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Environnement

Sénégal : la superficie des aires marines protégées passée de 114 000 à 682 435 ha en 11 ans

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« L’homme est très-difficile à connaître ; pour ne pas se tromper, il faut ne le juger que sur les actions du moment, et seulement pour ce moment.  » Napoléon Bonaparte

La superficie totale des aires marines protégées (AMP) du Sénégal est passée de 114 000 ha en 2012 à 682 435 ha en 2023, a annoncé jeudi du directeur des aires marines communautaires protégées (DAMCP), le colonel Mamadou Sidibé.

« Le nombre d’aires marines protégées (AMP), qui était à 7 aires en 2012 est passée à 17 AMP en 2023 avec une superficie passant de 114 000 à 682 435 ha », a-t-il déclaré lors d’un atelier de  validation d’une l’étude intitulée :  »Analyse de faisabilité des différentes options de financement de la restauration des mangroves au Sénégal sur la base de la finance carbone ».

Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet aires marines protégées, pilotée par le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, de concert avec l’Agence française de développement (AFD) à Dakar.

Sur les 17 aires marines protégées dont dispose désormais le Sénégal,  « 14 AMP (82%) sont situées dans des zones de mangrove, avec des superficies à restaurer », a-t-il précisé.

Il a rappelé que le Sénégal a été désigné pour abriter le sixième congrès international sur les aires marines protégées (IMPAC 6), prévue en 2027, pour  la première fois sur le continent africain.

« Dans cette perspective, a-t-il relevé,  cet atelier offrira l’opportunité de capitaliser cette étude carbone afin de l’inscrire dans les potentiels mécanismes d’autofinancement pour la conservation de la biodiversité marine et côtière ».

Le colonel Mamadou Sidibé a invité les pouvoirs publics et autres  décideurs à davantage accorder une attention particulière à la valorisation de la biodiversité et de ses services écosystémiques ainsi qu’à son intégration dans tous les aspects de la planification.

« Il est aujourd’hui établi que la conservation de la diversité biologique est dans une large mesure, tributaire de la perception du public et de la conviction des décideurs. La conservation de la diversité biologique a une valeur aussi compétitive que les ressources des secteurs dits porteurs », a-t-il fait valoir.

« Le maitre mot reste la conservation de la biodiversité au profit de la communauté et la  promotion du développement socio-économique durable des communautés riveraines des aires protégées au Sénégal et au-delà », a-t-il conclu.

La direction des aires marines communautaires protégées (DAMCP) a été créée en 2014.

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Environnement

Le Togo dispose d’une Inspection générale de l’environnement

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Le Togo a officiellement mis en place, le 20 octobre 2025, l’Inspection générale de l’environnement, des ressources forestières et du littoral.

Placée sous l’autorité directe du ministre de l’Environnement, cette structure a pour mission de contrôler et d’évaluer la conformité des activités économiques et sociales aux normes environnementales.

L’inspection est organisée en deux entités : l’une chargée de l’environnement et l’autre des ressources forestières et du littoral.

Les inspecteurs de chaque entité rendent compte directement à l’Inspection générale.

Cette initiative vise à renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des ressources naturelles, à lutter contre la dégradation de l’environnement et à promouvoir une gouvernance durable.

 Par ailleurs, un arrêté publié à la même date stipule que la région des Plateaux dispose désormais de deux directions de l’environnement : une pour les Plateaux Est, dont le chef-lieu est Atakpamé, et une autre pour les Plateaux Ouest, basée à Kpalimé.

Les Plateaux Est regroupent désormais les services de l’environnement des préfectures d’Est-Mono, Anié, Amou, Ogou, Moyen-Mono et Haho, tandis que les Plateaux Ouest comprennent ceux de Wawa, Danyi, Kloto, Kpélé et Agou.

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Environnement

Le Nigéria appelle à une collaboration pour une exploitation durable des océans

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À l’occasion de la Journée mondiale de la mer 2025, célébrée sous le thème « Notre océan, notre devoir, notre opportunité », le ministre nigérian de la Marine et de l’Économie bleue, M. Adegboyega Oyetola, a plaidé pour une collaboration accrue entre les citoyens et le gouvernement afin de tirer parti des nombreuses opportunités offertes par le secteur maritime nigérian.

Dans un communiqué publié mardi par le ministère, M. Oyetola a souligné l’importance de cette journée, qui vise à promouvoir une exploitation durable des océans pour préserver leurs ressources pour les générations futures. « Cette célébration met en lumière notre responsabilité collective de protéger les ressources océaniques tout en valorisant les opportunités qu’elles offrent à l’humanité », a-t-il déclaré.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les Nigérians et les autorités pour exploiter pleinement le potentiel du domaine maritime du pays. Cette collaboration, selon lui, est essentielle pour garantir une gestion responsable et durable des ressources marines.

De son côté, le Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, M. Arsenio Dominguez, a rappelé le rôle crucial des océans dans la régulation du climat, le soutien de la biodiversité et la facilitation du commerce mondial. Il a toutefois averti que les écosystèmes marins subissent des pressions croissantes dues à la pollution, au réchauffement climatique, à l’acidification et à la surpêche. « Une coopération internationale urgente est indispensable pour réduire la pollution, protéger la vie marine et adopter des pratiques durables », a-t-il affirmé, selon des propos rapportés par le journal Punch.

La Journée mondiale de la mer 2025 au Nigéria réunira les acteurs clés du secteur maritime pour discuter des opportunités offertes par les océans et de l’engagement collectif nécessaire pour assurer leur exploitation durable, dans l’intérêt des générations actuelles et futures.²

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Environnement

Togo : 1,5 milliard FCFA pour aménager la forêt classée de Missahöhe

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Le Togo engage 1,5 milliard FCFA sur la période 2025-2035 pour l’aménagement de la forêt classée de Missahöhe, située dans la préfecture de Kloto. Le plan, validé le 16 septembre 2025 à Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé), vise à préserver l’écosystème tout en favorisant le développement local.

Ce projet, élaboré de manière participative avec les communautés riveraines, met l’accent sur une exploitation durable des espèces introduites pour assurer la pérennité de la forêt, classée depuis 1953 et essentielle à la régulation climatique de la région. Les populations locales seront impliquées via des activités génératrices de revenus.

L’initiative bénéficie du soutien du Mécanisme Forêts et Paysans (FFF) de la FAO et du comité local de gestion (CLG), renforçant ainsi l’engagement collectif pour la préservation de cet écosystème vital.

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