Non catégorisé
Plus d’une personne sur cinq a subi au moins une forme de violence au travail
« Le domaine de la liberté commence là où s’arrête le travail déterminé par la nécessité . » Karl Marx

Plus d’une personne sur cinq a subi une forme de violence et de harcèlement au travail dans le monde et un peu moins de la moitié des victimes gardent le silence, révèle lundi une enquête publiée par l’Organisation internationale du travail.
«La violence et le harcèlement au travail sont très répandus de par le monde», résume cette enquête conjointe de l’OIT, de la Fondation Lloyd’s Register et de l’institut de sondage Gallup, qui se veut la première tentative de fournir une vue d’ensemble du phénomène à l’échelle mondiale. Ainsi, «plus d’une personne en emploi sur cinq (22,8%, soit 743 millions de personnes) a subi au moins une forme de violence et de harcèlement au travail au cours de sa vie professionnelle», selon les données recueillies l’année dernière.
Environ un tiers (31,8%) des victimes ont déclaré avoir été soumises à plus d’une forme de violence et de harcèlement, et 6,3% des victimes ont été confrontées aux trois formes (physique, psychologique et sexuelle) de ce phénomène au cours de leur vie professionnelle. Mais ce qui a frappé le plus Manuela Tomei, sous-directrice générale du pôle Gouvernance, droits et dialogue à l’OIT, c’est que moins de 55% ont parlé de leur épreuve.
Cela «peut refléter le fait que dans de nombreux cas, ce n’est pas seulement une question taboue, mais que les personnes interrogées ressentent de la honte et de la culpabilité, car elles peuvent penser que d’une manière ou d’une autre leur comportement ou leur conduite peut avoir poussé une autre personne à leur manquer de respect», a t-elle expliqué lors d’un point de presse.
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Perceptions différentes
Cette enquête a été réalisée auprès de 75.000 personnes dans 121 pays, essentiellement par téléphone. Les conversations ont été menées de manière à surmonter les perceptions différentes de ce qui consiste de la violence ou du harcèlement à travers le monde. En Chine, où l’autorisation des pouvoirs publics était nécessaire, certaines questions n’ont pu être posées, ailleurs les autorités ont demandé à ce qu’elles soient adaptées aux sensibilités culturelles locales, a expliqué une responsable de Gallup lors du point de presse.
Les violences psychologiques sont les plus courantes et elles touchent 17,9% des hommes et femmes – soit 583 millions de personnes – durant leur vie professionnelle. Viennent ensuite les agressions physiques, qui touchent un peu moins d’une personne sur 10 (8,5% ou 277 millions de personnes). L’enquête note que les hommes sont plus susceptibles que les femmes à signaler ce type de violences.
Les femmes plus touchées
Les violences et le harcèlement d’ordre sexuel frappent environ une personne en emploi sur quinze (6,3% ou 205 millions de personnes) et sans surprise, l’enquête souligne que «les femmes y sont particulièrement exposées». Des trois formes de violence qui sont répertoriées, c’est celle ou l’écart entre les genres est le plus marqué : plus de 8% des femmes sont victimes de ce genre d’agressions contre 5% des hommes. «Les jeunes femmes sont deux fois plus susceptibles de subir de la violence ou du harcèlement sexuel que les jeunes hommes». «Les femmes migrantes sont près de deux fois plus susceptibles que les femmes non migrantes de déclarer avoir subi cette forme de violence et de harcèlement», précise le rapport.

Les femmes sont aussi plus nombreuses que les hommes à avoir subi des violences psychologiques. En revanche, ces derniers sont plus souvent victimes de violences physiques. Et concernant les abus physiques ou psychologiques au travail, «les jeunes, les migrants, les employés et salariés risquent davantage d’y être confrontés», notent les auteurs. «Les personnes qui ont à un moment donné de leur vie été victimes de discrimination fondée sur le genre, le handicap, la nationalité, l’ethnicité, la couleur de la peau et/ou la religion» sont aussi plus souvent soumises à ces mauvais traitements au travail.
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Le Cameroun veut durcir les importations de bouteilles de gaz
« Une expérience est humaine si elle se partage au-delà des frontières de nos identités ». Souleymane Bachir Diagne
Dans le projet de loi de finances 2026 soumis à l’examen des parlementaires, le gouvernement camerounais prévoit de durcir le régime applicable aux importations de bouteilles de gaz domestique vides, afin de favoriser les achats auprès des producteurs locaux.
« Les bouteilles de gaz domestiques vides importées sont soumises au droit d’accises ad valorem au taux de 12,5 % », précise le texte transmis à l’Assemblée nationale le 26 novembre 2025.
Selon investir au Cameroun, si elle est adoptée en l’état, cette disposition renchérira mécaniquement le coût des importations et devrait décourager les distributeurs de recourir au marché extérieur. Les industriels locaux seraient alors en position de capter un chiffre d’affaires annuel estimé à environ 8 milliards de FCFA. Selon des sources autorisées, ce montant correspond à la valeur des importations de bouteilles de gaz vides réalisées chaque année par les distributeurs, avant l’installation des premières unités de production au Cameroun.
Jusqu’en 2021, les bouteilles de gaz domestique utilisées dans le pays étaient intégralement importées. À partir de 2022, Prometal Groupe, leader de la transformation de l’acier en Afrique centrale, a mis sur le marché les premières bouteilles de gaz domestique « made in Cameroun », issues de son usine implantée dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Cet investissement, estimé à 12 milliards de FCFA, s’accompagne d’une capacité de production de 600 000 bouteilles par an. Une fois satisfaite la demande nationale, qui oscille officiellement entre 450 000 et 500 000 bouteilles, l’unité affiche un potentiel d’exportation annuel d’au moins 100 000 bouteilles.
Import-substitution : une filière locale encore en montée en puissance
À côté de l’usine de Prometal Groupe, une autre unité de production chinoise se serait également implantée dans la zone industrielle de Bonabéri, à Douala, selon des sources autorisées. Début 2022, l’Agence de promotion des investissements (API) a par ailleurs signé avec la société Africa Cylinder Company Sarl une convention portant sur la construction, à Douala, d’une unité de production de bouteilles de gaz domestique et industriel, pour un montant de 4 milliards de FCFA. Aucune information n’a toutefois filtré depuis sur l’avancement de ce projet.
En 2021, la société Akeno SA avait annoncé l’arrivée sur le marché local des premières bouteilles de gaz domestique translucides, fabriquées dans son usine dont la construction a débuté en 2018 dans la banlieue de Yaoundé, la capitale. L’entreprise s’était engagée sur une capacité annuelle de 350 000 bouteilles. Quatre ans plus tard, ces volumes annoncés ne sont toujours pas visibles dans les points de distribution du gaz domestique à travers le pays.
Malgré ces trajectoires contrastées, l’option retenue par le gouvernement de durcir les importations de bouteilles de gaz s’inscrit clairement dans la stratégie d’import-substitution mise en œuvre depuis quelques années au Cameroun. Cette politique vise à réduire les achats à l’étranger en soutenant la montée en capacité de la production locale, via des mesures réglementaires et fiscales ciblées.
Les effets attendus sont multiples : création de valeur ajoutée et d’emplois à travers une offensive industrielle, réduction du déficit commercial, augmentation des recettes fiscales pour le Trésor public et ouverture de débouchés extérieurs grâce aux exportations.
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Libéria: 7,41 millions de dollars pour la mise en place d’une centrale hydroélectrique
« On regrette rarement d’avoir osé, mais toujours de ne pas avoir essayer. » Serge Lafrance
Réuni mercredi à Abidjan, le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a donné son feu vert à l’octroi d’un financement additionnel de 7,41 millions de dollars destiné à finaliser le projet d’énergies renouvelables pour l’électrification du Liberia.
Le Fonds africain de développement constitue la fenêtre de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement.
Ce nouvel appui permettra de couvrir les dépassements de coûts liés à la construction de la centrale hydroélectrique et de ses infrastructures, ainsi que ceux engendrés par la gestion du projet en raison de retards dans son exécution. Il financera également plusieurs activités jusque-là insuffisamment dotées, notamment la mise en œuvre du Plan d’action pour l’égalité des sexes.
Cette enveloppe doit contribuer à atteindre les principaux objectifs du programme : achever la centrale hydroélectrique, l’intégrer au réseau et appliquer l’ensemble des mesures de sauvegarde prévues.
L’initiative, lancée conjointement par le gouvernement libérien et la Banque africaine de développement, avait été approuvée le 31 octobre 2019. Les accords de financement ont été signés le 29 janvier 2020 et la mise en œuvre du projet a démarré en mars 2021.
Au cœur du programme figure la construction d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau, d’une capacité de 9,34 mégawatts — soit 56,5 gigawattheures produits annuellement — sur le site des chutes de Gbedin, dans le comté de Nimba. L’installation sera reliée à une ligne d’évacuation de 8 km à 33 kilovolts, à deux postes de transformation ainsi qu’à une ligne de transport transfrontalière.
Le projet comprend également l’aménagement d’une route d’accès permanente de 15 km et d’une voie temporaire de 8 km. Il prévoit par ailleurs l’installation de 50 km de lignes de distribution 33/0,4 kilovolts et le raccordement de 6 650 ménages des comtés de Nimba et de Bong. Une fois opérationnelle, la centrale devrait augmenter de 56,5 gigawattheures par an la production nationale d’électricité, soit environ 6,9 % de l’offre totale du pays. Elle permettra également à près de 60 000 personnes jusque-là non desservies d’accéder au réseau, dont 6 500 seront directement connectées.
Economie
Burkina Faso-Contrôle de gestion : Le Rapport 2024 de la Cour des comptes remis au Capitaine Ibrahim Traoré
» Faire du bien fait du bien » OKB
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a accordé ce 24 novembre 2025 une audience à une délégation de la Cour des comptes. Conduite par le Premier président de l’institution, Latin Poda, la délégation a remis le Rapport public annuel 2024 de la Cour des comptes au Chef de l’État.
Le Rapport public annuel 2024 fait la synthèse des activités de la Cour des comptes réalisées durant l’année 2024. Au plan juridictionnel, le Rapport constate des fautes de gestion : « ce que nous appelons fautes de gestion ce sont toutes les irrégularités qui sont commises dans la gestion des finances publiques », indique M. Poda.
Il souligne que le Rapport présente des détails sur les structures, les types de fautes de gestion et la catégorie des agents présumés auteurs de ces fautes.
Du point de vue des attributions non juridictionnelles, « nous avons fait le tour des opérations de l’État, des collectivités territoriales et des sociétés d’État et des organismes de sécurité sociale », explique le Premier président de la Cour des comptes.
Selon Latin Poda, le Président du Faso a félicité la Cour des comptes pour le travail accompli, et l’a invitée à un suivi rigoureux de la mise en œuvre des recommandations.
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