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Economie

Sénégal-Hydrocarbures: Pour un meilleur Contenu local dans le secteur du Pétrole et Gaz

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Une contribution du Groupe Oil and Gas des professionnels de la diaspora sénégalaise (GPSOG).

Préambule et Constat

Une nouvelle loi sur le contenu local est récemment promulguée et ceci constitue une excellente nouvelle pour le Sénégal. Elle sera sûrement source d’opportunités pour beaucoup de professionnels sénégalais ainsi que des investisseurs nationaux.

Il faut néanmoins noter deux points importants :

●   En raison des lenteurs administratives, le contenu local reste limité dans les phases projets pour Tortue GTA et Sangomar. A titre d’exemple dans toute cette phase de construction de la plateforme de stockage et déchargement de pétrole (FPSO) de Sangomar, aucun équipement majeur n’est fabriqué au Sénégal. Le contenu local est principalement orienté sur la phase future opérationnelle des bateaux.

●   Même à défaut d’un cadre légal fort, les organes de l’Etat peuvent recommander des sociétés sénégalaises pour chaque service ou équipement lorsqu’ils existent localement.

Dans la plupart des pays où il y a des opérations offshores, un certain nombre de services sont exclusivement réservés aux entreprises locales ou à actionnariat majorité locale. Si nous laissons une compétition directe entre les sociétés sénégalaises et les sociétés étrangères sur ces services, nous n’aurons que très peu de contenu local. La plupart des Sociétés de service et Opérateurs pétroliers ont déjà des contrats cadre en place avec les fournisseurs de service internationaux. Ces derniers ont aussi souvent plus de moyens et d’expériences, ce qui rend la compétition avec les sociétés locales sénégalaises déséquilibrée.

Le modèle économique des grandes sociétés étrangères en place est généralement basé sur la fourniture de services dédiés à chaque client avec comme conséquences :

·        Des opérations en silo empêchant toute synergie,

·        Des acteurs nationaux cantonnés au rôle d’interface.

La création de Champions Sénégalais offrant des services mutualisés permettrait à la fois de réduire les coûts et d’aligner les intérêts des entrepreneurs locaux et ceux de la Nation.

Il faudrait néanmoins éviter le piège de la nationalisation forcée des opérations. Dans plusieurs pays africains producteurs de pétrole, des politiques ambitieuses mais insuffisamment muries ont abouti à :

·        Du contenu local au prix fort sans réel transfert de savoir-faire

·        Créer des coquilles sans réduire le contenu étranger d’où la notion de contenant local.

Parmi ces services : la logistique onshore, les laboratoires de test, la gestion des déchets, la restauration offshore, la maintenance et réparation, les échafaudages, la préfabrication de structure et tuyauterie, la plongée, HSSE, les équipements de protection etc… Dans ce sens, nous saluons l’attribution récente de la future base logistique à un Groupement d’investisseurs Sénégalais.

Quelques actions à considérer

Il y a un certain nombre d’actions rapides que nos organismes d’Etat pourraient envisager afin de donner plus d’impulsion au contenu local :

●   Avoir une base de données de fournisseurs sénégalais qualifiés sur tous les services et produits disponibles dans le pays ;

●   Explorer l’idée d’un partenaire local obligatoire pour répondre à un appel d’offre au Sénégal sur l’offshore ;

●   Imposer un quota de sénégalais parmi les équipes dirigeantes des sociétés étrangères installées au Sénégal ;

●   La nécessité d’avoir des experts sénégalais dans tous les organes de l’Etat. L’offshore est une industrie où les niveaux d’expertise et d’expérience requis sont très élevés ;

●   Avoir quelques ingénieurs de PETROSEN sur les chantiers de fabrication des bateaux à Singapour et en Chine pour au moins 6 mois avant la fin des projets. En dehors de l’apport financier, ces projets doivent permettre de capitaliser au maximum de l’expérience et de développer l’expertise sénégalaise.

Obligation de mesure

Mesurer avec des indicateurs quantitatifs en temps réel tous les éléments du contenu local est nécessaire pour assurer la mise en œuvre effective de cette politique. Il faudrait une commission qui valide toutes les dépenses de l’Opérateur avant que cela ne soit déduit des couts d’investissement (Cost oil et Cost gas). Cette commission devra vérifier scrupuleusement si les sociétés sénégalaises ont été consultées et les objectifs de part de marchés fixés ont été atteints dans ce cost oil (en dollar et en pourcentage). Un organe de contrôle et de vérification, mission dévolue au nouveau comité national de suivi du contenu local pourrait aussi permettre d’assurer une totale transparence sur les appels d’offre et donner plus de visibilité sur les résultats obtenus en matière de contenu local.

Des objectifs de pourcentage à court et moyen terme doivent être définis en phase développement comme en phase production.

Il serait d’ailleurs important de mesurer le pourcentage de contenu local obtenu sur les montants d’investissement de Sangomar et Tortue sachant que dans des pays comme le Brésil, l’objectif pour les opérateurs est de 40% et il serait raisonnable d’avoir à court terme au moins un objectif de 20% du montant total d’investissement à dépenser dans le pays, en plus des autres avantages immatériels.


Moyens de mise en œuvre et de tangibilité pour les prochains CPP (Contrat de Partage de Production)

Les engagements pris dans le CPP reflètent les objectifs, priorités et les livrables de la JV. Si les politiques de contenu local y figurent, alors elles auront force d’exécution pour toutes les parties directes ou indirectes.

Les mesures de mise en œuvre de la politique de contenu local sont tardives et il existe un sentiment persistant de course perdue d’avance alors que les opérateurs et leurs sous-traitants progressent sur l’exécution du projet, à distance, avec peu de prise des privés sénégalais sur les équipes projets, les acheteurs de services et le planning.

Pour que les privés sénégalais participent, ils doivent avoir accès aux opérateurs et surtout aux EPC, qui dans les faits, dépensent l’essentiel du budget d’investissement et achètent les équipements et services.

Les opérateurs et les sociétés d’Ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC) ont ouvert des bureaux de représentation, qui coordonnent avec les départements ministériels de tutelle, mais ne sont pas décisionnaires sur l’attribution des marchés internationaux ou locaux. Leur compréhension du tissu économique local et des services notamment internationaux disponibles localement est de ce fait très faible.

●   Lors des négociations du CPP, l’Etat et ses représentants devraient identifier les activités, métiers et services de manière exhaustive et détaillée sur la base d’un cahier des charges provisoire convenu avec les Compagnies Pétrolières. L’Etat pourrait faire appel à des experts sénégalais pour assurer la revue des activités afin de fixer dans le CPP les politiques et objectifs de contenu local du CPP. Aucune Décision Finale d’Investissement (FID) ne devrait être prise sans un plan de contenu local de la part de l’opérateur détaillé et chiffré.

 

●   Il serait judicieux d’indiquer dans le CPP qu’une partie des « équipes projets » devraient résider au Sénégal dès la signature des contrats majeurs et qu’ils sourcent en priorité au Sénégal avant d’aller chercher à l’extérieur.

 

●   Il faudrait fixer des objectifs stratégiques, ambitieux et atteignables de contenu local. Ils doivent être quantifiés en Man/hour et valeur monétaire. Une approche par filière serait souhaitable afin de consolider de l’expertise et constituer des opérateurs économiques forts dans leurs domaines respectifs capables de prospérer au-delà desdits projets au Sénégal et ailleurs.


Moyens de mise en œuvre et de tangibilité pour les CPP en cours d’exécution


Le rapport de force étant totalement inégal entre les privés sénégalais et les opérateurs/EPC, il faudrait donc saisir l’opportunité offerte par les demandes de changements de programmes, de variations de prix ou d’acceptation des cost of oil des Compagnies Pétrolières auprès de l’Etat pour obtenir des parts de marchés supplémentaires pour les sociétés de biens et services sénégalaises. Les mesures d’accompagnement proposées sont satisfaisantes et doivent être également prises en charge par les partenaires directes et indirectes au CPP.


Il faut dès à présent identifier dans les CPP, notamment dans le midstream et dowstream des projets, des opportunités de contenu local. Les infrastructures de transport, de distribution ou de stockage (Pipes, tank farms, gas plants) notamment pourraient être une opportunité pour des sénégalais de s’associer aux Compagnies Pétrolières concernées en apportant un concours financier à défaut de technique. Cela créerait une rente financière sénégalaise supplémentaire et de nature à consolider nos opérateurs économiques. 


GPS Oil and Gas

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Economie

Comment la crise des ventes de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana a-t-elle éclaté ?

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Les producteurs de la moitié du cacao mondial – la Côte d’Ivoire et le Ghana – ont eu du mal à vendre leurs fèves et à payer les agriculteurs cette année en raison des récoltes mondiales abondantes, de la baisse des prix du cacao et de la diminution de la demande de cet ingrédient de la part des chocolatiers.

Pourquoi ces deux pays ont-ils obtenu des résultats inférieurs à ceux de leurs concurrents et que font-ils pour remédier au problème ?

COMMENT EN SOMMES-NOUS ARRIVÉS LÀ ?

Le cacao ne fait pas l’objet d’un commerce libre en Côte d’Ivoire et au Ghana.En réalité, les organismes de réglementation du cacao des deux pays, nommés par le gouvernement, vendent environ 80 % de leurs fèves à des négociants internationaux un an à l’avance et, sur la base de ces ventes, fixent un prix pour les agriculteurs au début de la saison en octobre.

Les agriculteurs vendent ensuite leurs fèves à des collecteurs locaux à ce prix, et ces derniers les revendent à des acheteurs agréés. Après réception du cacao, ces acheteurs agréés le vendent soit directement à des négociants internationaux, soit à des négociants locaux qui le revendent ensuite à des négociants internationaux.

Le prix fixe fixé pour les agriculteurs en octobre couvre généralement la récolte principale d’octobre à mars, car les organismes de réglementation du cacao des pays ont tendance à ajuster le prix pour les agriculteurs pour la récolte intermédiaire d’avril à septembre, considérée comme étant de qualité inférieure. En octobre dernier, la Côte d’Ivoire a fixé le prix de sa principale récolte à environ 5 000 dollars la tonne métrique, tandis que le Ghana l’a fixé à près de 5 300 dollars la tonne métrique.

Les cours mondiaux du cacao à terme ont chuté à environ 3 100 dollars la tonne, ayant perdu la moitié de leur valeur rien que cette année.Pour les négociants mondiaux de cacao, la chute des prix a eu pour conséquence immédiate de lourdes pertes s’ils achetaient des fèves ivoiriennes et ghanéennes pour les revendre aux prix du marché à terme. De ce fait, ils ont pour la plupart cessé d’en acheter.Des agriculteurs ghanéens ont déclaré le mois dernier n’avoir pas été payés pour leurs fèves de cacao depuis novembre, tandis que des sources du secteur ont indiqué à Reuters que la situation était similaire pour les agriculteurs ivoiriens. Elles ont également constaté une accumulation importante de stocks de cacao invendus en Côte d’Ivoire.

QUELLES SONT LES MESURES PRIVILÉGIÉES JUSQU’À PRÉSENT PAR LA CÔTE D’IVOIRE ET LE GHANA EN RÉPONSE ?

Pour tenter de fournir de l’argent aux agriculteurs, le gouvernement ivoirien a lancé à la fin du mois dernier un programme visant à acheter 100 000 tonnes de stocks de cacao invendus de la principale récolte aux agriculteurs, pour un montant d’un demi-milliard de dollars.

Au Ghana, l’organisme de réglementation du cacao a réduit le 12 février de près d’un tiers, pour atteindre environ 3 580 dollars la tonne, après que l’on a estimé que le pays disposait d’environ 50 000 tonnes de stocks de cacao invendus.

La Côte d’Ivoire prévoit également, à compter du 1er mars, de baisser d’environ un tiers son prix fixe aux agriculteurs dans l’espoir d’inciter les vendeurs à vendre aux négociants internationaux, ont indiqué des sources à Reuters.Le gouvernement a annoncé en début de semaine qu’il dévoilerait un nouveau prix pour les agriculteurs d’ici la fin février, soit un mois plus tôt que d’habitude.

POURQUOI LES PRIX MONDIAUX DU CACAO ONT-ILS CHUTTÉ ?

Après avoir presque triplé pour atteindre des niveaux records en 2024, les prix mondiaux du cacao ont depuis perdu environ les trois quarts de leur valeur.

Cette chute est due en partie à la baisse de la demande, les prix élevés ayant incité les chocolatiers à réduire la taille des tablettes, à augmenter la quantité d’additifs autres que le cacao, tels que des gaufrettes ou des noix, et à remplacer des produits comme le beurre de cacao par d’autres matières grasses.

Dans le même temps, des conditions météorologiques favorables ont permis d’obtenir des récoltes plus abondantes et plus saines, ce qui devrait permettre au marché mondial d’enregistrer un excédent d’environ 300 000 à 400 000 tonnes cette saison, selon les négociants internationaux.

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Economie

APE SN 01-2026 : un test de crédibilité macroéconomique pour le Sénégal

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Le Sénégal effectue son retour sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avec un emprunt obligataire par appel public à l’épargne (APE) d’un montant de 200 milliards de FCFA.

L’opération est structurée par la SGI Invictus Capital & Finance (ICF), désignée arrangeur et chef de file. La souscription est ouverte du 26 février au 19 mars 2026.

Cette émission intervient dans un contexte budgétaire délicat, marqué par des tensions sur les finances publiques et par une attention accrue portée à la soutenabilité de la dette. Elle s’inscrit ainsi au cœur des arbitrages économiques actuels, entre mobilisation de ressources pour financer les priorités de l’État et nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques.

Au-delà de la levée de fonds, cette émission constitue un indicateur clé : elle permettra d’évaluer l’appétit des investisseurs régionaux pour la signature souveraine sénégalaise dans un environnement de taux devenu plus exigeant qu’il y a cinq ans.

Une structure calibrée

L’opération est structurée en quatre tranches :

40 milliards FCFA sur 3 ans à 6,40 %

75 milliards FCFA sur 5 ans à 6,60 %

50 milliards FCFA sur 7 ans à 6,75 %

35 milliards FCFA sur 10 ans à 6,95 %

La progression des taux selon la maturité reflète la prime de risque temporelle classique, mais également un contexte monétaire régional marqué par un resserrement progressif des conditions de liquidité. Les rendements proposés demeurent compétitifs dans l’environnement actuel du marché régional, caractérisé par une hausse graduelle des taux ces dernières années.

La tranche à 10 ans, rémunérée à 6,95 %, sera particulièrement scrutée. Elle permettra d’apprécier la capacité du Trésor à allonger la maturité moyenne de sa dette tout en maîtrisant son coût.

L’opération mobilise un large syndicat de placement couvrant l’ensemble de l’espace UEMOA, illustrant l’intégration croissante du marché financier régional et la capacité des États à s’appuyer sur une intermédiation transfrontalière structurée.

Un test de confiance en 2026

L’émission de 200 milliards FCFA envoie un double signal. D’une part, elle confirme la volonté de l’État de consolider son accès au financement domestique. D’autre part, elle fait office de baromètre de confiance quant à la gestion macroéconomique actuelle.

Une souscription largement couverte conforterait la perception d’une signature souveraine robuste. À l’inverse, une couverture plus mesurée ou une concentration excessive sur les maturités courtes pourrait traduire une préférence accrue des investisseurs pour la prudence.

Entre ambition et discipline

Le Sénégal demeure une économie structurante en Afrique de l’Ouest, portée par des perspectives liées à l’exploitation des ressources énergétiques et à la transformation progressive de son appareil productif. Toutefois, la conjoncture actuelle impose un équilibre délicat : financer le développement sans accroître excessivement la charge de la dette.

L’APE SN 01-2026 ne constitue donc pas seulement une opération financière. Il s’agit d’un exercice de crédibilité macroéconomique, observé avec attention par les marchés régionaux.

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Economie

Egypte : 2,3 milliards de dollars du FMI pour financer l’Economie

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Le Conseil d’administration du FMI valide de nouveaux décaissements au titre des programmes EFF et RSF, saluant les progrès macroéconomiques tout en appelant à accélérer les réformes structurelles.

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les cinquième et sixième examens du programme économique de l’Égypte soutenu par la Facilité élargie de crédit (EFF), ainsi que le premier examen au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (RSF).

Cette décision permet aux autorités égyptiennes de mobiliser immédiatement environ 2,3 milliards de dollars, dont 2 milliards au titre de l’EFF et 273 millions dans le cadre du RSF. Le programme EFF, approuvé le 16 décembre 2022 pour une durée de 46 mois, a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2026.

Selon le FMI, la situation macroéconomique de l’Égypte s’est sensiblement améliorée grâce à des politiques monétaires et budgétaires restrictives et à une plus grande flexibilité du taux de change. La croissance du PIB réel a atteint 4,4 % au cours de l’exercice 2024/25, tandis que l’inflation a reculé à 11,9 % en janvier 2026.

Le déficit du compte courant s’est réduit à 4,2 % du PIB, soutenu par la vigueur des transferts de fonds et des recettes touristiques. Les réserves internationales brutes sont passées de 54,9 milliards de dollars en décembre 2024 à 59,2 milliards de dollars en décembre 2025.

Le Fonds souligne également une amélioration des résultats budgétaires, portée par une hausse des recettes fiscales et une modération des investissements publics.

Toutefois, le solde primaire est resté inférieur aux objectifs du programme, en raison notamment de retards dans les cessions d’actifs prévues. Le niveau élevé de la dette publique et les besoins de financement brut continuent de peser sur les marges budgétaires.

Sur le plan structurel, les progrès sont jugés inégaux. Le FMI insiste sur la nécessité d’accélérer le désengagement de l’État dans les secteurs non stratégiques et de renforcer la concurrence afin de favoriser un modèle de croissance davantage tiré par le secteur privé. Le maintien d’un régime de change flexible, la poursuite de la désinflation, l’élargissement de l’assiette fiscale et la mise en œuvre d’une stratégie globale de gestion de la dette figurent parmi les priorités.

Le programme soutenu par la RSF avance parallèlement, notamment dans le domaine climatique. Les autorités ont publié un calendrier de mise en œuvre des objectifs en matière d’énergies renouvelables et adopté une directive obligeant les banques à déclarer leur exposition aux risques liés à la transition climatique.

Malgré ces avancées, le FMI prévient que les risques demeurent élevés, liés aux tensions géopolitiques régionales et au durcissement des conditions financières mondiales, appelant à une poursuite résolue des réformes pour consolider une croissance durable et inclusive.

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