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Economie

Rapatrie­ment des devises: tous les contrats pétroliers et miniers enfin transmis à Beac

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« A ce stade, tous les contrats et conventions (pétroliers et miniers) ont été transmis », révèle la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) dans la Lettre de recherche n°9, publiée le 5 février 2021. La Beac a ainsi reçu, entre fin 2019 et septembre 2020, un total de 139 contrats et conventions suivant la répartition présentée suivante : Cameroun (13) ; Congo (40) ; Gabon (28) ; Guinée équatoriale (36) ; Tchad (22) et Tchad (1).

Le 12 mai 2017, la banque centrale avait saisi les États de la Cemac pour solliciter la mise à sa disposition, à fin mai de la même année, des copies des contrats et conventions signées entre chaque État et les sociétés pétro­lières et minières. Objectifs : s’assurer de leur conformité avec les dispositions de la règlementa­tion des changes et assurer un meilleur suivi du processus de rapatriement des recettes issues de l’exportation de produits pétro­liers et miniers.

Il faut dire que la Beac, qui fait feu de tout bois pour reconstituer les réserves de change de la Cemac, fondues à la suite de la baisse des cours du pétrole débutée en 2014, afin d’éviter une dévaluation du FCFA, soupçonne les sociétés extractives d’être une source d’évasion des devises. Malgré cet enjeu, les États de la Cemac, qui ont cultivé le secret autour des questions extractives, n’ont commencé à exécuter que plus de deux ans plus tard.

Il a même fallu que la transmission à la banque centrale de ces documents soit inscrite comme conditionnalité à respecter par chacun des États de la Cemac en programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

À en croire la Beac, ces contrats et conventions dérogent pour la plupart de à la rè­glementation des changes en vigueur dans la Ce­mac. Ces textes exemptent en effet les compagnies minières et pétrolières du rapatriement des devises issues de la vente des ressources pétro-gazières et minières produites dans l’espace Cemac, contrairement à ce que stipule la nouvelle règlementation de change, entrée en vigueur depuis le 1er mars 2019.

C’est d’ailleurs pour cette raison que ces entreprises sont contre l’application de ce dispositif. Elles ont déjà obtenu à quatre reprises la prorogation du délai d’application de la nouvelle règlementation de change au secteur extractif. Elle sera désormais opposable aux entreprises pétrolières et minières qu’à partir du 31 décembre 2021.

À fin novembre 2020, la Beac affiche des rapatriements et rétrocessions des devises d’un montant de 7 914 milliards de FCFA contre 6 201 milliards de FCFA au 31 décembre 2019, et de 3 277 milliards de FCFA un an auparavant. Pour la banque centrale, cette évolution est le fait de la nouvelle règlementation de change.

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Economie

Environnement : Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, impossible sans mesures radicales selon l’ONU

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Limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°C est impossible sans une réduction immédiate et massive des émissions de gaz à effet de serre, selon un nouveau rapport sur le sujet diffusé jeudi par l’ONU.

Ce rapport annuel, « United in Science 2021 », élaboré par plusieurs agences de l’ONU et des scientifiques associés, est diffusé quelques semaines avant la COP26, un nouveau sommet mondial sur le climat. 

Selon le document, le changement climatique et ses conséquences ne cessent de s’aggraver, et la réduction temporaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère entraînée par la pandémie de Covid-19 n’a pas ralenti le processus.

L’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique, signé lors de la COP21, appelait à limiter le réchauffement planétaire à moins de 2°C au-dessus du niveau pré-industriel, et dans l’idéal à 1,5°C.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres estime que le rapport est « un diagnostic alarmant montrant à quel point nous avons dévié de la trajectoire » conduisant aux objectifs de l’Accord de Paris.

« Cette année, les émissions d’énergies fossiles ont rebondi, les concentrations de gaz à effet de serre continuent de monter, et des événements météorologiques graves dus à l’activité humaine ont affecté la santé, la vie et les moyens de subsistance sur tous les continents », écrit-il dans l’avant-propos du rapport.

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Economie

Suisse-Agro-alimentaire : Nestlé va investir 1,1 milliard d’euros dans l’agriculture régénératrice

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Dans un communiqué paru ce jeudi, le groupe a dévoilé un programme destiné à encourager une agriculture plus durable dans sa chaîne de production. À l’approche d’un sommet des Nations unies à New York sur les systèmes alimentaires, le géant suisse de l’alimentation a indiqué vouloir favoriser une agriculture visant à «protéger et restaurer l’environnement, améliorer le niveau de vie des agriculteurs et renforcer le bien-être des communautés agricoles».

À cette fin, il compte investir 1,2 milliard de francs suisses (1,1 milliard d’euros) au cours des cinq prochaines années dans l’agriculture régénératrice, a-t-il annoncé jeudi.

Le programme s’articule autour de trois axes, comprenant un volant d’assistance technique aux agriculteurs, un volant de soutien aux investissements et un volant de primes pour les matières premières issues de l’agriculture régénératrice. Le groupe suisse entend ainsi contribuer à améliorer la biodiversité, préserver les sols, régénérer les cycles de l’eau et intégrer l’élevage.

Parmi ses projets pour réduire ces émissions dans sa chaîne d’approvisionnement, Nestlé compte notamment travailler avec 30 fermes laitières dans 12 pays pour tester les pratiques d’agriculture régénératrice qui peuvent être mises en œuvre à plus grande échelle, a-t-il pris en exemple. Il compte également travailler avec les agriculteurs pour sélectionner et cultiver les variétés de légumineuses qui peuvent être utilisées dans les alternatives au lait.

L’agriculture représente près des deux tiers des émissions totales de gaz à effet de serre de Nestlé, a reconnu le groupe suisse. Les produits laitiers et l’élevage représentent à eux seuls environ la moitié de ces émissions.

Les grands noms de l’alimentation tels qu’Unilever, Danone ou General Mills mais aussi du luxe et de la mode ont tour à tour adopté ce terme méconnu du grand public d’agriculture régénératrice dans leurs communications sur leurs engagements environnementaux. Toutes visent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans leurs approvisionnements en matières premières agricoles.

Mais il n’existe pas de charte commune, et chaque société définit ses propres critères.

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Economie

Sénégal-Mine : Accroissement du chiffre d’affaires des industries extractives

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Relativement à celui de la période correspondante de 2020, le chiffre d’affaires dans les industries extractives est ressorti en hausse de 17,5% au deuxième trimestre 2021.

Cette augmentation est essentiellement expliquée par les ventes de minerais métalliques qui ont progressé de 33,5% sur la période sous revue. En revanche, les ventes des autres produits des industries extractives se sont repliées de 2,3% sur la même période.

En cumul sur le premier semestre 2021, le chiffre d’affaires dans les industries extractives s’est accru de 14,8%, comparativement à celui de la période correspondante de 2020.

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