Economie
Pétrole : L’UE propose d’interdire le Nord Stream et d’abaisser le plafond pétrolier pour pénaliser la Russie
« On doit penser des autres comme on voudrait qu’ils pensent de nous. »Napoleon Hill
L’Union européenne a proposé une interdiction des gazoducs Nord Stream et une réduction du prix du pétrole dans le cadre d’un nouveau paquet de sanctions visant à faire pression sur Moscou pour qu’il mette fin à sa guerre contre l’Ukraine.
« L’objectif de la Russie n’est pas la paix, mais l’imposition de la loi du plus fort », a déclaré mardi à Bruxelles la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « C’est pourquoi nous accentuons la pression sur la Russie, car la force est le seul langage qu’elle comprendra. »
Les 27 États membres intensifient leurs mesures contre la Russie, qui en est à sa quatrième année de guerre en Ukraine, alors que le président américain Donald Trump renonce à exiger un cessez-le-feu inconditionnel. Le nouveau paquet, susceptible d’être modifié, pourrait être adopté lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 23 juin. Il requiert le soutien unanime des 27 États membres.
Ces mesures ont été rapportées le mois dernier par Bloomberg News.
L’interdiction du gazoduc Nord Stream, le canal de transit de gaz de la mer Baltique reliant directement la Russie à l’Allemagne – bien qu’inexploitable depuis la première année de guerre avec la Russie – impliquera l’interdiction pour les opérateurs de réaliser des transactions impliquant Nord Stream. Le chancelier allemand Friedrich Merz a également soutenu la mesure.
« Il n’y a pas de retour en arrière », a déclaré von der Leyen.
L’abaissement du plafond du prix du pétrole proposé par le G7 à 45 dollars nécessitera le soutien des États-Unis. Ce seuil, qui interdit aux prestataires de services du G7 de transporter et de traiter du brut vendu au-delà de ce plafond, est actuellement fixé à 60 dollars. Les dirigeants du G7 discuteront de cette question lors de leur réunion au Canada plus tard ce mois-ci, a déclaré Mme von der Leyen.
« En abaissant le plafond, nous nous adaptons aux nouvelles conditions du marché et rétablissons son efficacité », a déclaré Mme von der Leyen aux journalistes, se disant confiante que le G7 accepterait de « le faire ensemble ».
La décision de l’UE fait suite aux positions divergentes de la Maison Blanche et de Bruxelles sur la Russie. Le président américain a laissé entendre la semaine dernière qu’il pourrait laisser la Russie et l’Ukraine poursuivre leur guerre, alors même que les parlementaires américains envisagent d’imposer un cessez-le-feu avec des sanctions soutenues par une large majorité bipartite. Malgré les votes, ses partisans ne semblent guère disposés à défier Trump.
Merz, qui a rendu visite à Trump à la Maison Blanche la semaine dernière, a déclaré que les sanctions avaient été un coup dur pour l’économie russe – et a encouragé l’administration américaine à agir.
« La durée pendant laquelle la Russie pourra endurer cette guerre dépend également de l’efficacité des sanctions », a déclaré le dirigeant allemand à Berlin aux côtés de son homologue néerlandais, Dick Schoof. « C’est pourquoi nous, et moi-même, plaidons pour que les États-Unis imposent des sanctions dès maintenant. »
L’interdiction de Nord Stream vise à mettre un terme aux spéculations persistantes sur une reprise des flux. Même sans interdiction formelle, l’activation de Nord Stream 2, achevé mais jamais certifié par le gouvernement allemand, était peu probable. L’explosion d’une bombe en septembre 2022, qui a partiellement endommagé les pipelines, a complètement interrompu les transits.
Le bloc propose également de supprimer 22 banques de SWIFT, le système de paiement international, et d’imposer quelque 2,5 milliards d’euros (2,9 milliards de dollars) de nouvelles restrictions commerciales alors qu’il cherche à réduire davantage les revenus de la Russie et sa capacité à sécuriser la technologie pour les armes.
En outre, l’UE souhaite répertorier 77 navires supplémentaires qui font partie de la flotte fantôme russe utilisée pour transporter des produits sanctionnés – et introduire une interdiction sur l’importation de produits raffinés à base de pétrole brut russe.
Les entreprises européennes fournissent à la Russie une gamme de services légaux aux prix actuels, mais qui ne le seraient pas à 45 dollars. Cela comprend l’utilisation de l’importante flotte de pétroliers grecs, ainsi que des services d’assurance et de réassurance fournis par différentes entreprises du continent.
Economie
Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »
Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.
Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).
Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.
Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.
Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.
Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.
Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.
Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.
Avec APA
Economie
Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.
Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.
Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.
Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.
Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.
En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.
Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.
Economie
Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.
Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.
Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.
La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.
Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.
Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.
L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.
L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.
En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.
Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.
En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».
Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.
-
Economie6 ans agoCameroun- Transport : Projet de construction de la voie ferrée Yaoundé-Douala, l’Etat lance un appel à manifestation d’intérêt pour les études techniques
-
santé et bien-être3 ans agoClou de girofle et romarin duo de choc pour vos cheveux
-
Développement personnel6 ans agoDéveloppement Personnel : résumé du livre l’ego est l’ennemi de Ryan Holiday
-
A vendre3 ans agoAvec « Sniper » et « Dichlofort » Dites A Dieu aux cafards, aux insectes (3000F CFA)
-
Economie6 ans agoSénégal-Mine : la société d’exploration THOR annonce des résultats prometteurs dans la zone de Kéniéba
-
Economie6 ans agoAgriculture-Algérie: Réduire les importations agricoles de 2,5 milliards de dollars à l’horizon 2024
-
Développement personnel6 ans agoDev Personnel : Qu’est-ce que la confiance en soi ?
-
Développement personnel6 ans agoDéveloppement Personnel : Savoir oser
