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Economie

Moyen-Orient et Afrique : les régions où le commerce a progressé malgré la pandémie ?

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Une étude mondiale sur les perspectives du secteur privé, commandée par DP World et réalisée par The Economist Intelligence Unit, révèle que les flux commerciaux internationaux n’ont pas diminué autant que prévu, 38 % des entreprises du Moyen-Orient ont réussi à développer leurs ventes à l’international, et 32 % en Afrique.

L’étude a montré que la reconfiguration de la chaîne d’approvisionnement est une priorité pour de nombreuses entreprises qui s’efforcent de surmonter les effets négatifs de la pandémie. À l’échelle mondiale, 83 % des entreprises sont en train de reconfigurer leurs chaînes d’approvisionnement. D’un point de vue régional, le Moyen-Orient compte la plus forte proportion de répondants (96 %) dont les entreprises sont en train de reconfigurer leurs chaînes d’approvisionnement. En outre, 84 % des entreprises africaines ont répondu qu’elles étaient déjà en train de le faire, soit un peu plus que la moyenne mondiale de 83 %.

L’étude a également analysé l’impact de la pandémie. En effet, la plus grande partie des répondants du Moyen-Orient (48 %) ont indiqué qu’un choc de la demande (défini comme la difficulté de vendre des produits à des clients sur les marchés internationaux) avait eu le plus grand impact négatif sur les ventes internationales de leur entreprise. En Afrique, la proportion la plus élevée de répondants (48 %) a indiqué que c’est l’impact de la crise sur la gestion de la chaîne logistique (défini comme la difficulté à organiser le transport ou les services logistiques) qui aurait eu un effet négatif beaucoup plus important sur leurs entreprises.

En recueillant le point de vue de chefs d’entreprise dans six régions (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Moyen-Orient, Afrique et Asie-Pacifique), l’étude montre qu’en moyenne, les entreprises ont alloué 32 % de leur chiffre d’affaires du premier semestre 2020 pour les aider à changer de fournisseur ou de prestataire logistique et à modifier les lieux de production ou d’achat. Les entreprises du Moyen-Orient s’attendent à restructurer leurs chaînes d’approvisionnement en 7,4 mois, contre 8,6 mois en Afrique et 8,5 mois au niveau mondial.

En outre, les entreprises du Moyen-Orient réaffectent environ 30 % de leurs revenus du premier semestre 2020 à la reconfiguration de leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui correspond à la moyenne mondiale (32 %). Cependant, les répondants d’Afrique réaffectent moins – en moyenne environ 24 % de leurs revenus du premier semestre 2020.

Les données ont également révélé les secteurs particuliers qui ont contribué à soutenir le commerce international pendant la pandémie. Soutenues par les données du Centre de Commerce International (ITC), les exportations sud-africaines de pâte à papier (la matière première du papier toilette) ont augmenté de 163 %. En Europe, au cours du premier semestre 2020, les exportations de céréales (notamment vers le Moyen-Orient) et de produits pharmaceutiques en provenance du continent ont augmenté de 23 % et 12 % respectivement.

Pour les personnes interrogées en Afrique, la diversification de leur base de fournisseurs figure parmi les deux principaux facteurs qui devraient déterminer les transactions commerciales internationales jusqu’en 2025. Les entreprises africaines pourraient trouver des opportunités de diversification des fournisseurs dans la région depuis l’entrée en vigueur, au début de l’année, d’un nouvel accord commercial, l’accord de libre-échange continental africain (African Continental Free Trade Agreement).

Pour optimiser les opérations commerciales pendant la pandémie et au-delà, les entreprises africaines se sont appuyées sur un mélange de technologies avancées : Internet des objets (48 % des répondants), cloud computing (26 %), analyse de données (20 %). Par ailleurs, au Moyen-Orient, 56 % pensent que le big data et l’analytique auront un impact positif significatif sur leur capacité à commercer au-delà des frontières dans les 3 à 5 prochaines années. De plus, 43 % pensent que l’Internet des Objets (IdO) aura un impact similaire et 32 % indiquent que la blockchain et le cloud auront tous deux un impact sur le commerce international.

Une personne interrogée sur six (16 %) dans l’enquête mondiale a déclaré que l’amélioration de la réactivité de son entreprise face aux changements liés à l’analyse des données prédictive/en temps réel serait le facteur le plus important pour déterminer la manière dont son entreprise mènera les transactions commerciales internationales à l’avenir. Pour les entreprises africaines, l’amélioration de la réactivité de leur entreprise aux changements grâce à l’analyse des données en temps réel/prédictive est le principal facteur qui déterminera leur approche des transactions commerciales internationales jusqu’en 2025.

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Economie

Usa : la startup américaine Holberton annonce une nouvelle levée de fonds de 20 millions de dollars pour accélérer son développement en Afrique

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Ce financement permettra à la startup californienne d’étendre ses offres de solutions de formation aux universités, aux centres de formation et aux entreprises sur le continent africain.

Holberton, qui concourt à rendre la formation des développeurs en informatique abordable et accessible à tous dans le monde entier, a annoncé avoir levé 20 millions de dollars en série B. Une opération menée par Redpoint eventures avec un nouvel investisseur Pearson Ventures et la participation des investisseurs existants Daphni, Imaginable Futures, Reach Capital et Trinity Ventures.

Créé dans la Silicon Valley en 2015, Holberton est présente sur le continent africain à travers plusieurs instituts dans différents pays, tels que la Tunisie, Madagascar et le Maroc. Ceux-ci ont déjà formé des milliers d’étudiants, grâce aux solutions d’Holberton. L’ambition de cette start-up est d’aider plus de 500 000 personnes en Afrique à accéder à une éducation de haut niveau d’ici 2030, directement via son réseau d’écoles Holberton School, ou indirectement, via des établissements d’enseignement et des centres de formation. Pour atteindre cet objectif, Holberton ne cesse d’innover afin de proposer des programmes d’enseignement performants et adaptables à grande échelle.

« Nous avons développé des technologies, des outils et des méthodes d’enseignement pour compléter et étendre les formations initiales ou encore combler les lacunes des étudiants et des employés. Nos solutions ont été conçues et créées pour former les apprenants du monde entier, qu’ils soient débutants ou familiers avec les langages informatiques », déclare Julien Barbier, PDG et cofondateur de Holberton.

Avec ses partenaires, Holberton a déjà formé des milliers de développeurs logiciel partout dans le monde. Les apprenants qui ont suivi les programmes d’Holberton ont par la suite réussi à accéder à des emplois bien rémunérés dans des entreprises technologiques de premier plan, telles qu’Amazon, Apple, Google, LinkedIn, Tesla, etc.

« L’Afrique est un continent qui dispose d’une pépinière considérable de jeunes talents. Avec nos solutions, nous accompagnons les institutions publiques et privées dans la mise en place d’un enseignement moderne et adapté aux besoins du marché de l’emploi sur le continent », a ajouté Julien Barbier.

Les offres de service proposées par Holberton comprennent un modèle complet de franchise, ou alors des outils des formations à intégrer à un cursus : projets de cas concrets et des outils d’automatisation de la notation. La startup californienne propose également des programmes sur mesure, grâce à son nouveau concept appelé « système d’exploitation de l’éducation ». Ses clients peuvent désormais utiliser tout ce dont ils ont besoin pour compléter leur offre éducative ou pour développer de nouvelles écoles. En effet, ils sont mieux à même de comprendre les besoins de leurs étudiants, les exigences du marché du travail. Et contribuent ainsi à alimenter un vivier national d’ingénieurs en informatique hautement qualifiés.


« Le concept d’OS of Education d’Holberton permet à l’entreprise de proposer des outils, testés et approuvés par leurs partenaires, sur un marché plus large », a déclaré Manoel Lemos, associé directeur chez Redpoint eventures. « Ils ont prouvé leur capacité à faire tomber les barrières liées au coût et à l’accessibilité de l’éducation, tout en offrant un programme d’études de haute qualité. Les clients peuvent être des investisseurs d’impact à but non lucratif qui veulent participer au développement des économies locales, des établissements d’enseignement voulant moderniser leurs méthodes d’enseignement ou des entreprises souhaitant fournir la meilleure formation possible pour combler les lacunes de ses employés. »

 

 

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Afrique du Sud-Aviculture : épidémie de grippe aviaire dans le Gauteng

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Le ministère sud-africain de l’Agriculture a signalé le 13 avril dernier un foyer de grippe aviaire dans une ferme avicole commerciale localisée à Ekurhuleni dans la province du Gauteng. Elle est liée à la souche H5 du virus et a déjà fait succomber environ 300 oiseaux.  

Dans un communiqué, les autorités indiquent que les services vétérinaires de la région ont mis l’exploitation en quarantaine afin de limiter la propagation de la maladie virale et travaillent actuellement pour déterminer l’ampleur de l’épidémie.

En réponse à cette situation, le Botswana, 4e destination à l’export pour la viande de volaille sud-africaine a déjà interdit le 14 avril avec effet immédiat, les importations de volailles vivantes et de produits avicoles (viande, œuf et plumes) en provenance du pays.

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Economie

Sénégal-Logistique: Remboursement de dettes, le Port Autonome de Dakar va verser 1,980 milliard de FCFA le 19 avril

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Selon le Dépositaire central Banque de Règlement, le Port Autonome de Dakar procédera, le 19 avril, au paiement des intérêts semestriels de l’emprunt obligataire dénommé « PAD 6,60% 2020-2027 » .

Il s’agit d’un montant global net d’impôt de 1.980.000.000 (Un milliard neuf cent quatre-vingt millions de FCFA).

Pour rappel, le Port autonome de Dakar, avait émis un emprunt obligataire d’u montant de 60 milliards de fcfa en octobre 2020. Cette opération visait à financer les premiers investissements de mise en valeur de la nouvelle plateforme portuaire de Ndayane, un port en eau profonde.

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