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Economie

La Banque islamique de développement émet le plus grand sukuk  durable de son histoire

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La Banque islamique de développement (BID) a levé 2,5 milliards de dollars américains à travers son Sukuk durable, qui est également, à ce jour, sa plus grande émission publique en dollars américains.


La Banque, notée Aaa / AAA / AAA par Moody’s, S&P et Fitch (toutes perspectives stables), a réussi à fixer le prix des Certificats de confiance à 5 ans dans le cadre de son programme d’émission de Certificats de confiance de 25 milliards de dollars américains. Le taux de profit de sa valeur nominale est de 1,262%, payable chaque semestre. Il s’agit de la première émission publique de la Banque en 2021.

 
Les co- chefs de file et les teneurs de livre associés pour cette émission sont Citi, HSBC, Goldman Sachs International, NATIXIS, Société Générale, Standard Chartered Bank et Warba Bank. La Kuwait International Bank était le co-gestionnaire.


Le produit du Sukuk durable sera alloué au financement / refinancement de projets de développement vert (10%) et social (90%) qui sont éligibles dans le cadre du financement durable de la BID, qui a été créé conformément aux Normes d’obligations vertes, Normes d’obligations sociales et des lignes directrices sur les obligations durables publiées par l’Association Internationale du marché des capitaux (ICMA).

 
L’émission est le deuxième Sukuk durable noté AAA sur les marchés financiers mondiaux et complète les initiatives prises par la BID dans le cadre de sa vaste réponse au COVID-19 pour ses pays membres. Il s’agit de la troisième opération de la Banque entrant dans le cadre de son financement durable . L ’émission a attiré une forte demande de la part des investisseurs en argent réel à la recherche de valeur, conséquence de la solide position financière et de crédit de la BID et réaffirmé par ses notations AAA. En raison de la forte demande, la Banque a pu resserrer les prix de plus de 15% entre l’annonce et la clôture.

 
La transaction a été annoncée le lundi 22 mars avec des prix initiaux fixés dans la zone Mid Swap (MS) plus 39 (points de base) et publiés le lendemain. Avec une forte demande des investisseurs, l’accord a finalement été évalué à MS plus 33 points de base, se resserrant de 6 points de base, avec un taux de profit global de 1,262% par rapport à la précédente plus grande émission de dollars américains, en février 2020, qui avait un taux de profit de 1,809%. Il s’agit de l’un des taux de profit les plus bas obtenus par la Banque pour un Sukuk public en dollars américains.



Au niveau de l’allocation finale, la distribution a été bien diversifiée avec 61% alloués au Moyen-Orient et Afrique du Nord, 24% à l’Asie, 13% à l’Europe et 2% à d’autres, dont US Offshore. Dans l’ensemble, l’accord a vu une forte participation de la part des comptes en argent réel et des institutions officielles, ainsi que d’un certain nombre d’investisseurs dont c’était la première participation, ce qui témoigne de la solidité du crédit de la BID, 78% étant alloué aux banques centrales et aux institutions officielles, 18% aux trésors bancaires et 4% aux gestionnaires de fonds, aux banques privées et autres.

 

Les certificats de confiance seront cotés sur Euronext Dublin et NASDAQ Dubaï.

 

Après le succès de la tarification, le président de la BID, Dr Bandar Hajjar, a déclaré: «Alors que le monde continue de trouver de meilleurs moyens de répondre à la pandémie en cours, la BID est fière de poursuivre son rôle dans la mobilisation des ressources indispensables à faible coût pour ses états membres, afin de financer une reprise verte et résiliente. Il s’agit de notre deuxième Sukuk durable et aussi de notre plus grande émission jamais réalisée, réaffirmant encore la demande de financement viable, dans un monde frappé par une urgence climatique et une pandémie qui fait rage. Cela démontre également la forte confiance que la communauté des investisseurs place en la BID et à sa mission, et nous en sommes très reconnaissants. J’appelle à nouveau toutes les parties prenantes du secteur de la finance islamique à promouvoir le marché des Sukuk verts et durables en tant que solutions innovantes pour relever les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, pour un avenir meilleur ».

 

Dr Zamir Iqbal,  Vice-président (finances) et directeur financier de la BID, a déclaré: «Nous sommes ravis d’avoir réalisé une nouvelle transaction historique à travers ce Sukuk, pendant que nous continuons à soutenir les efforts de réponse de la Banque au COVID-19. La gamme d’investisseurs a une fois de plus placé sa confiance en notre AAA notation, qui offre les meilleurs rendements ajustés au risque de sa catégorie. Le coût de financement minimal permettra à la BID de fournir de meilleures conditions de financement à ses pays membres pour répondre à leurs besoins critiques pendant et après la pandémie. Nous sommes également très heureux de voir de nouveaux investisseurs participer au Sukuk et nous leur souhaitons la bienvenue, en tant que partenaires de développement. »

 

Dr Yasser Gado, Trésorier de la BID, a déclaré: «La plus grande émission de Sukuk jamais réalisée par la BID, depuis qu’elle est devenue un émetteur fréquent en 2009, constitue un important pas dans la réalisation de l’ambitieux plan de financement de la banque pour 2021. La taille de la transaction, le faible écart de crédit et la robustesse du carnet de commandes reflètent la confiance des investisseurs dans le crédit de la BID. Nous sommes ravis de voir les transactions de la BID acquérir rapidement de nouveaux investisseurs institutionnels . La BID poursuivra son engagement à promouvoir la notoriété du Sukuk, en tant que célèbre instrument de dette conforme à la charia, sur les marchés financiers. Nous visons à tirer parti de l’élan de l’histoire de la finance durable de la BID pour les projets de développement climatique et social dans nos pays membres. Je tiens à féliciter les membres de l’équipe de la Trésorerie de la BID et les chefs de file conjoints pour leurs efforts visant à mener à bien une transaction efficace. »



Maud Le Moine, Responsable des marchés de capitaux de la dette SSA chez Goldman Sachs International, a déclaré: «Une transaction vraiment remarquable de la BID, aujourd’hui, atteignant sa plus grande taille de référence jamais réalisée à 2,5 milliards de dollars, et la plus grande sukuk durable à ce jour, garantissant ainsi des ressources inestimables pour
soutenir ses pays membres. La qualité du carnet de commandes et la demande générale des investisseurs justifiaient un mouvement de 6 points de base pour se stabiliser à MS + 33 points de base, l’une de leurs impressions historiques les plus serrées. Félicitations à l’équipe de la BID pour une transaction réussie quel que soit le paramètre – demande, prix, calendrier et résultat de dimensionnement. »


La BID est une institution financière multilatérale de développement comprenant 57 pays membres et un mandat de développement social et économique dans ses pays membres et les communautés musulmanes du monde entier.

 

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Economie

Royaume-Uni : Les billets de banque à l’effigie du roi Charles III arrivent

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Les très attendus billets de banque à l’effigie du roi Charles III seront mis en circulation à partir de juin au Royaume-Uni.

ayez votre « cup of tea » avec style. Les billets de banque à l’effigie du roi Charles III vont être mis en circulation à partir de juin au Royaume-Uni, vient d’annoncer la Banque d’Angleterre dans un communiqué.

Mais que tout le monde se rassure, les billets sur lesquels figure le portrait de sa mère, la reine Elizabeth II, décédée en septembre 2022, « continueront d’avoir cours légal et circuleront aux côtés des billets du roi Charles III », a indiqué la banque centrale, chargée de leur impression.

Au printemps donc, vont fleurir les nouveaux billets qui seront imprimés progressivement à partir du 5 juin « uniquement pour remplacer ceux qui sont usés et pour répondre à toute augmentation globale de la demande de billets », précise le communiqué, « en conformité avec les directives de la Maison royale, afin de minimiser l’impact environnemental et financier de ce changement ».

« Le portrait du roi apparaîtra sur les modèles existants des quatre billets » britanniques, de 5 livres (environ 5,80 euros), 10, 20 et 50 livres, a rappelé l’institution monétaire, qui avait dévoilé leurs designs en décembre 2022.

Pour les plus impatients, il sera a également possible d’échanger une valeur limitée de billets actuels ou anciens contre de nouveaux billets Charles III, par l’intermédiaire de la Banque d’Angleterre, pendant une courte période à compter de la date d’émission. Sur ces billets en polymère – qui ont remplacé progressivement la monnaie papier au Royaume-Uni depuis 2016 – figure une gravure réalisée à partir d’une photo fournie par la famille royale en 2013 et les visuels ont été validés par le monarque.

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Economie

L’Europe a augmenté ses achats de gaz naturel liquéfié auprès de la Russie

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L’UE a réduit sa consommation globale de gaz. Mais Moscou est devenu son deuxième fournisseur de GNL.

Les efforts de l’Union européenne pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes, et restreindre ainsi sa participation au trésor de guerre de Moscou, ont des résultats mitigés. C’est particulièrement vrai pour le gaz.

Avec 40 % de sa consommation importée de Russie avant l’invasion de l’Ukraine, l’UE, trop dépendante pour établir un embargo, s’est contentée de réduire ses importations. Elle y a été « aidée » par Moscou, qui, par mesure de rétorsion contre les sanctions occiden tales, notamment sur le pétrole, a beaucoup réduit ses livraisons de gaz. D’autant plus que les tuyaux sous-marins Nord Stream, qui lui permettaient d’approvisionner l’Europe, en particulier l’Allemagne, ont été sabotés en sep tembre 2022. Les livraisons globales de gaz russe à l’Europe sont tombées fin 2023 à près de 15 % des achats de l’UE.

Après la chute importante des livraisons de gaz russe, l’Europe a dû s’adapter. Elle s’est davantage tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL), acheminé par bateau. Ses achats de GNL ont dépassé 170 milliards d’euros en 2022 et 2023, indique une étude du groupe américain de réflexion IEEFA (Institute for Energy Economics and Financial Analysis). Pas loin de la moitié des importations (75 milliards d’euros) est venue des États-Unis, tandis que la Russie en expédiait près de 15 % (24 milliards d’euros), battant ainsi le Qatar, pourtant premier exportateur mondial de GNL.

Contrairement au gaz expédié par gazoduc, le GNL russe a donc vu sa part dans les importations européennes bondir. « Quasiment nuls avant l’invasion de l’Ukraine, les achats de GNL russe représentent aujourd’hui près de la moitié des achats de gaz russe par l’UE », souligne le spécialiste français de l’énergie Thierry Bros. La Grèce et la Turquie ont commencé à en importer en 2022. Les expéditions vers l’Espagne ont doublé et celles vers la Belgique plus que triplé. Ensemble, l’Espagne, la France et la Belgique ont reçu l’an dernier 80 % des importations européennes de GNL russe, indique l’étude.

À lire aussiNord Stream 2, le «serpent de mer» qui a endormi les Européens

Demande en chute de 20 %

Parallèlement, la consommation de gaz de l’Europe en 2023 est tombée à son plus bas niveau en dix ans. Au cours des deux années qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la demande de gaz a diminué de 20 % sur l’ensemble du continent (UE, Royaume-Uni, Norvège et Turquie). Elle est tombée à 452 milliards de mètres cubes, soit en dessous de la consommation de 2014.

L’Europe a surmonté la crise énergé tique et elle s’est organisée pour continuer à réduire sa consommation de gaz, « en partie grâce à des mesures d’efficacité énergétique et aux énergies renouve lables». La consommation de GNL du continent devrait donc atteindre son pic en 2025, prévoit l’IEEFA.

Tandis que l’offre de gaz devrait continuer à croître. « Les projets de GNL mis en service à partir de 2025 devraient ajouter l’équivalent de 45 % de l’offre mondiale totale de GNL, et 6 % de l’offre totale de gaz », a calculé le cabinet Global Sovereign Advisory. Une bonne nouvelle pour les prix du gaz en Europe. Après avoir atteint des sommets à près de 340 euros par megawattheure en août 2022, ils sont retombés à 24 euros, proches des cours d’avant la guerre.

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Economie

Le pétrole flanche, les investisseurs digèrent des indices économiques mitigés

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Les cours du pétrole restaient en légère baisse mercredi malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, l’attention des investisseurs se focalisant sur des indicateurs mitigés venant des principales économies consommatrices de pétrole.

Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, reculait de 0,56% à 81,88 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, perdait 0,69% à 76,51 dollars.

Les prix restaient en léger retrait « malgré l’escalade des tensions au Moyen-Orient à la suite de l’intensification des attaques israéliennes », commentent les analystes de DNB.

La bande de Gaza était toujours plongée mercredi dans une situation humanitaire catastrophique, au lendemain de frappes israéliennes meurtrières contre le territoire et du veto des Etats-Unis à un projet de résolution à l’ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat.

En parallèle, « les investisseurs passent au crible des signaux de demande contradictoires émanant des principales économies mondiales », explique Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

« Les données économiques les plus récentes indiquent que la Fed (Réserve fédérale américaine, ndlr) n’abaissera pas les taux d’intérêt de sitôt », soulignent les analystes d’Energi Danmark.

La semaine dernière, les ventes de détail aux Etats-Unis pour janvier se sont contractées, tandis que l’indice des prix de gros a rebondi plus qu’attendu en janvier, une mauvaise nouvelle pour cette mesure de l’inflation côté producteurs.

L’indice CPI, qui mesure l’inflation pour les consommateurs et sur lequel sont indexées les retraites, a ralenti moins que prévu en janvier.

« Les investisseurs ont continué à digérer ces données macroéconomiques mitigées », poursuit M. Innes.

En Chine, pendant les vacances du Nouvel An, le pays « a connu une forte augmentation des voyages et des dépenses intérieures », ajoute-t-il. Mais l’annonce d’une baisse des taux de la banque centrale chinoise « pour revitaliser un secteur immobilier en difficulté (…) n’a pas réussi à susciter l’enthousiasme des marchés pétroliers ».

A noter enfin que les statistiques pétrolières hebdomadaires aux Etats-Unis par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) seront publiées jeudi, « avec un jour de retard en raison du jour férié du Presidents’ Day » lundi aux Etats-Unis, relèvent les analystes de DNB.

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