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ENTREPRENARIAT-SENEGAL

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Moussa Ndao, un natif de Tivaoune Delbi, dans la commune de Dianké-Souf (département de Malem Hodar), est un des rares exemples de migrants sénégalais ayant choisi de se reconvertir dans l’agriculture et l’élevage, après avoir travaillé pendant 10 ans comme maçon en Italie.

Un choix que l’intéressé est loin d’avoir regretté, car étant aujourd’hui considéré comme « l’une des meilleures décisions » qu’il a eu à « prendre dans sa vie », aux yeux de certains.

 S’entretenant avec le gouverneur de Kaffrine, William Manel, dans le cadre d’une tournée économique, le migrant de retour a partagé sa fierté d’être à la tête d’une exploitation de 50 hectares d’arachide, de 30 hectares de mil et de 10 hectares de sorgho.

 Dans le domaine de l’élevage, l’ancien émigré est aujourd’hui à la tête d’un troupeau de sept chevaux, trois asines, 50 bovins pour l’embouche et 100 moutons et chèvres.

 « Après cinq ans à Dakar et dix ans en Italie, j’ai décidé de rentrer définitivement au bercail. Et pour mon retour au Sénégal, plus précisément à Tivaoune Delbi, entreprendre dans l’agriculture et dans l’élevage a été mon option d’investissement (…). Effectivement, ce sont les créneaux dans lesquels je me suis lancé dès mon retour. Aujourd’hui, je ne regrette rien, même si le début a été très difficile », confie-t-il.

 A 50 ans, Ndao est convaincu que le Sénégal recèle un grand potentiel agricole, « avec une terre fertile ».

« La jeunesse doit donc s’y investir. Je fais partie de ceux qui croient que pour s’enrichir, il n’est pas nécessaire de s’expatrier », déclare-t-il.

 « Ce que je gagne aujourd’hui dans mon village natal dépasse de loin ce que je gagnais durant mes dix ans en Italie. Nous pouvons rester, travailler la terre et gagner notre vie », ajoute Moussa Ndao, dont la microentreprise emploie 17 jeunes.

Selon l’enfant de Tivaouane Delbi, dans la région de Kaffrine, « la terre peut bel et bien régler les problèmes de chômage, d’émigration clandestine et tous les problèmes liés à une jeunesse désespérée ».

Il appelle le gouvernement à davantage œuvrer au développement de l’agriculture et de l’élevage au Sénégal.

 « Les jeunes doivent penser à s’investir dans la terre. Il suffit juste de croire en soi pour réussir sa vie », estime-t-il.

 Le gouverneur de Kaffrine, William Manel, ne cache pas son admiration pour l’ancien émigré.

 « Moussa Ndao est un jeune Sénégalais dont le mérite et l’exemple sont à montrer partout dans le pays. C’est un jeune qui avait quitté le pays et qui est parti à l’émigration légal en Italie pendant dix ans. Il y a travaillé, mais il a tout laissé derrière lui pour rentrer chez lui et s’investir dans l’agriculture et l’élevage », se réjouit-il.

 Ce migrant de retour est aujourd’hui à la tête d’une microentreprise constituée de lots consacrés à l’agriculture et au pâturage, va-t-il noté.

 « Tout cela montre qu’on peut bel et bien travailler chez lui et y réussir. C’est un bel exemple que nous aimerions montrer à la jeunesse. Au lieu de prendre certains risques qui peuvent être mortels, il y a lieu de s’inspirer de cet exemple », exhorte le chef de l’exécutif régional.

 « Ce jeune est en train de gagner sa vie dans son village natal. Aujourd’hui, grâce à la terre et à l’élevage, il vit dans la paix et la stabilité. C’est une référence pour la jeunesse du pays », acquiesce le maire de la commune de Dianké-Souf, Seydou Ndiaye.

SOURCE

APS

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Economie

La BADEA va mobiliser 10 milliards FCFA au profit des PME togolaises

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Un homme demanda au prophète ﷺ‬ : « Donne-moi un conseil. » Il lui répondit : « Ne te mets pas en colère. » L’homme revint à la charge plusieurs fois et le Prophète lui répétait : « Ne te mets pas en colère. » Rapporté par Boukhâry.

Au Togo, les petites et moyennes entreprises (PME) vont bénéficier d’un appui supplémentaire de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pour soutenir leur développement.  Le gouvernement a en effet conclu jeudi 3 octobre, une convention d’une valeur de 10 milliards de FCFA avec la Banque de développement, en marge de la rencontre internationale Africa SME Champions Forum de Lomé, destinée au soutien aux PME. 

La signature de cet accord a été effectuée par le ministre de l’Économie et des Finances, Sani Yaya, et le Directeur général de la Banque, Sidi Ould Tah.

Cette importante facilité, s’accompagne également d’un second financement de 200 millions de FCFA, « destiné à l‘assistance technique des PME », selon les précisions du ministre de l’économie. 

« J’invite les PME à se mobiliser pour en bénéficier. », a exhorté la cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbe, présente lors de la signature. 

En sus de cette première entente, il a été signé une seconde convention avec l’AGF pour renforcer les garanties des PME. Les deux institutions financières vont conforter le mécanisme de garantie aux PME à travers des lignes et un intéressementau capital, a-t-on indiqué. 

Au Togo, ces accords s’annoncent quelques mois après que la BADEA, active dans plusieurs sur plusieurs projets de développement, bien que plus timide que d’autres acteurs, a annoncé son ambition de renforcer son portefeuille dans le pays.

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Economie

Le Burkina pose une condition pour la reprise des vols d’Air France

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 Un homme demanda au prophète ﷺ‬ : « Donne-moi un conseil. » Il lui répondit : « Ne te mets pas en colère. » L’homme revint à la charge plusieurs fois et le Prophète lui répétait : « Ne te mets pas en colère. » Rapporté par Boukhâry.

La compagnie aérienne française a suspendu ses vols au Burkina Faso, début août 2023, à la suite des évènements survenus au Niger.

Le gouvernement va examiner la requête d’Air France, désirant reprendre ses vols au Burkina Faso, a rapporté, jeudi l’Agence d’information du Burkina (AIB).

L’AIB qui cite des « sources de premières mains » a ajouté que cette reprise est conditionnée.

Les autorités de la transition ont exigé, toujours selon l’Agence, que « le Quai d’Orsay reconsidère d’abord le classement total en rouge du pays ».

C’est ce classement par le ministère français des Affaires étrangères qui avait prévalu à la suspension des vols le 7 août 2023, quelques jours après le coup d’état au Niger qui a renversé Mohamed Bazoun.

La compagnie aérienne française avait ensuite annoncé la reprise de ses vols pour le 12 août 2023, mais l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) lui a opposé un refus catégorique pour le motif qu’elle devrait d’abord obtenir une approbation de son nouveau programme de vols. Depuis, Air France a multiplié les prorogations de sa suspension.

Toujours selon les informations de l’AIB, l’ANAC a soumis en début octobre au ministère en charge des Transports, une requête de Air France désirant reprendre ses vols au Burkina Faso.

Le gouvernement a donc imposé le retrait du pays de la « zone rouge » avant d’y répondre favorablement.

Depuis la prise du pouvoir, en septembre 2022, par le capitaine Traoré, huit mois après le coup d’État du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba contre Roch Marc Christian Kaboré, les relations entre la France et le Burkina se sont considérablement détériorées.

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Economie


Le pétrole baisse encore après les stocks américains, inquiétudes sur la demande

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“La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, c’est de vivre heureux.” “L’homme est né pour l’action, comme le feu tend en haut et la pierre en bas.

Les cours du pétrole poursuivent leur baisse jeudi, après leur chute de la veille en raison des craintes liées à la demande et de l’augmentation considérable des stocks d’essence aux Etats-Unis.

Vers 09H05 GMT (11H05 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 1,14% à 84,83 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate WTI pour livraison en novembre, baissait de 1,16% à 83,24 dollars.

La baisse des cours est en partie due à « la faiblesse des données » hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) sur la demande d’essence aux États-Unis publiées mercredi, affirme Stephen Innes, analyste pour SPI AM.

Le rapport de l’EIA a fait ressortir le plus faible volume de livraisons d’essence aux États-Unis depuis 25 ans pour cette période de l’année. Les stocks d’essence ont progressé de 6,5 millions de barils durant la semaine achevée le 29 septembre.

« L’accumulation des stocks d’essence s’est répercutée sur les marchés du brut, dans un contexte d’inquiétude quant à une éventuelle récession en 2024 due à la hausse des taux d’intérêt« , explique M. Innes.

« Les craintes concernant la demande (…) l’emportent soudainement sur le déficit de l’offre« , qui a dominé pourtant le sentiment du marché pendant plusieurs semaines, souligne Neil Wilson, analyste de Finalto.

« Actuellement, la morosité économique est au coeur des préoccupations et constitue le principal moteur des prix« , confirme Tamas Varga, de chez PVM Energy.

La hausse des cours « amorcée au début du mois de juillet s’est brusquement interrompue la semaine dernière, même si l’Arabie saoudite et la Russie ne montrent aucun signe d’intention de revenir sur leur politique de production« , note l’analyste.

L’Arabie saoudite comme la Russie ont en effet confirmé mercredi la poursuite de leurs baisses de production et d’exportations jusqu’à la fin de l’année, Moscou précisant toutefois qu’une analyse serait menée en novembre pour déterminer s’il convient de diminuer ou d’augmenter sa coupe.

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