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Economie

Variante du Covid-19 : les pays qui suspendent les arrivées depuis le Royaume-Uni

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De plus en plus de pays dans le monde suspendent les arrivées de voyageurs en provenance du Royaume-Uni et parfois même d’autres pays où la nouvelle souche du coronavirus a été détectée. 

La liste des pays décidant de suspendre les arrivées de voyageurs en provenance du Royaume-Uni ne cesse de s’allonger après la découverte d’une nouvelle variante du coronavirus sur le territoire britannique. Les restrictions s’étendent parfois à d’autres pays où la nouvelle souche a été détectée, comme l’Afrique du sud et le Danemark.

La France a suspendu depuis dimanche minuit et pour 48 heures tous les déplacements de personnes en provenance du sol britannique, «y compris liés aux transports de marchandises, par voie routière, aérienne, maritime ou ferroviaire». Seul le fret non accompagné reste autorisé.

Allemagne

L’Allemagne a suspendu depuis dimanche minuit toutes les liaisons aériennes de passagers en provenance de Grande-Bretagne et d’Afrique du sud, dans un premier temps jusqu’au 31 décembre.

Sont par ailleurs restreintes toutes les entrées sur le territoire allemand de citoyens britanniques et sud-africains par voie maritime, ferroviaire ou routière.

Italie

L’Italie, qui a détecté dimanche un premier cas de contamination par la nouvelle souche du coronavirus sur un patient rentré depuis peu de Grande-Bretagne, a décidé de suspendre les vols en provenance du Royaume-Uni.

L’entrée en Italie est interdite aux personnes ayant séjourné en Grande-Bretagne au cours des 14 derniers jours. Toute personne se trouvant déjà en Italie en provenance de ce territoire est tenue d’effectuer un test.

Espagne et Portugal

Les gouvernements espagnol et portugais ont décidé, de façon concertée, de suspendre à partir de mardi les vols en provenance du Royaume-Uni.

Irlande

L’Irlande a suspendu depuis dimanche minuit les liaisons aériennes en provenance de Grande-Bretagne, pour «au moins» 48 heures.

Pays-Bas

Tous les vols de passagers en provenance du Royaume-Uni sont suspendus depuis dimanche, jusqu’au 1er janvier. Idem par mer pour les ferries de passagers.

Belgique

La Belgique a suspendu depuis dimanche minuit les liaisons aériennes et le trafic ferroviaire (dont le train Eurostar) en provenance du Royaume-Uni, pour au moins 24 heures.

Scandinavie

La Norvège et le Danemark ont suspendu les vols en provenance du Royaume-Uni à compter de lundi et pour 48 heures.

Le Danemark a lui-même détecté neuf cas de la souche britannique sur son sol.

La Suède a annoncé dès dimanche qu’elle allait également suspendre les vols depuis le Royaume-Uni. Elle a également fermé lundi sa frontière avec le Danemark.

La Finlande a suspendu les vols de passagers en provenance du Royaume-Uni pour deux semaines.

Ailleurs en Europe

La Suisse a interrompu ses liaisons aériennes avec le Royaume-Uni et l’Afrique du sud depuis dimanche minuit, jusqu’à nouvel ordre. Toute personne venue de ces deux pays depuis le 14 décembre sera soumise à une quarantaine obligatoire de 10 jours.

L’Autriche a également coupé l’ensemble de ses liaisons aériennes, au moins jusqu’au 1er janvier, la Poste autrichienne annonçant par ailleurs ne plus accepter de courrier et colis à destination du Royaume-Uni, faute de liaisons fret.

Estonie, Lettonie et Lituanie ont suspendu leurs vols en provenance du Royaume-Uni.

La Bulgarie a interrompu toutes ses liaisons aériennes avec la Grande-Bretagne jusqu’au 31 janvier, la Roumanie a fait de même pour deux semaines à partir de lundi après-midi et dès lundi soir en ce qui concerne la Hongrie.

La Croatie a suspendu les liaisons aériennes de passagers en provenance du Royaume-Uni pour 48 heures.

La Macédoine et l’Albanie ont suspendu tous les vols en provenance du Royaume-Uni et imposent un isolement de 14 jours pour toutes les personnes y ayant séjourné.

La République tchèque a interrompu lundi midi les vols en provenance du Royaume-Uni, la Pologne fait de même à partir de minuit.

Russie

La Russie suspend pour une semaine ses liaisons aériennes avec le Royaume-Uni, à compter de mardi minuit.

Canada

Le Canada a décidé de suspendre pour 72 heures les vols de passagers en provenance de Grande-Bretagne.

Asie

Hong Kong a annoncé lundi la suspension de ses vols de passagers en provenance de Grande-Bretagne, à compter de minuit.

Toute personne arrivant dans l’ex-colonie britannique alors qu’elle a séjourné au Royaume-Uni dans les 14 jours qui ont précédé devra observer une quarantaine plus longue que celle actuellement prévue.

L’Inde doit, elle, suspendre tous les vols en provenance de Grande-Bretagne jusqu’au 31 décembre.

Moyen-Orient

La Turquie a suspendu les liaisons aériennes en provenance de Grande-Bretagne, du Danemark, des Pays-Bas et d’Afrique du sud.

L’Iran a interrompu ses vols en provenance de Grande-Bretagne pour deux semaines. La Jordanie a pris la même décision.

Israël a décidé dimanche d’interdire l’entrée sur son sol aux ressortissants étrangers en provenance du Royaume-Uni, du Danemark et d’Afrique du Sud. Les autorités israéliennes ont également annoncé des règles strictes pour les Israéliens qui rentrent de ces pays, affirmant qu’ils seraient confinés dans des hôtels gérés par l’armée et servant de centres de quarantaine.

L’Arabie saoudite a suspendu dimanche les vols internationaux et l’accès par les passages terrestres et par ses ports à son territoire pour au moins une semaine, avec une prolongation possible d’une semaine supplémentaire. Tous les passagers arrivés à compter du 8 décembre d’Europe ou de toute autre région du monde où la nouvelle variante du virus a été signalée devront s’isoler pendant deux semaines.

Le sultanat d’Oman a décidé de fermer toutes ses frontières aux déplacements des personnes pour une semaine à partir de mardi.

Le Koweït a ajouté le Royaume-Uni à sa liste de pays «à haut risque» et interdit les vols.

Le Liban ne suspend en revanche pas les liaisons, imposant en revanche un test PCR à toute personne arrivant du Royaume-Uni et une mise en quarantaine en cas de test positif dans des centres prévus à cet effet.

Maghreb

Le Maroc a suspendu les vols en provenance du Royaume-Uni depuis dimanche.

La Tunisie suspend à partir de lundi et «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols à l’arrivée, au départ et au transit entre ses aéroports et ceux la Grande Bretagne, de l’Afrique du Sud et de l’Australie.

L’Algérie a décidé de ne plus rapatrier de ressortissants algériens de Grande-Bretagne (seuls les vols de rapatriement en Algérie sont autorisés puisque les frontières sont fermées depuis le 17 mars).

Amérique latine

Le Salvador a interdit l’entrée sur son territoire à quiconque ayant séjourné au Royaume-Uni ou en Afrique du sud dans le mois écoulé. Le Panama a pris la même décision. Le Paraguay interdit l’entrée des voyageurs ayant séjourné au Royaume-Uni au cours des deux dernières semaines.

L’Argentine a suspendu les vols en provenance du Royaume-Uni. Le Chili fera de même à partir de mardi.

Le Pérou a stoppé tous les vols en provenance d’Europe et interdit l’entrée des étrangers non résidents qui ont séjourné au Royaume-Uni au cours des deux dernières semaines.

Maurice

L’île Maurice ferme lundi à minuit ses frontières avec l’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Afrique du Sud.

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Economie

Mali : Approvisionnement en carburant, plus de 643 camions-citernes acheminés vers Bamako

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Au Mali, l’approvisionnement en carburant devient une opération de sécurité. Plus de 643 camions-citernes ont rejoint Bamako sous escorte militaire, dans un contexte marqué par les perturbations des corridors routiers et les attaques visant les convois de produits pétroliers. »

Plus de 643 camions-citernes sont arrivés samedi matin à Bamako, après une escorte nocturne assurée par l’armée. Leur prise en charge a été confiée aux services chargés du contrôle et de la distribution des hydrocarbures.

Un convoi de plus de 643 camions-citernes a atteint Bamako samedi 3 octobre vers 7 heures, selon des informations communiquées par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Les véhicules ont circulé durant la nuit sous la protection des Forces armées maliennes. À leur arrivée dans la capitale, la Douane, la DGCC et la Police nationale ont pris le relais afin d’orienter les cargaisons vers les dépôts pétroliers et les stations-service.

Le nombre de véhicules a été communiqué sans précision sur le volume total transporté, l’origine des produits ou leur répartition entre le gasoil et l’essence.

Cette arrivée s’inscrit dans le dispositif de sécurisation des importations d’hydrocarbures au Mali, pays enclavé dont l’approvisionnement repose principalement sur des corridors routiers reliant Bamako aux ports de la sous-région.

Entre le 14 et le 20 septembre, le pays avait réceptionné 57,99 millions de litres de gasoil et d’essence, transportés par environ 1 273 citernes, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Au 20 septembre, les réserves recensées dans les dépôts de l’OMAP, de Sanké et de Star Oil atteignaient 10,17 millions de litres de gasoil et 10,09 millions de litres d’essence. Les autorités avaient également signalé la réception en cours de 1 278 citernes à Bamako.

Un précédent convoi de 980 camions-citernes était entré dans la capitale le 6 septembre sous escorte militaire.

Avec APA

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Economie

Riyad réfute les allégations des Houthis suite à l’attaque de samedi contre Aramco

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Dans des propos rapportés tard le 3 octobre par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a contesté la version du mouvement yéménite pro-iranien. Selon lui, les Houthis cherchent des « victoires imaginaires » alors qu’ils subissent des difficultés à Taëz, troisième ville la plus peuplée du Yémen, majoritairement tenue par le gouvernement dans le sud-ouest du pays.

Les combattants anti-gouvernementaux avaient affirmé samedi avoir attaqué une installation du groupe pétrolier Saudi Aramco au sud de la capitale saoudienne. Des flammes et de la fumée ont été observées sur un site d’Aramco situé dans cette zone, sans communication des autorités saoudiennes sur l’origine ni l’ampleur de l’incendie.

Saudi Aramco constitue un actif stratégique pour le royaume, premier exportateur mondial de brut et chef de file de la coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite internationalement reconnu. Le ciblage revendiqué d’un site du groupe à Ryad élargit le registre des attaques houthies, déjà orientées vers les infrastructures pétrolières et les moyens maritimes saoudiens.

Dans son rapport annuel 2025, Aramco faisait état d’une production totale de liquides de 10,7 millions de barils par jour et d’une capacité nette de raffinage de 4,2 millions de barils par jour, avec une fiabilité d’approvisionnement de 99,9 % pour Saudi Arabian Oil Company. Ces volumes donnent aux installations du groupe une importance systémique pour les marchés pétroliers et pour l’approvisionnement domestique saoudien.

Les hostilités entre les Houthis, d’une part, et l’Arabie saoudite avec le gouvernement yéménite reconnu, d’autre part, se poursuivent depuis leur reprise en juillet, qui a ouvert un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient. Les Houthis mènent régulièrement des frappes contre l’Arabie saoudite et contre des navires du royaume.

En septembre, le mouvement houthi a infligé d’importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, consolidant son emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb après une offensive rapide que les frappes saoudiennes n’ont pas enrayée. Ce passage relie la mer Rouge au golfe d’Aden et conditionne une partie des flux pétroliers entre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.

Les Houthis avaient déjà affirmé avoir visé des installations du groupe pétrolier saoudien à deux reprises avant l’épisode de Ryad : en septembre dans la ville portuaire de Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, puis en août dans le sud de l’Arabie saoudite.

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Economie

Les réserves pétrolières de l’AIE ont déjà livré 325 millions de barils

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Au 2 octobre, environ 325 millions de barils avaient été libérés dans le cadre de l’action collective de 400 millions de barils décidée le 11 mars par l’Agence internationale de l’énergie. Selon l’AIE, ce déstockage, engagé pour amortir les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés pétroliers, constitue le plus important de son histoire.

Le G7 a demandé le 2 octobre à l’AIE de suivre l’exécution complète et rapide des engagements pris en mars 2026. Les dirigeants ont aussi acté une libération coordonnée de 100 millions de barils sur quatre mois, comprenant un apport significatif de gazole durant les vingt premiers jours par les membres du G7 et leurs partenaires.

Cette décision répond aussi à la pression du président américain Donald Trump, qui réclamait depuis plusieurs jours aux Européens de mobiliser davantage de gazole. Il avait agité la menace d’une interdiction des exportations américaines de carburants, une option écartée entre membres du G7 après la réunion.

La consommation mondiale de pétrole avoisine 100 millions de barils par jour, principalement dans les transports, la pétrochimie et l’industrie des plastiques. Les réserves stratégiques permettent aux États importateurs de disposer d’un coussin mobilisable en cas de pénurie, de blocage logistique ou de rupture d’approvisionnement.

Créée en 1974 après le premier choc pétrolier, l’AIE a pour mission fondatrice la sécurité énergétique de ses membres. Elle regroupe 32 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Turquie et les États-Unis.

Chaque pays membre doit maintenir des stocks équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes. Cette obligation peut être satisfaite par des réserves d’urgence, par des stocks commerciaux mobilisables par l’État ou par des volumes conservés à l’étranger dans le cadre d’accords bilatéraux.

L’obligation de l’AIE ne prescrit pas une répartition unique entre pétrole brut et produits raffinés. Les pays disposant d’un appareil de raffinage important peuvent privilégier le brut, qu’ils sont capables de transformer rapidement, tandis que les produits finis offrent une réponse plus directe aux tensions sur des carburants précis.

L’AIE estime toutefois qu’il est judicieux de conserver une partie des stocks d’urgence sous forme raffinée, malgré des coûts de stockage plus élevés. Pour les États appartenant à la fois à l’AIE et à l’Union européenne, un tiers des réserves doit être détenu sous forme de produits raffinés spécifiques.

En France, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, qui détient environ deux tiers des stocks physiques français, indiquait dans un document relatif à 2024 que les réserves étaient composées à 30,6 % de pétrole brut et à 49,8 % de gazole. Le solde comprenait 9,1 % d’essence, 7,8 % de carburéacteur pour l’aviation et 2,7 % de fioul domestique.

Lorsqu’une action collective de l’AIE est décidée, chaque pays contribue selon son poids dans la consommation pétrolière totale des membres de l’organisation. La mise en œuvre opérationnelle reste ensuite nationale, avec des arbitrages sur les volumes, les produits libérés et le rythme de sortie des stocks.

En France, le président de la SAGESS avait indiqué en avril devant l’Assemblée nationale qu’un déstockage pouvait être engagé dans un délai de 24 heures. Emmanuel Macron a déclaré que la France ferait l’« effort » de privilégier le gazole au début, dans une « volonté d’envoyer un signal clair au marché ».

Les membres du G7 ont prévu de se réunir dans le cadre de l’AIE après l’annonce du 2 octobre afin d’examiner d’éventuelles libérations supplémentaires de gazole si les tensions d’approvisionnement le nécessitent.

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