Economie
Le parc éolien néerlandais Shell obtient un nouveau souffle grâce à l’accord avec Google
“La flamme de l’inspiration doit être encouragée. Placez un verre autour de cette petite bougie et protégez-la du découragement ou du ridicule.” — Mary Higgins Clark
Google LLC et Shell PLC se sont associés pour prolonger la durée de vie du projet NordzeeWind, le premier parc éolien du côté néerlandais de la mer du Nord selon Shell, d’au moins quatre ans.
« Nous avons acquis la totalité de la capacité de 108 mégawatts du parc éolien, ce qui a permis à Shell de demander des prolongations de permis et d’investir dans des améliorations cruciales, évitant ainsi la perte prématurée d’une précieuse énergie propre », a déclaré le géant de l’internet dans un communiqué en ligne. « Cette initiative contribue à maintenir sur le réseau les ressources énergétiques décarbonées existantes qui, autrement, auraient été retirées. »
Mis en service en 2007, le projet, au large du village d’Egmond aan Zee, produit suffisamment d’électricité pour couvrir 0,3 % de la demande néerlandaise, selon Shell. Il comprend 36 turbines.
Elle appartient entièrement à Shell depuis que le géant britannique de l’énergie a acquis la participation du co-entrepreneur à 50-50 Vattenfall AB en 2021.

Google a déclaré que cet accord représente « la première fois qu’un PPA [contrat d’achat d’électricité] d’entreprise prolonge la durée de vie d’un parc éolien offshore ».
« À ce jour, nous avons soutenu plus d’un gigawatt de capacité de production d’énergie propre aux Pays-Bas par le biais de PPA », a-t-il ajouté.
Google a déclaré l’année dernière que ses PPA néerlandais aideraient ses centres de données et ses bureaux dans ce pays d’Europe occidentale à atteindre plus de 90 % d’électricité sans carbone cette année-là.

Ces contrats d’achat d’énergie (CAE) comprennent des accords avec Shell et Eneco « pour soutenir 478 mégawatts de capacité énergétique décarbonée grâce à deux parcs éoliens offshore nouvellement raccordés au réseau : HKN V et HKW VI ». Parmi les deux coentreprises éoliennes offshore, HKN V est en service depuis décembre 2023, tandis que HKW VI devrait entrer en production en 2026.
« Ces accords [HKN V et HKW VI] soutiennent le développement de ces parcs éoliens offshore sans subventions, qui devraient contribuer à environ six pour cent de la consommation annuelle d’électricité du pays et favoriseront l’innovation technologique et le développement écologique », a déclaré Google dans un communiqué de presse du 1er février 2024.
À l’époque, Google avait également annoncé un accord visant à soutenir un projet éolien terrestre de 47 MW de l’entreprise italienne ERG. « Nos prévisions actuelles indiquent qu’une fois opérationnel, cet accord permettra à nos bureaux en Italie, ainsi qu’à nos régions cloud de Milan et Turin, d’atteindre plus de 90 % d’énergie décarbonée sur une base horaire locale d’ici 2025 », a déclaré Google.
Google a ensuite annoncé la conclusion d’un autre accord avec GoldenPeaks Capital pour 106 MW de production solaire, après son premier PPA en Pologne, signé en 2023. « Cela permettra d’ajouter de l’énergie propre au réseau, ce qui, selon nos projections, permettra à nos bureaux et à notre région cloud en Pologne d’atteindre plus de 90 % d’énergie décarbonée d’ici 2025 », a-t-il ajouté.
En outre, elle a accepté de contribuer à apporter 84 MW au réseau belge grâce à des accords avec Aspiravi et Luminus.
Google vise à faire fonctionner ses centres de données et ses campus de bureaux entièrement avec une énergie sans carbone dans le cadre de son objectif plus large d’atteindre des émissions nettes nulles dans toutes ses opérations et sa chaîne de valeur d’ici 2030.
Economie
Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »
Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.
Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).
Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.
Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.
Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.
Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.
Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.
Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.
Avec APA
Economie
Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.
Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.
Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.
Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.
Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.
En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.
Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.
Economie
Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.
Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.
Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.
La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.
Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.
Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.
L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.
L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.
En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.
Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.
En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».
Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.
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