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Economie

RDC-Mine : La pression monte avant la publication d’un rapport de l’ITIE sur la Sicomines

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C’est un rapport très attendu tant des soupçons de corruption et des allégations de détournements de fonds pèsent sur ce qui avait été qualifié de contrat du siècle : 6 milliards de dollars de prêts promis, dont la moitié pour des infrastructures, contre des ressources minières.

Mais il y a eu des blocages dans la transmission d’informations à l’ITIE. Ces derniers jours, la pression est montée. La Gécamines, la société minière d’État congolaise, a fini par remettre des documents inédits.

C’est en recoupant des informations déjà fournies que l’ITIE a réalisé qu’il existait certainement un quatrième avenant à la convention sino-congolaise, notamment sur la répartition des dividendes. Un avenant inconnu, y compris du ministère des Mines. Après des démarches auprès de la présidence, ce document a finalement été remis par le Gécamines ces derniers jours.

Il y avait aussi l’étude de faisabilité du projet Sicomines. La Gécamines a fini par admettre qu’il en existait une plus complète, trop lourde pour être transmise en ligne. L’entreprise minière d’État, et a promis de l’acheminer à Kinshasa sur un support électronique. Les mêmes documents avaient été demandés à la Sicomines, ainsi que d’autres informations, mais c’est là où le bât blesse, selon plusieurs membres de l’ITIE, il en manque encore, empêchant certains recoupements. Mais l’ITIE a décidé de passer outre, quitte à dénoncer les parties qui n’auront pas collaboré publiquement.

Pour rendre l’analyse plus complète, la société civile, qui est l’une des parties au sein de l’initiative, insiste pour que les entreprises chinoises d’État, partenaires de la Gécamines, et la banque chinoise Exim fournissent toutes les informations sur les prêts jusqu’ici débloqués. Elle plaide dors et déjà pour un véritable audit. 

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Economie

Covid 19 versus emploi : Le nombre de chômeurs pour 2022 évalué à 207 millions, contre 186 millions en 2019 selon l’ONU

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La pandémie de Covid-19 continue de faire des ravages sur l’emploi dans le monde et un retour aux niveaux d’avant la crise sanitaire pourrait prendre des années, a affirmé l’ONU lundi. L’Organisation internationale du Travail (OIT) a été forcée de revoir en forte baisse ses prévisions de reprise du marché du travail cette année, notamment à cause de l’impact des variants Delta et Omicron, qui ont frappé durement la grande majorité des pays dans le monde.

Elle prévoit désormais un déficit global en heures travaillées équivalent à 52 millions d’emplois à temps plein par rapport au quatrième trimestre de 2019. C’est deux fois plus que ce que l’organisation onusienne prévoyait encore en mai 2021, selon le rapport sur les tendances 2022 publié lundi.

«Deux ans après le début de la crise, les perspectives demeurent fragiles et le chemin de la reprise s’avère lent et incertain», a constaté Guy Ryder, le directeur général de l’OIT, cité dans un communiqué. «Nous constatons déjà des dégâts potentiellement durables sur le marché du travail et nous assistons à une augmentation préoccupante de la pauvreté et des inégalités», a souligné Guy Ryder, donnant l’exemple «de nombreux travailleurs qui se voient contraints de passer à de nouveaux types d’emplois», comme dans le tourisme et les voyages internationaux, durement frappés par les restrictions sanitaires.

Le taux de chômage officiel reste plus élevé qu’avant la pandémie et devrait rester au-dessus jusqu’en 2023 au moins. Le nombre de chômeurs pour 2022 est estimé par l’OIT à 207 millions (5,9%), contre 186 millions en 2019. En 2022, le taux d’activité global devrait rester 1,2 point de pourcentage inférieur à celui de 2019, estime encore l’organisation.

Mais surtout, elle souligne que la crise sanitaire – qui a déjà fait, selon les chiffres officiels, plus de 5,5 millions de morts et coûté des milliers de milliards de dollars – a eu des effets bien plus graves que ne le laissent deviner les chiffres officiels, parce qu’ils n’incluent pas les personnes qui ont quitté le marché du travail.

«Nous ne nous remettrons pas de cette pandémie sans une reprise de grande envergure du marché du travail. Et pour être durable, cette reprise doit se baser sur les principes du travail décent, y compris en matière de santé et de sécurité, d’égalité, de protection sociale et de dialogue social», a mis en garde Guy Ryder. Selon le rapport, l’Amérique du Nord et l’Europe affichent les signes de reprise les plus marqués, contrairement à l’Asie du Sud-Est, l’Amérique latine et les Caraïbes. Sur le plan national, l’OIT constate sans surprise que «la reprise du marché du travail est la plus forte dans les pays à revenu élevé, alors qu’elle est la plus faible dans les économies à revenu intermédiaire inférieur».

«Les conséquences disproportionnées de la crise sur l’emploi des femmes devraient perdurer dans les années à venir», indique encore le rapport, qui souligne aussi que les fermetures d’écoles – parfois pendant de très longues périodes – «auront des implications en cascade à long terme» chez les jeunes, en particulier chez ceux qui ne disposent pas d’un accès à internet. Pour Guy Ryder, «sans effort concerté et des politiques efficaces au niveau international et national, il est probable qu’il faudra des années dans certains pays pour réparer les dégâts», avec des conséquences sur le long terme «pour le taux de participation, le revenu des ménages mais aussi pour la cohésion sociale, voire même politique».

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Economie

Pétrole : Les cours du Brent au rouge ce lundi !

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Les cours du pétrole prolongeaient leurs gains lundi, le prix du baril Brent européen touchant un plus haut de trois ans sur fond de perturbations de l’offre pour plusieurs producteurs et de remontée de la demande. Vers 10H45 temps universel, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour échéance en mars perdait 0,09% à 85,98 dollars.

Plus tôt dans la séance, le Brent a atteint 86,71 dollars le baril, au plus haut depuis octobre 2018 et à quelque cents d’un niveau plus vu depuis 2014. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février gagnait 0,14% à 83,94 dollars. Plusieurs facteurs ont contribué à ce dernier rebond des prix, notamment les interruptions de production «en Libye, au Nigeria, en Angola, en Équateur et, plus récemment, au Canada en raison du froid extrême», explique Hussein Sayed, analyste chez Exinity.

Les tensions s’accumulent sur les producteurs alors même que la demande repart. Le variant Omicron du Covid-19, d’abord perçu comme une menace pour les achats de brut, s’avère moins grave que ses prédécesseurs, n’impactant pas les consommateurs de carburant.

Les prix du gaz naturel, toujours très élevés, influencent également à la hausse les prix du pétrole. Il en résulte «une augmentation de la demande de diesel et de fioul en remplacement du gaz naturel, partout où cela est possible», souligne Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. Enfin, le risque géopolitique s’ajoute à l’équation. Si le conflit entre la Russie et l’Ukraine s’intensifie et entraîne de nouvelles perturbations de l’approvisionnement en gaz russe de l’Europe, les prix de l’énergie, et donc du brut, pourraient encore augmenter, selon certains analystes. «Seuls les membres de l’Opep et leurs alliés peuvent faire baisser les prix à ce stade en pompant davantage de brut», relève Hussein Sayed.

«Au lieu de cela, les pays de l’Opep+ vont probablement poursuivre leur stratégie d’assouplissement progressif des réductions de production, car ils profitent des prix élevés actuels», poursuit-il. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires (Opep+) annoncent en effet mois après mois des augmentations marginales de leurs objectifs d’extractions, et peinent à les atteindre, ce qui ne devrait pas permettre de répondre à une augmentation de la demande.

De nombreux analystes s’attendent désormais à voir les prix du brut dépasser les 90 dollars le baril, voire la barre des 100 dollars. Pour Hussein Sayed, «ce qui semblait impossible il y a quelques mois a maintenant de fortes chances de se produire».

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Economie

Ghana : Le taux d’inflation a atteint 12,6% en décembre

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Le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles ont tiré l’inflation en décembre 2021 au Ghana. Le statisticien du gouvernement ghanéen, le professeur Samuel K. Annim, a déclaré que le taux d’inflation en glissement annuel du Ghana a légèrement augmenté pour atteindre 12,6% en décembre 2021, contre 12.2%  enregistré en novembre 2021.

Le professeur Annim a confié aux journalistes à Accra que l’augmentation de l’inflation en décembre dernier avait été influencée par la hausse des prix de la nourriture et du logement, de l’eau, de l’électricité et du gaz.

Selon lui, pour le sixième mois consécutif, les prix des biens et services ont augmenté de façon constante, de 4,8 points de pourcentage entre juin 2021 (7,8%,) et décembre 2021 (12,6%).

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