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Société

Afrique Sud: Les familles des victimes de l’apartheid intentent une action en dommages et intérêts contre le gouvernement

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Vingt-cinq familles de victimes et survivants de crimes politiques commis à l’époque de l’apartheid ont poursuivi le président sud-africain Cyril Ramaphosa et son gouvernement pour ce qu’ils considèrent comme un manquement à l’obligation d’enquêter correctement sur ces infractions et de rendre la justice.

Le groupe demande environ 167 millions de rands (9 millions de dollars) de dommages et intérêts, selon l’affaire déposée à la Haute Cour de Pretoria, la capitale, lundi, et partagée par la Fondation pour les droits de l’homme, une ONG soutenant les familles, jeudi.

Ils demandent également une ordonnance obligeant M. Ramaphosa à créer une commission d’enquête sur « l’ingérence politique qui a entraîné la suppression de plusieurs centaines de crimes graves liés au passé de l’Afrique du Sud », selon une déclaration publiée par les requérants.

Un porte-parole de M. Ramaphosa a déclaré que son équipe juridique répondrait aux documents judiciaires en conséquence et que le président n’avait jamais interféré avec le travail des agences chargées de l’application de la loi ou ne leur avait jamais ordonné de ne pas poursuivre les crimes commis à l’époque de l’apartheid.

L’Afrique du Sud a été dirigée par une minorité blanche pendant des décennies, appliquant une ségrégation raciale institutionnalisée, avant de devenir une démocratie multiraciale en 1994.

Le Congrès national africain (ANC) gouverne depuis lors, mais a été contraint l’année dernière de partager le pouvoir avec des partis plus petits après avoir perdu sa majorité lors d’une élection nationale.

Le premier requérant dans cette affaire est Lukhanyo Calata, le fils de Fort Calata, l’un des quatre militants anti-apartheid connus sous le nom des « quatre de Cradock » qui ont été tués en 1985.

Personne n’a été poursuivi dans cette affaire et une troisième enquête doit commencer cette année, mais de nombreuses personnalités liées aux meurtres sont décédées, selon la déclaration.

« La justice retardée de cette manière a fait en sorte que nos familles soient définitivement privées de justice », a déclaré M. Calata.

Parmi les autres requérants figurent deux survivants du massacre de Highgate, en 1993, au cours duquel un groupe d’hommes masqués a abattu cinq clients dans un bar d’hôtel, ainsi que les membres des familles d’autres militants anti-apartheid qui ont été tués ou qui ont disparu.

L’Afrique du Sud a mis en place sa Commission vérité et réconciliation (CVR) en 1996 pour aider à mettre au jour les violations des droits de l’homme perpétrées sous le régime de l’apartheid. Après sa dissolution en 2002, la CVR a remis une liste de plusieurs centaines de cas aux procureurs de l’État pour qu’ils poursuivent l’enquête, mais nombre d’entre eux n’ont jamais été poursuivis.

« La suppression des efforts de responsabilisation après la CVR a entraîné la perte de témoins, d’auteurs et de preuves, ce qui rend les poursuites judiciaires impossibles dans la plupart des cas et prive les survivants et les familles des victimes de leurs droits à la justice, à la vérité et à la clôture », a déclaré Odette Geldenhuys, une avocate représentant les requérants.

L’indemnisation demandée prend la forme de « dommages-intérêts constitutionnels », accordés lorsqu’un tribunal juge qu’il y a eu violation de droits constitutionnels par l’État.

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Société

Sénégal : Commémoration du 81e anniversaire du massacre de Thiaroye

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Dakar commémore ce lundi 1er décembre 2025 le 81e anniversaire du massacre des tirailleurs africains de Thiaroye, survenu le 1er décembre 1944. Placée sous le haut patronage du président Bassirou Diomaye Faye, cette deuxième édition accueillera notamment le président gambien Adama Barrow, qui quittera Banjul dimanche 30 novembre à 15 h.

Entre 1 200 et 1 800 anciens combattants originaires de 17 pays d’Afrique subsaharienne, démobilisés après avoir combattu pour la France durant la Seconde Guerre mondiale, avaient été tués par les forces coloniales françaises alors qu’ils réclamaient le paiement de leurs soldes et indemnités.

Dans une volonté affirmée de « rétablir la vérité historique », le Sénégal intensifie les efforts de mémoire et de recherche. Un Comité de commémoration a été créé le 14 novembre 2025 pour réhabiliter le site, diffuser le Livre Blanc sur le drame et intégrer cet épisode dans les programmes scolaires.

Les fouilles archéologiques récentes ont apporté des éléments décisifs : découverte de sépultures réelles bien plus nombreuses que les 34 tombes officielles, présence de gradés portant encore leurs insignes, et même d’un corps retrouvé enchaîné. Ces éléments contredisent la version coloniale qui minimisait le nombre de victimes et accréditent l’hypothèse de plusieurs phases et formes d’exécution.

Le président Faye a annoncé cinq mesures phares :

La construction d’un mémorial digne à Thiaroye,

La création d’un centre de documentation,

Le baptême de rues et places publiques au nom des tirailleurs,

L’intégration de cette histoire dans l’enseignement,

L’institution d’une Journée nationale du Tirailleur célébrée chaque 1er décembre.

L’édition 2024 avait déjà connu un retentissement international avec la présence de plusieurs chefs d’État africains. Cette année, la participation du président Barrow souligne une nouvelle fois la dimension régionale et panafricaine de cette mémoire commune.

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Société

Sénégal : Lancement imminent des pôles territoriaux pour l’Acte 4 de la décentralisation

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Le Sénégal s’apprête à franchir une étape majeure dans l’Acte 4 de la décentralisation avec le déploiement prochain de huit pôles territoriaux. Selon le document officiel dévoilé le 22 septembre 2025 au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), les trois premiers pôles pilotes – Centre, Nord et Sud – seront opérationnels dès novembre 2025.

Fruit d’une vaste concertation nationale initiée en janvier 2025 par le Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, cette réforme a mobilisé 2 700 participants, incluant collectivités locales, secteur privé et administration. L’objectif : promouvoir une gouvernance plus proche des citoyens, valoriser les ressources locales et réduire les disparités territoriales.

La mise en place des pôles se fera progressivement. Après une phase d’évaluation des trois pôles pilotes, les cinq autres – Diourbel, Louga, Sud-Est, Dakar et Thiès – seront lancés à partir d’avril 2026. « Ces pôles sont conçus pour répondre aux besoins spécifiques des territoires tout en renforçant leur cohérence », a déclaré Ousseynou Touré, conseiller technique à l’Agence de développement municipal.

Les pôles territoriaux se verront confier treize domaines stratégiques, dont l’environnement, la santé, le développement économique et les infrastructures. Chaque pôle sera dirigé par un conseil de territoire, composé de présidents de département, de maires et de représentants communaux, appuyé par un secrétariat exécutif, une chambre consultative et une direction générale pour assurer une coordination efficace.

Cette réforme, l’une des plus significatives de la décentralisation sénégalaise, vise à dynamiser le développement territorial et à réduire les inégalités. En plaçant les citoyens au cœur de la gouvernance, le Sénégal pose les bases d’un modèle de gestion territoriale plus inclusif et durable.

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Société

Sénégal : Saisie record de cocaïne à Kolda d’une valeur de 22 milliards de FCFA

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Les douanes sénégalaises ont intercepté, mardi vers 13 heures, un véhicule transportant 240 plaquettes de cocaïne, d’un poids total de 272,25 kg, à Kalifourou, dans la région de Kolda (sud du Sénégal).

Cette saisie, d’une valeur estimée à 21,78 milliards de francs CFA, résulte d’une opération de surveillance basée sur des informations indiquant un transfert de drogue depuis un pays voisin vers le Sénégal.

Selon un communiqué de la Direction générale des douanes, le véhicule était équipé d’une cachette spécialement aménagée pour dissimuler la drogue. Trois individus de nationalité étrangère ont été arrêtés lors de cette opération menée par le Bureau des douanes de Kalifourou. Une enquête est en cours pour faire la lumière sur cette affaire.

L’administration des douanes réitère son engagement à lutter contre le trafic de stupéfiants et la criminalité transnationale organisée. Elle appelle également la population à collaborer avec ses services pour renforcer l’efficacité de cette lutte.

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