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Entreprenariat-Zambie : Le miel s’exporte en Afrique du Sud et vise le marché chinois, grâce au soutien de la BAD

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Depuis trois ans, Zambezi Gold Honey vend son miel de table sur le marché sud-africain. La percée à l’exportation de cette société zambienne est le fruit du Renforcement des capacités commerciales et institutionnelles dans le secteur de l’apiculture (TICBAS), un projet soutenu par la Banque africaine de développement.

Ce projet, financé à hauteur de 428 000 dollars américains, entre 2015 et 2017, a permis la mise en place, en Zambie, de normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) pour le secteur apicole, ainsi que la formation des intervenants dans la chaîne de valeur. Selon le rapport d’achèvement du projet publié le 11 novembre dernier par la Banque, le TICBAS a atteint son objectif, après avoir soutenu le déploiement d’un système de surveillance pour l’identification des risques et la mise en œuvre de mesures correctives.

En effet, durant la mise en œuvre du projet et pour accompagner les apiculteurs, des auxiliaires vétérinaires et des vétérinaires provenant de six districts ont été formés à différents protocoles de surveillance : identification des organismes nuisibles aux abeilles et des maladies des abeilles, outils de collecte de données pour la surveillance active et passive et utilisation de la base de données et du système de surveillance des organismes nuisibles.

Le TICBAS a également amélioré les connaissances sur les aspects sanitaires et phytosanitaires et les risques courants. En outre, le projet a mis en place un mécanisme robuste pour améliorer la coordination entre les différents ministères, départements et organismes (MDO). Au total, 1 371 participants ont été formés, dont 33% de femmes dont 1 300 producteurs, 21 employés de transformateurs et de commerçants, 35 apiculteurs chevronnés et 15 agents de MDO.

« L’objectif était d’acquérir une formation et de commencer à explorer les opportunités commerciales concernant le miel de table, souligne le rapport de la Banque africaine de développement. Cet objectif a été atteint puisqu’au moins une entreprise, Zambezi Gold Honey, a commencé l’exportation effective du miel de table vers le marché sud-africain pour la première fois, à travers la chaîne de distribution nationale Checkers. Plusieurs autres sociétés sont en train d’explorer le marché de l’exportation du miel de table, y compris une entreprise qui cible le marché chinois ».

Grâce au projet, poursuit le rapport, les services gouvernementaux de vulgarisation −y compris les agents vétérinaires de district− utilisent désormais les systèmes de surveillance et la formation qui assurent la préservation des acquis sur l’ensemble des étapes de la chaîne de valeur.

Par ailleurs, l’apprentissage a été encouragé chez les apiculteurs, souvent peu instruits, grâce à la diffusion d’outils visuels allant des brochures en langues locales au documentaire diffusé à la télévision et à la radio. Enfin, la création de la Plateforme zambienne de partenariat pour le miel (ZHP-P) a permis également de réunir les acteurs majeurs du secteur apicole et de continuer à mettre l’accent sur la productivité et la croissance durables.

« Au début du projet, 90% des acteurs du projet avaient déclaré n’avoir aucune connaissance de l’apiculture. Vers la fin, ils n’étaient plus que 8%. Avec l’ouverture du marché d’exportation de miel de table à plus forte valeur ajoutée, les emplois et les revenus devraient augmenter », prévoit le rapport de la Banque africaine de développement.

En Guinée et au Rwanda, la Banque africaine de développement, à travers le Fonds africain pour le commerce a soutenu des projets similaires visant à développer la chaîne de valeur du miel et la croissance de la production. Cela a permis d’améliorer la performance et la compétitivité commerciale et ouvert des opportunités de marché et de commerce régional et international.

SOURCE BAD

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Economie

Les banques centrales des pays émergents prises au piège de la hausse des prix alimentaires

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La hausse des prix alimentaires complique encore un peu plus l’équation des banques centrales des pays émergents (hors Chine ). L’épidémie de Covid 19 est loin d’être terminée et leurs moteurs de croissance s’essoufflent sérieusement. Mais leurs instituts monétaires ont les mains liées à cause de la remontée de l’inflation. Au Brésil, en Russie, en Roumanie, en Pologne, en Hongrie ou au Mexique, celle-ci caracole désormais largement au-dessus des objectifs fixés par les banques centrales locales.

Transitoire ou non, dans ces pays la question importe peu. Le retour de l’inflation a très rapidement conduit de nombreuses banques centrales à relever leurs taux. « On dénombre 32 hausses de taux depuis le début de l’année dans les pays émergents, principalement en Amérique latine, en Europe (hors Turquie ) et en Russie », commente Irina Topa-Serry, économiste senior chez AXA IM. Au risque d’étouffer la croissance et de renchérir les coûts d’emprunts des Etats, contraignant ainsi leurs capacités budgétaires. « La politique monétaire doit réagir plus rapidement et probablement plus fortement dans les pays émergents », souligne l’économiste.

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Economie

Afrique du Sud : L’économie contractée de 1,5% entre juillet et septembre

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L’économie de la première industrie africaine en berne pour ce 3e trimestre. L’agence nationale des statistiques a annoncé ce mardi 7 décembre que l’économie s’est contractée de 1,5% entre juillet et septembre par rapport au 2e trimestre. Le PIB retombe ainsi au niveau de 2016.

L’agriculture, le commerce et la production manufacturière sont les secteurs les plus durement touchés. L’industrie agricole a enregistré sa plus forte baisse de production depuis 2016, avec une contraction de 13,6%. Tous les secteurs commerciaux enregistrent des pertes. – 5.5% pour la restauration et l’hôtellerie, -5.9% pour les exportations.

Deux grands facteurs expliquent cette contraction. D’abord la crise sécuritaire inédite qu’a connu le pays mi-juillet, notamment à Johannesburg et dans le KwaZulu-Natal. Des violences déclenchées par l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma, alimentées par une crise socio-économique latente. Elles ont fait plus de 350 morts, de nombreuses destructions ont été commises, des pillages, mais aussi des incendies de commerces et de cultures. Des dégâts évalués à plus de 1,5 milliard d’euros.

Ensuite, l’épidémie du Covid-19 : confinement et restrictions, annulations de vols, pénuries de matières premières. Les dépenses des ménages ont baissé de 2,4%. Sur la même période le taux de chômage officiel frôle les 35%. Et la détection du nouveau variant a créé de nouvelles restrictions alors que le secteur touristique reprenait juste des couleurs. Laissant planer de nouvelles incertitudes sur l’économie sud-africaine.

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Economie

Sénégal-Aviation : Les aéroports régionaux de Saint-Louis et Matam opérationnels en 2022

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La réalisation des infrastructures aéroportuaires régionales est inscrite dans le premier axe du Programme de reconstruction des aéroports du Sénégal (PRAS 1).

Il sera d’abord procédé à la réception de l’aéroport de Saint-Louis au premier trimestre de l’année 2022, laquelle sera suivie de celle de l’aéroport de Ourossogui-Matam au deuxième trimestre de 2022, a dit le directeur général adjoint de l’AIBD, qui est en charge des aéroports régionaux. 

Les travaux de l’aéroport de Saint-Louis sont réalisés à 80% et ceux de L’aéroport de Ourossogui-Matam sont de l’ordre de 45 à 50%, a-t-il précisé. 

Après la réception de ces deux aéroports, la première phase du PRAS 1 se déploiera à l’est pour la réhabilitation de l’aéroport de Tambacounda-Kédougou, pour finir avec la ‘’reconstruction intégrale de l’aéroport de Ziguinchor’’, a annoncé Cheikh Diouf.

 A côté de ce PRAS 1, le PRAS 2 pris en charge intégralement par l’AIBD, a permis l’ouverture de l’aéroport de Cap Skiring, après deux mois et 15 jours de travaux d’urgence pour ne pas compromettre la saison touristique 2021-2022.

Les aéroports régionaux sont logés dans le troisième pilier de la stratégie Hub aérien 2021-2035, relatif à la connectivité physique et digitale de l’AIBD. Ce document stratégique a été validé en mars dernier par le président de la République.

Le triptyque qui sous-tend la stratégie du ministère du Tourisme et des Transports aériens est composé d’un aéroport de référence, à savoir l’AIBD, d’une compagnie aérienne forte (Air Sénégal SA) et des aéroports régionaux aux normes, a expliqué le responsable aéroportuaire.

Un des piliers de la stratégie est la génération de trafic, à travers des projets majeurs, comme la construction d’un centre de maintenance, d’une académie de formation aux métiers de l’aviation civile, pour soutenir l’effort continu de Air Sénégal. 

Cette académie voit déjà le démarrage de la première promo des 20 cadets pilotes et 30 mécaniciens d’Air Sénégal, en collaboration avec l’armée de l’air.

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