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Sénégal-Transport : un jeune sénégalais modernise le transport interurbain

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Le transport routier joue un rôle prépondérant dans le processus de développement socio-économique et dans l’intégration nationale et sous régionale. En effet, il assure plus de 90 % des besoins de déplacements des personnes et des biens. Il occupe, en particulier, une place incontournable dans l’accès des populations aux services sociaux. Toutefois, le sous-secteur est caractérisé par la forte présence de l’informel malgré le processus de modernisation enclenché.

Sensible à cette volonté de modernisation du sous-secteur du transport terrestre en général et celui d’urbain et d’interurbain, un jeune sénégalais diplômé en Automatique & Informatique Industrielle à l’Université Metz France, spécialiste en « Cloud Computing » du nom de Daye Diallo, résident au Canada, a ingénieusement mis en place une plateforme digitale très performante au service des acteurs du transport de sa région Ziguinchor. Compte-t-il élargir le réseau partout au Sénégal !

Cette plateforme qui porte le nom de SenTransportTracker (SenTTracker) est le produit de son SUARL dénommée SunuTarget Technologies.

Cette innovation de taille aura pour mission de mettre à la disposition des chefs de gare, des gestionnaires et des autorités des applications performantes et multiplateformes qui permettront de traquer à temps réel dans l’espace et dans le temps le flux migratoire sur l’ensemble du territoire national.

Ce projet, financé sous fonds propres à plus de quinze millions (15000000 FCFA) de nos Francs, est venu à son heure pour, non seulement, moderniser et redynamiser le sous-secteur du transport routier en général, mais en particulier celui d’interurbain avec comme marché test, la gare routière de Ziguinchor où les travaux ont déjà commencé et séduit plus d’un.

Le système SenTTracker (STT) permet aux gestionnaires des gares de mieux organiser les flux de déplacements avec l’automatisation du processus d’enrôlement des chauffeurs, des véhicules, ainsi que l’embarquement des passagers.

De plus, SenTTracker permet entre autres, de générer des bons de sortie et le système de ticketing. Elle offre également aux gestionnaires et autorités organisatrices des transports la possibilité de disposer de données fiables de façon continue pour mieux dimensionner l’offre de transport en fonction de la demande.

L’outil est facile d’utilisation et compatible à toutes les plateformes (Windows, Linux, Android, OS, etc.). Il est disponible non seulement à partir d’un ordinateur mais aussi à partir des tablettes et des téléphones cellulaires.

Le système a pour objectifs principaux d’améliorer le processus artisanal et informel des points stratégiques suivants :

  • Définition de la feuille de route (Enrôlement des chauffeurs et des véhicules)

Les chauffeurs seront enregistrés à partir de leur carte électronique (QR-CODE ou CODE BARRE) confectionnées à cet effet, ou tout simplement par un code ALPHA-NUMERIQUE dans n’importe quelle gare dédiée par STT. Chaque chauffeur muni de cette carte pourra être enregistré quelle que soit sa destination et au cas échéant, un agent pourra planifier sa feuille de route. Toutefois, les informations de la feuille de route (chauffeur, véhicule, destination) seront relayées dans les tableaux numériques des quais et dans les panneaux d’information des départs.

  • Embarquement des passagers (Identification et enregistrement)

Les passagers sont enregistrés dans le système à partir d’informations fournies par présentation d’une pièce d’identification (Carte nationale d’identité, passeport ou permis de conduire) et sont facilement et automatiquement identifiés lors de leurs prochains voyages. Un ticket numérique est délivré au passager.

  • Émission des bons de sortie (Validation et visa de sortie)

Après la validation de la feuille de route, le bon de sortie est délivré pour certifier et authentifier la feuille de route du véhicule. Et toutes ces informations seront compilées pour produire les rapports financiers.

  • Contrôle des véhicules au niveau des check-points

Le bon de sortie, la plaque d’immatriculation ou le permis de conduire permettent au système de détecter la provenance du véhicule et le cas échéant le transport est illégal.

  • Analyse et statistiques

La traçabilité des entrées et des sorties des véhicules, des chauffeurs, des passagers ainsi que les rapports financiers, est effective grâce à des tableaux de bord disponibles et sécurisés pour chaque gare.

Ainsi, par ce système STT, le transport interurbain verra son plateau technique relevé, la fluidité au niveau des gares et la traçabilité à la fois des véhicules, des chauffeurs et des passagers, seront assurées, le contrôle des biens et des personnes sera facilité, la sécurité (la gestion des accidents, les surcharges etc.) et les recettes financières des gares seront prises en charge de façon optimale.

Dans le même sillage, le système STT pourra aider à l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) de disposer des informations statistiques fiables afin de mieux orienter la décision politique en matière de transport mais aussi de faire des prévisions sur les éventuels investissements publics en matière d’infrastructures routières, de matériels et du parc automobiles.

En outre, dans les environs immédiats des gares, un regain d’investissements divers suivrait par l’effet d’entrainement dû à la touche innovatrice de la plateforme STT. À cet effet, la création d’emplois serait inhérente à l’effet d’entrainement et en plus grande partie à cette innovation de taille de la SUARL SUNU TARGET à travers son système STT. Cet état de fait aurait beaucoup plus de visibilité et d’impact lorsque le système couvrirait tout le territoire national.

Pour ce faire, il faudrait un appui substantiel des collectivités locales et des différentes instituions affiliées au transport particulièrement à celui urbain et interurbain (la direction des transports, les mairies, les gares, les associations des chauffeurs, des transporteurs…) en terme financier et moral à ce jeune entrepreneur courageux, talentueux et patriote Daye Diallo. Il mérite le soutien de tout le monde.

De plus, les autorités étatiques, à l’occurrence le ministère des transports et le président de la république qui à ce jour, est animé d’une volonté manifeste à résorber le problème de chômage des jeunes, doivent soutenir les efforts de ce jeune pétri de talent et assoiffé de développement.

 Daye Diallo mérite donc d’être soutenu car encourager les initiatives de cette haute portée par un soutien moral et financier de la part de  l’Etat et de ses collectivités locales, c’est contribuer au développement durable de notre cher pays.

Amadou Malang DIATTA

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Economie

France-Agroalimentaire : Rappel du sucre en poudre en raison de la présence d’un produit chimique

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 Rappel du sucre en poudre en raison de la présence d’un produit chimique

Trois types de sucre de la marque Béghin Say, vendus en grande surface et destinés à la confection de confitures et de gelées sont concernés selon l’APF.

Plusieurs lots de sucre de la marque Béghin Say, vendus en grande surface et destinés à la confection de confitures et de gelées, ont fait l’objet d’une procédure de rappel, car ils contiennent un pesticide à des niveaux supérieurs à la législation, a-t-on appris mardi auprès du groupe sucrier Tereos et de la répression des fraudes.

Trois types de sucre, et en tout 1000 tonnes de produits sont concernées par ce rappel : le « Spécial Confitures » sucre blanc, le « Spécial Confitures au blond de canne » et le « Spécial Gelées », a-t-on appris auprès de Tereos. « On a pu bloquer 1000 tonnes de références concernées avant livraison et actuellement il y a 1.000 tonnes qui sont rappelées », a précisé le groupe à l’AFP. 

« Cette procédure de rappel est due à la présence d’oxyde d’éthylène à des niveaux supérieurs à ceux autorisés par la législation européenne », a indiqué la marque Béghin Say sur son site internet.

Cet oxyde d’éthylène, un produit classé cancérogène, « provient du gélifiant fabriqué par notre fournisseur et entrant dans la composition des produits concernés par le rappel volontaire », a précisé Béghin Say.

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Economie

Sénégal-Economie verte : Gestion du Massif du Fouta Djallon, le Comité de pilotage du Prai-Mfd planche sur l’exécution du projet

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Le Fonds pour l’environnement mondial va financer le Projet de gestion intégrée des ressources naturelles du massif du Fouta Djallon (PGIRN-MFD) pour un montant de 6,5 milliards de francs CFA. Une information donnée par Gogo Banel Ndiaye, première conseillère du ministère de l’Environnement et du Développement durable. 

D’une durée de 10 ans, le projet est scindée en deux phases, respectivement, de 4 ans et de 6 ans et est exécuté par la FAO et bénéficie de co-financement, notamment des pays membres et d’autres bénéficiaires sur le terrain.

Il s’agit du Sénégal, de la Gambie, du Mali, de la Guinée, de la Guinée Bissau, du Niger, de la Mauritanie et de la Sierra Leone.

Gogo Banel Ndiaye estime que la mise en œuvre de cet important projet demeure un exercice hautement technique mais dont la réussite dépend d’une large participation de toutes les parties prenantes. 

Elle a souligné la nécessité d’un changement des mentalités en vue de l’adoption de solutions alternatives pour la restauration des écosystèmes et le renforcement de la résilience des communautés au changement climatique.

Le projet vise la satisfaction des besoins de la population en ressources hydriques, en terres agricoles, en espaces d’urbanisation, en énergie domestique tout en préservant les équilibres socio-écologiques.

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Economie

Sénégal-Tic : Le Data center de Diamniadio inauguré

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Le Centre de données du Sénégal encore appelé DataCenter, logé au Parc des Technologies de Diamniadio, est inauguré par le Président Macky Sall. L’infrastructure devrait faire du Sénégal un hub numérique sous régional.

« Il faut une synergie des actions. À partir de ce Data Center, on devrait pouvoir permettre aux autres sociétés nationales de développer leurs propres Data center. Si on ne met pas en place ce Standard, ce sera une grosse dispersion des moyens de l’Etat. Ce Data Center va faciliter aux usagers du service public et au secteur privé, les démarches de la confection de documents administratifs ainsi que les stockages et la sécurisation des données. Il faut qu’à travers ce centre de services, toute l’administration soit connectée », a-t-il dit. 

Sa mise en œuvre par l’Agence De l’Informatique de l’État (ADIE), dans le cadre du programme « Smart Sénégal », cette infrastructure de stockage et d’hébergement se veut le gardien de la mémoire de l’Administration sénégalaise et permettra d’accélérer l’essor de l’économie numérique.

A travers ce Datacenter, le Sénégal entend assurer la sécurité et la réduction des coûts d’hébergement des données de l’Etat, mais également de ceux des entreprises du secteur privé notamment des start-up.

Avec plus de 1000 m2 de salles techniques et 1,4 MW de puissance, l’Etat a aménagé dans l’enceinte de ce centre de données nationales, deux espaces de 250 m² respectivement pour l’administration et le secteur privé national et international.

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