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Economie

Niger : La BAD accompagne l’assainissement des finances publiques pour renforcer la compétitivité économique

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Entre 2017 et 2019, la Banque africaine de développement a accompagné le Niger dans l’assainissement de ses finances publiques pour améliorer la compétitivité de son économie, à travers la mise en œuvre du Programme d’appui aux réformes et à la résilience économique au Niger exécuté en deux phases.

La Banque africaine de développement indique que le PARRE 1 a bénéficié d’un prêt de 19,18 millions de dollars américains du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel de la Banque et d’un don de 21,92 millions de dollars de la Facilité d’appui à la transition (FAT). Le PARRE 2 a, lui bénéficié du concours financier des deux instruments de la Banque, qui ont apporté respectivement un prêt et un don de 13,7 millions de dollars, totalisant 27,4 millions de dollars.

L’exécution du programme a notamment créé les conditions d’une croissance soutenue au Niger. Durant la période de sa réalisation, la croissance économique du pays est, en effet passée de 4% en 2015 à une moyenne annuelle de 5,9% entre 2017 et 2019, soit légèrement au-dessus de la cible du programme qui tablait sur un taux de croissance de 5,4%. Parallèlement, le taux de pression fiscale a connu une légère progression passant de 13,6 % du produit intérieur brut (Pib) à 14,9%.

En outre, le renforcement de la mobilisation des ressources fiscales s’est accompagné d’une meilleure gestion des marchés publics à travers la baisse, en valeur, de la part des marchés passés par entente directe. Elle a chuté de 51% en 2016 à 9% en 2019. Au plan sectoriel, le taux d’accès à l’électricité de la population nigérienne a connu une évolution positive, passant de 9,83% en 2015 à 13,6% en 2019.

« Les résultats réalisés vers l’atteinte de l’objectif de développement du programme sont satisfaisants, souligne le rapport. Le PARRE a eu un impact significatif sur l’accroissement des recettes fiscales, qui ont atteint 1,4 milliard de dollars en 2018 et 1,5 milliard de dollars en 2019, contre 1,1 milliard de dollars en 2016 », souligne le rapport de la Banque africaine de développement.

À ce jour, le programme bénéficie à l’ensemble de la population, notamment celle exerçant dans le domaine agricole, en particulier les femmes, ainsi que les éleveurs grâce aux mesures menées dans les domaines de l’élevage, de l’hydraulique pastorale et des systèmes irrigués. Les entreprises du secteur privé tirent également profit de la mise en œuvre du PARRE, à travers l’amélioration de l’accès au financement et aux biens de consommation intermédiaire dans le processus de production (eau et électricité).

À long terme, le programme devrait avoir un impact positif sur les conditions de vie des femmes puisqu’il vise à soutenir leur autonomisation par la réduction des inégalités en matière de genre et de l’incidence de la pauvreté. « À cet effet, le PARRE a mis l’accent sur la résilience agricole nutritionnelle, l’accroissement de l’accès à l’électricité et le renforcement de l’entreprenariat féminin, notamment en milieu rural, qui sont de nature à diversifier les sources de revenus des femmes et donc leur intégration dans le circuit économique », conclut le rapport de la Banque.

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Economie

Pétrole : OMV consolide ses résultats au deuxième trimestre

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Le groupe pétrolier et gazier autrichien OMV a consolidé ses résultats au deuxième trimestre grâce à l’intégration dans ses comptes de la filiale chimique Borealis et au rebond des cours du pétrole. OMV a affiché un bénéfice net de 622 millions d’euros contre 24 millions un an plus tôt, selon un communiqué publié mercredi.

Le groupe avait décidé de porter l’an dernier sa part à 75% dans Borealis, spécialisée dans la production d’engrais, de polyéthylène et de polypropylène. Il s’est réjoui «des revenus supplémentaires provenant de la consolidation complète» de cette filiale, comme de «l’augmentation des prix du marché et des volumes de vente» concernant le pétrole.

Le groupe a enregistré sur la période d’avril à juin un chiffre d’affaires en hausse de 132% à 7,3 milliards d’euros, pour un effectif de 23.530 personnes dans le monde. Le résultat d’exploitation a pour sa part bondi au deuxième trimestre de 896% pour atteindre un record de 1,3 milliard d’euros, hors effets exceptionnels et effets de stocks (CCS). L’année 2020 avait été marquée par un vaste plan d’économies sur fond de déclin de la demande d’hydrocarbures et de chute des cours, en raison des confinements et des restrictions provoqués par la pandémie de Covid-19.

Le groupe, intégré de la production à la distribution, présent dans plus de 120 pays, est détenu à 31,5% par l’Etat autrichien. Il avait annoncé en février une poursuite des cessions pour optimiser son portefeuille.

Il vise, concernant le pétrole, les 480.000 barils par jour en fonction de la situation sécuritaire en Libye. Il prévoit un baril à moins de 70 dollars contre moins de 65 lors de la précédente prévision. «La pandémie continue d’avoir un impact important sur le développement économique mondial. Si les prix du pétrole continuent d’augmenter au deuxième trimestre, ils demeurent toutefois fortement volatils», souligne OMV dans son communiqué.

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Economie

Le pétrole piétine, le Covid-19 plane sur la demande

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Les prix du pétrole, qui avaient brièvement regagné mardi leur niveau d’avant la réunion de l’Opep+ il y a deux semaines, ont conclu en petite baisse, les investisseurs restant suspendus à la propagation du Covid-19.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a terminé quasiment stable à 74,48 dollars à Londres (-0,02%). Le Brent avait néanmoins franchi un peu plus tôt dans la séance la barre des 75 dollars, pour atteindre 75,05 dollars, une première depuis le 14 juillet. A New York, le baril américain de WTI pour le même mois a fléchi de 0,36% à 71,65 dollars.

«Les craintes de nouvelles restrictions de mobilité dans les principaux pays consommateurs, en réponse à la propagation du variant Delta du Covid-19», limitent la hausse des cours du brut, explique Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank. Les Etats-Unis ont ainsi maintenu lundi les restrictions portant sur les voyages internationaux, en dépit des demandes de réciprocité émanant notamment de l’Union européenne. Les analystes de Deutsche Bank soulignent de leur côté les taux de vaccination encore faibles au sein de pays émergents gros consommateurs d’or noir, une situation qui freine la reprise de la demande.

Cependant «l’offre de pétrole devrait rester serrée» selon Naeem Aslam, d’Avatrade, qui avance une «augmentation de la production insuffisante pour compenser la hausse attendue de la demande, hors nouveau pic de contaminations au Covid-19».

Pour Carsten Fritsch de Commerzbank, «le marché du pétrole demeure sous-approvisionné en dépit du fait que l’Opep+ va augmenter sa production». Les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés via l’accord Opep+ ont en effet opté pour la prudence le 18 juillet, avec un relèvement mesuré de la production jusqu’en septembre 2022, de l’ordre de 400.000 barils par jour chaque mois à partir d’août.

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Economie

Sénégal-Trafic Maritime : L’activité du Port autonome de Dakar s’est bonifiée de 12,0% au mois d’avril

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L’activité de trafic maritime du Port autonome de Dakar (Pad), en avril 2021, s’est bonifiée en rythme mensuel. Cette situation fait suite à la hausse des débarquements malgré le fléchissement noté au niveau des embarquements. En glissement annuel, l’activité du Port s’est améliorée sous l’effet de l’accroissement des débarquements et des embarquements.

L’activité du Port autonome de Dakar, en avril 2021, s’est améliorée de 12,0% au mois d’avril 2021. L’information émane de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) qui en fait écho dans sa dernière publication sur les « repères statistiques ».


En effet, la somme des débarquements et embarquements est évaluée à 2 123,6 tonnes au mois d’avril dernier contre 1 896,8 tonnes en mars. Par rapport à au mois d’avril 2020 où la somme était de 1 585,9 tonnes, il est noté une baisse de 33 %.

Selon l’Ansd 1 678,5 tonnes, pour les débarquements, ont été enregistrées au niveau du Port autonome de Dakar au mois d’avril dernier contre 1 374,0 tonnes le mois précédent soit une progression mensuelle de 22,2%. Par rapport à la même période l’année 2020 où la quantité des éléments pour les débarquements a été de 1 197,9 tonnes, il noté une hausse de 40,1%.

Concernant les embarquements, l’agence fait savoir que 445,1 tonnes ont été enregistrées au mois d’avril 2021 contre 522,8 tonnes le mois qui précédent. Ce qui fait ressortir une régression de 14,9% en variation mensuelle. Comparée à la quantité enregistrée à la période correspondante de l’année écoulée (388,0 tonnes), l’Ansd relève tout de même une hausse de 14,7%.

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