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Economie

Sénégal-Energie : le projet de loi portant Code de l’électricité validé

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Le Gouvernement du Sénégal, réuni en Conseil des Ministres le 26 mai 2021, a validé le projet de loi portant Code de l’électricité, qu’il compte soumettre à l’Assemblée Nationale dans les prochains jours. Si la loi est adoptée, ce sera la première fois que le Sénégal dispose d’un instrument pareil, à l’instar des Codes Pétrolier et Gazier, ce qui permettra d’avoir un référentiel unique dans le secteur de l’électricité.

Pour rappel, le secteur de l’électricité est jusque-là régi par la loi n° 98-29 du 14 avril 1998 relative au secteur de l’électricité et la loi n° 2010-21 du 20 décembre 2010 portant loi d’orientation sur les énergies renouvelables.

Le Code de l’électricité, qui abroge ces deux lois précitées, s’inscrit dans un contexte d’évolution et de développement du marché national et régional de l’électricité. Il a ainsi pour objectif principal de répondre aux évolutions du tissu économique sénégalais, du cadre de développement du marché de l’électricité sur le plan sous régional et régional mais surtout de saisir les opportunités qu’offre l’exploitation future des ressources pétrolière et gazière nationales.

A cet effet, le Code de l’électricité offre un nouveau cadre légal et institutionnel du secteur et un environnement propice aux partenariats public-privé, à l’optimisation et l’accélération du processus d’électrification rurale et à l’amélioration de la viabilité financière du secteur, pour une fourniture de l’électricité en quantité, en qualité et à moindre coût. Il introduit des innovations majeures telles que la création de la holding de la société d’électricité constituée en filiales publiques et la fin du monopole de Senelec pour l’achat en gros d’électricité.

Pour le Ministre du Pétrole et des Energies, Madame Sophie GLADIMA, la réforme apportée par le Gouvernement, à travers ce code, « vise à améliorer le processus de planification du secteur de l’électricité à travers la mise en place d’un Plan intégré à moindre coût, la promotion des investissements importants que requiert le développement du secteur, le renforcement du rôle du régulateur et la transformation économique du pays ».

« Le code de l’électricité, qui s’aligne sur les priorités du secteur définies dans le Plan Sénégal Emergent et déclinées par la nouvelle Lettre de Politique de Développement du Secteur de l’Energie (LPDSE) et la Feuille de route sectorielle à l’horizon 2035 adoptée par le Gouvernement, permettra de relever le défi de garantir l’approvisionnement en énergie électrique du pays à moindre coût avec l’introduction du gaz dans le mix énergétique et l’élargissement de l’accès des populations à l’électricité, notamment en milieu rural », s’est félicitée le Ministre.

Parallèlement à la validation du Code de l’Électricité, le Gouvernement a entamé le processus d’extension du champ d’action du régulateur à l’aval des hydrocarbures et aux segments intermédiaire et aval gazier. Ainsi, la seconde loi examinée lors de ce Conseil des Ministres propose un renforcement de la régulation par la révision des missions et attributions de la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité (CRSE) et du Comité National des Hydrocarbures (CNH) qui seront fusionnés dans une nouvelle autorité de régulation, dénommée Commission de Régulation du Secteur de l’Energie (CRSE).

Le nouveau code de l’électricité et la loi portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Commission de Régulation du Secteur de l’Energie ont été élaborés avec l’appui du Millennium Challenge Corporation, dans le cadre de la formulation et de la mise en œuvre du second Compact, accord de don entre le Sénégal et les Etats Unis d’Amérique.

Le code de l’électricité et la loi sur le régulateur seront, à la suite de leur validation par le Gouvernement, soumis bientôt à la représentation nationale pour adoption.

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Sénégal-Transport : La crise malienne a fait perdre aux transporteurs nationaux plus de 400 millions

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« Aucune personne n’est libre jusqu’à ce qu’elle apprenne à penser par elle-même et à avoir le courage d’agir de son propre chef. »Napoleon Hill

Le Collectif des transporteurs sinistrés, qui empruntaient l’axe Dakar-Mali, annonce des pertes estimées à 433 millions 682 mille francs Cfa depuis octobre 2010 à cause de la crise au Mali.

Des pertes liées à «l’attaque jihadiste» dont ont fait l’objet une dizaine de camions sénégalais. Gora Khouma, Secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal, rappelle que «dans la matinée du 20 septembre 2021, sur la route de Kati, à 400 km de Kayes, nos camions porte-char et plateau, au nombre de onze, ont subi une attaque armée pendant laquelle neuf de nos camions ont été brûlés, complètement hors d’usage à cause des balles».

Soutenant qu’un camion coûte 80 millions de francs Cfa», les membres du Collectif des transporteurs sinistrés disent subir la «pression des créanciers depuis que le Président Macky Sall leur a promis de verser, en guise d’indemnité, 5 millions de francs à chaque camionneur.

«Depuis ce jour, nos créanciers ne cessent de nous acculer croyant que nous avons perçu l’argent», soutient Gora Khouma ; avant de soutenir que le Collectif des transporteurs sinistrés «n’a pas encore reçu cette somme» promise par le chef de l’Etat. «Dieu nous est témoin, aucun des membres de ce Collectif des sinistrés n’a perçu un centime ni de l’Etat ni de ses mandataires», précise M. Khouma. 

Même s’il juge cette aide comme quelque chose de «symbolique» parce que ne leur permettant pas d’acheter des camions d’un coût de 80 millions de francs, les membres du Collectif des transporteurs sinistrés souhaitent que le chef de l’Etat concrétise sa promesse.

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Sénégal : Plus de 79 milliards de Fcfa de la BAD pour la production alimentaire d’urgence

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« Aucune personne n’est libre jusqu’à ce qu’elle apprenne à penser par elle-même et à avoir le courage d’agir de son propre chef. »Napoleon Hill

La BAD et l’État du Sénégal ont paraphé une Convention de financement relative au Programme de production alimentaire d’urgence. Le montant du financement s’élève à 79,33 milliards de francs Cfa et sera décaissé en 2 tranches.

Ce financement va contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Sénégal par la réduction de la dépendance à l’importation des céréales de base et de produits horticoles à vocation vivrière. Il entre dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence (Aefpf).

Le programme soutiendra l’acquisition de 118 mille tonnes d’engrais supplémentaires en 2022 et 2023, l’acquisition de 7 mille tonnes des semences de qualité de céréales au profit des producteurs , 3 mille tonnes de semences de niébé et 15 mille tonnes de semences de pomme de terre. S’y ajoute la signature d’une Convention de partenariat entre le Ministère de l’agriculture et l’Isra pour la fourniture de semences de prébase.

A terme, le programme permettra la production de 600 mille tonnes de céréales (riz, maïs, mil), 120 mille tonnes de niébé et 150 mille tonnes de pomme de terre. Il est aussi attendu la production de 32,5 tonnes de G3 de blé en 2024 qui, à terme, permettront d’obtenir près de 9 mille tonnes de semences certifiées en 2026.

L’intervention permettra à environ 850 mille ménages dont 20% dirigés par des femmes, d’avoir un accès sécurisé à des semences et intrants en quantité suffisante.

La Bad tente d’appuyer les Pays membres régionaux face à la nouvelle crise engendrée par la guerre en Ukraine. Son objectif spécifique est la diminution, dans les court et moyen termes, de la dépendance du pays aux importations alimentaires à travers l’augmentation de la production et de la productivité des céréales de base (riz, maïs, mil) et des produits horticoles (pomme de terre).

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Sénégal : La Direction de l’état civil annonce la dématérialisation des procédures avec la création d’un Registre national de l’état civil

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« Aucune personne n’est libre jusqu’à ce qu’elle apprenne à penser par elle-même et à avoir le courage d’agir de son propre chef. »Napoleon Hill

La Direction de l’état civil a enclenché la procédure de numérisation des d’actes. Cela va passer par la mise en place d’un Registre national de l’état civil. L’infrastructure sera au Data center de Diamniadio, des précisions d’Ousmane Sall Directeur de l’état civil.

« Nous sommes en train de numériser actuellement 15 millions d’actes dans tous les centres d’état civil du Sénégal ».

Selon lui, la somme de 30 millions sera dégagée pour rendre l’information dynamique et mettre en place un registre national d’état civil qui sera logé au niveau du data centre de Diamniadio pour la sécurisation du patrimoine de l’état civil.

Cette initiative entre dans le cadre du programme Nekkal, avec en outre la formation de 33.500 officiers et 600 archivistes pour intensifier la sensibilisation sur l’enregistrement des faits d’état civil sur l’ensemble du territoire national.

Le programme prend en compte l’accessibilité des sites, 34 centres d’état civil seront construits et 100 autres seront réhabilités.

Pour rappel, la stratégie nationale d’état civil récemment évalué est estimée à 68 milliards de FCFA.


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