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Economie

Sénégal : la Sones invitée à installer des infrastructures de stockage

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Le président de la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs, l’imam Youssoufa Sarr, appelle la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), de travailler à mettre en place des infrastructures de stockage pour la réutilisation de l’eau en perspective d’éventuelles pénuries. 
« Nous demandons à ce que des infrastructures de stockage (…) soient prévues parce que le manque d’eau est dû quelque part à un défaut d’optimisation de l’eau. Il faut des moyens pour stocker l’eau produite pour pouvoir la réutiliser quand nous en aurons besoin », a-t-il dit.


L’imam Sarr s’entretenait avec des journalistes, jeudi, au terme d’une visite des travaux de la troisième usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr, en présence du DG de la SONES, société chargée de la gestion du patrimoine de l’hydraulique urbaine, du contrôle de la qualité de l’exploitation et de la sensibilisation du public. La Sen ‘Eau, société de gestion de l’exploitation et de la distribution de l’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine au Sénégal, a également participé à cette visite à travers son DG, de même des membres de la société civile et des délégués de quartier de Dakar.


« Ce n’est pas dans deux ou trois mois que ce problème d’eau va être réglé. Nous sommes dans la dernière phase, mais il reste les infrastructures pour la distribution et la commercialisation », a indiqué l’imam Sarr à propos de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr, attendue pour approvisionner une grande partie du Sénégal dont Dakar. Selon le président de la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs, la dernière étape de ce projet « peut durer des mois, alors qu’en ce moment, certaines populations vivent dans des conditions difficiles ». Il a invité le directeur général de la SONES à « revoir et démocratiser » le système de distribution d’eau pour ces populations. 

Charles Fall, en réponse, a assuré que les essais mécaniques de la troisième usine de Keur Momar Sarr vont démarrer « la semaine prochaine » et progresser jusqu’à l’ouvrage pompage d’eau traitée devant distribuer l’’eau à Dakar.  « Nous sommes dans le dernier virage et nous souhaiterions qu’avant la fin du premier trimestre 2021, le travail entamé par les ingénieurs soit achevé au bénéfice des populations », a-t-il dit. M. Fall a toutefois précisé qu’avant d’envoyer l’eau jusqu’au point de livraison à Sébikotane, il faudra près d’un milliard 200 millions de litres d’eau pour rincer, nettoyer et désinfecter les canalisations d’une longueur de 216 km.  « Nous avons demandé à la Sen ‘Eau d’anticiper sur l’optimisation de l’utilisation des 100 000 premiers mètres cube d’eau qui vont arriver », a-t-il indiqué, soulignant que 100 000 autres m3 seront disponibles grâce à un suppresseur dont la construction va démarrer à Mekhé (Thiès) pour renforcer l’alimentation en eau dans la Petite-côte. 

« L’Etat a débloqué 5,7 milliards de francs CFA pour régénérer et renouveler des forages, mettre des surpresseurs dans les quartiers à hauteur et d’autres ouvrages de régulation afin que l’alimentation en eau soit fortement améliorée », a signalé le DG de la SONES. Il a annoncé « pour les jours à venir », la mise en service aux Parcelles assainies (Dakar), d’un nouvel ouvrage de traitement de déferrisation de l’eau d’un coût de 800 millions de FCFA pour traiter 2200 m3 d’eau. « Nous terminons l’usine KMS3, mais nous sommes aussi en train d’embrayer sur l’usine de dessalement des Mamelles et nous envisageons de travailler soit sur une option de KMS4 avec 300 000m3 d’eau soit sur une option dessalement sur la Petite-côte avec 300 000m3 d’eau », a-t-il dit.

APS

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Economie

Environnement : Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, impossible sans mesures radicales selon l’ONU

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Limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°C est impossible sans une réduction immédiate et massive des émissions de gaz à effet de serre, selon un nouveau rapport sur le sujet diffusé jeudi par l’ONU.

Ce rapport annuel, « United in Science 2021 », élaboré par plusieurs agences de l’ONU et des scientifiques associés, est diffusé quelques semaines avant la COP26, un nouveau sommet mondial sur le climat. 

Selon le document, le changement climatique et ses conséquences ne cessent de s’aggraver, et la réduction temporaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère entraînée par la pandémie de Covid-19 n’a pas ralenti le processus.

L’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique, signé lors de la COP21, appelait à limiter le réchauffement planétaire à moins de 2°C au-dessus du niveau pré-industriel, et dans l’idéal à 1,5°C.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres estime que le rapport est « un diagnostic alarmant montrant à quel point nous avons dévié de la trajectoire » conduisant aux objectifs de l’Accord de Paris.

« Cette année, les émissions d’énergies fossiles ont rebondi, les concentrations de gaz à effet de serre continuent de monter, et des événements météorologiques graves dus à l’activité humaine ont affecté la santé, la vie et les moyens de subsistance sur tous les continents », écrit-il dans l’avant-propos du rapport.

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Economie

Suisse-Agro-alimentaire : Nestlé va investir 1,1 milliard d’euros dans l’agriculture régénératrice

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Dans un communiqué paru ce jeudi, le groupe a dévoilé un programme destiné à encourager une agriculture plus durable dans sa chaîne de production. À l’approche d’un sommet des Nations unies à New York sur les systèmes alimentaires, le géant suisse de l’alimentation a indiqué vouloir favoriser une agriculture visant à «protéger et restaurer l’environnement, améliorer le niveau de vie des agriculteurs et renforcer le bien-être des communautés agricoles».

À cette fin, il compte investir 1,2 milliard de francs suisses (1,1 milliard d’euros) au cours des cinq prochaines années dans l’agriculture régénératrice, a-t-il annoncé jeudi.

Le programme s’articule autour de trois axes, comprenant un volant d’assistance technique aux agriculteurs, un volant de soutien aux investissements et un volant de primes pour les matières premières issues de l’agriculture régénératrice. Le groupe suisse entend ainsi contribuer à améliorer la biodiversité, préserver les sols, régénérer les cycles de l’eau et intégrer l’élevage.

Parmi ses projets pour réduire ces émissions dans sa chaîne d’approvisionnement, Nestlé compte notamment travailler avec 30 fermes laitières dans 12 pays pour tester les pratiques d’agriculture régénératrice qui peuvent être mises en œuvre à plus grande échelle, a-t-il pris en exemple. Il compte également travailler avec les agriculteurs pour sélectionner et cultiver les variétés de légumineuses qui peuvent être utilisées dans les alternatives au lait.

L’agriculture représente près des deux tiers des émissions totales de gaz à effet de serre de Nestlé, a reconnu le groupe suisse. Les produits laitiers et l’élevage représentent à eux seuls environ la moitié de ces émissions.

Les grands noms de l’alimentation tels qu’Unilever, Danone ou General Mills mais aussi du luxe et de la mode ont tour à tour adopté ce terme méconnu du grand public d’agriculture régénératrice dans leurs communications sur leurs engagements environnementaux. Toutes visent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans leurs approvisionnements en matières premières agricoles.

Mais il n’existe pas de charte commune, et chaque société définit ses propres critères.

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Economie

Sénégal-Mine : Accroissement du chiffre d’affaires des industries extractives

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Relativement à celui de la période correspondante de 2020, le chiffre d’affaires dans les industries extractives est ressorti en hausse de 17,5% au deuxième trimestre 2021.

Cette augmentation est essentiellement expliquée par les ventes de minerais métalliques qui ont progressé de 33,5% sur la période sous revue. En revanche, les ventes des autres produits des industries extractives se sont repliées de 2,3% sur la même période.

En cumul sur le premier semestre 2021, le chiffre d’affaires dans les industries extractives s’est accru de 14,8%, comparativement à celui de la période correspondante de 2020.

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