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Economie

Italie-Pétrole : Eni propose une obligation d’un milliard de dollars

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Eni SpA est revenu sur le marché obligataire américain avec le lancement mardi d’une émission d’un montant nominal d’un milliard de dollars.

L’obligation à 10 ans, arrivant à échéance en 2035, porte un intérêt annuel de 5,75 %. Son prix de réoffre était de 99,184 %.

Eni a choisi Barclays, BofA Securities, Citigroup, Goldman Sachs International, IMI-Intesa Sanpaolo, JP Morgan, Morgan Stanley, Natixis, Santander, SMBC et Wells Fargo Securities comme teneurs de livres conjoints.

« L’offre d’Eni a suscité un intérêt significatif de la part du marché, atteignant une demande d’environ 5,7 milliards de dollars, de la part de plus de 200 investisseurs institutionnels », a déclaré la société énergétique intégrée soutenue par l’État italien dans un communiqué en ligne.

« Le produit de l’émission devrait être utilisé pour financer les besoins de financement ordinaires d’Eni », a ajouté Eni.

À la fin du premier trimestre (T1), Eni avait 4,78 milliards d’euros (5,31 milliards de dollars) de dette à court terme et 4,69 milliards d’euros de part courante de dette à long terme, selon son rapport trimestriel du 24 avril.

Eni a enregistré un bénéfice net ajusté attribuable aux actionnaires de 1,41 milliard d’euros pour la période janvier-mars 2025, en baisse de 11 % par rapport au même trimestre de l’année précédente, en raison de la baisse des prix du pétrole et de la production de pétrole et de gaz. Avant ajustement pour éléments non récurrents ou extraordinaires, le bénéfice net s’est établi à 1,17 milliard d’euros, en baisse de 3 % sur un an.

Eni a vu sa production de liquides chuter de 1 % sur un an, à 786 000 barils par jour. La production de gaz naturel a diminué de 9 % pour s’établir à 4,5 milliards de pieds cubes par jour. Le chiffre d’affaires en amont s’est élevé à 5,41 milliards d’euros, en baisse de 4 % sur un an.

Le volume de raffinage a diminué de 8 % par rapport à l’année précédente, pour atteindre 5,86 millions de tonnes. Les ventes de produits chimiques ont totalisé 800 000 tonnes, en baisse de 7 %. Le segment Raffinage et chimie a enregistré un chiffre d’affaires de 4,93 milliards d’euros, en baisse de 13 %.

« L’activité raffinage a enregistré une perte pro forma ajustée de 91 millions d’euros, en baisse à la fois sur un an et sur un an en raison d’une détérioration continue des marges de craquage des produits », a déclaré Eni. « L’activité chimie a enregistré une perte de 0,24 milliard d’euros dans un contexte de ralentissement prolongé du secteur européen, imputable à une baisse de la demande et à la pression sur les marges exercée par les acteurs à coûts avantageux. »

Eni a vendu 2,8 milliards de mètres cubes (98,88 milliards de pieds cubes) de gaz naturel liquéfié au premier trimestre 2025, soit une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Les ventes de gaz ont totalisé 12,12 milliards de mètres cubes, en baisse de 22 %. Le segment « Global Gas and LNG Portfolio » d’Eni a généré un chiffre d’affaires de 5,59 milliards d’euros, en hausse de 9 %.

Enilive, la branche de bioraffinage d’Eni, a enregistré un chiffre d’affaires de 4,76 milliards d’euros, en baisse de 9 % par rapport à l’année précédente.

Plenitude, la division énergies renouvelables de la société, a enregistré un chiffre d’affaires de 3,72 milliards d’euros, en hausse de 11 % sur un an.

Eni a enregistré un bénéfice d’exploitation ajusté de 1,08 milliard d’euros, en hausse de 9 % sur un an. Le bénéfice avant intérêts et impôts ajusté pro forma a diminué de 11 %, ce qu’Eni a attribué à la baisse de 10 % des prix du Brent.

« Le flux de trésorerie disponible résultant de 1,5 milliard d’euros et le produit de la gestion de portefeuille d’environ 3 milliards d’euros, principalement lié à la clôture de l’investissement de 25 % de KKR dans Enilive, ont financé 1,2 milliard d’euros de retours en espèces aux actionnaires (y compris la troisième tranche du dividende 2024 pour 0,76 milliard d’euros) et ont contribué à réduire les emprunts nets de près de 1,8 milliard d’euros à 10,3 milliards d’euros à partir de la fin de l’année 2024 », a déclaré Eni.

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Economie

Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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