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Economie

Technologie : les Tunisiens favorables à la 5G

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Les Tunisiens sont prêts à adopter la 5G et beaucoup s’emballent même pour cette nouvelle technologie. C’est ce qui ressort, en somme, d’une enquête réalisée par le département d’étude Consumerlab d’Ericsson qui s’est intéressée à la perception des consommateurs tunisiens de la technologie 5G. Les résultats de l’étude ont été présentés en ligne par le   directeur général d’Ericsson Tunisie, Slim Ghariani, lors d’un webinaire, organisé jeudi 17 décembre en présence de Ahmed Reda Berrah, architecte de solution à Ericsson.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.025 consommateurs tunisiens,  qui représente, par extrapolation, quatre millions utilisateurs de smartphones. Dans sa présentation, Ghariani a souligné que quatre principales conclusions découlent de ladite enquête. Tout d’abord, elle révèle que les utilisateurs de smartphones sont pleinement conscients de la 5G. Ils estiment, aussi, que le haut débit mobile présente des avantages évidents, particulièrement pour les services sociaux et pour le secteur industriel. En outre, ils considèrent cette nouvelle technologie comme  alternative pour se connecter à la maison.

D’une manière générale, les chiffres qui ont été présentés montrent l’engouement des Tunisiens pour la 5G. En effet, 30% des consommateurs qui utilisent l’internet mobile ont une connaissance de cette nouvelle technologie et 70% affirment qu’ils vont switcher sur la 5G dès son déploiement en Tunisie. 30% changeront immédiatement d’opérateur s’il n’intègre pas la 5G dans ses offres.  En revanche, l’étude montre que les connaissances des Tunisiens sur la nouvelle technologie sont modestes. Seuls, 4% peuvent l’expliquer et 2% peuvent l’expliquer comme il faut.

L’étude s’est également intéressée à l’accès internet fixe FWA par la 5G. Les résultats révèlent que les consommateurs tunisiens sont favorables à son utilisation, puisque 70% affirment qu’ils changeraient d’opérateur s’il n’offre pas le FWA par la 5G et 60% affirment qu’ils s’intéressent à  la vitesse de la connexion.

L’enquête s’est, en outre, penchée sur la perception des consommateurs des avantages offerts par la 5G. 77% des utilisateurs de smartphone pensent que les opérateurs et les services en ligne vont bénéficier de la 5G, 55% estiment que  l’administration (banques, assurances…) va en tirer avantage, 43% affirment que l’impact sur l’industrie et sur le secteur de la santé sera favorable et 36 % considèrent que le secteur du transport va bénéficier des avantages offerts par la 5G.

A en croire les résultats de l’étude, les consommateurs tunisiens ont plus confiance au paiement en ligne lorsqu’il est effectué sur la 5G.  90% affirment qu’ils sont prêts à utiliser le paiement en ligne  et 73% aspirent à un paiement via la reconnaissance faciale.  Interrogés sur l’impact du déploiement de la 5G sur le développement des sociétés (banques, entreprises…), les répondants à l’enquête jugent qu’elle va permettre aux gens de travailler quand ils sont en déplacement et qu’elle permet une meilleure gestion des équipes.

En ce qui concerne le secteur industriel, 80% des consommateurs pensent que la 5G va aider les industriels à optimiser leurs coûts de production, 64% des consommateurs croient qu’elle va accélérer la production des unités tandis que 40% craignent une destruction des emplois à cause de l’automatisation.  Pour le secteur de la santé, 70% des répondants à l’enquête pensent que la 5G contribuera à l’amélioration des services de santé et de la gestion dans les hôpitaux grâce à un transfert de données beaucoup plus rapide.

Egalement, 64% estiment que le diagnostic à distance sera plus efficace avec la 5G et 56% pensent qu’elle  va aider à traiter des cas difficiles à distance.   40% ne font pas encore confiance à un robot médical dirigé par la 5G quand il s’agit éventuellement d’opérations à distance et encore moins par un diagnostic avec un médecin qui opère à distance.

Dans le domaine du transport, les Tunisiens tablent, plutôt,  sur la voiture intelligente après le déploiement de la 5G.   26% des consommateurs pensent qu’elle va permettre l’utilisation des voitures autonomes et 40% pensent que d’ici 2025, on n’aura plus besoin de passer le permis de conduire.

Par ailleurs, les utilisateurs de smartphones se construisent une perception favorable aux avantages de la 5G sur le secteur agricole puisque  90% des abonnés pensent que cette nouvelle technologie  permettra aux fermiers une meilleure gestion de leurs bétails  et 77% pensent qu’elle va améliorer la gestion et la qualité des récoltes grâce aux capteurs qui analysent les données en temps réel.

De son côté, Ahmed Reda Berrah a présenté les résultats du rapport de mobilité d’Ericsson réalisé au mois de novembre 2020. Il fournit des projections et des analyses sur les dernières tendances de l’industrie mobile, y compris les abonnements, le trafic de données mobiles et la couverture de la population. Dans sa présentation, Berrah a affirmé  que la 5G démarre plus rapidement que la 4G en raison du décollage du nombre des abonnements en Chine qui a atteint,  aujourd’hui, 175 millions. Il a précisé que la nouvelle technologie couvre 15% de la population mondiale. La région Mena compte, à l’heure, 1,4 million d’abonnements 5G, concentrés essentiellement dans les pays du Golfe. L’étude prévoit une forte augmentation du nombre des abonnements dans le monde  qui devrait atteindre 3,5 milliards en 2026. Le rapport met également l’accent sur la croissance du  FWA dont le nombre des abonnements atteindra 180 millions en 2026, ce qui correspond au quart du volume data mondial.

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Economie

Sénégal-Energie : conversion de la centrale électrique Bel-Air, le gaz naturel liquéfié se substitue au fuel lourd avant la fin 2021

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Le groupe technologique Wärtsilä va convertir la centrale électrique Bel-Air pour la faire fonctionner au gaz naturel liquéfié. Les six moteurs Wärtsilä 46 de l’usine de Bel-Air seront convertis en six moteurs bicarburants Wärtsilä 50DF. Objectif : l’utilisation de plusieurs combustibles tout en offrant la possibilité de fonctionner au gaz avec des combustibles liquides comme réserve.

La centrale électrique Bel-Air de 90 MW à Dakar va bientôt fonctionner au gaz naturel liquéfié GNL avant la fin de l’année 2021. Une affirmation du groupe technologique Wärtsilä via un communiqué de presse. Wärtsilä rappelle que la centrale, qui appartient à la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), fonctionne actuellement au fuel lourd.

Selon le document, la conversion assurera la pérennité de l’installation, car la stratégie à long terme du Sénégal consiste à réduire l’empreinte carbone de la production d’énergie en passant au gaz lorsqu’un approvisionnement domestique est disponible.

Ce projet, fait partie d’une solution provisoire « Lng-to-Power » et constitue la première conversion au gaz d’une centrale électrique au Sénégal. A l’en croire, la commande auprès de Wärtsilä a été enregistrée au premier trimestre 2021.

«Nos deux principaux objectifs étaient d’améliorer le profil environnemental de l’usine et de réduire les coûts d’exploitation », déclaré Papa Mademba Bitèye. Le girecteur général de la Senelec joute dans la foulée qu’en tirant parti de la grande expérience de Wärtsilä et de ses solides capacités en matière de conversion au gaz des centrales électriques, nous pouvons atteindre ces deux objectifs. Aussi, confie-t-il, dans le même temps, nous préparons l’usine pour la future infrastructure d’approvisionnement en gaz du pays.

Pour sa part, le directeur pour l’Afrique de l’Ouest à Wärtsilä Energy souligne qu’ «assurer la pérennité des actifs du client pour répondre aux exigences tout au long du cycle de vie via une conversion au gaz est bien plus rentable que la construction d’une nouvelle centrale ».

Pour Marc Thiriet, cela facilite également une plus grande utilisation de l’énergie provenant de sources renouvelables, telles que l’énergie solaire et éolienne, puisque la centrale convertie sera en mesure de fournir une puissance de base très flexible et à démarrage rapide pour l’équilibrage du réseau.


Le communiqué annonce que les six moteurs Wärtsilä 46 de l’usine de Bel-Air seront convertis en six moteurs bicarburants Wärtsilä 50DF. Et de poursuivre : « Le contrat actuel d’exploitation et de maintenance de Wärtsilä couvrant les moteurs existants est en cours de renégociation en vue de la conversion. » En outre, le document renseigne que la technologie de moteur bicarburants de Wärtsilä permet l’utilisation de plusieurs combustibles, offrant la possibilité de fonctionner au gaz avec des combustibles liquides comme réserve.

Dans le cadre du contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction, Wärtsilä gérera toutes les phases du projet, qui devrait être achevé avant la fin 2021. Qui signale qu’en plus de la centrale de Bel-Air, la Senelec exploite également trois autres centrales électriques de Wärtsilä au Sénégal. « Wärtsilä occupe une position de leader dans la fourniture d’électricité flexible en Afrique de l’Ouest avec 4792 MW de capacité installée », soutient enfin le communiqué.

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Economie

Sénégal-Contribution : les ressources naturelles peuvent contribuer au développement économique et social de notre pays

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Le débat sur les ressources naturelles non renouvelables (minières, pétrolières et gazières) trouvées au Sénégal continue toujours de faire couler salive et encre dans les médias et réseaux sociaux témoignant l’importance et les enjeux (économiques, politiques, socioculturels…) auxquels notre pays fait face.

Importantes sans doute, ces ressources peuvent contribuer au développement économique et social de notre pays. En effet, leur exploitation et commercialisation peuvent non seulement réduire le coût de la facture des hydrocarbures au niveau local mais encore redresser la balance commerciale de notre pays, toujours déficitaire, par l’accroissement du volume des exportations.

Les retombées de la commercialisation de ces ressources peuvent financer les collectivités locales ou régions productrices via les redevances qui leur seront versées. Ainsi, l’acte III de la décentralisation trouvera sa juste raison dans la mesure où la main d’œuvre de ces collectivités sera absorbée à travers le plan d’engagement de la politique sociale de l’entreprise exploiteuse et des redevances, qui ensemble permettront de booster l’économie locale mais en même temps de parer aux injustices liées à la mauvaise répartition des revenus nationaux.

En outre, une portion des revenus issus de l’exploitation et de la commercialisation de ces ressources servira à financer l’éducation et la formation des jeunes surtout dans des domaines encore presque inexistants au Sénégal comme l’ingénierie de l’exploration et de l’exploitation des mines, du gaz et du pétrole (la première Institut vient de voir le jour). En effet, dans la quasi-totalité des pays sud sahariens, ces ressources abondent mais l’expertise, les moyens de recherche et d’exploitation sont rares voire inexistants d’où l’appel à l’expertise étrangère souvent coûteuse et exigeante.

Il faudrait alors trouver un moyen de mettre en place un capital humain capable et apte à substituer le capital issu de ces ressources non renouvelables et cela conforterait à notre pays des économies d’échelles dans l’avenir.

Même si on sait qu’avec l’expertise étrangère on gagnerait du point de vu transfert de technologie, ce choix aurait été plus intéressant que cette génération bien formée puisse accueillir cette technologie.

De plus, l’exploitation de ces ressources (pétrole, gaz) peut engendrer un effet d’entrainement pour d’autres secteurs tels que l’industrie lourde (automobile, mécanique, sidérurgie) participant ainsi à l’essor de l’industrialisation de notre pays, qui dans sa chaine de valeurs, prendra en charge la modernisation (mécanisation et technique) de l’agriculture. Cette dernière, par le même effet cité ci-haut, boosterait l’industrie agroalimentaire assurant autosuffisance alimentaire et exportation, levier du développement.

L’habitat, l’urbanisation et l’assainissement ne seront pas en reste dans le plan de financement avec comme passif la rente. Les nouvelles villes telle Diamniadio doivent être des modèles qui par leur urbanisme, prennent en compte tous les aspects environnementaux, techniques et architecturaux.

Bref, les avantages sont nombreux et variés mais pour que le peuple sénégalais puisse en bénéficier, il faudra que l’autorité ait une politique économique, financière et sociale cohérente qui prendra en compte toutes les disparités du pays et la conjoncture financière internationale présente et future.

Sinon,  comme l’expérience l’a montré partout en Afrique, la rente est l’origine des guerres fratricides, des génocides, des homicides, des famines, des soulèvements des populations frustrées… Un pays comme le Sénégal, novice dans la cours des nouveaux eldorados miniers et pétroliers, peut facilement tomber dans cette sorte de malédiction qui gangrène nos pays partout en Afrique.

L’exemple patent des pays comme la Sierra Léone, le soudan, la RDC, Le Nigéria et récemment le Mali, n’ont pas su conjurer ce mauvais sort du fait soit d’une minorité au sommet de leurs institutions qui se partage ou distribue inégalement la rente, soit d’un manque d’anticipation des autorités négligeant ainsi le dialogue ou le biaisant.

L’accusation du frère de notre Président M.Macky SALL, Alioune SALL  dans l’affaire Accélor Mittal est un indice palpable pour illustrer cet état de fait et les réactions de la population demeurent une alerte pour éviter de baigner dans l’accaparement des ressources ou leur distribution inégale, sources de tensions sociales et politiques.

Toujours pour attirer l’attention du citoyen et de l’autorité, l’industrie minière et surtout pétrolière a cette capacité de faire perdre la compétitivité des autres industries exportatrices à l’image du pays-Bas dans les années soixante avec le phénomène du Dutch Desease (syndrome hollandais) qui a permis de tirer à la hausse le taux de change réel.

De plus, les secteurs extractifs sont réputés fortement rémunérateurs par conséquent, peuvent accaparer les facteurs de production telle la main d’œuvre ou participer à la hausse du prix du marché du travail, ce qui peut entrainer des conséquences sur les autres secteurs quant à leur pouvoir d’attirer travailleurs et financements locaux et/ou étrangers.

Pour contourner tous ces obstacles, il faudra non seulement mettre en place une politique de gestion rationnelle et équitable de la rente en s’inspirant des pays qui ont déjà réussi ce pari de gestion de la volatilité de la rente comme le Botswana, mais aussi faire en sorte que l’investissement du capital naturel soit substituable à d’autres types de capitaux (humains et matériels) donc s’inscrire dans un développement durable.

Amadou Malang Diatta Diplômé en gestion des affaires à l’IAE de Bordeaux

Prof MATHS/SVT à Ndoucoumane

                                                   

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Economie

Sénégal : Pénurie de gaz butane, le marché est bien approvisionné selon le Ministère du Pétrole

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Une pénurie de gaz butane a été annoncée ce week-end, notamment la bonbonne de 12,5 kg sur le marché national. Le Ministère du Pétrole et des Energies révèle via un communiqué que le marché est correctement approvisionné en gaz butane.

Selon le Ministère du Pétrole et des Energies, à la date du 16 avril 2021, plus de 8.700 tonnes de gaz correspondant à 16 jours de consommation sont stockées au niveau des centres emplisseurs.

Pour l’approvisionnement des ménages, le gaz est conditionné sous divers emballages qui sont essentiellement de 38kg, 12,5kg, 9kg, 6kg, et 2,7kg. Les bouteilles les plus consommées par les ménages (9kg, 6kg et 2,7kg), couvrant 91% de la demande en gaz butane, sont disponibles dans tous les points de distribution du pays.

Chacune des sociétés de distribution de gaz est tenue de disposer de son propre parc de bouteilles, identifiables à ses marques et couleur. Ces bouteilles commercialisées dans le pays doivent respecter toutes les normes de sécurité édictées par la réglementation en vigueur.

Devant la profusion de bouteilles de 12,5kg non identifiées sur le marché, le Ministère du pétrole et des énergies, pour des raisons de sécurité, a jugé nécessaire d’interdire tout embouteillage ne respectant pas les normes de sécurité, pour préserver les citoyens et éliminer tout risque que présente une telle pratique.

Selon le MPE, les bouteilles (12,5kg) ne représentent que 4% de la demande en gaz butane et leur approvisionnement ne connait pas de rupture. Les services concernés ont pris toutes les mesures nécessaires pour continuer à sécuriser l’approvisionnement du marché, suivant les normes et les mesures sécuritaires nécessaires.

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