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Economie

La Norvège aux urnes dans un scrutin clé pour le secteur pétrolier

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Les Norvégiens votent ce lundi dans le cadre de législatives qui devraient couronner l’opposition « rouge verte » et potentiellement influer sur le sort des activités pétrolières dans le pays, plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest.

Selon les sondages, une nette majorité se dessine pour déloger le gouvernement de centre droit d’Erna Solberg, victime notamment d’une usure du pouvoir après huit ans à la tête du royaume nordique.

Le leader travailliste Jonas Gahr Støre, millionnaire de 61 ans qui a fait campagne contre les inégalités sociales, semble bien placé pour lui succéder, mais les contours de sa future coalition, notamment le poids des forces écologistes, restent en suspens.

Son parti et ses alliés privilégiés, le parti du Centre (agrarien) et la Gauche socialiste, obtiendront-ils une majorité parlementaire à eux trois ou devront-ils obtenir l’appui de deux autres forces d’opposition, les écologistes de MDG et/ou les communistes de Rødt, ce qui compliquerait encore les tractations?

« J’ai de bonnes sensations », a dit M. Støre en déposant son bulletin dans une école d’Oslo dimanche, le scrutin ayant ouvert un jour plus tôt dans les grandes villes.

Vendredi, plus de 1,6 million de Norvégiens, soit 42,3% du corps électoral, avaient par ailleurs fait usage du vote anticipé.

– Désaccoutumance –

L' »alerte rouge pour l’humanité » lancée début août par les experts de l’ONU sur le climat (Giec) a placé la question du réchauffement au cœur de la campagne électorale et forcé le pays à une réflexion sur le sort des activités pétrolières qui l’ont rendu immensément riche.

Le rapport a dopé ceux qui, à gauche et, dans une moindre mesure, à droite, veulent en finir avec le pétrole.

MDG, le parti le plus en pointe, réclame l’arrêt immédiat de toute exploration pétrolière et celui de l’exploitation en 2035, un ultimatum rejeté par M. Støre, diplômé de Sciences Po Paris et ministre de Jens Stoltenberg entre 2005 et 2013.

Comme les conservateurs, l’autre force dominante du royaume, le parti travailliste exclut de renoncer à la manne pétrolière et prône une désaccoutumance progressive à l’or noir.

En Norvège, le secteur pétrolier représente 14% du Produit intérieur brut, plus de 40% des exportations et 160.000 emplois directs. L’or noir a aussi permis au royaume de 5,4 millions d’habitants d’amasser le plus gros fonds souverain au monde avec près de 12.000 milliards de couronnes d’actifs (1.166 milliards d’euros).

« La demande de pétrole est sur une pente descendante. Cela se produit de soi-même, par la loi du marché. Nous n’avons pas besoin de le décréter (…) mais de construire des ponts vers des activités d’avenir », a dit à l’AFP le responsable travailliste des questions énergétiques, Espen Barth Eide.

« Nous continuerons d’avoir des activités pétrolières mais on doit admettre que les meilleures années pétrolières sont derrière nous », a-t-il souligné.

– Finie la prospection dans l’Arctique? –

Selon nombre d’observateurs, un compromis dépendra du poids électoral des partis à la fibre écologiste et pourrait passer par la fermeture de certaines eaux à la prospection pétrolière, notamment dans l’Arctique.

« Je pense qu’une conversion douce est très importante pour conserver les compétences de l’industrie pétrolière dans le cadre d’une transition verte vers les énergies renouvelables », confie Fridtjof Elgesem, un habitant d’Oslo de 29 ans.

Pour Camilla Larsson, 33 ans, le prochain gouvernement devra réduire la production pétrolière pour atteindre les objectifs climatiques. « Cela aura un impact sur les impôts, sur la façon dont on vit en Norvège mais (…) nous sommes hyper privilégiés et nous devons faire des concessions pour le climat », dit cette employée de crèche.

Après huit ans de pouvoir, un record pour les conservateurs norvégiens, et de multiples crises (migrants, chute du cours du baril, Covid-19…), Mme Solberg va vraisemblablement passer le relais.

La dirigeante de 60 ans devrait déposer son scrutin en milieu de matinée dans sa ville natale de Bergen (ouest).

« Il faut toujours gouverner comme si on devait rester en place pour l’éternité et concevoir de grands projets parce que c’est ça la tâche d’un Premier ministre », a-t-elle dit dimanche au micro de la chaîne NRK.

Les premiers résultats provisoires seront connus à 21H00 (19H00 GMT).

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Economie

Ghana : 200 millions de dollars de la BIDC pour le financement de projet de développement

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Selon un communiqué de presse, c’est ce qui ressort d’un protocole d’accord signé par Dr George Agyekum Donkor, Président de la Bidc et de son Conseil d’administration et  Mohammed Amin Adam, ministre des Finances de la République du Ghana, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au siège de la Bidc à Lomé, au Togo.

La même source informe que la cérémonie de signature s’est déroulée en présence des principales parties prenantes, notamment Lawrence Agyinsam, Directeur général de Gexim, et Samuel Aidoo, Directeur exécutif, Commerce en gros et Banque d’investissement chez Gcb Bank PLC, entre autres.

«L’accord incarne l’engagement inébranlable de la BidcC à favoriser la croissance économique et à renforcer la résilience dans les États membres de la Cedeao », lit-on dans le document.

«L’injection de 200 millions de dollars est destinée à stimuler la croissance des petites et moyennes entreprises (Pme) dans des secteurs critiques de l’économie, à favoriser la création d’emplois, l’innovation et le développement durable. Cette injection portera le total des engagements de la Bidc au Ghana à 600 millions Usd », détaille le communiqué.

Dans son allocution d’ouverture, Dr Donkor a félicité le Ghana pour son soutien indéfectible à travers le paiement de sa part souscrite du capital et d’autres engagements envers la Banque. Il a souligné que l’alliance tripartite entre la Bidc, Gexim et Gcb Bank PLC illustre l’orientation stratégique de la Bidc visant à renforcer le programme de relance et de transformation des États membres en canalisant les ressources vitales vers des secteurs clés de leurs économies.

Selon lui, cette collaboration souligne l’engagement de la Bidc à forger des synergies de partenariat dans le domaine de la finance et de l’investissement, servant de modèle pionnier pour les futures collaborations et investissements régionaux.

En retour, Dr Amin Adam a souligné l’importance d’organisations telles que la Bidc dans la conduite d’une transformation durable, en particulier dans le contexte des défis mondiaux actuels. Il a salué l’impact profond de la Bidc sous la direction de Dr Donkor et a exprimé un optimisme inébranlable quant au rôle continu de la Banque dans l’élaboration du programme de développement de la région.

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Economie

Gabon : Vers la création de la direction  Générale de l’Exploitation des Mines 

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Ce projet de décret vise à créer la Direction  Générale de l’Exploitation des Mines (DGEM) afin  de mieux encadrer les activités minières en  République Gabonaise, notamment la  transformation, la valorisation et la promotion des  minerais.

La DGEM peut recevoir d’autres missions en lien  avec son domaine d’activité. Elle est composée de  services d’appui, de directions et de services  territoriaux.

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Economie

Togo : les élections à la Chambre de Commerce et d’Industrie sont prévues pour le 30 juin 2024

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Au Togo, l’élection des nouveaux dirigeants de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) aura lieu le 30 juin 2024, selon le calendrier établi par la Commission Électorale Consulaire (CEC).

Cette élection marquera la fin de la délégation consulaire mise en place en 2020 pour conduire le processus de restructuration de la Chambre.

Selon l’agenda communiqué par le président de la CEC, Dindangue Kominte, la campagne électorale pour les élections des membres de l’assemblée consulaire de la Chambre débutera le samedi 15 juin à 0h et se clôturera le 28 juin à 23h59. Pendant cette période, les candidats auront l’opportunité de présenter leurs programmes aux électeurs, essentiellement des opérateurs économiques.

Dans le cadre de la campagne, chaque candidat devrait préalablement déclarer à la mairie du territoire où il souhaite présenter son projet, au moins 48 heures à l’avance, selon le règlement prévu par la CEC. Ces mesures visent, indique-t-on, à assurer la transparence et l’organisation des élections, “tout en offrant aux candidats un cadre équitable pour présenter leurs projets aux électeurs”.

L’ensemble de ces processus, assure-t-on, vise à garantir des élections démocratiques et représentatives, permettant aux acteurs du secteur commercial et industriel au Togo de choisir les dirigeants qui les représenteront auprès de l’Etat.

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