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Economie

Sénégal : étude sur les répercussions de la COVID-19 sur les FinTechs

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MSC fait un état des lieux de l’impact de la Covid-19 sur les FinTechs au Sénégal, et élabore des recommandations pour soutenir le développement de l’écosystème des services financiers digitaux.

MicroSave Consulting , en partenariat avec la Mastercard Foundation, a présenté les résultats de ses études sur les répercussions de la Covid-19 sur les FinTechs au Sénégal. L’industrie des FinTechs dans le pays était en croissance constante et suscitait l’intérêt des investisseurs.

En effet, en créant des produits et des solutions technologiques, comme la monnaie électronique, le traitement des paiements en ligne, les prêts et les investissements, les FinTechs comblent les lacunes importantes qui existent dans les industries locales de services financiers. Sur tout le continent africain, les entreprises FinTech ont levé 320 millions de dollars de fonds depuis le début de l’année 2015.

D’après les recherches, le Sénégal comptait 26 FinTechs en 2020 alors qu’elles n’étaient que deux en 2012. Le paiement digital en polarise plus de la moitié, soit 17 FinTechs.

Le principal fait marquant de l’année 2020 a été la forte augmentation du nombre d’investissements dans la phase de démarrage des FinTechs en Afrique. Les startups en phase d’amorçage ont obtenu 7,5 % de la valeur totale des transactions en 2019, et 22 % en 2020.

Cependant cette tendance ne s’est pas largement reflétée dans la sous-région. Selon Partech, les investissements en capital-risque en Afrique ont diminué de 29 % pour atteindre 1,43 milliard de dollars en 2020, ce qui est inférieur à la baisse des investissements directs étrangers sur le continent. Cependant, le nombre total d’opérations sur le continent a augmenté de manière significative, de 44 %, et le nombre d’opérations de démarrage a presque doublé, passant de 127 à 228 opérations.

Si les services financiers ont enregistré le plus grand nombre d’opérations d’investissement en 2020, les start-ups de la région n’en ont pas vraiment profité. La croissance de l’écosystème a fait un bond de 60 % au cours des deux dernières années et le nombre de centres technologiques a doublé au cours des deux dernières années. Il y a une grande inadéquation entre les mesures de soutien public aux startups/FinTechs et leurs besoins.
Il est nécessaire d’apporter un soutien financier et non financier et de renforcer la collaboration entre les secteurs.

Les paiements des commerçants ont triplé pendant les 15 premiers jours de la crise.

Comment la pandémie a-t-elle affecté les FinTechs ? Quel fut l’impact des mesures prises par les décideurs ? Comment l’écosystème a évolué et a tenté de s’adapter à la crise ?

Le secteur des FinTechs au Sénégal est naissant mais agile, et a connu une croissance régulière ces dernières années grâce à l’augmentation de l’accès aux téléphones portables et à internet. Les paiements des commerçants ont triplé pendant les 15 premiers jours de la crise, puis ont chuté en raison de la fermeture des magasins ; depuis lors, le volume des transactions a augmenté de manière constante ; cependant, certains estiment que cela faisait partie de leur élan de croissance pré-pandémie.

Sévèrement touchées au début de la pandémie, les FinTechs sénégalaises ont été contraintes d’ajuster leur réserves de liquidités en réduisant le personnel et les salaires, et de repenser leur approche clients via le numérique Elles ont démontré leur résilience en augmentant leurs réserves passant d’un mois à six mois ou deux ans malgré le confinement et la baisse des activités.

Les FinTechs spécialisées dans l’épargne ont vu leur activité B2C (entreprise à consommateur) diminuer de manière significative, car leur clientèle est principalement composée de populations vulnérables, notamment des femmes qui ont moins accès aux services financiers formels. Elles ont connu des périodes de grâce temporaires, mais ont été confrontées à des problèmes de liquidités immédiates, les clients préférant garder leur argent avec eux.

De nombreuses Fintechs se sont retrouvées dans des situations précaires lors de la première vague de la pandémie, période de grande incertitude. Les réserves de liquidité étaient faibles, les revenus quasi inexistants pour la plupart. Malgré les pertes, les Fintechs ont su faire preuve de résilience en diversifiant leurs modèles d’affaires et leurs partenariats.

La pandémie a mis en évidence les nombreux défis auxquels font face les FinTechs : leurs besoins en liquidité mais aussi la réticence des gouvernements vis-à-vis d’elles, le défaut d’infrastructures ou encore d’éducation numérique.

L’étude fournit plusieurs recommandations opérationnelles et stratégiques pour soutenir les FinTechs. Par exemple, les impliquer dans le processus de solutions de sortie de crise. Cela présente le double avantage, d’encourager l’innovation et les partenariats public-privé, créer une unité d’innovation au sein du gouvernement ou encore simplifier la réglementation pour faciliter la conformité.

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Economie

France-Agroalimentaire : Rappel du sucre en poudre en raison de la présence d’un produit chimique

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 Rappel du sucre en poudre en raison de la présence d’un produit chimique

Trois types de sucre de la marque Béghin Say, vendus en grande surface et destinés à la confection de confitures et de gelées sont concernés selon l’APF.

Plusieurs lots de sucre de la marque Béghin Say, vendus en grande surface et destinés à la confection de confitures et de gelées, ont fait l’objet d’une procédure de rappel, car ils contiennent un pesticide à des niveaux supérieurs à la législation, a-t-on appris mardi auprès du groupe sucrier Tereos et de la répression des fraudes.

Trois types de sucre, et en tout 1000 tonnes de produits sont concernées par ce rappel : le « Spécial Confitures » sucre blanc, le « Spécial Confitures au blond de canne » et le « Spécial Gelées », a-t-on appris auprès de Tereos. « On a pu bloquer 1000 tonnes de références concernées avant livraison et actuellement il y a 1.000 tonnes qui sont rappelées », a précisé le groupe à l’AFP. 

« Cette procédure de rappel est due à la présence d’oxyde d’éthylène à des niveaux supérieurs à ceux autorisés par la législation européenne », a indiqué la marque Béghin Say sur son site internet.

Cet oxyde d’éthylène, un produit classé cancérogène, « provient du gélifiant fabriqué par notre fournisseur et entrant dans la composition des produits concernés par le rappel volontaire », a précisé Béghin Say.

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Economie

Sénégal-Economie verte : Gestion du Massif du Fouta Djallon, le Comité de pilotage du Prai-Mfd planche sur l’exécution du projet

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Le Fonds pour l’environnement mondial va financer le Projet de gestion intégrée des ressources naturelles du massif du Fouta Djallon (PGIRN-MFD) pour un montant de 6,5 milliards de francs CFA. Une information donnée par Gogo Banel Ndiaye, première conseillère du ministère de l’Environnement et du Développement durable. 

D’une durée de 10 ans, le projet est scindée en deux phases, respectivement, de 4 ans et de 6 ans et est exécuté par la FAO et bénéficie de co-financement, notamment des pays membres et d’autres bénéficiaires sur le terrain.

Il s’agit du Sénégal, de la Gambie, du Mali, de la Guinée, de la Guinée Bissau, du Niger, de la Mauritanie et de la Sierra Leone.

Gogo Banel Ndiaye estime que la mise en œuvre de cet important projet demeure un exercice hautement technique mais dont la réussite dépend d’une large participation de toutes les parties prenantes. 

Elle a souligné la nécessité d’un changement des mentalités en vue de l’adoption de solutions alternatives pour la restauration des écosystèmes et le renforcement de la résilience des communautés au changement climatique.

Le projet vise la satisfaction des besoins de la population en ressources hydriques, en terres agricoles, en espaces d’urbanisation, en énergie domestique tout en préservant les équilibres socio-écologiques.

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Economie

Sénégal-Tic : Le Data center de Diamniadio inauguré

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Le Centre de données du Sénégal encore appelé DataCenter, logé au Parc des Technologies de Diamniadio, est inauguré par le Président Macky Sall. L’infrastructure devrait faire du Sénégal un hub numérique sous régional.

« Il faut une synergie des actions. À partir de ce Data Center, on devrait pouvoir permettre aux autres sociétés nationales de développer leurs propres Data center. Si on ne met pas en place ce Standard, ce sera une grosse dispersion des moyens de l’Etat. Ce Data Center va faciliter aux usagers du service public et au secteur privé, les démarches de la confection de documents administratifs ainsi que les stockages et la sécurisation des données. Il faut qu’à travers ce centre de services, toute l’administration soit connectée », a-t-il dit. 

Sa mise en œuvre par l’Agence De l’Informatique de l’État (ADIE), dans le cadre du programme « Smart Sénégal », cette infrastructure de stockage et d’hébergement se veut le gardien de la mémoire de l’Administration sénégalaise et permettra d’accélérer l’essor de l’économie numérique.

A travers ce Datacenter, le Sénégal entend assurer la sécurité et la réduction des coûts d’hébergement des données de l’Etat, mais également de ceux des entreprises du secteur privé notamment des start-up.

Avec plus de 1000 m2 de salles techniques et 1,4 MW de puissance, l’Etat a aménagé dans l’enceinte de ce centre de données nationales, deux espaces de 250 m² respectivement pour l’administration et le secteur privé national et international.

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