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Economie

Pétrole-Sénégal : Les réserves pétrolières sont en grande partie devenues actifs échoués, selon une nouvelle étude d’open oil

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Le Sénégal ne parviendra plus à réaliser une transformation économique par le développement
de ses champs pétrolifères et gaziers offshore, a révélé une nouvelle analyse financière menée
par la société Open Oil.

L’effondrement des prix du pétrole à court terme en 2020, et les projections à long terme d’un déclin structurel dû à la transition énergétique, mettent en doute tout développement au-delà des étapes initiales annoncées. Selon un scénario réaliste dans l’étude, la contribution du secteur pétrolier dans les finances publiques sera minime.

L’analyse montre également que Petrosen, la compagnie pétrolière publique du Sénégal, devrait
emprunter plus d’un milliard de dollars pour exercer pleinement son droit de participation dans
les champs pétroliers de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Avec la transition énergétique -pour laquelle le Sénégal s’est engagé en signant l’Accord de Paris- il existe des scénarios réalistes dans lesquels Petrosen ne gagnera jamais assez pour rembourser les prêts.
L’analyse a été réalisée en élaborant un modèle de flux de trésorerie actualisé, suivant la norme de
modélisation financière FAST. Les principales conclusions de l’analyse sont les suivantes :

● Les revenus du pétrole et du gaz ne peuvent pas alléger la dette publique du Sénégal, qui
s’élève actuellement à environ 15 milliards de dollars. Le secteur pétrolier pourrait
valoir 1 milliard de dollars – au total. Cela représente moins d’un an de service de la
dette actuelle.

● L’exercice du droit contractuel de participation au capital de la compagnie pétrolière nationale Petrosen expose le Sénégal à une dette supplémentaire de plus d’un milliard de dollars. Il existe un risque important que ces prêts ne soient jamais remboursés, ce qui en ferait des investissements
déficitaires.


● Le secteur offshore n’apportera aucune contribution significative aux finances publiques
du Sénégal. Les recettes atteindront à peine 2 % du budget annuel, et ce uniquement à
partir des années 2030.

Le Sénégal a prolongé le délai pour un nouveau cycle d’octroi de licences jusqu’au 15 décembre
2020, après plusieurs retards antérieurs. « La réponse à la série d’appels d’offres sera mise sous
pression », a déclaré Johnny West, directeur d’Open Oil.

« D’autant plus que les conditions fiscales du cycle ont été révisées pour donner au gouvernement une plus grande part des bénéfices, en réponse aux faibles parts de bénéfices dans les contrats précédents, mais cela s’est produit au moment où les investisseurs sont sur pression à cause de la Covid-19 et de la transition énergétique. »

Le rapport qui accompagne ce communiqué de presse détaille la méthodologie et les résultats.
La provenance de toutes les données et hypothèses qui ont été tirées de sources primaires,
lorsque cela est possible, est indiquée et liée à une source avec des citations.




Source

OPEN OIL

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Economie

Environnement : Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, impossible sans mesures radicales selon l’ONU

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Limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°C est impossible sans une réduction immédiate et massive des émissions de gaz à effet de serre, selon un nouveau rapport sur le sujet diffusé jeudi par l’ONU.

Ce rapport annuel, « United in Science 2021 », élaboré par plusieurs agences de l’ONU et des scientifiques associés, est diffusé quelques semaines avant la COP26, un nouveau sommet mondial sur le climat. 

Selon le document, le changement climatique et ses conséquences ne cessent de s’aggraver, et la réduction temporaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère entraînée par la pandémie de Covid-19 n’a pas ralenti le processus.

L’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique, signé lors de la COP21, appelait à limiter le réchauffement planétaire à moins de 2°C au-dessus du niveau pré-industriel, et dans l’idéal à 1,5°C.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres estime que le rapport est « un diagnostic alarmant montrant à quel point nous avons dévié de la trajectoire » conduisant aux objectifs de l’Accord de Paris.

« Cette année, les émissions d’énergies fossiles ont rebondi, les concentrations de gaz à effet de serre continuent de monter, et des événements météorologiques graves dus à l’activité humaine ont affecté la santé, la vie et les moyens de subsistance sur tous les continents », écrit-il dans l’avant-propos du rapport.

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Economie

Suisse-Agro-alimentaire : Nestlé va investir 1,1 milliard d’euros dans l’agriculture régénératrice

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Dans un communiqué paru ce jeudi, le groupe a dévoilé un programme destiné à encourager une agriculture plus durable dans sa chaîne de production. À l’approche d’un sommet des Nations unies à New York sur les systèmes alimentaires, le géant suisse de l’alimentation a indiqué vouloir favoriser une agriculture visant à «protéger et restaurer l’environnement, améliorer le niveau de vie des agriculteurs et renforcer le bien-être des communautés agricoles».

À cette fin, il compte investir 1,2 milliard de francs suisses (1,1 milliard d’euros) au cours des cinq prochaines années dans l’agriculture régénératrice, a-t-il annoncé jeudi.

Le programme s’articule autour de trois axes, comprenant un volant d’assistance technique aux agriculteurs, un volant de soutien aux investissements et un volant de primes pour les matières premières issues de l’agriculture régénératrice. Le groupe suisse entend ainsi contribuer à améliorer la biodiversité, préserver les sols, régénérer les cycles de l’eau et intégrer l’élevage.

Parmi ses projets pour réduire ces émissions dans sa chaîne d’approvisionnement, Nestlé compte notamment travailler avec 30 fermes laitières dans 12 pays pour tester les pratiques d’agriculture régénératrice qui peuvent être mises en œuvre à plus grande échelle, a-t-il pris en exemple. Il compte également travailler avec les agriculteurs pour sélectionner et cultiver les variétés de légumineuses qui peuvent être utilisées dans les alternatives au lait.

L’agriculture représente près des deux tiers des émissions totales de gaz à effet de serre de Nestlé, a reconnu le groupe suisse. Les produits laitiers et l’élevage représentent à eux seuls environ la moitié de ces émissions.

Les grands noms de l’alimentation tels qu’Unilever, Danone ou General Mills mais aussi du luxe et de la mode ont tour à tour adopté ce terme méconnu du grand public d’agriculture régénératrice dans leurs communications sur leurs engagements environnementaux. Toutes visent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans leurs approvisionnements en matières premières agricoles.

Mais il n’existe pas de charte commune, et chaque société définit ses propres critères.

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Economie

Sénégal-Mine : Accroissement du chiffre d’affaires des industries extractives

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Relativement à celui de la période correspondante de 2020, le chiffre d’affaires dans les industries extractives est ressorti en hausse de 17,5% au deuxième trimestre 2021.

Cette augmentation est essentiellement expliquée par les ventes de minerais métalliques qui ont progressé de 33,5% sur la période sous revue. En revanche, les ventes des autres produits des industries extractives se sont repliées de 2,3% sur la même période.

En cumul sur le premier semestre 2021, le chiffre d’affaires dans les industries extractives s’est accru de 14,8%, comparativement à celui de la période correspondante de 2020.

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