ce qui est un travail difficile. La dynamique du marché nous permet de rester concentrés sur notre objectif », a ajouté Pleiter. « Ensemble, nous le réalisons. »
À propos de Backbase
Backbase est une société de technologie financière dont la mission est de réorganiser la banque autour du client. Notre plateforme d’Engagement Banking permet aux banques et aux coopératives de crédit de digitaliser rapidement leurs opérations en contact avec la clientèle et de créer des parcours transparents qui répondent et dépassent les attentes des clients d’aujourd’hui, férus de numérique. Avec Backbase, les banques et les coopératives de crédit peuvent replacer leurs clients au cœur de leur activité.
Les analystes industriels Forrester, Gartner, Celent, Omdia et IDC reconnaissent continuellement la position de leader de Backbase dans sa catégorie. Plus de 150 institutions financières à travers le monde ont adopté la plateforme Backbase Engagement Banking dont Advanzia, Banco Caja Social, Banco de la Nacion Peru, Bank of the Philippine Islands, Berenberg, BNP Paribas, Citizens Bank, ENT, Greater Bank, HDFC, Judo Bank, KeyBank, National Bank of Bahrain, Navy Federal Credit Union, Natwest, Pictet & Cie, Raiffeisen, SchoolFirst Federal Credit Union, Standard Bank, Société Générale, TPBank, Washington State Employee Credit Union et Wildfire Credit Union.
Backbase a été fondée en 2003 à Amsterdam (siège mondial), avec des bureaux régionaux à Atlanta (siège américain), Boise, Mexico, Toronto, Londres, Cardiff, Dubaï, Cracovie, Singapour, Sydney et Tokyo.
À propos de Motive Partners
Motive Partners est une société de capital-investissement spécialisée, avec des bureaux à New York et à Londres, qui se concentre sur les investissements en capital de croissance et les rachats dans des sociétés de logiciels et de services d’information basées en Amérique du Nord et en Europe et servant cinq sous-secteurs principaux : Banque et paiements, marchés des capitaux, données et analyses, gestion des investissements et assurance. Motive Partners apporte une expertise, une connectivité et des capacités différenciées pour créer de la valeur à long terme dans les entreprises de technologie financière.
Economie
Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »
Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.
Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).
Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.
Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.
Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.
Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.
Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.
Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.
Avec APA
Economie
Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.
Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.
Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.
Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.
Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.
En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.
Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.
Economie
Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.
Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.
Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.
La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.
Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.
Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.
L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.
L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.
En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.
Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.
En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».
Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.
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