Connect with us
pub

Economie

Pétrole: l’agence S&P abaisse les notes d’ExxonMobil, Chevron et Conoco Phillips

Published

on

L’agence S&P Global Ratings a abaissé vendredi d’un cran les notes des géants américains du pétrole ExxonMobil, Chevron et Conoco Phillips, sous pression comme l’ensemble du secteur à cause de l’essor des énergies renouvelables, de faibles marges et de la volatilité des cours du baril.

L’agence de notation financière a aussi prévenu qu’elle pourrait à moyen terme encore réduire la note d’ExxonMobil en raison de son endettement élevé. Ces décisions ne sont pas une surprise: S&P avait prévenu fin janvier qu’elle se préparait à abaisser les notes des plus grandes entreprises du secteur pétrolier au vu des changements de fond les affectant.

Elle avait alors estimé que les risques touchant les sociétés d’exploration et production de pétrole et du gaz étaient passés à «modérément élevés», faisant mécaniquement baisser leurs notes. La pandémie de Covid-19 a massivement réduit la demande énergétique en mettant à l’arrêt des secteurs entiers de l’activité économique, comme le transport aérien. Pendant ce temps, les pays producteurs ont tardé à ajuster leur offre, ce qui a fait chuter les cours.

Les cinq plus grandes compagnies privées du monde – BP, Chevron, ExxonMobil, Shell et Total – viennent d’annoncer des pertes nettes cumulées de 77 milliards de dollars pour 2020. Cette crise s’ajoute à la remise en cause du modèle des compagnies pétrolières, de plus en plus sous pression afin de faire plus contre le changement climatique.

S&P estime que la taille et la diversité des activités d’ExxonMobil n’ont pas empêché le groupe d’être durement touché par les conséquences de la pandémie. Même si ExxonMobil a beaucoup coupé dans ses dépenses opérationnelles et d’exploration, et que les prix du pétrole devraient remonter dans les prochains trimestres, son niveau d’endettement reste élevé, souligne l’agence: fin 2020, sa dette s’élevait à 67,6 milliards de dollars.

Pour Chevron, «nous pensons que l’échelle et la diversification des opérations de l’entreprise, y compris ses activités en aval, la différencient de concurrents plus petits et non intégrés», souligne S&P. L’entreprise «devrait également bénéficier de sa combinaison de projets à long et à court terme qui lui permettront de mieux équilibrer les besoins de trésorerie et de dépenses», ajoute l’agence.

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

France-Pétrole : TotalEnergies voit son pic de production atteint en cours de décennie

Published

on

La production de pétrole de TotalEnergies continuera à croître pour atteindre son maximum au cours de la décennie, avant de diminuer, a annoncé mardi le groupe, qui continuera à investir dans les hydrocarbures tout en visant le top 5 mondial des producteurs d’électricité renouvelable.

La production d’hydrocarbures du groupe français devrait progresser d’environ 3% par an d’ici 2026, tirée par le gaz naturel liquéfié (GNL) qui grimperait de 6% par an. Sa production de pétrole «atteindra son pic au cours de la décennie avant de décroître» avant 2030, suivant ses projections de progression de la demande mondiale, ajoute TotalEnergies, qui a présenté sa stratégie lors de sa journée investisseurs.

À l’horizon 2030, ses ventes devraient être composées à 30% de produits pétroliers, à 50% de gaz, à 15% d’électricité et à 5% de biomasse et hydrogène. Dans un marché du gaz naturel liquéfié en croissance moyenne de 5% à 7% par an à l’échelle mondiale, sa production de GNL devrait augmenter de 30% d’ici 2025 et les ventes atteindre alors 50 Mt/an, soit 10% du marché mondial.

TotalEnergies, sous la pression d’investisseurs et du public pour agir plus en faveur du climat, souligne aussi son «ambition de devenir un des 5 premiers producteurs mondiaux d’électricité renouvelable», avec pour objectif 100 GW de capacité brute installée d’ici 2030. La compagnie devrait afficher un portefeuille de plus de 10 GW en opération à fin 2021. Sa capacité augmentera d’environ 6 GW par an de 2022 à 2025, pour atteindre 35 GW d’ici 2025, estime-t-elle.

Continue Reading

Economie

Pétrole : L’Opep croit toujours à l’avenir de la demande pétrolière

Published

on

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pense que la demande pétrolière mondiale va continuer à progresser d’ici à 2045, tout en estimant que l’essentiel de cette hausse sera concentrée sur la décennie actuelle.

Dans son rapport annuel sur les perspectives de la demande pétrolière mondiale publié mardi, elle anticipe une demande accrue de 17,6 millions de barils par jour (mb/j) entre 2020 et 2045, pour atteindre 108,2 mb/j à cet horizon. C’est légèrement moins que ce que prévoyait le cartel basé à Vienne l’an dernier.

En prenant pour référence 2019, avant la crise du Covid-19 et l’effondrement de la demande enregistré l’an dernier, la croissance apparaît toutefois moins importante, autour de 8,2 mb/j d’ici 2045.

«Les demandes pour l’énergie et le pétrole ont rebondi de manière significative en 2021, après la chute énorme enregistrée en 2020, et une expansion continue est prévue pour le long terme», souligne le secrétaire général du cartel, Mohammed Barkindo, dans son introduction à ce rapport à 2045.

Pour l’Opep, la demande sera tirée par les pays en développement, tandis qu’elle déclinera dès 2023 dans les pays riches appartenant à l’OCDE. Au niveau mondial, la croissance de la demande devrait être importante les premières années, avant de ralentir progressivement pour finir par atteindre un quasi-plateau après 2035.

Après 100 mb/j en 2019, puis 90,6 mb/j l’an dernier pendant la crise, la demande devrait ainsi remonter à 103,6 mb/j en 2025, 106,6 mb/j en 2030, puis 107,9 mb/j en 2035. La croissance est ensuite quasi nulle jusqu’aux 108,2 mb/j attendus en 2045, prévoit l’Opep.

Cette trajectoire apparaît en contradiction avec celle que prône l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour permettre au monde d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et limiter le réchauffement climatique de la planète proche de 1,5°C, par rapport à la seconde moitié du 19e siècle.

Dans un rapport choc publié au printemps, l’AIE dessine un scénario dans lequel, si le monde veut juguler le réchauffement, l’électricité répond à un nombre croissant d’usages et le pétrole ne revient jamais à son pic de 2019 pour décliner à 72 mb/j en 2030 puis seulement 24 mb/j en 2050. Elle invite également à abandonner dès maintenant tout nouveau projet d’exploration d’hydrocarbures.

Mohammed Barkindo assure pour par sa part que des «investissements énormes» seront nécessaires pour répondre à la demande. «Sans les investissements nécessaires, de nouveaux épisodes de volatilité et un manque d’énergie à l’avenir sont possibles, ce qui n’est pas dans l’intérêt des producteurs ou des consommateurs», juge-t-il.

Continue Reading

Economie

Russie-Énergie : Le gaz russe au cœur d’une dispute entre Kiev et Budapest

Published

on

L’Ukraine et la Hongrie ont annoncé mardi la convocation de leurs ambassadeurs respectifs, Kiev reprochant à Budapest des accords gaziers avec Moscou qui menaceraient sa «sécurité énergétique». Budapest a en premier convoqué le représentant ukrainien, l’Ukraine lui rendant la pareille.

«Nous considérons comme une violation de notre souveraineté le fait que l’Ukraine veuille empêcher l’approvisionnement» de la Hongrie en gaz, a fulminé mardi sur Facebook le chef de la diplomatie hongroise Peter Szijjarto. «Transporter du gaz en contournant l’Ukraine sape la sécurité énergétique de notre pays et celle de l’Europe», a répliqué auprès de l’AFP le porte-parole de la diplomatie ukrainienne Oleg Nikolenko.

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé lundi avoir signé deux contrats prévoyant la livraison de jusqu’à 4,5 milliards de mètres cubes de gaz russe annuels pendant 15 ans vers la Hongrie, contournant l’Ukraine qui était jusqu’ici la principale voie de transit. La diplomatie ukrainienne s’était déclarée lundi «surprise» et «déçue par cette décision» de Budapest «prise pour plaire au Kremlin».

Moscou a pour sa part souligné que l’Ukraine n’avait pas «le droit de s’ingérer» dans les relations entre la Russie et la Hongrie, selon le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov. L’Ukraine tire des revenus significatifs du transit du gaz russe vers le reste de l’Europe et voit donc comme une menace tout accord court-circuitant son territoire. D’autant que dans les mois à venir le gazoduc Nord Stream-2, reliant la Russie à l’Allemagne, devrait entrer en service.

Ce tube pourrait à terme priver l’Ukraine, pays parmi les plus pauvres d’Europe, d’au moins 1,5 milliard de dollars par an. Alliée de l’Occident face à la Russie, cette ex-république soviétique, est depuis 2014 le théâtre d’une guerre séparatiste pro-russe dans l’Est, déclenchée dans la foulée de l’annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée.

Continue Reading

Tendance