Economie
Sénégal : volet économie du conseil des ministres de ce mercredi 9 décembre
1.Campagne agricole
Le Président de la République a rappelé au Gouvernement que la campagne de commercialisation agricole, demeure une période essentielle et sensible de la vie économique et sociale de notre pays.
Le Chef de l’Etat a, à ce propos, indiqué l’importance primordiale qu’il accorde à son bon déroulement, particulièrement au niveau des zones de production arachidière et points de collecte du Sénégal.
Il a, à cet effet, demandé au Gouvernement de prendre les dispositions et mesures d’accompagnement appropriées pour assurer, sur le terrain, le déploiement stable et le contrôle systématique des opérations de la campagne.
Le Président de la République a, dans cet élan, demandé aux ministres concernés de travailler en parfaite synergie avec l’Administration territoriale (gouverneurs, préfets, sous-préfets et services techniques déconcentrés), en vue d’un suivi permanent des opérations de collecte et de commercialisation de l’arachide.
Le Chef de l’Etat a, en outre, insisté sur l’impératif de préserver l’outil industriel national, en particulier SONACOS-SA et les autres huiliers, qui contribuent fortement à la croissance et à la création d’emplois permanents et saisonniers sur le territoire national.
Le Chef de l’Etat demande, à cet effet, au Ministre des Finances et du Budget, de veiller à l’application effective de la surtaxe à l’exportation de l’arachide dans le but de maintenir les objectifs de collecte et de trituration de SONACOS-SA et des autres huiliers.
2. Économie verte
Le Chef de l’Etat est revenu sur la nécessité d’intensifier le déploiement du PSE Vert dans un contexte de montée en puissance de l’Agence Sénégalaise de la Reforestation et de la Grande muraille Verte.
Il a, à cet égard, demandé au Ministre de l’Environnement et du Développement Durable et au Ministre des Finances et du Budget de prendre les mesures budgétaires et financières nécessaires à la réalisation accélérée des programmes de l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille verte.
A ce sujet, le Président de la République a rappelé au Gouvernement que l’objectif, sur la période 2020-2021, est de créer 2211 emplois verts pour renforcer la sensibilisation et l’appropriation par les populations du Programme national de Reforestation, qui matérialise la volonté du Sénégal de développer l’atténuation et l’adaptation face aux changements climatiques.
Le Chef de l’Etat invite, dans le même élan, le Ministre de l’Environnement et du Développement durable à mettre en œuvre, après sa validation politique, le rapport de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) sur les changements climatiques.
3. Stratégie de lutte contre le coronavirus
Sur la situation de la pandémie de la Covid-19, le Président de la République rappelle au Gouvernement, l’impératif d’accroître la vigilance et d’améliorer l’efficacité des dispositifs de sécurité publique et sanitaire afin d’assurer le respect par les populations des mesures barrières et du port obligatoire du masque dans les lieux et transports publics.
Le Chef de l’Etat a, enfin, informé le Conseil qu’il présidera très prochainement une rencontre d’évaluation prospective de la stratégie de lutte contre la Covid-19.
Abordant les conclusions de la réunion, qu’il a présidée le vendredi 04 décembre, relative au nouveau cadre juridique et institutionnel devant régir les PPP au Sénégal, le Président de la République a demandé au Gouvernement de toujours renforcer la place du secteur privé national dans l’exécution soutenue du PAP2A afin de consolider une économie forte, attractive, compétitive, inclusive et résiliente.
Le Chef de l’Etat invite, dès lors, les Ministres en charge de l’Economie, des Finances et le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement à intégrer, dans la cohérence et la pertinence juridique, les observations des parties prenantes publiques et privées, en vue de la présentation prochaine du projet de loi et de ses décrets d’application finalisés en Conseil des Ministres.
Le Président de la République a, dans cette perspective, souligné que ce cadre innovant, qui va entrer en vigueur, nécessite une capacitation notable des acteurs, une évaluation précise des projets, dans le respect des procédures de passation des marchés et de signature des contrats. Le but est d’accélérer la réalisation, dans la transparence, des investissements publics, dans les délais prescrits, à la satisfaction des populations.

Economie
Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »
Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.
Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).
Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.
Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.
Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.
Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.
Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.
Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.
Avec APA
Economie
Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.
Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.
Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.
Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.
Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.
En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.
Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.
Economie
Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils
« Le rire pur, le rire d’enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés. » Arnaud Desjardins
Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.
Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.
Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.
La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.
Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.
Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.
L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.
L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.
En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.
Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.
En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».
Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.
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