santé et bien-être
Madagascar : Fin de l’épidémie de poliomyélite due au poliovirus de type 1
« Presque personne n’est assez pur de péchés pour ne pas mériter un châtiment. »
Madagascar a réussi à interrompre la transmission du variant du poliovirus de type 1 grâce aux recommandations issues d’une évaluation rigoureuse et indépendante visant à déclarer la fin de l’épidémie.
Cet accomplissement représente une étape décisive dans les efforts continus que le pays déploie en vue d’éradiquer la poliomyélite.
Survenue en 2020, l’épidémie constituait une menace majeure pour la santé publique, exposant particulièrement les enfants âgés de moins de cinq ans et les adultes non vaccinés à un risque accru. En réponse, le Gouvernement, par l’intermédiaire du centre d’opérations d’urgence, en partenariat avec l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP), a promptement déployé une série de campagnes de vaccination d’urgence. Portée par un engagement politique ferme aux plus hauts niveaux, notamment du Président et de la Première Dame de Madagascar, cette initiative a permis d’administrer les vaccins contre la poliomyélite d’importance vitale à plus de 19 millions de personnes.
En conséquence, aucune nouvelle détection n’a été signalée depuis septembre 2023.
L’application rigoureuse des critères permettant de déclarer la fin des épidémies représente une réalisation majeure. Pour répondre aux exigences de certification, un pays doit atteindre un niveau élevé d’immunité au sein de la population, réaliser des performances solides en matière de surveillance (attestant qu’aucun cas de transmission n’a été omis) et garantir l’absence de détection du poliovirus sur une période ininterrompue de 12 mois, que ce soit chez l’homme ou dans l’environnement (eaux usées).
« Les progrès réalisés ces dernières années dans la vaccination et la lutte contre la polio sont porteurs d’espoir. Aujourd’hui, la polio est déclarée finie. Ensemble, nous avons prouvé qu’il est possible de dépasser les limites et de bâtir un changement durable. Continuons d’agir, de sensibiliser et d’unir nos forces pour offrir à chaque enfant un avenir en bonne santé », a déclaré Mme Mialy Rajoelina, la Première Dame de Madagascar et ambassadrice de la vaccination.
Au pic de l’épidémie en septembre 2023, un total de 287 cas avait été confirmé, soit 45 cas de paralysie flasque aiguë, 44 cas communautaires et 198 échantillons testés positifs, issus de la surveillance environnementale des eaux usées.
Le système de surveillance renforcée du pays, ayant permis la détection rapide du poliovirus tant chez l’homme que dans les échantillons environnementaux, a joué un rôle déterminant dans l’interruption de la transmission de la poliomyélite à Madagascar. L’intensification des enquêtes sur les cas, la participation communautaire et les stratégies novatrices de vaccination, principalement les campagnes porte-à-porte, ont été essentielles pour enrayer la propagation.
Les cas ont été recensés dans 30 districts couvrant 13 régions du pays et, en janvier 2023, deux cas de paralysie ont été signalés chez des adultes, plaçant ainsi le pays dans une situation exceptionnelle exigeant des réponses innovantes. En 2023, quatre campagnes de vaccination de grande envergure ont été menées, permettant à Madagascar d’atteindre une couverture vaccinale de 95 %, un facteur essentiel dans l’interruption de la transmission et de la fin de l’épidémie de poliomyélite.
« Ce succès prouve qu’avec la volonté politique, des partenariats solides et la participation communautaire, les épidémies de poliomyélite peuvent être rapidement maîtrisées. Il est maintenant primordial de poursuivre ces efforts afin de prévenir toute recrudescence à l’avenir », a déclaré le Dr Chikwe Ihekweazu, Directeur régional par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique.
Les autorités sanitaires, soutenues par GAVI, l’Alliance du vaccin, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’OMS, Le Rotary et la Fondation Gates, continuent de renforcer la vaccination de routine, d’améliorer la surveillance et de mettre en œuvre des mesures rigoureuses de préparation aux épidémies, afin de réduire le risque de réémergence de la poliomyélite et d’autres maladies à prévention vaccinale.
« Cette réussite est le fruit d’une collaboration étroite entre le Gouvernement, les partenaires et les professionnels de santé, qui ont œuvré sans relâche en première ligne », a souligné Etleva Kadilli, Directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Est et australe. « Madagascar incarne un symbole d’espoir pour l’éradication de la poliomyélite en Afrique, mais la vigilance doit rester de mise pour prévenir toute nouvelle épidémie. La vaccination constitue un droit fondamental pour chaque enfant, où qu’il se trouve. »
Les partenaires de l’IMEP ont renouvelé leur engagement à soutenir Madagascar dans le maintien de son statut de pays exempt de poliomyélite et dans le renforcement général de la couverture vaccinale.
« La fin de cette épidémie témoigne de ce qui est réalisable lorsque la vaccination de routine est renforcée et la couverture vaccinale élargie », a indiqué Thabani Maphosa, Responsable de la distribution aux pays chez Gavi, l’Alliance du vaccin. « En atteignant même les communautés les plus marginalisées, nous garantissons qu’aucun enfant ne soit laissé de côté. Une collaboration soutenue entre tous les secteurs, à savoir le Gouvernement, la société civile et les partenaires internationaux, est essentielle pour préserver ces avancées et combler les écarts en matière de vaccination des enfants dits « zéro dose » et sous-vaccinés. »
L’engagement du Rotary sur le terrain a également été essentiel : « C’est une grande fierté pour Madagascar. La fin de l’épidémie est le fruit du travail acharné de milliers de travailleurs de première ligne, de bénévoles et de nos équipes nationales de santé qui n’ont jamais renoncé à protéger nos enfants », a afirmé Haingo Ranoharisoa, Présidente de la Commission nationale PolioPlus du Rotary pour Madagascar.
La riposte réussie ayant permis de mettre fin à cette épidémie met en lumière le pouvoir de l’action collective au service de la protection des enfants contre les maladies évitables.
santé et bien-être
Burkina Faso : 200 millions FCFA pour soutenir la prise en charge des enfants atteints de cardiopathies
« Avoir un but trace la voie. » Lao-Tseu
La Fondation Coris a signé une convention de subvention de 200 millions FCFA avec le Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo (CHU-T). Objectif : soutenir la prise en charge des enfants vulnérables atteints de cardiopathies. Une information donnée par APA.
La Fondation Coris a paraphé une convention de subvention avec le Centre hospitalier universitaire de Tengandogo (CHU-T), en vue de renforcer la prise en charge des enfants vulnérables souffrant de cardiopathies.
D’un montant de 200 millions de FCFA, cette enveloppe est destinée à financer les interventions de chirurgie cardiovasculaire au profit de patients issus de couches défavorisées.
La chirurgie cardiovasculaire, spécialité de pointe pratiquée au CHU de Tengandogo, consiste notamment à intervenir à cœur ouvert pour corriger des malformations congénitales ou traiter des pathologies acquises.
Cette subvention constitue également un appui aux efforts du gouvernement burkinabè, qui a instauré la gratuité des soins au profit des couches vulnérables.
La Fondation Coris a, par ailleurs, exprimé le souhait que cette action inspire davantage le monde des affaires à s’engager dans des initiatives de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), afin de promouvoir un accès aux soins plus inclusif et renforcé au bénéfice des populations les plus fragiles.
santé et bien-être
AMTC 2026-Tourisme médical en Afrique : le Sénégal ambitionne de devenir un hub régional
Le Messager d’Allah (que les Bénédictions d’Allah soient sur lui et sur sa Famille) a dit: « Al Mahdi fait partie de ma progéniture. Il aura le front haut, le nez aquilin. Il remplira la terre d’équité et de justice …
Du 15 au 17 janvier 2026, Dakar a accueilli la 8ᵉ édition du Congrès africain de la santé et du tourisme médical. Des acteurs majeurs du secteur de la santé, venus des quatre coins du continent africain, se sont réunis dans la capitale sénégalaise pour réfléchir aux enjeux du tourisme médical et à la souveraineté sanitaire en Afrique. Cette édition, organisée sous l’égide de l’Association des cliniques privées du Sénégal, positionne clairement le pays comme un futur pôle régional de prise en charge médicale.
Des acteurs de la santé venus de tout bord ont pris part à la 8 ème édition du Congrès africain de la santé et du tourisme médical. Cette année le Sénégal est le pays hôte.
Le Sénégal, un potentiel historique et stratégique sous-exploité
Le Sénégal dispose d’atouts majeurs pour devenir un hub régional du tourisme médical. Le pays est d’abord un centre historique de formation médicale. La Faculté de médecine de Dakar, créée en 1918, précède de plusieurs décennies celles du Maroc et de la Tunisie.
Aujourd’hui, Dakar compte cinq facultés de médecine publiques et cinq privées, ainsi qu’un important réseau de formation paramédicale.

Pour le Dr Samb, le problème n’est donc pas celui des compétences, mais plutôt celui de la gouvernance sanitaire, de l’insuffisance des textes réglementaires et du manque de politique d’équipement.
Il souligne que de nombreux patients quittent le Sénégal non pas pour un défaut de diagnostic, mais parce que certaines technologies de pointe, notamment liées à l’intelligence artificielle et à la médecine de haute spécialisation, ne sont pas encore disponibles localement.
Dakar, d’un hub de transit à un hub de prise en charge
Déjà considérée comme un hub de transit médical pour les patients de la sous-région, Dakar pourrait franchir une nouvelle étape. Aujourd’hui, de nombreux patients transitent par la capitale sénégalaise avant d’être orientés vers le Maghreb ou l’Europe.
L’ambition portée par les cliniques privées est claire : transformer Dakar en un véritable hub de prise en charge médicale, capable de répondre localement aux besoins des patients africains. Un objectif qui nécessite un engagement fort des autorités publiques.
La santé, un enjeu de souveraineté et de géostratégie
Au-delà de la souveraineté sanitaire, le Dr Samb insiste sur la dimension économique et géostratégique de la santé. Depuis la pandémie de Covid-19, la santé n’est plus uniquement une action sociale, mais un levier stratégique de développement.
Un pays dont la population est mal soignée ne peut ni produire de richesses ni assurer une croissance durable. Pourtant, en Afrique, la responsabilité sanitaire individuelle et collective reste encore insuffisamment intégrée, selon lui.
L’éducation sanitaire des populations et l’engagement financier des États apparaissent comme des préalables indispensables à toute ambition de souveraineté sanitaire.
Des avancées médicales majeures déjà visibles au Sénégal
Malgré les défis, des progrès significatifs ont été réalisés. Ces dernières années, le Sénégal a enregistré plusieurs premières médicales, notamment dans les domaines de la greffe de moelle épinière et de la transplantation d’organes.

Les compétences locales ont démontré leur capacité à réaliser des actes médicaux de haute technicité. Le principal obstacle reste désormais l’accessibilité financière de ces soins, dont les coûts sont élevés. Le développement des assurances et des mutuelles est ainsi perçu comme une solution incontournable.
Pour le docteur Falilou Samb, membre de l’Association des cliniques privées du Sénégal, ce congrès répond à une problématique largement partagée sur le continent. Selon lui, le déficit de prise en charge médicale pousse encore de nombreux Africains à se soigner hors du continent, notamment au Maghreb, en Europe, en Amérique ou en Asie.
Il explique que cette situation impose une réflexion collective afin de mutualiser les compétences et les ressources africaines, dans l’objectif de proposer des solutions locales adaptées. L’enjeu est clair : permettre aux populations de se faire soigner sur place et réduire la dépendance médicale vis-à-vis de l’extérieur.
Des défis sanitaires amplifiés par la transition épidémiologique
L’Afrique, caractérisée par une population majoritairement jeune, représente selon le Dr Samb l’avenir de la santé mondiale. Mais cette jeunesse s’accompagne de nouveaux défis. Le continent est désormais confronté à une montée en puissance des maladies non transmissibles et des affections de longue durée, dont la prise en charge est coûteuse et permanente.
Autrefois dominée par les maladies infectieuses, la réalité sanitaire africaine a profondément changé. Cette évolution impose des investissements massifs dans les infrastructures, les ressources humaines et la qualité des soins. Une responsabilité qui incombe autant aux gouvernants qu’aux acteurs privés du secteur.
Vers des partenariats Sud-Sud durables
Ce congrès se distingue également par sa volonté de renforcer la coopération Sud-Sud. La majorité des participants étaient issus de pays africains, traduisant une volonté de construire des solutions endogènes.
Pour le Dr Samb, les contraintes liées aux visas et aux délais de prise en charge dans les pays du Nord rendent indispensable le développement de réseaux africains solides. Le traitement des pathologies sur le continent apparaît non seulement plus rapide, mais aussi plus stratégique pour l’avenir de l’Afrique.
À travers cette 8ᵉ édition, le Congrès africain de la santé et du tourisme médical ouvre ainsi la voie à une nouvelle dynamique, où le Sénégal entend jouer un rôle central dans la transformation du paysage sanitaire africain.
Oumou Kalsoum BA
santé et bien-être
Sénégal : deuxième cas de Mpox confirmé après la guérison du premier patient
» Ah, la mère, la créature la plus extraordinaire, le sentiment, le sang, la source ! » Ken Bugul
Le Sénégal a confirmé mardi un deuxième cas de Mpox (anciennement variole du singe), trois semaines seulement après avoir annoncé la guérison complète de son premier patient et déclaré zéro cas actif dans le pays.
Selon APA, Iil s’agit d’un Sénégalais résidant au Sénégal qui présente des signes évocateurs de la maladie depuis le 11 septembre 2025, selon un communiqué du ministère de la Santé publié ce 23 septembre.
Le patient a été reçu en consultation au Service des Maladies Infectieuses de l’Hôpital de Fann le 21 septembre, où il a été hospitalisé. Le prélèvement réalisé a été confirmé positif par le laboratoire le 22 septembre.
Cette nouvelle infection intervient alors que le pays pensait avoir maîtrisé la situation. Le 1er septembre dernier, le ministère sénégalais de la Santé avait annoncé la guérison complète du patient diagnostiqué positif le 22 août à Dakar – un ressortissant étranger entré dans le pays le 19 août qui avait été isolé dès la confirmation de l’infection à l’Hôpital Fann.
Les autorités avaient alors indiqué que les 30 personnes identifiées comme contacts avaient fait l’objet d’un suivi rigoureux sans qu’aucun cas suspect ne soit détecté, portant à zéro le nombre de cas actifs au Sénégal. Cette accalmie aura finalement duré moins d’un mois.
L’enquête épidémiologique menée pour ce deuxième cas a permis d’identifier 20 personnes ayant été en contact avec le nouveau patient. « À ce stade, aucun lien n’a été établi entre ce deuxième cas et le premier cas confirmé de Mpox, ni avec les personnes contacts du premier patient », précise le ministère, suggérant une transmission indépendante.
Les autorités sanitaires tiennent à rassurer la population que « toutes les mesures nécessaires sont mises en œuvre pour prévenir toute propagation de la maladie ». Le ministère invite chacun « à la sérénité, à suivre les recommandations des agents de santé, et éventuellement à se rapprocher de la structure sanitaire la plus proche en cas d’apparition de signes évocateurs ».
de 70%, passant de 1 620 en mai à 491 la semaine dernière, selon le Dr Yap Boum II, directeur adjoint chargé de la gestion de l’épidémie.
Le premier cas sénégalais, annoncé le 22 août dernier, s’inscrivait dans un contexte régional marqué par des cas sporadiques, notamment en Gambie voisine où une infection avait été identifiée mi-juillet.
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