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Economie

Sénégal-Adduction d’eau potable : l’AIBD et la SONES signent une convention d’autorisation d’occupation

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Les directeurs généraux de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), Doudou Kâ et de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES, Charles Fall ont procédé vendredi à la signature d’une convention d’autorisation d’occupation de site pour la construction d’un réservoir au sol d’eau potable de 5000 m3.

Le coût global des travaux est de 13,7 milliards francs CFA. Cette coopération entre dans le cadre du projet de construction de la Troisième Usine de Traitement d’eau de Keur Momar Sarr.
 
Cette convention de partenariat permettra aussi à la SONES de réaliser un réseau d’alimentation ainsi que son réseau de distribution primaire de 14,3 km au niveau de cet aéroport qui, selon Charles Fall, constitue un nouveau pôle de développement économique et social.
 
Ce réservoir au sol à Diass, qui permettra de sécuriser l’alimentation en eau potable de l’AIBD y compris les futurs pôles de développement autour de la plateforme aéroportuaire, aura aussi une ligne d’adduction en diamètre nominal de 1,4 mètre à partir de la nouvelle conduite de KMS3 pour le transfert des eaux vers l’AIBD et la Petite Côte sur 6,8 kilomètres et une ligne d’adduction de diamètre nominal 700 mm pour alimenter le réservoir de Diass sur 5,7 km.
 
Indiquant que la ‘’composante distribution’’ comporte également d’importants travaux de réalisation de châteaux d’eau : un à Thiès, deux à Rufisque et deux autres à Guédiawaye, le DG de la SONES soutient que la zone aéroportuaire représente ‘’un enjeu économique de premier ordre selon la vision du chef de l’Etat’’.
 
 
Pour le DG de l’AIBD, ce projet va permettre de ‘’constituer une véritable réserve de sécurité’’ de l’eau, cette ‘’ressource indispensable’’ à la vie des populations de plus de 17 villages de la commune de Diass et au-delà, et aux activités de développement du hub aérien.
 
‘’Aujourd’hui, ce sont toutes les populations du Saafi qui trouvent ainsi réponse à une doléance restée longtemps insatisfaite’’, a dit Doudou Kâ qui soutient que ce projet est venu au bon moment. AIBD a parachevé son plan stratégique 2021-2025 pour traduire en actes l’ambition du président Macky Sall de faire de Dakar le ‘’premier hub aérien sous-régional en 2035’’.
 
Jusqu’ici, l’aéroport était alimenté par une centrale de déferrisation d’eau installée à Pout par la SONES dès le démarrage de cette infrastructure aéroportuaire avec un potentiel relativement limité, a rappelé Doudou Kâ.
 
‘’Ces futures installations de la SONES vont, non seulement permettre de régler les problèmes d’approvisionnement en eau des populations des villages environnants, mais encore d’assurer une disponibilité permanente en eau potable, une ressource indispensable au fonctionnement et au développement de la plateforme aéroportuaire et péri-aéroportuaire et même de l’aéro-ville en construction autour des communes de Diass et Keur Mousseu’’, a-t-il estimé.
 
Par ailleurs, Charles Fall a révélé que la SONES est en train d’exécuter la composante Mbour-Mbodiène du Projet eau potable et assainissement en milieu urbain (PEAMU) et que dans les semaines à venir, les ouvrages de Nguékokh seront mis en service dans le cadre de l’incorporation de cette commune dans le périmètre urbain et péri-urbain.
 
‘’Nous y avons réalisé un château d’eau, deux forages et un réseau. En plus de cela, nous réhabilitons un forage transféré du périmètre rural. Au-delà de Nguékokh, le programme de renforcement de la capacité de production et de stockage s’étend à d’autres localités de la Petite-Côte’’, a-t-il précisé.
 
Des châteaux d’eaux et des réseaux sont également réalisés à Pointe Sarène et Mbodiène et des forages à Mbour et Somone, a ajouté M. Fall lors de la signature d’une convention d’autorisation d’occupation entre sa société et l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD).
 
‘’Après la mise en service de tous ces ouvrages, l’eau potable sera plus que jamais une force motrice de la transformation économique et sociale des nouveaux pôles de développement dans cette zone aéroportuaire de Diass incluant le pôle de Daga-Kholpa’’, espère M. Fall.
 
Insistant sur l’importance du projet de construction de la Troisième Usine de Traitement d’eau de Keur Momar Sarr (KMS3) d’un coût global de 284 milliards FCFA, Fall soutient que KMS3 traduit les ‘’grandes ambitions du président de la République’’, Macky Sall, en matière d’accès à l’eau potable.
 
‘’A la lumière de la configuration actuelle de la demande, le triangle Dakar-Thiès-Petite-Côte représente 80% des besoins quotidiens en eau potable du sous-secteur de l’hydraulique urbaine. Pour une bonne prise en charge de cette demande, des solutions techniques ont été préconisées dans le cadre du Schéma directeur de mobilisation des ressources en eau’’, a-t-il fait valoir.
 
A travers cet instrument de planification qui consacre une ‘’démarche anticipative’’, le président de la République a initié un ‘’vaste programme d’accès à l’eau potable’’, de lutte contre la pauvreté, de renforcement des secteurs économiques et de promotion de l’aspect genre, a fait noter Charles Fall.
 
 
Au bout de ces tests, renseigne-t-il, un premier volume de 100.000 m3/jour sera convoyé vers Dakar. ‘’Et ce n’est pas fini ! Ce projet est dynamique. Dans le cheminement technique de la seconde phase de 100.000 m3/jour également, il est prévu d’alimenter la Petite Côte. Ce sera à la fin des travaux de l’extension du surpresseur Mékhé 2’’, a conclu le DG de la SONES.

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Economie

Environnement : Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, impossible sans mesures radicales selon l’ONU

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Limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°C est impossible sans une réduction immédiate et massive des émissions de gaz à effet de serre, selon un nouveau rapport sur le sujet diffusé jeudi par l’ONU.

Ce rapport annuel, « United in Science 2021 », élaboré par plusieurs agences de l’ONU et des scientifiques associés, est diffusé quelques semaines avant la COP26, un nouveau sommet mondial sur le climat. 

Selon le document, le changement climatique et ses conséquences ne cessent de s’aggraver, et la réduction temporaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère entraînée par la pandémie de Covid-19 n’a pas ralenti le processus.

L’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique, signé lors de la COP21, appelait à limiter le réchauffement planétaire à moins de 2°C au-dessus du niveau pré-industriel, et dans l’idéal à 1,5°C.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres estime que le rapport est « un diagnostic alarmant montrant à quel point nous avons dévié de la trajectoire » conduisant aux objectifs de l’Accord de Paris.

« Cette année, les émissions d’énergies fossiles ont rebondi, les concentrations de gaz à effet de serre continuent de monter, et des événements météorologiques graves dus à l’activité humaine ont affecté la santé, la vie et les moyens de subsistance sur tous les continents », écrit-il dans l’avant-propos du rapport.

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Economie

Suisse-Agro-alimentaire : Nestlé va investir 1,1 milliard d’euros dans l’agriculture régénératrice

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Dans un communiqué paru ce jeudi, le groupe a dévoilé un programme destiné à encourager une agriculture plus durable dans sa chaîne de production. À l’approche d’un sommet des Nations unies à New York sur les systèmes alimentaires, le géant suisse de l’alimentation a indiqué vouloir favoriser une agriculture visant à «protéger et restaurer l’environnement, améliorer le niveau de vie des agriculteurs et renforcer le bien-être des communautés agricoles».

À cette fin, il compte investir 1,2 milliard de francs suisses (1,1 milliard d’euros) au cours des cinq prochaines années dans l’agriculture régénératrice, a-t-il annoncé jeudi.

Le programme s’articule autour de trois axes, comprenant un volant d’assistance technique aux agriculteurs, un volant de soutien aux investissements et un volant de primes pour les matières premières issues de l’agriculture régénératrice. Le groupe suisse entend ainsi contribuer à améliorer la biodiversité, préserver les sols, régénérer les cycles de l’eau et intégrer l’élevage.

Parmi ses projets pour réduire ces émissions dans sa chaîne d’approvisionnement, Nestlé compte notamment travailler avec 30 fermes laitières dans 12 pays pour tester les pratiques d’agriculture régénératrice qui peuvent être mises en œuvre à plus grande échelle, a-t-il pris en exemple. Il compte également travailler avec les agriculteurs pour sélectionner et cultiver les variétés de légumineuses qui peuvent être utilisées dans les alternatives au lait.

L’agriculture représente près des deux tiers des émissions totales de gaz à effet de serre de Nestlé, a reconnu le groupe suisse. Les produits laitiers et l’élevage représentent à eux seuls environ la moitié de ces émissions.

Les grands noms de l’alimentation tels qu’Unilever, Danone ou General Mills mais aussi du luxe et de la mode ont tour à tour adopté ce terme méconnu du grand public d’agriculture régénératrice dans leurs communications sur leurs engagements environnementaux. Toutes visent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans leurs approvisionnements en matières premières agricoles.

Mais il n’existe pas de charte commune, et chaque société définit ses propres critères.

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Economie

Sénégal-Mine : Accroissement du chiffre d’affaires des industries extractives

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Relativement à celui de la période correspondante de 2020, le chiffre d’affaires dans les industries extractives est ressorti en hausse de 17,5% au deuxième trimestre 2021.

Cette augmentation est essentiellement expliquée par les ventes de minerais métalliques qui ont progressé de 33,5% sur la période sous revue. En revanche, les ventes des autres produits des industries extractives se sont repliées de 2,3% sur la même période.

En cumul sur le premier semestre 2021, le chiffre d’affaires dans les industries extractives s’est accru de 14,8%, comparativement à celui de la période correspondante de 2020.

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