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santé et bien-être

Centrafrique : L’Etat et les Nations Unies signent un projet pour accélérer l’accès à la Couverture Sanitaire Universelle 

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Le Gouvernement de la République Centrafricaine a franchi une étape majeure vers le renforcement de son système de santé avec la signature officielle du projet intitulé « Accélération de l’accès à la Couverture Sanitaire Universelle à travers la mobilisation des Volontaires des Nations Unies (2025–2027) ». Ce projet ambitieux vise à combler le déficit en ressources humaines qualifiées dans le secteur de la santé.

La cérémonie de signature s’est tenue ce jour au bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Bangui, entre le Dr Pierre SOMSE, Ministre de la Santé et de la Population, le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en République Centrafricaine, Monsieur Mohamed Ag Ayoya, et la Représentante de l’OMS, Dr Marie Roseline Darnycka BELIZAIRE.

Le projet en chiffres et objectifs :

Ce partenariat stratégique prévoit le recrutement et le déploiement de 546 Volontaires des Nations Unies (VNU) dans les structures sanitaires des sept régions sanitaires du pays. Ces VNU, spécialisés en gynécologie-obstétrique, chirurgie, anesthésie-réanimation et pédiatrie, viendront combler les lacunes en matière de spécialités médicales dans des régions où l’accès aux soins reste limité. 

En collaborant avec le Ministère de la Santé, l’OMS et le système des Nations Unies, l’objectif est de renforcer la résilience du pays et d’assurer un accès universel aux soins de santé.

La majorité des Volontaires seront déployés dans les zones rurales et reculées, où les besoins sont les plus urgents. Le projet prévoit le recrutement de 62 gynécologues, 62 pédiatres, 57 réanimateurs anesthésistes, 67 chirurgiens, 5 chirurgiens-dentistes, 5 médecins ophtalmologues, 5 médecins ORL, 176 sages-femmes diplômées d’État et 102 spécialistes diplômés d’État.

Le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en RCA, Mohamed Ag Ayoya, a expliqué que ce projet n’a pas pour but de remplacer les capacités locales, mais de les compléter. Il a précisé que cela s’inscrit pleinement dans le cadre des efforts du Gouvernement centrafricain pour renforcer les ressources humaines en santé, notamment en permettant aux communautés les plus éloignées d’avoir accès aux soins.

Il a également salué les efforts du Gouvernement pour garantir que les Centrafricains soient formés dans tous les domaines de la santé, tout en soulignant que la capacité nationale actuelle ne permet pas d’assurer la présence d’un professionnel de santé dans toutes les localités du pays.

Aligné sur les priorités du Plan National de Développement Sanitaire III (PNDS III), ce projet marque un pas important vers l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030, particulièrement en ce qui concerne l’accès universel à des soins de santé de qualité.

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AMTC 2026-Tourisme médical en Afrique : le Sénégal ambitionne de devenir un hub régional

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Du 15 au 17 janvier 2026, Dakar a accueilli la 8ᵉ édition du Congrès africain de la santé et du tourisme médical. Des acteurs majeurs du secteur de la santé, venus des quatre coins du continent africain, se sont réunis dans la capitale sénégalaise pour réfléchir aux enjeux du tourisme médical et à la souveraineté sanitaire en Afrique. Cette édition, organisée sous l’égide de l’Association des cliniques privées du Sénégal, positionne clairement le pays comme un futur pôle régional de prise en charge médicale.

Des acteurs de la santé venus de tout bord ont pris part à la 8 ème édition du Congrès africain de la santé et du tourisme médical. Cette année le Sénégal est le pays hôte.

Le Sénégal, un potentiel historique et stratégique sous-exploité

Le Sénégal dispose d’atouts majeurs pour devenir un hub régional du tourisme médical. Le pays est d’abord un centre historique de formation médicale. La Faculté de médecine de Dakar, créée en 1918, précède de plusieurs décennies celles du Maroc et de la Tunisie.

Aujourd’hui, Dakar compte cinq facultés de médecine publiques et cinq privées, ainsi qu’un important réseau de formation paramédicale.

Pour le Dr Samb, le problème n’est donc pas celui des compétences, mais plutôt celui de la gouvernance sanitaire, de l’insuffisance des textes réglementaires et du manque de politique d’équipement.

Il souligne que de nombreux patients quittent le Sénégal non pas pour un défaut de diagnostic, mais parce que certaines technologies de pointe, notamment liées à l’intelligence artificielle et à la médecine de haute spécialisation, ne sont pas encore disponibles localement.

Dakar, d’un hub de transit à un hub de prise en charge

Déjà considérée comme un hub de transit médical pour les patients de la sous-région, Dakar pourrait franchir une nouvelle étape. Aujourd’hui, de nombreux patients transitent par la capitale sénégalaise avant d’être orientés vers le Maghreb ou l’Europe.

L’ambition portée par les cliniques privées est claire : transformer Dakar en un véritable hub de prise en charge médicale, capable de répondre localement aux besoins des patients africains. Un objectif qui nécessite un engagement fort des autorités publiques.

La santé, un enjeu de souveraineté et de géostratégie

Au-delà de la souveraineté sanitaire, le Dr Samb insiste sur la dimension économique et géostratégique de la santé. Depuis la pandémie de Covid-19, la santé n’est plus uniquement une action sociale, mais un levier stratégique de développement.

Un pays dont la population est mal soignée ne peut ni produire de richesses ni assurer une croissance durable. Pourtant, en Afrique, la responsabilité sanitaire individuelle et collective reste encore insuffisamment intégrée, selon lui.

L’éducation sanitaire des populations et l’engagement financier des États apparaissent comme des préalables indispensables à toute ambition de souveraineté sanitaire.

Des avancées médicales majeures déjà visibles au Sénégal

Malgré les défis, des progrès significatifs ont été réalisés. Ces dernières années, le Sénégal a enregistré plusieurs premières médicales, notamment dans les domaines de la greffe de moelle épinière et de la transplantation d’organes.

Les compétences locales ont démontré leur capacité à réaliser des actes médicaux de haute technicité. Le principal obstacle reste désormais l’accessibilité financière de ces soins, dont les coûts sont élevés. Le développement des assurances et des mutuelles est ainsi perçu comme une solution incontournable.

Pour le docteur Falilou Samb, membre de l’Association des cliniques privées du Sénégal, ce congrès répond à une problématique largement partagée sur le continent. Selon lui, le déficit de prise en charge médicale pousse encore de nombreux Africains à se soigner hors du continent, notamment au Maghreb, en Europe, en Amérique ou en Asie.

Il explique que cette situation impose une réflexion collective afin de mutualiser les compétences et les ressources africaines, dans l’objectif de proposer des solutions locales adaptées. L’enjeu est clair : permettre aux populations de se faire soigner sur place et réduire la dépendance médicale vis-à-vis de l’extérieur.

Des défis sanitaires amplifiés par la transition épidémiologique

L’Afrique, caractérisée par une population majoritairement jeune, représente selon le Dr Samb l’avenir de la santé mondiale. Mais cette jeunesse s’accompagne de nouveaux défis. Le continent est désormais confronté à une montée en puissance des maladies non transmissibles et des affections de longue durée, dont la prise en charge est coûteuse et permanente.

Autrefois dominée par les maladies infectieuses, la réalité sanitaire africaine a profondément changé. Cette évolution impose des investissements massifs dans les infrastructures, les ressources humaines et la qualité des soins. Une responsabilité qui incombe autant aux gouvernants qu’aux acteurs privés du secteur.

Vers des partenariats Sud-Sud durables

Ce congrès se distingue également par sa volonté de renforcer la coopération Sud-Sud. La majorité des participants étaient issus de pays africains, traduisant une volonté de construire des solutions endogènes.

Pour le Dr Samb, les contraintes liées aux visas et aux délais de prise en charge dans les pays du Nord rendent indispensable le développement de réseaux africains solides. Le traitement des pathologies sur le continent apparaît non seulement plus rapide, mais aussi plus stratégique pour l’avenir de l’Afrique.

À travers cette 8ᵉ édition, le Congrès africain de la santé et du tourisme médical ouvre ainsi la voie à une nouvelle dynamique, où le Sénégal entend jouer un rôle central dans la transformation du paysage sanitaire africain.

Oumou Kalsoum BA

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Sénégal : deuxième cas de Mpox confirmé après la guérison du premier patient

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Le Sénégal a confirmé mardi un deuxième cas de Mpox (anciennement variole du singe), trois semaines seulement après avoir annoncé la guérison complète de son premier patient et déclaré zéro cas actif dans le pays.

Selon APA, Iil s’agit d’un Sénégalais résidant au Sénégal qui présente des signes évocateurs de la maladie depuis le 11 septembre 2025, selon un communiqué du ministère de la Santé publié ce 23 septembre.

Le patient a été reçu en consultation au Service des Maladies Infectieuses de l’Hôpital de Fann le 21 septembre, où il a été hospitalisé. Le prélèvement réalisé a été confirmé positif par le laboratoire le 22 septembre.

Cette nouvelle infection intervient alors que le pays pensait avoir maîtrisé la situation. Le 1er septembre dernier, le ministère sénégalais de la Santé avait annoncé la guérison complète du patient diagnostiqué positif le 22 août à Dakar – un ressortissant étranger entré dans le pays le 19 août qui avait été isolé dès la confirmation de l’infection à l’Hôpital Fann.

Les autorités avaient alors indiqué que les 30 personnes identifiées comme contacts avaient fait l’objet d’un suivi rigoureux sans qu’aucun cas suspect ne soit détecté, portant à zéro le nombre de cas actifs au Sénégal. Cette accalmie aura finalement duré moins d’un mois.

L’enquête épidémiologique menée pour ce deuxième cas a permis d’identifier 20 personnes ayant été en contact avec le nouveau patient. « À ce stade, aucun lien n’a été établi entre ce deuxième cas et le premier cas confirmé de Mpox, ni avec les personnes contacts du premier patient », précise le ministère, suggérant une transmission indépendante.

Les autorités sanitaires tiennent à rassurer la population que « toutes les mesures nécessaires sont mises en œuvre pour prévenir toute propagation de la maladie ». Le ministère invite chacun « à la sérénité, à suivre les recommandations des agents de santé, et éventuellement à se rapprocher de la structure sanitaire la plus proche en cas d’apparition de signes évocateurs ».

de 70%, passant de 1 620 en mai à 491 la semaine dernière, selon le Dr Yap Boum II, directeur adjoint chargé de la gestion de l’épidémie.

Le premier cas sénégalais, annoncé le 22 août dernier, s’inscrivait dans un contexte régional marqué par des cas sporadiques, notamment en Gambie voisine où une infection avait été identifiée mi-juillet.

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Sénégal : le pays compte désormais 0 cas de MPOX

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Le ministère de santé a annoncé que le seul patient atteint du Mpox au Sénégal est complètement guéri. Il avait été testé positif le 22 août dernier et a quitté l’hôpital ce lundi.

Selon un communiqué du ministère de la Santé et de l’Action sociale : « les 30 personnes qui ont été en contact avec lui sont toujours suivies par les équipes de santé. Pour l’instant, aucun autre cas suspect n’a été détecté. »

Le ministère a salué le bon travail des médecins, surtout ceux de l’hôpital Fann, et la rapidité du système de surveillance du pays.

Même si tout va bien pour le moment, les autorités demandent à la population de rester vigilante. Elles rappellent quelques gestes importants : se laver souvent les mains, d’éviter les contacts avec des personnes malades, aller voir un médecin en cas de symptômes.

Le ministère promet de continuer à informer les citoyens et à veiller sur leur santé.

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