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Economie

Contribution : La tragédie d’une transition vers la neutralité Carbon, les uns devront crever pour assurer la survie des autres !

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Réuni à PARIS en 2015 pour une conférence sur les préoccupations du réchauffement de la planète par les gaz à effet de serre, le monde entier s’est résolu à fixer une limite d’énergie fossile à ne pas dépasser (Carbon budget) pour espérer sauver la planète terre aujourd’hui et pour les générations à venir.

Un changement radical et profond de trajectoire sur l’étendu mondial s’impose alors pour l’accomplissement de ce noble et philanthropique objectif .Cependant, il est encore difficile de citer aux bouts de doigts les progrès réalisés vis-à-vis de cet objectif, fût-il noble et philanthropique .

Quel est alors le problème ?

Difficile de trouver la réponse, ils auraient certainement de multiples perspectives pour répondre à cette question. Singulièrement, notre constat s’arrêterait sur la forme et l’organisation du processus.

Aussi profond apparaît ce changement de dimension mondiale, il ne prend pas l’allure d’un projet de changement (au regard de JOHN P, KOTTER) aussi sur la forme que sur la conduite : Principalement, nous pouvons relever l’absence de définition et d’engagement d’une coalition de conduite et des défauts ou manquements graves sur la communication d’objectifs.

Hormis les quelques États engagés et encore prudents sur la mobilisation des ressources, la longue liste des contestataires continue d’anéantir les progrès mineurs et nous éloigne de la date prévisionnelle de neutralité Carbon en 2050.

Mais si la vision est si noble ; pourquoi la stratégie qui en découle est si difficile à établir ? Pourquoi la coalition ne s’est-elle pas spontanément et naturellement formée ? Pourquoi la contestation prend-elle largement le déçu ?

Pourquoi alors le Pr Macky SALL par la voix de l’Afrique hausse le ton, la posture  pour dire tout haut, tout fort que l’Afrique n’accepterait pas cela ? Au même moment  où le  processus se poursuit pour la sixième fois à GLASGOW (COP26), et voila GLASGOW qui déçoit encore à l’image de PARIS et de ces soldats successeurs.

Dans l’argumentaire du Président SALL, il apparaît la tragique volonté des uns à assurer leurs survies en faisant crever les autres, Et ces derniers cites sont tout simplement les africains, les populations africaines, principalement des pays producteurs ou futur producteur de pétrole, la simple préoccupation posée par le Pr SALL est de s’étonner du pourquoi les africains devraient crevés pour encore aider le monde à survivre ?

Essayons de simplifier le sentiment émotionnel, par une logique analytique

En effet, l’énergie est classifiée comme le secteur principalement responsable de la libération des gaz à effet de serre (38 pour cent) et donc la première cible pour la lutte vers la neutralité Carbon.

En ce moment, l’Afrique constituée principalement de pays en développement considère que l’accélération de la croissance inclusive et macroéconomique, passe principalement par l’industrialisation du continent.

Dans cet optique ; la CEDEAO réunie à Abuja le 2 juin 2010 fixait l’objectif de relever la contribution de l’industrie sur le PIB régional à une moyenne de  20% à l’horizon 2030 (CNUCED – ONUDI . source : http://allafrica.com/stories/printable/201006110544.html.)

Cet objectif ambitieux fait appel à une forte industrialisation des différents états et sélectivement que l’industrie manufacturière puisse rehausser sa production de produits à valeurs ajoutées afin de contribuer à rééquilibrer progressivement les balances commerciales en augmentant progressivement l’exportation des produits de valeurs, il en résulterait une forte entrée de capitaux en devises, dix fois plus que le gain à l’export des ressources brutes.

Dans le même objectif, l’industrialisation massive permettrait aux états d’absorber la forte demande d’emplois d’une population majoritairement en âge d’activités professionnelle.

L’employabilité massive va aussi contribuer à relever le pouvoir d’achat de la société en générale et donc impacter positivement le PIB national.

Cependant cette compétitivité industrielle, nécessaire à relever le PIB national des Etats, tant voulu par le Pr Macky SALL, découlerait naturellement de la disponibilité d’une énergie massive, permanente, stable et à moindres coûts pour soutenir une production continue et optimale d’une industrie manufacturière.

Voilà alors le point de discorde ; car cette énergie spécifique ci-dessus définie est uniquement produite par  les fluides fossiles, le gaz principalement l’arrêt du HFO ayant déjà atteint un consensus , L’Europe ainsi que les autres continents en ont fait la bonne expérience pour construire et soutenir une forte industrialisation des différents Etats.

Aujourd’hui, les même Etats ont choisi d’ignorer cette expérience fructueuse pour l’unique volonté de pousser l’Afrique vers les énergies de substitutions, conventionnellement appelées les énergies renouvelables, Des énergies qui sont certes bonnes, nécessaires à servir d’autres causes aussi importantes par exemple répandre l’accès à l’électricité sur une échelle universelle en Afrique, À côté de mon cher village éclairé régulièrement par ces sources d’énergies, d’autres localités attendent encore de voir la lumière des lampes pour savourer, connectés leurs écrans de distractions en soirées.

Mais par la voix du Pr SALL et de ses Pairs, l’Afrique refuse de réduire l’objectif de développement uniquement à l’accès universel à l’électricité.

Le Pr SALL est convaincu que le développement de l’Afrique passerait inévitablement par l’industrialisation et le plus rapidement on y accèderait, plus vite nos états rattraperaient le retard de croissance économique pour le bien-être des populations africaines et globalement une économie mondiale équilibrée.

Les deux années précédentes ont révélé en Europe et ailleurs, les indices d’une trajectoire de tragédie de lourdes conséquences, pour en échapper, l’Europe et les Etats Unis d’aujourd’hui choisissent délibérément d’orienter la tragédie vers l’Afrique pour espérer en survivre avec des séquelles mineures.

Dans cette vue illusoire du futur, ils décrivent l’Afrique comme le grenier de ressources qui continuerait à alimenter les industries d’ailleurs et de retour, servir aussi de marche de ventes aux enchères de produits manufacturés d’ailleurs.

Ils nous forcent vers une énergie à peine suffisante pour éclairer nos nuits, charger nos écrans pour qu’on se contente d’observer le spectacle produit d’ailleurs visant à snober nos esprits créateurs.

Ils nous guident vers une énergie, des catastrophes, d’urgence, de survie, de maintenir le strict minimum pour une stabilité sociale.

J’ai lu des articles ou des humains se glorifient du malheur des autres à célébrer avec fierté avoir déployé des solutions Plug and Play pour profiter des situations de défauts de planifications, d’incidents et ou d’accidents entre autres situations conjoncturelles.

Une situation opportuniste pour vendre une énergie dépourvue de cause spécifique autre qu’un ajout de capacité. Comment est-ce qu’une énergie produite d’ailleurs stockée flottante pendant des années pourrait être spécifiquement liée à une cause individuelle ou à fortiori structurelle ?

Pour réussir l’objectif d’industrialisation massive, nos Etats devront nettement améliorer leurs capacités de planification, une parfaite corrélation de création de la charge par la nature de la capacité, de classifier le portefeuille des énergies voulues à servir des causes spécifiques, au premier rang des priorités l’industrialisation.

Si les acteurs de ce changement cacophonique ne reviennent pas sur le point de départ à mesurer l’ampleur la complexité du changement voulu, d’accepter en toute humilité de suivre l’architecture de conduite du changement ; à accepter que la coalition de conduite si déterminante dans le processus soit diriger par les africains qui occupent de circonstance une place stratégique sur l’architecture du fait qu’ils sont moins coupables et injustement les plus impactés.

Au cas contraire, on continuera tous à compter les échecs des COPs sans pouvoir en mesurer une progression significative vers l’objectif, on continuera ainsi à repousser l’échéance pendant que notre pouvoir d’action continuerait de diminuer au fil des années.

Il serait de ce fait malheureux de constater une tragique transition sans pouvoir y agir.

Bravo au Pr SALL qui a élevé la voix pour aider le monde à agir maintenant.

Ndiogou FAYE Directeur Commercial Afrique de l’Ouest Francophone GE Gas Power

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Economie

Les banques centrales des pays émergents prises au piège de la hausse des prix alimentaires

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La hausse des prix alimentaires complique encore un peu plus l’équation des banques centrales des pays émergents (hors Chine ). L’épidémie de Covid 19 est loin d’être terminée et leurs moteurs de croissance s’essoufflent sérieusement. Mais leurs instituts monétaires ont les mains liées à cause de la remontée de l’inflation. Au Brésil, en Russie, en Roumanie, en Pologne, en Hongrie ou au Mexique, celle-ci caracole désormais largement au-dessus des objectifs fixés par les banques centrales locales.

Transitoire ou non, dans ces pays la question importe peu. Le retour de l’inflation a très rapidement conduit de nombreuses banques centrales à relever leurs taux. « On dénombre 32 hausses de taux depuis le début de l’année dans les pays émergents, principalement en Amérique latine, en Europe (hors Turquie ) et en Russie », commente Irina Topa-Serry, économiste senior chez AXA IM. Au risque d’étouffer la croissance et de renchérir les coûts d’emprunts des Etats, contraignant ainsi leurs capacités budgétaires. « La politique monétaire doit réagir plus rapidement et probablement plus fortement dans les pays émergents », souligne l’économiste.

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Economie

Afrique du Sud : L’économie contractée de 1,5% entre juillet et septembre

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L’économie de la première industrie africaine en berne pour ce 3e trimestre. L’agence nationale des statistiques a annoncé ce mardi 7 décembre que l’économie s’est contractée de 1,5% entre juillet et septembre par rapport au 2e trimestre. Le PIB retombe ainsi au niveau de 2016.

L’agriculture, le commerce et la production manufacturière sont les secteurs les plus durement touchés. L’industrie agricole a enregistré sa plus forte baisse de production depuis 2016, avec une contraction de 13,6%. Tous les secteurs commerciaux enregistrent des pertes. – 5.5% pour la restauration et l’hôtellerie, -5.9% pour les exportations.

Deux grands facteurs expliquent cette contraction. D’abord la crise sécuritaire inédite qu’a connu le pays mi-juillet, notamment à Johannesburg et dans le KwaZulu-Natal. Des violences déclenchées par l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma, alimentées par une crise socio-économique latente. Elles ont fait plus de 350 morts, de nombreuses destructions ont été commises, des pillages, mais aussi des incendies de commerces et de cultures. Des dégâts évalués à plus de 1,5 milliard d’euros.

Ensuite, l’épidémie du Covid-19 : confinement et restrictions, annulations de vols, pénuries de matières premières. Les dépenses des ménages ont baissé de 2,4%. Sur la même période le taux de chômage officiel frôle les 35%. Et la détection du nouveau variant a créé de nouvelles restrictions alors que le secteur touristique reprenait juste des couleurs. Laissant planer de nouvelles incertitudes sur l’économie sud-africaine.

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Economie

Sénégal-Aviation : Les aéroports régionaux de Saint-Louis et Matam opérationnels en 2022

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La réalisation des infrastructures aéroportuaires régionales est inscrite dans le premier axe du Programme de reconstruction des aéroports du Sénégal (PRAS 1).

Il sera d’abord procédé à la réception de l’aéroport de Saint-Louis au premier trimestre de l’année 2022, laquelle sera suivie de celle de l’aéroport de Ourossogui-Matam au deuxième trimestre de 2022, a dit le directeur général adjoint de l’AIBD, qui est en charge des aéroports régionaux. 

Les travaux de l’aéroport de Saint-Louis sont réalisés à 80% et ceux de L’aéroport de Ourossogui-Matam sont de l’ordre de 45 à 50%, a-t-il précisé. 

Après la réception de ces deux aéroports, la première phase du PRAS 1 se déploiera à l’est pour la réhabilitation de l’aéroport de Tambacounda-Kédougou, pour finir avec la ‘’reconstruction intégrale de l’aéroport de Ziguinchor’’, a annoncé Cheikh Diouf.

 A côté de ce PRAS 1, le PRAS 2 pris en charge intégralement par l’AIBD, a permis l’ouverture de l’aéroport de Cap Skiring, après deux mois et 15 jours de travaux d’urgence pour ne pas compromettre la saison touristique 2021-2022.

Les aéroports régionaux sont logés dans le troisième pilier de la stratégie Hub aérien 2021-2035, relatif à la connectivité physique et digitale de l’AIBD. Ce document stratégique a été validé en mars dernier par le président de la République.

Le triptyque qui sous-tend la stratégie du ministère du Tourisme et des Transports aériens est composé d’un aéroport de référence, à savoir l’AIBD, d’une compagnie aérienne forte (Air Sénégal SA) et des aéroports régionaux aux normes, a expliqué le responsable aéroportuaire.

Un des piliers de la stratégie est la génération de trafic, à travers des projets majeurs, comme la construction d’un centre de maintenance, d’une académie de formation aux métiers de l’aviation civile, pour soutenir l’effort continu de Air Sénégal. 

Cette académie voit déjà le démarrage de la première promo des 20 cadets pilotes et 30 mécaniciens d’Air Sénégal, en collaboration avec l’armée de l’air.

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